‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 14Chapitre 22 sur 69 · DE UESTAT DE FRÀF^CE SOUS FRANÇOIS II · texte numérisé non relu

DE UESTAT DE FRÀF^CE SOUS FRANÇOIS II

Téi créatures, ne craignant rien plus une mauvaise consdence qu*ùn juste gouvernement.

Quâht aux feccléMastiques,les plus grands brusleurs leur efetoyent les pilliers de la foy Le surplus, qui est le tiers estât qu'on appelle, estolt tellement matté, it^u'il n'avoit ny sentiment ri^ mouvement. Tous ceux-cy estoyent attendant, comme pauvres esclaves, entre les mains de qui ils tomberoyent, tant pour la Jeunesse du roy, il'ayant ebcbres atteint dix-Sept ans et \p\ ne prometloit rien de soy à Tadvenir, qtie pbur estre du tout abolie Tauthorité des estats, qut sur-tout en telles occurrences avoient accoustumé de pourvoir aux affaires. Or y avolt-il deux bandes principale^ en la cour : l'une de ceux qu'on appeloît connestablistes, Fautive de ceux de iGuyse. Car quant aux princes du sang, auxquels i! attotichoît prlticlpalement de refetablir l'ordre accoustunàé, Ils estoyent û lascfaes qu'ifs h'avoyent esgard ni au pubfic hi à !eur partîciiUer . La roine mère, italienne, florentine, et de là race de Médîcis, et qui plus est, ayant depuis vingt-deux ans eu tout loisir de considérer les humeurs et façons de touteà ces gens, regardoit ce jen , et sceut si bien empoigner l'occasion, qu'elle gaigna finalement la partie, |iar feS moyens que je diray. Quant à Anne de Montmorency , connestable, encore que fl n'y eust "homme au monde à qui elle ftist tant redevable, comiAe â celuy lequel seul proprement avoit moyenne ^on mariage, et depuis empes- Aé que, koiiÈ prétexte de sa stérilité, elle ne fust répudiée , si désirolt-elle qu'il ftist reculé, sÇacbmt qu'il estoit ce qu'il estoit, à savoir premier officier de la conronne , homme entendu plus qu'homme de te monde es affaires du royaume, et teflement hautain que jamais U ne la sbuffflroît monter ju^ques ou elle prétendolt. Elle estôît auséi àdvfeiliè qu'incontinent aprè* la blesseure du roy, il avdit envoyé vers Henry de Bourbon, roy de Navarre, comme premiet prince du sang , pour le soHîciter de venir en cour tenir te degré qui lui appartenoît, durant le bas âage du roy, faisant en cela un acte d'un vray François et d*homme de bien , combien qu'il soit vraysemblâble qu'il avoit aussi esgard à son particulier. Le moyen defefchassergisolt à se rendre assez forte pour hiy foire peur, et puis à se haster de se mettre la première en possession. Pour ce faire, considérant que c'estolt une chose nonviftè'eti France, que de voir

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