‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 14Chapitre 24 sur 69 · IMO · texte numérisé non relu

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ai grandes et honorables charges, au Tea et am sceu de toos. Finalement lesdicts de drfse de*- ▼royent avoir honte de leur objecter teHesdioses, estant tout notoire qu'eux-mesoMs avoyent «ecreu les gardes dn roy des plus mesehans mf- -fiens et détestables yoleors qm fiMsgnt dans les bordeaux de Franoe.

Quant à la religion, que oe n'estoit pas. oela sioipieffleBt qui les avoH armés, ains f illégHi* me et du tout mtolérabiegouyeniement usurpé par caix deGuyse. Mais au surplus, H se trouveroît que la religion tant diffamée par eux estoit eeUe qui vrayement enseignoit d^obéyr au roy,et à tous supérieurs, tant s'en £alloît (pi'eHe approuvaet les rebellions ou oonspiratîons. Bref, que se remettant à k décision d*un franc et légitime concile général ou national, ils justi* fioyent suffisamment leur cause contre ceux qui n*ont que les fagots et les feux en la bouche pour maintenir leurs coustumes ou opinions. Que naUes pilleries ny troubles ne pouvoyent sury^r de leur desseing, considéré qu'ils n^ont prétendu ni prétendent à autre chose, sinon à ce que lesdicts de Guyse soyent soumis k une dene et légitime assemblée des estats, pour là rendre compte de l'administration par eux tant Iniquement usurpée et si malheureusement exercée, et en général pour estre là procédé juridiquement contre eux sur les crimes à eux imposés, et qui se prouveront deuement, desquels ils s'estiment si nets et non coulpables, pourquoy aiment* ib mieux entretenir le royaume en t€^ confosions que de se soubsmettre à une si notable assemblée qu^est eeUe des estais du royaume de France, à laquelle les rois mesmes opt teusjours tant déféré, qu'en cas de difficulté à qui appartenoit la couronne h^ contendans les ont aeeeptés pour joges sooyerains? Mais qu'il apparoissoit asset l'intenttoi desdicts de Guyse n'estre autre que de irâre bouclier du nom du rey à la ruine d'iedoy et de tout Testât, au Ueu de respoadre pertincm^ ment à ce qui les concerne en lemr particulm. Bref, quant au roy , qu'ils y advieaent, reeognoi»sent et honorent pour lenr sourerain seigneur après Dieu, et qu'ils ne souffriront jaman qu^aucuns autres siens sulijeots les surpassent en tout debvoir d'obéyssanee et servitude de bonis et loyaux subjecu, k supplknt trà% humblement d'ouyr teurs plalnetes, et souffrir qu'il^ y soit pourveu par k voye «ecousl^mée «k tout teaip8«

far ses aneesMs, stna sodMp fie kt destmêr teura et oppresseurs de set pauvres sobjeeti abiMMniptnslongutment de son nomet authorilé foyak.

Le parfement de Fafk nyant woeu eest mçript, n'en tkrt augum mmiffàt^ ains seuknent l'envoya par un huâikr «u casdinaL Mak en dkt^ie ceux de teucn otaignsnt en avoir reproche, et eensidàimat IHwportaiee de esi r«» monstranets, déptitktat deux d'entre eux pour aller devers Sa Msjesté .Ce quesçaehanteeua de Guyse, ik leur feifoild» telles menaces, qu'lk forent contrainclssertilrer sans rien faire, %s^ coresbien akes; car onksobargeoittfeslpe du nombre des oonspiraleurs.

Eu ce mesne teacips, on puUU ptaskurs autres eseripts,coa(enam-«fttkresdefknseftep|pe sées à ceux qui accusayent oevx d» k retlg^ d'une inAoité de crin^ Botamasenl de »fspriser l'autèorité du Hiagist«al, 4^ tf e^lre k source et origine des maux et caknti^s qui ré* gnoyent krs, tant sur les Ueos é| k lerre^ qu'entre les hommes. Mak pour ee que les là^ vrea d^avi^ard'huy sont pleins de sembkbks matières, il m'a semblé n'en devoir faiM iei [dus expresse mention pour ne ao«s esfongosr par trop du fil de nostre histoire^

Sur œte ceux de Guyse estimaitt que toutes dièses réveitkroyentphitteursesprltsendonnis^ et que plusieurs grands princes et seigneurs pourroyent estre par k conviés à penser à leurs alkîres, et entre autres que te roy deNa varre se pourroît ressentirdel'injure kéeteàson frère, et à l'un de SCS sooréuires, comme ty'deBsu$a esté dîct, advisèrem finalement de les adoucir a«H eunement , à fin de n'avoir à Tad venir iant dfes^ eheveaux à denneskr ensemble* ¥%r quoy tk firent part au roy de Nayarredeoequ'ikavoyent mandé à tous tes parlemens sous k nom du roy, et hsTf envoyèeent le 9 avrii leur dépesobe^ kquelle portoit qu'want et depuis k retour du secrétaire Deskndes, lediet skur ayoit tous» jours esté infinkncot empesehéà pourveoèr aux séditkns que ces maiheiirsax hsvéliques es ré» beiks avof^nt «miléea eoatr# foy; oe qui l'avoit retardé de luy escrir» phn swmu de ses neupeltes, ayant bien voulu voir, avantque de luy en esevire, comme toutes eàoses passeroyent, et qudk fin {modrait kur damnabk desMiing et sRAUvano inisntion, kquelto estaai oe«iwptedi9 «anneau dareiigion) Btooluy uw^

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socs FRANtJOÎS It

Ueû moBftré qa*û seoiteiioit ta querdie, ayant mm entre oes geot telle feur et irré8oliitîo&, q«e tOQies lenrs c&treprmses estoyent tournées 9m fumée^ et la plosparl d'eux à leur arrivée, iMsiBfv ks^pdncipaux aulfaeiurs^oond^teurs et eheih prikis ^ arrestétw Toutesfois eooorea ^'à kmoe et i«ste oeeaakm (cCMmne d'avoir porté hê amea «mtre leor frinee et aoureraîa aeigneur) il hiy fait penam de kire la démonatration en kor endiviet 4eUe et ai grande, ^pe le péehé et offeme le requérait, ce néantmoins MMidérant que beaueoup d'entre eux avoyent «Hé trompée et déeeos par leurs prédicana et mniatrea, U en avoit bien vouhi avoir plus de pitié et eompasaion qu'ils ne méritoyeot, pardonnant à la plospartde oeux qui ne s'eatoyent mmvés chargés d'autre fakt^piede la religion, laquelle ils avoyent a^rée^ neoognoisaant leurs asauvaises doelrînes et opînioBs. Mais quant à Castehiau, Raunay^ Mazères, ViUenioogys. du Fobt et quelques autrea qui avoyent délibéré ensemble et pkia seerettetoent, H s'est#it avéré par hors déposHionsqiie le desseing qu'ils (bIsoyent de l'aller trouver tendott bien à autre fin que pour luy parler du faict de la reUgicm, et n'estoit autre tenr entreprtnse que de se saisir de sa personne, de eeUes des reines ses aière ^ feniBoe» Dnères et s<feur« pour puis après subverth* tœt Testât du royaume )et le anettre de loua oo^és en proyte tt division ; chose que Won malaiséeoient il oust pu croires'il ne Teust veu àl'cftU et touché au doigt, et qu'eux-mesmes à la mort ne l'eussent tous advoué« Voilà comme il avoit esté oontraînet à son grand regret et desplalsir de commencer par eut à uaer de rigueur, leur fusant recevoir plus doux cbastiment qu'il n'estoît coosetUé de faire; De quoy eum-BMsmes confessoyent n'estre dignes, et dont f exemple et punition avoit sefvy de beaucoup pomr appaiser toutes les esmotioos que ils avoyent achâninées à ce que au mesme temps •de lemr arrivée devers luy on s'eslevast en plusieurs endroieta de son royaume ; là ou depliis ayant entendu le cbastiment que leurs assemblées s'estoyent départies, et n'en estoît plus de nouvelles^ Bien merci. De quoy il l'avoit bien voulu advertir, sachant eooibien ceste nouvelle loy seroit agréable, l'aimant comme il fiûsKHt; et par nnesnM moyen le remercier des offres qu'il luy avoU faictes par Deslandes de bi^ aUcr idder et secourir» Ge qu'aussi pour ne

luy donner ceste peine, Iceluy sieur avoit voulu résnrer jusques à plus grand besoin ; considé* rant combien sa présence avoit servi à son gou* vemement, pour contenir les sobjetes en repos. Car (luy Navarrois absent) il ne s'en fust pas tant asseuré comme il l'avoit faict; dont il ne pouvoit assez l'en remercier, ny luy exprimer le contenteasent qu'il en avoit, le priant le vouloir toujours conforter en leur bonne volonté. Que si aucuns vouloyent faire les séditieux^ qu'il les feist promptement empoigner et chastier, suivant le pouvoir qu* il avoit de luy-mesme. IjC roy le prioit aussi, s'il estoit possible, qu'il se saîsist de certains prédicans et ministres de Genève, qu'on kiy avoit dici aller souvent pardelà; entr'autres d'un certain Boisnormand et d'un David, accusés par les prisonniers pour estre des principaux séducteurs, et qui les avoyent suscités à ceste belle entreprinse, leur donnant à entendre que par ceste nouvelle loy, il estoit permis se eslever contre son prince, et mettre h main aux armes. Bref, ledict sieur s'asseuroit que s'ils estoyent en ce quartier là, il feroit toute diligence de les saisir, à fin que cy-après ils n'abusassent plus tant de pauvres personnes.

Au demeurant, on l'advertissoit qu'en inatruissat le procès des rebelles, il y avoit eu quel ques-uns d'entre eux qui avoyent déposé devant 1^ jug^i que son cousin le prince de Condé, frère de luy roy de Navarre, estoit de la partie, et qu'il avoit de long temps sceu toute leur entreprinse, leur ayant promis de présenter leur requeste, quand ils iroyent trouver iceluy seigneur. Et pour ce qu'il se doubla incontinent que ces bélistres disoyent telle chose pensant prolonger ktar vie, ou ïÀea que cela leur avoit esté donné à entendre par quelqu'un qui n'estoit pas plus homme de bien qu'eux, ne luy pouvant entrer en l'entendement quesondict cousin qui luy touchoit de à près et avec tant d'obligations, y deust jamais avoir pensé, il faillit incontinent de l'envoyer quérir en sa chambre, en la présence de la roine sa mère, auquel il fdt entendre ce que ces malheureux prisonniers avoyent dit de luy; qui l'asseura n'en estre rien, et le confirma si fort en l'opinion que d'autres luy avoyent preste ceste charité qu'il n'en doutoit plus. £t davantage, sur les remonstrsnces que ledict sieur luy feit, il luy donna ' lent de oopioisssnce combien une si meschant^

DE L'EStAt DE FRANCE

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