‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 14Chapitre 31 sur 69 · PAR REGNIER · texte numérisé non relu

PAR REGNIER

d'anlmy i^j|^»temei4; comn^eil fit quand, à 4QQ commcmcemeat, il persécoU tant les marçbansUes meilleures villes de ce royaume, doni il tira des pins craintifs grosse somme de deniers, chose qyai estoit cruelle à veoir ! Car vous açavez avec combien de bazars, périls et for- Uuoes^ combien de mauvaises nuicts et journées^ avec quelle espargpe de vivre, et avec combien d'autres difficultés les marcbans emploient leurs biens, leurs vies, leurs ansà pour veoir aux néeessUéf de leurs villes et de leurs voisins et de tout h royaume. Mais quand il vint à s'attacher aux marcbans de nostre ville, la ville print le faict en main et fit révoquer tous ses commissaires ; €(l furentses imputeurs partie prins prisonniers; l^ autres fondirent comme neige au soleil. U eat vray qu'il nous en a tousjours porté une telle dent de laict que, en temps de charte ne en autre saison, quelque abondance de bleds, vins ou cotres vivres qu'il y eust au pays de Champagne et Bourgongne, tant comme il en a esté Tun ^M^ès l'autre gouverneur, l'on n'en a guères tiré pour nostre ville qu'avec force lettres el de traictes bien chèrement acbeptées. Si est-ce qu'il ne s'est pas depuis attaché à pas une généralité d'estat de nostre ville. Bien alloit-il halletant toU3Jours après quelque confiscation par cy par là et quelqu'un s'accrochoit. Mais son grand e£Cprt a esté sur ceux de son gouvernement. Pourtant le feu roy Henry, par l'advertissement d^ roy son père, ne le voulut jamais appeller axix affaires d'estat, combien que monsieur de Guyse et monsieur le cardinal ses enfiins en fassent ; et les conduisoit le bon seigneur jusqucs à la porte d^ roy et puis s'en retoumoit; en quoy jjB ne sçay , à vray parler, duquel on avoit plu3 de honte, du père ou des enf^s; Or mou- ^t-il empoisonné. Si c'est cooime le duc de Valentinois que, aulieu d'un autre, empoisonna le. pape Alexandre son père, je ne sçay rien ; tant y a qu'il mourut, et comme bon chrestien fardonna sa mort à celuy ou celle qui par. mé- Sirde luy advança le terme de ses jours.

•• Voilà de leurs ancesti-es qui estoyent estrax^ ger». Fédéric fut ennemi ouvert, et son effort tomba sur un seul homme duquel il eut la fille etThéritage d'elle, et aux bienadu père qui estoyent à apennage, il ne querella riens. René pa fils querella Tapennage ouvertement, fut ingrat et chastié. Le duc Anihoine confessa doucement sa faute et fut lûen trakté. Monsieur le

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