EN LA GAULE BELGIQUE
BWBB «MIT SECOND W HOM, T»te CHRISTUtt W» M MUS», ET CHARl^S ÇINQDIESME, EMPEREDÇ. ET PfflLlPPES SON «LS, ROT D'ESPAGNE;
visais AC MAOïtAimiB et tictobibtix rRiNÇB, UB Dec »» mvmno», ■» m» »» roAH^,
PAR PllAN^OïS Bl RABUTIN,
OBumaenut bb sa eoiUNMifiB.
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MES&IRE FRANÇCaS JM QLi;Yi;s>
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La deffiance et doute qae j'ay en de ne pouvoir bonnement me souvenir de tant de choMs. qui sont en nostre temps admirables, me feit premièrement prendre les tablettes, et mettre sommairement par e^it ce quf m^ sfmblq^t plus digne de mémoire, espérant qu^en rafreschissant la souvenance de tant mémorables
cei^ (^ eonn. i^ m^ îeium^, fUt MW^m <{aâ4^«lj^M|r^^ i^^rijui^ i^iûaqi» 4^ in^^iMA», instruire el eoseifiier plna aia^éo^t om. petiti;^ ClpaUtot Mai$^ «ywt r«ce^ cest hom^i^r ^v^ y^r ^ wrviç^ du roy soubs Tenseîgfvç de, vostre comyijgnifn çiofs^ i'e^W^ ^a jour entfodn ^ \of^ Tol^gatiQ^ (pfe cfnu^ qui ont ^i9sé pv ^it la vérité des tfywf^ wsiée% oui spr 9M^, ^ le& divip^ loqM^« ^e vcm d(»DU4k3t£9 it Jule% CésiMT , ^ ç^ (pie d^ k i^ main qu'il avoit combattu ses m^iemis i) avoii e^criji ^ Commewaii^ voi)^ mçyD^eiSf^uri)
ceste peine. Fît dès lors pour le moins non seulement je délibéray continuer ce que j'avois pwpenoé et commencé , mais encor qu'après je ferois mention de toutes choses, tant de celles dont porteroient tesmoi^age mes yeux, que fie <)eUe» qvt j'a|pir^4fots^ de gens fidèles et véritables. Non pourtant que j'attendisse jamais de parfiBiire commentaire, ny me faire enrooler e» V» tfoiitQ 4e« l4MfiC¥)8n^^
p(9^r. l>a^lmc«» 4e^ pli«sî0WB kiMitties dahon QspvL Je «a'eqqwcff^ dea |)Iiia imSmm, ja lea !^fst^eKthi9, cagMft p^évmtéh «I fioaUenuit l^'elfoccA dfaQw^rir tew \¥»m gmm. Sptia a^MfW jfin»Wi^i^^ M- Bartliélêny, Maima é» recpiaste^ da roy, d^ pluaestMnéa; jn lui 09mQWû<ia(s 9M& ^uillaÂcte el «amaires, je lui £»ia ouv9rtiv*e de n>aa ij^tei^tiou, S(»udAki il gçc^ lapeiii^ 4e ^« Ui^ i'm tmt à ajvM, «I
cognoit mon labeur avoir esté gridid, et tués escrits conformes à la vérité de ce qu'il en avoit sceu et entendu. Parquoy me conseille etm'içd^ knonneste de les faire imprimer et mettre en lumière, noirtoute-fois sassde redief les ^ivoircommuniqués à gens doctes, entre lesquels,, pour la singulière amitié qu'il portoit à P. Paschal, gentilhooMé de rate doctrînfi etsçavôir, il m'adressa à luy.-Q«K voyant mon œuvre mal digéré, et le stile mal limé et poli, ce que moy mesme je .cognotssois, tant- h cause du peu de tëifnps qui m'estoit resté à les disposer en bonne forme, que pour le défault qîiê je puis âyoîr des lettres, s'offrit de bon cœur à m'y vouloir aider. Et ne pouvant satisfaire à c^labcur, pourestre continuellement occupé à escrire nos histoires françoises en latin (je dis en latin, monseigneur, pource que, selon l'opinion des plus sçavans hommes, il ne semble point quccesoît un François, mais un César ou un Satuste escrivant), il pria un gentilhomme sien amy, nommé Guy-de-Brués, de Languedoc, prouveu de grand sa voir. et humanité, xoulûirjm'ayder^ de son opinion.- Lequel, pour divers empesebemens qui luy ostoient le moyen, de yeoir les autres, retînt seulement le sixième livre. Or, desjà prévoyant, par grandes apparances, que sur la nouvelle saison nous faudroit retourner a la guerre, ne voulant laisser mon^oeuvre man- -
FRANÇOIS DE RABUTIN
que et imparfait^, je priay un mien amy, nommé Bernard du Pœy de Luc en Béar, qu'il daignast iânt prendre de peine pour moy, que me secobrir en ce qu'à cognoistroit y défaiflir de propriété de langage, liaison de^sentenees et ai^tres choses. En quoy, CQmme il est^Jiomme non seulement amateur de toutes sciences, ains qvri est gracieux ti recourant à ceux qui les suyv^nt, m'y a aydé et en tout esté amy.
Dont, monseigneur, j^ay eu plus grande hardiesse, de vous addresserceste mienne petite histoire, qui vous sera tesmoignage perpétuel de Yrioûf obétSBance; espérant que de vostre grande humanité sera receue pour aggréabie, ^'autaat-quUl me semble que toutes bonnes choses provenans de moy vous sont deues et vouées» -^q^e les prendrez tousjours en bonne part ; aussi que, pour l'amour de vous, je seray tellcEicnl-€avorisé, que ceux qui, à bon droict y trouvcToient quelque chose à reprendre, à rhon* neur de vostre nom passseront par dissimulation irnes^lus grandes faultes. Monseigneur, je ^pupplie le JGréatçuc yai^sjoimer en santé très longue et très heureuse vie*.
A^PmB/eeTÎi^'^ctacpMesme de mars 1554.
Vostre tris huniblé et \f& obéissant serviteur.
PROEME DE L'AUTEUR.
Si je voulois déduire par le menu les principaux «utheurs et les préinières causes des guerres qut estoient esmièdies au temps que je prétens commencer mon histoire , j'aùrois argument et suffisant sabject pour parfiiîre tm vdiume qui ne seront moindre que toutes les Décades de Tite-Llve, d'autant que les guerres et différents des princes sont enchaînés, et que l'un dépend et s'entretient avec l'autre i de sorte qu'en ce cas je ne scay s'il feudroît prendre ces occasions au commiencement du règne dé ceux iquî sont présens, leurs ancestresetrière-bisayeuls, ou -bien les tirer des controverses et inimitiés qui causèrent premièrement la guerre entre les
hommes. Car je ne puis croire que la réparation d'un iotii revanche d*ùn injure, recouvrement de bien, défense des subjects, secours des alliés et confédérés, convoitise de nous agrandir, Tambition de régner ou le 4ésir d*estrc monarche, eust eu tant dé pouvoir envers nods, que de nous faire porter les armes longuement, et , ce faisant , ruiner tant de bien , commettre tant d'indignités et scandales, meàrtrïr tant de corps et perdre tant d'ames , si, oûltre cela , chacun de nous n^avoit en sby une chaleur de disputer et inclination naturelle de débattre, tellement que, quand f oh résiste à nos sensualités, nous sommes prestsàfaire foyde la preuve
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GUERRES DE BELGIQUE, LIV. I
de ftosopînions par xxh tèsmoignage des armes. Mais laissons rémaâre «px plus savans si les guerres tîfeMemdcsociMwtonèr précédentes, cm qoé nature nôùs ait disposés à>estre^iereHetix, ' ou bien si les detnt ensemble nous causent ce malheur: KsufBl q«e ta dHBocdté de propos, la longueur dû dtsconsn et k 'desgBiaenient que chacun fait à son dnolct, meiserveori de metu- Me excuse ; et pourray aucunement avoir satisfait à tous objéCs, si, ^ns chercher lesdices oc^ casions de plus l6ltig« j^en ramène aucunes des plus véritables et dernières, commençant à celles dont vint ta première émotion en Italie. En- ' cor veux- je proteHter de deut dioses avant la uihia : Tune, si je ne parle de toot ee^qu'est advenu durant lélémps doni^fais mention; qfsne ce n'est pour pahesse de> souffirtr le travail de Tescrire; Car qtocî adviaera ma" profoision et s'-enquerra de mes compaîgnom si j'ai touijours porté ma part de \â fàtigiie de la guerre, il trouvera que< pour ttn soldat, j'ay esté assez di- ' li^nt, ayittl meM «e peoqwej'ay voulu escriré. Et si on vouloft dire que je ne me suis enquî^ de ceui qui oïil plus veu qiie moy , je resfponds que je l'eusse fait volontiers , n'eust ' este ^é didsifiitilatlonsecpariiiles fointes,dont t'ocra usent comîititÉ^inent aujourd^ui, accons^ tament t^eù à peu- les» personnes ^ s'esloigner de la vérité; de sorte qu'à la parfti la friuspart demeurentmenteurs ordinatres. A ceste raison,
j'avois peur que,m'aidant d'autruy, je meslasse 1 lemeùt pour acquérir un noin perpétuel.
parmi les rintés que f ay veu, les mensonges. L'autre chose dont je proleste est que , si je tais la vertu d^ucuns^; «e n^t de malice oa tfenvie, maïs pour ne l'avoir vm ou S(^n vé • ritabksment^ par ainsi ce n'est par ma &uté; et quant à ceux desquels je fais mention , je suis certain que je tes loue encor^ bien froidement • veu leurs vertueux faicts. Et si , touchant les faultes des autres, je ne les scay aigrir et rendre tant abominables qu'elles méritent, en cela je remets^ ma cause et considération à toutes personnes de bon jugement, combienque toute ma vie j'ay esié d'advis que les personnes de vertu soieiA estimées sans comparaison plus vertueuses qu'on ne sçauroit dire, les meschans homÉde^ enoor* plus meschans que la meschancelé nfe^tne. Par ainsi, le défoiilt mien de ne scavoir bien au vif représenter la louange et le blamne« je désire estre jugé par la* présumption précédestite, et ma simplicité estre excusée , si en eisorivant mon histoire je tt'ay usé d'artifices ny enrichy mon stHe pour plafre à plusieurs oreHIes délicates qui se délectait en l'ornement de tangage, parcèque suivant la vérité,qui est la fin elTaiâe de l'histoire, j'ay esté contraint d'escrire lés affaires nuemetit comme elles sont adVenutBS. Lesquelles causes , si elles sont bien considérées, mon oeuvre ne sera trouvée moins aggréaMe que ta gloire et renommée est requise des^^ vertueux hommes, qui travaillent joumel^