‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 129 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

voire trèfl hamMe fib etnevra * veas (^(^e( •iqMnillé ftToitf serTir ei obéir cfMQine à moq ■ouTeraia et droit seigneur, désir«nt de tout iBencœor Qb8erTer,boborer et exhausser, se* km moD pouToir, totre seigoeuriA et état , de BUdamB lareitte, de mouseigneord'Aquilatae, et de tous vos autres oifants et de tout votre royaume t et à vous aviser et conseiller vraimeot et loyaument, sans ce que je me taise ou vwiiUe oéler vérité, pour te bioi et honneur de TOUS et de toute la chose publique, j'ai délibéré de vous nommer eï déclarer aucuns de vos eo^ nenris et des miens, qui voua assistent «i sont en votre «onseil et service { e'està savoir s l'évéqoe de Tonnai , le vidaoïe d'Amiens, Jean de Zfesle, le sire de Heilly « Charles de Savais; , Antoine de Craon , Antoine des Essarts , Jean de Couroelles, Pierre de Footenay et Maurice de Reilly , tous par force et par violence , par faux et mauvais moyens et prosécutions : et leUement qu'ils ont débouté certains bons prud'hommes et vos loyaux serviteurs ; et leur ont fait et font faire plusieurs griefs et irrépard)les dommages à rencontre de tous termes de raison ; et vous donnent à entendre fausses et iniques mensonges pour éloigner et éviter de votre courage et dilection moi et plusieurs parents et loyaux serviteurs tH, sojets de vous.

» Pourquoi par ces moyens et par autres voies et diverses manières iniques et désordonnées, lesquelles ils tiennent et ont jà longuCTfient teau, les devant nommés, avecque leurs adhérents et complices, ont empêché et trouUé le commun bien et paix de tout ce royaume ; et n'est nde vraisemblable que tant longuMuent qu'ils soient et demeoreot avec vous en votre service, ou qu'ils aient aucune autorité devers vous, bonne paix et b<« régiow puisse être en votre royaume -, car toi^ours empêchent et empêcheront que vous ne fasaiex le bien de justice à moi ni autres : ce que vous devex faire à un chacun indifféremment, tant au petit comme au grand. Etoda font et feront, pource qu'ils sentent et savent être charges et coupables de plusieurs crimes «t maléfices, dont aucuns d'eux, c'est à savmr Jean de Nesle et le siro de Heilly, qui Mat coupables de la crudie et énorme mort de 0100 dît seigneur et père, votre seul frère, soot

»tiéreibent à la faveur^ due de Boar9)gne, qui principalement est coupable de la dite mort, pource qu'ils sont tous serviteurs jurés et pensionnaires ou alliés au dit duc. Donc ils peuvent par raison être tesos et réputés fao» leurs et complices du dit crime et déserdonoéa nireur ; lequel ils portent tous les jours envers vous, très redouté seigneur, aucpiel regarde l'oflénse du dit crime premier, comme il fait 4 m<H. Et afin que je dise tout, je sais que, si ne fussent les empêchements mis et Caita par les devant dits et leurs complices, j* fftt la ré* paration faite suIBsammenl de la ^te mort de mon seigneur et père, jadis votre frères par vous et votre bonne justice et par l'aide de vos gens et vrais sf^eta, comme à ce avei eu et avei bonne volonté et êtes enclin à bon propos , ainsi que je sais certainement. Pour quoi je vous regracie tant humblement comme je puis, et vous requiers et supplie cordialement tant comme je puis, que pour le bien et honneur de vous, de madame la reine, de monseigneur d'Aquitaine, et généralement de tout votre royaume, qu'ils soient pri^, et que de chacun d'eux soit faite bonne justice comme de vos eaneaiis et des miens ; et voua aussi bouter hors et éloigner de vous tes complices faiteurs et favorisants du dit duc de Bourgogne, votre ennemi et te mien, et convoipter à votre conseil et service les bons loyaux serviteurs et conseillers , et autres boas prud'hommes , lesquels suffisants tronvereten votre royaume.

» Lesquelles choses si vous les faites, je vous baillerai au plaisir de Dieu telle réponse , et vous envoierai si clairement mes propos et intentions , que Dieu , vous et tout te monde par raison en serez contents. Et pour l'amour deDieu, très redouté seigneur, en ce ne veuilles faillir : car autres fois , comme clairement j'aperçois, tou^Jours seroient empêchées mes requêtes et stqyplieations, qœ je feroia dans les termes de raison et de justice , ni ne pourriez gouverner en répondant aux choses qui m'ont été dites par vos ambassadeurs, ni aussi i ce qu'ils m'ont requis de par vous. Et pour (se, mon très redouté seigneur, ne me failtez pas : car je ne vous requiers fort tant seulement que ce qui est juste et raisonnabte, comBBe il vous peut et & «n chacun apparoir.

CHRONIQUES D'ENGUERRAND DE MONSTRELET

» Mon très redouté seigneur , plaise vous moi mander et commander votre bon pbisir, et au plaisir de Dieu je l'accomplirai. »

Avecque lesquellrà lettres envoyées par le dessus dit duc d'Orléans devers le roi , en écrivit aucunes antres assez pareilles au chancelier de France et à autres du grand-conseil, lesquels il savoil à lui être favorables, en eux requérant très instamment qu'ils se vonisissent employer devers le roi, la reine et le dnc4'Aqmtaine, afin que ceux qui gouvemoient de par le duc de Bourgogne, dont dessus est faite mention, fussent déboutés et éloignées du conseil royal, et qu'il eût audience pour avoir justice de la mort de son feu père. Néanmoins, quelque chose qu'il requit ni envoyât, pour ce temps ne put (^tenir ni avoir quelque réponse qui lui fût agréable, par les empêchements qu'y mettoient les dessus dits,

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