‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 153 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

le parti du ftae d'Oriéftns, et là furent par long espace ; mais enin tarent délivrés en payant ^and' finance.

Et en ces mftmes Jours fat décapité es haUes measire Mansart du Bois, natif de Picardie ; «t Ad son corps pendu par les usselles au pbet de Bieotbucen, et la tète demeura sur une imce es dites halles de Paris; et fut faite eette exécution & l'instance et pourchas du dit duc de Bourgogne, pource qu'iodoi messire Mansart éloit son honune-4ige, et ce nont^ «tant l'avoit défié par lettres scellées de son scel, au temps cpie les trois frères d'Orléans, dont dessus est fait mention, défièrent le dit duc ; et ne put être sauvé par prière de ses •mis, jA soitce que grand' diligence en fût frite; car plusieurs en y avoit de grand' autorité qui servoient le dessus dit doc de Bourgogne* <^ s'en mirent en grand' peine; mais ce porta petit effet.

Auquel temps avoit dedans le Gbàtelet de Paris et autres prisons de la yille grand nranbrede prisonniers orléanois, desquels moult grand' partie très misérablonent mouroient par force de froid, de mésaise et de famine ; et après qu'ils étoient morts, on tes portoit dehors la dite ville en aueims fossés, et léi les teissott-on manger des chiens, oiseaux et autres bétes très iidiumainement. Et la cause pour quoi on teiioit telle manière contre eux, si éloit pouroe que par plusieurs et diverses fois avoient été dénoncés et puUiés par les ëgKses et carr^iows de la dite ville de Paris comme excmununiés. Néanmoins ce sembloit être A plusieurs prud'hommes, tant oMea comme gens d'église, grand' dérisitm de traiter ainsi piteusement ceux qui étoient chréticM et teoolABt la foi de Jésus^rist.

En ^très, en persévérant A tonte rigueur es celle matière, M. décapité es dessus dites halles de Paris on vaillant chevalier nommé messire Pierre de Famechon, lequel étoit de rhMelelfAmiUeda due de Bourbon ; et fut sa t6ie mise sur une lance comme les autres. Peur la mort duquel le dit duc de Bourlxm ftittrès fort IrouUëet courroucé, et par spécial q/asai il sut qu'il avoit été exécuté et mis si iKmteaflemoDt A mort. Et adonc, pour cette saison, tous ceux qui pouvoieat être pris et apprébeBdéft totant le parti du duc d'Orléans

et de ses alliés étoient en très grand danger de leurs vies ; car peu y en avoit qui pour eux osftt parler ni faire quête, quelque prochain qu'on leur fût.

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