‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 233 sur 761 · CHAPITRE CXU · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXU

Commeot les ambasiadeurs d'Angleterre Tinrent i Paris, oïl le roi tint grand' Kte, et de la paix qui lors fut confirmée du tout

En ces propres jours vinrent à Paris le comte d'Ourset, oncle du roi d'Angleterre; et avec lui le comte de Grey, amiral d'Angleterre < ,

* Richwd, lord Grey de CodnoVer. I

f les évoques de Dunelme et de Nwvigue , et |. plusieurs autres jusqu' au nombre de six cents chevaux ou environ, tous ambassadeurs, pour traiter le mariage de la fille du roi de France et du dit roi d'Angleterre. lesquels ambassadeurs venus au dit lieu de Paris furent logés en l'hôtel du Temple, eux maintenant si pompeusement , tant en chevauchant par la ville comme en tous leurs autres affaires, que les Frangois et Parisiens en avoient grands merveilles.

En après, le dixième jour de février, le roi de France fit une moult et notable fête dedaos Paris , en boires , mangers , joutes , danses et autres ébattements, à laquelle furent les dits ambassadeius d'Angleterre. Et jouta le roi ce jour contre le duc d'Alençon, qui nouvellement avoit été fait duc par le roi dessus dit. Et le duc de Brabant jouta pareillement contre le duo d'Orléans moult cordialement. Et dura la dite fête par trois Jours; en laquelle les sapeurs du sang royal se maintinrent l'un avec l'autre moult doucement et honorablement.

Auxquelles joutes étoient pour les regarder la reine de France , la duchesse d'Aquitaine et plusieurs autres nobles dames et damoisellea. En outre, le vingt-quatrième jour du mois de février, après que plusieurs parlements eurent été faits par le conseil du roi de Franoe avec le duc de Brabant, la dame de Hainaut et autres des gens du duc de Bourgogne, tant A Paris comme A Senlis, finalement la paix fut condue et criée dedans la dite ville de Paris an son de la trompette, selon le contenu des Jettres-royaux dont la teneur s'ensuit :

« Charles, par la grâce de Dieu, roi de France, à tous présents et A venir, salut.

« Comme plusieurs choses aient été faites et sont advenues depuis la paix faite A Pontoise, A la très grand' déplaisanoe et dommage de nous et de notre royaume et sujets , pour lesquelles causes ^nous avions notre très cher et très amë cousin le duc de Bourgogne en notre indignation et malgrace , naguère nous nous transportâmes avec très grand' compagnie et congrégation de gens d'armes et de trait devant la ville d'Arras. Et A nous là étant vinrent devers nous nos très chers et très amés cousin et cousine le duc de Brabant et la duchesse de Hainaut , et en leurs compagnies nos très chers

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