CHAPITRE CLXXm
Comment le doc Gnillanmc, comte de Htliuuti moanit en •on botel de Boubaia; et de U guerre que flt Jean de Bl- Yière i n nièce, fllle du dit due Guillaume.
Au commencement de cet an , le duc Guillaume , comte de Hainaut et sa femme , après leur retour de Gompiègne, vinrent à Douai devers le duc de Bourgogne ; auquel lieu eurent parlement sur les besognes et réponses qu'avoit eues le dit duc Guillaume , à Paris , avec la reine et le conseil du roi. Après lequel parlement fine, icelui duc Guillaume retourna en son ch&tel à Bouhain ; auquel lieu lui prit une maladie de laquelle il mourut brefs Jours après; et fut porté son corps à Yalenciennes, et enterré en l'église des frères mineurs. Et délaissa de lui et de sa femme une seule fille nommée Jacqueline de Bavière, laquelle fut sa vraie héritière, et saisit toutes les seigneuries que tenoit le dit duc au Jour de son trépas. Toutefois Jean de Bavière, son onclé de par son père, bailla plusieurs empêchements, sur la querelle qu'il disoit avoir été mal parti de sa succession de feu le duc Aubert, son père, disant outre que de droit ne pouvoit succéder au pays de Hollande la dite Jacqueline. Et de fait se bouta, par le conseniemenl des habitants, en là vill«
^ Dordrecht et aussi en aucunes autres, lesiqwHes te tinrent k seignenr, et depuis lui commença & faire g^ierre ouverte. Et après peu ée (amps, remit «i la main de notre saint père le pape son èvfiehé de Liège * ; au lieu duquel fut commis l'évèque de Régence -, et fil Mtte réaignalion , afin d'avoir meilleur dmil eootn sa dite nièce ; et après ce épeasa la dur ebesse de Luxembourg, laquelle par snal avoit eu épousé le duc Antoine de Brabaat, (irère au duc Jean de Bonrgocne.