‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 60 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

lum, il est à savoir 'que crime de lèse-majesté humaiDe se part en quatre degrés : le preinier est quand riojure est directement laite contre la personne do prince ; le second est quand l'injure ou offense est directement faite contre la personne de son épouse; le tiers degré est quand elle est faite directement contre la personne de ses enfants; le quart est quand elle est directement faite contre le bien de la chose publique.

Et outre plus , il est à savoir que , pource que ces deux manières de crime de lëse-majeslé divine et humaine sont les plus horribles crimes et péchés qui puissent être , les droits y ont ordonné certaines peines , et plus grandes qu'aux autres crimes ; c'est à savoir , qu'au cas d'hérésie et de crime de lése-majesté humaine, un homme en peut être accusé après sa mort, et si peut-on faire procès contre lui ; et s'il advient qu'il soit convaincu et atteint d'hérésie, il doit 6tre désenterré et ses os mis ea un sac , et apportés à la justice , et ars en DO feu. Ft semblablement, s'il advient que aucwi soit atteint et convaincu de crime de lèsemajesté humaine après sa mort, il doit être désenterré et ses os mis en un sac, et tous ses biens , meubles et immeubles confisqués , forfùte et acquis au prince, et ses enfants déclarés inhabiles & toute succession.

Cette distinction de crime de lèse-majesté en ce présupposée, je veuil prouver le second article de ma dite majeure par exemples et «otorités ; c'est à savoir que dame convoitise • fait plusieurs être apostats et renier la foi eathoUque , idolâtrer et les idoles adorer. Jaçoit oe que j'en trouve plusieurs exemples , mais pour oe que ce seroit trop longue chose à raconter, je me refreindrai aux troispremiëres ; et sera la première de la première, la seconde de la seconde, et la tierce de la tierce.

De Julien l'Apostat.

Le premier exemple de Julien l'Apostat, lequel fut premièrement chrétien et homme d'él^ise , mais pour être empereur de Rome , et pour venir à l'empire , il renia la foi catholique et son baptême, et adora les idoles, et ditoil aux chrétiens en colorant sa convoitise : Ckri^mt ttre dieit in Evangelio mo : Nin quis renuneiavtrit omnibus quœ pouidet, non potett

meut esse discipulut; en disant : « Vous qui » voulez être chrétiens, vous ne devez rien » avoir. »

Et sachez qu'icelui Julien fut homme d'église très grand clerc et de grand' lignée , et dii-on qu'il eût été pape s'il eût voulu labourer ; mais il ne lui en chaloit , pource que ce n'étoit alors que pauvreté de la papalité ; mais c'éloit la plus noble et riche chose qui fût au monde que d'être empereur pour lors ; aussi le désira merveilleusement.

Et pource qu'il considéra que les Sarrasins étoient encore si forts , qu'ils n'eussent pas souffert qu'un chrétien eût été empereur, il renia son baptême , la chrétienté et la foi catholique, et se rendit à la loi des Sarrasins , à adorer les idoles , persécuter les chrétiens et diffamer le nom de Jésus-€hrist , considérant que par ce moyen il seroit empereur.

Si advint que l'empereur qui lorsétoit vivant alla de vie à trépas, et les Sarrasins et païens, considérant qu'icelui Julien l'Apostat étoit de grand lignage , grand clerc et plein de grand' malice, et que c'éloit le greigneur persécuteur des chrétiens qui fût au monde , et qui plus disoit vilenie de Jésus-Christ , de sa mère et de la foi catholique, le firent empereur.

Si vous dirai comment il mourut de mort vilaine. Il advint que, lui étant empereur, ceux de Perse se rebellèrent encontre lui; et lors il assembla une très grand' armée pour les rebelles encontre lui mettre à subjection ; et au partir jura et voua à ses damnés dieux que s'il pouvoit retourner victorieux détruiroit toute chrétienté.

Et en allant atout son armée, passa par une cité nommée Césarée an pays de Cappadoce , et là trouva un très grand docteur et solennel en théologie , qui étoit évêque de la dite cité, appelé Basilius, qui est maintenant saint Basile , lequel lors étoit très bon homme ; et par le moyen de la bonne doctrine de lui, ceux du pays étoient bons chrétiens. Icelui saint Basile vint par-devers icelui Julien l'Apostat , et lui fit la révérence , et lui présenta trois pains d'orge ; lequel présent il prit en très

' Il eit inutile de relever toutes les bévues historiques du théologien Petit, chargé de Justifier un assassinat par les principes du christianisme et de la morale.

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grand' indignation , et dit : « n m'a présenté M viande de Jument , et je lui enverrai viande » de cheval, c'est à savoir trois boisseaux d'a- » voine. •• Le vaillant homme s'excusa en disant que o'étoit tel pain que lui et ceux du pays mangeoient ; puis icelui Julien Jura qu'à son retour il détruiroit la dite cité et la mettroit en tel état qu'il feroit courir les charrues partout et en feroit un beau champ, et partout y feroit semer du froment. Itaque juratit quod faceret eam farriferam et non austeram. Et s'en alla outre en ses batailles. Saint Basile et les chrétiens de la dite cité eurent conseil et avis ensemble pour sauver la dite cité, et avisèrent que c'étoit le meilleur de prendre tous les joyaux et trésors pour lui présenter et apaiser ; et outre pour qu'ils iroient en procession à une église de Notre-Dame qui étoit sur une montagne près de la dite cité ; et demeureroient là par trois Journées, impétrant à Dieu le sauvement d'eux et de la dite cité.

La tierce nuit advint une vision audit saint Basile : c'est à savoir qu'il voyoit une grand' compagnie d'anges et de saints assemblés devant une dame , laquelle dame disoit à un de ses saints : « Appelez-moi le chevalier Mer^ » cure. » Lequel vient tantôt et lors lui dit la dame : « Tu as toi^ours été loyal serviteur à » mon ffls et à moi, et pour ce je te commande » que tu voises tuer et occire Julien l'empereur, i> le faux apostat, qui si fort persécute les chré- » tiens et dit tant de vilenies de mon fils et de » moi. » Et prestement ressuscita le dit cheva» lier Mercure ; et lui , comme bon chevalier , prit son écu et sa lance , qui étoient pendus à la paroi de l'église où il étoit enterré en la dite cité , et s'en alla , et devant tous les gens d'icelui Julien le vint férir de horions de sa lance, tellement qu'il lui passa tout outre parmi le corps, et l'occit , puis retira sa lance et la rapporta, et ne surent les gens du dit empereur qui c'étoit. Et saint Basile, sitôt que la vision lui fut avenue , s'en vint h&tivement en la dite église, où étoit letombel d'icelui chevalier, et si trouva que le corps n'y étoit pas, la dite lance ni l'écu ; et lors appela les gardes de l'église et leur demanda qu'étoient devenus les dits écu et lance. Us répondirent que , la nuit précédente , avoient été ôtés , et ne savoient de qui , ni comment. Si retourna icelui

saint Basile à la montagne hâtivement au clergé et au peuple , et leur conta sa vision et comment le corps, l'écu et la lance du dit Mer* cure n'étoient pas en l'église , et que c'étoit signe de l'approbation de sa dite vision.

Assez tôt après vinrent en la dite église, et y retrouvèrent les dits écu et lance pendus A la paroi, remis et rapportés au lien où ils étoient par avant, et étoit la lance tout ensanglantée, et au tombel le dit corps ; et fut avisé qu'A ce faire ne mit qu'un Jour et deux nuits; et ainsi fut occis et mis A mort le dit Julien l'Apostat. Et outre , dit la chronique , qu'il reoevoit son sang en sa main , et le jetoit vers le ciel , en disant : Vieitti me. Galilée. G'est-A-dire t Tu m'as vaincu, Galiléen, en parlant A J^s- Christ et Jetant son sang en haut.

Item , dit la dite chronique , que l'an des conseillers et sophistes d'icelui Julien eut semblable vision du dit miracle de la dite mort, et pour ce s'en vint A saint Basile pour soi faire baptiser comme bon chrétien , lequel disoit qu'il avoit été présent A la dite occision, et qu'il l'avoit vu recevoir son sang en ses paulmes et le jeter en haut comme dit est; et ainsi finit misérablement sa vie Julien l'Apostat ; et par ce avons le premier exemple.

Le second exemple est de Sergius le moine, lequel étoit chrétien, homme d'église et de religion, qui, par convoitise , se mit en la compagnie de Mahomet et son apôtre se fit. Pourquoi il est A savoir que celui moine advisa qu'iceloi Mahomet étoit un grand capitaine des pays de Syrie et des routes des païens d'outre-mer, et que les seigneurs du pays étoient presque tous trépassés par une mortalité , et n'étoit demeuré que les enfants. Lors dit Mahomet A Sergius : « Si vous me voulez » croirelje vous ferai le greigneur seigneur et » plus honoré du monde brièvement. » Us Rirent d'accord de ce faire , et que Mahomet feroit tant par force d'armes qu'il conquerroit le pays et en seroit seigneur, et icelui moine ouvreroit de subtilité et renonceroit A la loi des chrétiens , et composeroit une loi toute nouvelle au nom du dit Mahomet. Il f>it ainsi fait ; et furent convertis tous les pays d'Arabie, de Syrie , d'AfHque , de Ben-Marin , de Fei , de Maroc, de Grenade, de Tunis en Barbarie, de Perse et d'Egypte, et de plusieurs autres pays

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UVRE PREMIER

qui pour lors étoient chrétiens poar la greigneur partie sans comparaison. Et fut cette apostasie faite de la loi de Mahomet six cents ans après l'incarnation de Notre-Seigneur. Icelui Mahomet donna an dit moine grand' abon^ dance de richesses mondaines , et il les reçut par convoitise , qui lui fit faire l'apostasie à la damnation perpétuelle de son ame.

Le tiers exemple est d'un prince et duc de Siméoo, qui étoit une des douze lignées des enfants dlsrael, lequel prince étoit moult puissant homme et grand seigneur, et aToit nom Zambry. Lequel fût si épris de convoitise et de délectation chamelle de l'amour d'une dame païenne, que pource qu'elle ne se youloit accorder à feire sa Tolonté s'il n'adoroit les idoles, il adora les idoles, et les fit adorer par plnaieiirB de ses gens et sujets ; desquels la Sainte Ecriture dit ainsi > At iUi comederunt et adoraverwU deos «arum, initiatuique ett Itrael B^fhegor. Et iratus Bomxnut ait ad Moiten : TaUs eunetot princi pespoptUi, «t tutpende ittot tuora toUm in patiMit, «te. Et pauh pott : Et eeee umu de fUii» hrael intravit coram frortribus tuU ad «eortum madianitidem , etc. Quod eum vidiuet turrexit de medio tnuUUudinit Phinte*. et, wrrepto pugione , ingrettut ett pott vmitn itratUtem m lupanar, etperfodit atnboi «imul, in loeit genitalibut; et oedti «unt viginti quatuor tnHKa hominum. Et tic PhineetpUieuit Deum.

Et ideo Innoeentiut in Demiseria conditionis homanœ ait : Eaitrema libidinit turpitudo, quœ non totum menlem effœnùnat, ted etiam eorput aggranMt, Omne namque peceatvm quodeumque feeerit homo extra eorput ett : qui autem fomieatur, in eorput «uttin peecat. C'estè-dire qu'icelui duc et une grande partie du peuple firent fornication de leurs corps aye»* qœ les femmes païennes et sarrasines du pays de Moab, lesquelles femmes les induisirent k adorer les idoles. Dieu s'en courrouça très grandement, et dit à Moïse, qui étoit le sou* Terain seigneur et duc de tous les autres du peuple : « Prends tous les princes du peuple

• et les fais pendre au gibet contre le soleil. > — Et pourquoi, disoit-il, tous les princes? ■ — Pource que la plupart d'iceux étoient » consentants d'icelui crime, et les autres, ja-

• çmt ee que ils n'en fussent pas consentants f

» ils étoient négligents de prendre vengeance » de si grand' injure à Dieu leur créateur » faite. »

Tantôt Moïse alla assembler tous les princes et tout le peuple d'Israël, et leur dit tout ce que Dieu lui ayoit dit et commandé. Le peuple se prit & pleurer, pource que les malfaiteurs étoient si puissants que les juges n'oseroient faire justice ; et encore plus, icelui duc Zambry étoit atout vingt -quatre mille hommes de son alliance. Si se partit de la place, voyant tout le peuple, et s'en alla entrer au logis de la dite Sarrasine, qui étoit sa mie par amour, et qui étoit la plus belle créature et la plus gente du pays. Lors un vaillant homme, nommé Phinée, prit courage en lui, et dit en son cœur t « Je voue & Dieu que présente- » ment le vengerai de cette injure. » Puis se départit sans mot dire, sans quelconque commandement de Moïse ni d'aubre à ce ayant pouvoir, et s'en vint au logis, et trouva icelui duc avec icelle dame l'un sur l'autre faisant l'cBUvre de délice; et d'un coûtel qu'il avoit, par manière de dague, les tresperça d'outre en outre, et les occit tous deux ensemble. Les vingt-et-quatre mille hommes qui étoit adhérents avec icelui duc, appelé Zambry, se voulurent combattre pour sa mort; mais parla grâce de Dieu ils furent les plus foibles et fhrent tous morts et occis.

Et notez bien cet exemple, que le vaillant homme Phinée étoit si épris de l'amour de Dieu, et fht si dolent quand il vit telle iiyure faire à Dieu, son roi et souverain seigneur, qu'il ne douta pas à soi exposer à la mort, et n'attendit ni congé ni licence de Moïse de ce làire ni d'autre quelconque, pource que les juges ne faisoient point leur devoir, les uns par négligence et les antres par doutance d'icelui duc de Zambry. Et plus encore est à noter la grand' rémunération et louange qu'il en acquit, car il est écrit t JDixit Dominut ad Moiten : Phintet. fUiut Eleazari, fiUi Aaron tacer^ dotit, atertit tram meam a jUiit Itrael : quia selo meo eommotw ett eontra tôt, ut non ipt» dtUuwi fiUot Itrael in zelo meo. Idcireo logiier* ad eum, Ecce do ei pacem fœderit mei, et erit, tam ipti quam temini yut paetum «acerdotii tempitemum, quia selatut ett pro Deo tuo et expiavit tcelut fUiorum Itrael. C'esl^i-dire que

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Dieu eut le fait tant agréable et le rémunéra tellement que lui et sa lignée auroient titre et honneur de prêtrise, par telle manière qae nul de l'ancien Testament ne seroit prêtre ni ëvêque, fors de la lignée d'icelui Phinée. Plaeavit et cessavit seditio, et reputatum est ei ad jtutitiam usque in sempiternum. {Scribitur in ftalmo.) C'est-à-dire qu'icelui fait fut attribué & Justice, gloire et louange à celui Phinée et à toute sa lignée à toujours mais. Ainsi appert clairement que concupiscence et convoitise mauvaise tint tellement en ses lacs le duc de Zambry dessus dit, qu'elle le fit idol&trer et adorer les idoles. Et ci finit le tiers exemple du second article.

Quant au troisième article de ma dite majeure, je dois montrer par exemple et par autorité de la Bible, laquelle nul n'oseroit contredire , c'est à savoir que dame convoitise a fait plusieurs êtres traîtres et déloyaux envers leurs souverains seigneurs. Jaçoit ce que je pourrois mener à ce propos les exemples et autorités, tant de la Sainte-Ecriture comme d'ailleurs, je me restreindrai à trois.

De Lucifer.

Le premier est du cas de Lucifer, lequel fut la créature la plus parfaite en essence que Dieu fit oncques, duquel dit IsaTe le prophète : Quomodo eeeiditti de eœlo, Lucifer, qui mane orieharis ? qui dicebas in corde tuo : In cœlutn comcendam super astra Dei, exaltabo solium meum, <iseendam super altitudinem nubium et timilit ero altissimo. Verumtamen ad infernum detraheris in profundum lacis. {ScriHtur in Jtai, 14.) Pourquoi il est à savoir qu'icelui Lucifler soi regardant et considérant sa noble créature tant belle et tant parfaite , dit en sa pensée en lui-même : « Je ferai tant qu» Je » mettrai ma chaire et mon trône au-dessus de n tous les autres anges , et serai semblable à » Dieu. » C'est à savoir qu'on lui feroit obéissance comme à Dieu , et pour ce faire il déçut une grand' partie des anges , et les attrabit à son opinion ; c'est à savoir qu'ils lui feroient obéissance, honneor et révérence par manière d'hommage, comme à leur souverain seigneur, et ne seroient de rien sujets à Dieu , mais A icelui Lucifer, lequel tiendroit sa majesté pareillement comme Dieu la sienne , exempte de

toute la seigneurie de Dieu et de toute sa sobjection.

Et ainsi vouloit toUir à Dieu son créateur et souverain seigneur la plus grand' partie de sa seigneurie et les attribuer A soi ; et ce lui faisoit faire convoitise, qui s'étoit boutée en son courage. Sitôt que saint Michel aperçut cela, il s'en vint à lui et lui dit que c'étoit trop mal fait et que Jamais ne voulstt faire tel chose; et que de tant que Dieu l'avoit fait plus bel et plus parfait de tons les autres, de tant devoitil montrer greigneur signe de révérence, subjection et obéissance A celui qui l'avoit fait plus bel, qui étoit son roi et souverain seigneur. Lucifer dit qu'il n'en f«roit rien. Saint Michel dit que lui et les autres anges ne souffriroient point telle injure faire A leur créateur et souverain seigneur. Brièvement bataille se mut entre icelui saint Michel et Lucifer, et Une grande partie des anges fuient de l'accord et aide d'icelui Lucifer; et l'autre partie, et la plus grand' partie, fut du côté d'icelui saint Michel. Saint Michel occit icelui Lucifer de mort perdurable; car icelui Lucifer et les autres de sa bande furent chassés hors de paradis par force, et tranchés en enfer ; de quoi dit saint Michel la sentence (Apoealipiis, 12) : Mickael et angeli ejus praliabantur eut» dracone ; et draco pugnabat et angeli ejut cwm eo. EtpauMum post : Et projectus est in terratn draco iUe, et angeli ejus missi sunt eum eo. Et audivi vocem magnam in cœlo dicenlem : Nunc faeta est sahu et virtus et regnum Deo nostro. C'est-à-dire que monseigneur saint Jean vit en vision la manière de la bataille dessus dite et comment Lucifer fut jeté hors et trébuché en enfer et ses anges avec lui. Et après la bataille gagnée il ouït une voix qui crioit par les cieux : « Maintenant est faite une grand' paix » à Dieu notre seigneur, à tous saints de paraît dis ! »

Ainsi avez le dit premier exemple du troisième article.

De Abialon.

Le second article est du bel ÂbsaloB, fils du roi David, roi de Jérusalem , lequel AImaIod , considérant que son père étoit vieil homme , et qu'il avoit perdu une partie de son sens et force , ce lui sembloit, alla environ Ebbon, la

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