‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 628 sur 761 · CHAPITRE CLXXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXXXII

Commenl let Francoii el Boargaignoni, éunl enlt Tille d'Arrat, élolent cordialemeal eluemUc l'un «recqua loutre.

Le lundi, qui fut le jour de Notre-Bame de la mi-août , les ducs de Bourgogne , de Bourbon et de Gueldres, les comtes d'Étampes, de Richement et de Vendôme, de Saint-Pol et de Ligny, de Meurs et de Nassau, avecque la plus grand' partie des chevaliers et ëcuyers des deux parties, allèrent tons à cheval en grand' concorde, à l'hôtel d'icelui duc de Bourgogne, oiAr la messe à Notre-Dame , en la cité , vêtus et aomés de moult riches vêlements, dont le pauvre peuple, là étant eo grand' multitude, avoit grand' liesse, espérant bref avoir consolation de paix , que tant et si longuement avoit attendue. Après laquelle messe , retournèrent en l'hôtel du dit duc de Bourgogne, et là dînèrent la plus grand' partie. Si furent moult richement servis de plusieurs et divers mets. Pour lesquels convis et assemblées ainsi faites par icelles parties , les ambassadeurs d'Angleterre n'étoient point bien contents , pource que déjà le duc de Bourgogne et ceux de son parti avoienl grand' communication avecque iceux François, leurs adversaires et ennemis, et avoient suspection et doute qu'entre icellcs parties de France et de Bourgogne ne se machinât aucun traité qui fût aucunement à leur préjudice.

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