‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 65 sur 761 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

^%HBieat«Bdre an pape, m le requérant

^mltfl AëclaTeT le roi et ia postérité in-

YÉèsitetôr telle dignité comme le royaume

«cTnaee , et qu'il Toulstt absoudre le dit cri-

■ad dnc d'Orléans et les féaux du royaume

fit bd se voodroient adhérer du serment de

Mfitè en quoi ils ètoient astreints enyers le

ni, et qu'il Toalstt déclarer le plus prochain

k» postâité devoir Tenir et succéder à la cou-

nnw et seigneurie du dit royaume de France.

Si pour mieux conduire son hit et plus tét

iNfina* le pape à condesdendre à sa fausse in-

imitt et inique requête, a toujours fayorisé le

Ballidit pape et soutenu en plusieurs et di-

icnes manières , conune il appert par la voie

drcesnon de la substraction et restitution , sur

k bit des pécunes et de l'épttre de Toulouse ,

il aitniBent encore l'opinion de l'église de

ftaace et la eondosion.

Aîasi appert le tiers article de ma dite mi-

i dédaré ; et pour ce fais fin d'icelui, non-

qa'il y a plusieurs autres crimes innu-

màaiblm, très grands et très horribles de lése-

MjeMé en ce tiers degré, lesquels mon dit

teigaeur de Bourgogne a résenés prêts pour

ksdédaier en temps et eo lieu, toutes fois que

Afrtste Tiens à déclarer le quart et demiw ariide dêna dite mineure, c'est à savoir que Jedd «riBiael duo d'Orléans a commis crime de Wwnjesté au quart degré , lequel degré est quand la dite oflbnse est directement contre le bien de la chose publique du royaume. £t eosobieB que ce appert assez par les cas àma» déeiarés des alliances qu'il avoit faites aiee les ennemis de ce royaume , qui est expressément être ennemi déloyal de la chose pohiiqaa. Je le veuil toutefois déclarer lui aroir eoBunis crime en deux autres manières. la première , en ce qu'il a tenu gens d'armes sv les diamps en ce royaume par l'espace de qatorae on quinie ans, qu'ils ne faisoient au* ktAose qœ manger et exiler le paune peuik, piller, rober, rançonner, occire, tuer gens (t frendre feounes à force -, et meltoit capikiiBâi cbAleaux , forteresses , ponts et pas» <4Hdè ce royaume, pour panrenir à sa fausse ddaaaàble Intention : c'est à savoir usurper kieigaeune du royaume. La seconde manière ai « ce qu'il * ^^ mettre sus tailles et em>

Iffonts intolérables sur le peuple , en feignant que c'était pour soutenir la guerre contre les ennemis du royaume ; et après qu'elles ont été levées, cueillies et mises au trésor du roi , les a emblées, prises et ravies par la force et puissance , c'est è savoir : 300,000 francs qui étoientà la tour du palais, et 100,000 francs au chfttel de Melun ; et en donnant d'icelles pécunes aux ennemis, adversaires et malveillants du roi et du royaume, en a fait ses alliés en intentbn d'affoiÛir le roi et de soi rendre plus fort et plus puissant pour obtenir sa damnable entreprise de parvenir à la couronne et seigneurie dta dit royaume. Ainsi appert que J'ai déclaré et remontré comment lé dit crimi> nel duc d'Orléans a commis crime de lèsemajesté au quart degré et en plusieurs manières. Plusieurs autres crimes de lèse-majesté très grands et horribles, non pas tant seulement du quart degré, mais an tiers, second et premier, en plusieurs cas et diverses manières et espèces, a-t-il commis pour parvenir ù sa damnable et mauvaise intention, A savoir, A la très noble couronne et seigneurie de France, et i la tollir et soustraire au roi notre sire et i sa génération ; lesquels autres crimes mon dit seigneur de Bourgogne réserve è déclarer et dire en temps et lieu, quand métier en sera. Et en outre avec ce appert ma dite mineure déclarée , de laquelle jointe A ma dessus dite majeure, s'ensuit clairement et en bonne conséquenca que mon dit seigneur de Bourgogne ne doit en rien être blAmé ni repris du dit cas avenu en la personne db dit criminel duc d'Or* léans , et que le roi notre sire n'en doit point tant seulement être content , mais doit avoir mon dit seigneur de Bourgogne et son fhit pour agréable , et l'autoriser eo tant que métier seroit. Et avec ce le doit guerdonner et rémunérer en trois choses , c'est A savoir en amour , honneur et richesse, A l'exemple des rémunérations qui furent faites A monseigneur Michel l'archange et au vaillant homme Phinées ; desquelles rémunérations j'ai fait mention en ma dite mineure en la probation de ma tierce vérité { et entends ainsi , en mon gros et rude entendement, que le roi notre sire le doit plus aimer que devant, et sa loyauté et bonne renommée faire prêcher par tout le royaume , et dehors le royaume publier par let-

CHRONIQUES D'ENGUERRAND DE MONSTRELET

tres-patontes/pur manière d'épttres et autrement. Icelui Dieu veuille que aifksi soit-il fait, qui est benetUetut m taeida saetdorum. Amen.

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