‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 66 sur 761 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Comment, après U JutUiciUoii bits par maJtrv Jean Patit le duc de Bourgogne l'aroiu, etdei rumeurt qai en oourarent t Parii, et comment la reine babelle et ion flli le partirent de Farii.

Après laquelle proposition finie, icelui maître Jean Petit requit au dit duc de Bourgogne qu'il le voulstl avouer , lequel duc lui accorda et l'avoua eu la présence du dauphin, qui là représentoit la personne du roi , et du roi de Sicile, avecque tous les autres ci-dessus nommés; et après dit icelui proposant qn'icelui duc de Bourgc^ne retenoit et réservoit encore aucunes autres choses plus grandes & dire au roi quand lieu et temps seroit. Et bref ensuivant se retrahirent tous les princes chacun en son hôtel, et le dit duc de Bourgogne, accompagné de plusieurs hommes d'armes et gens de trait , s'en retourna en son hôtel d'Artois. Si fut adonc fait grand murmure dedans la ville de Paris , tant des princes, barons et nobles hommes comme du clergé et de la communauté , pour ce qu'il fut assez connu en icelle de la Justification , et aussi des accusations qu'avoit fait faire et proposer le dit duc de Bourgogne contre le dit duc d'Orléans défunt. Et y eut plusieurs et diverses opinions ; car ceux qui tenoient le parti du duc d'Orléans disoient icelles accusations être fausses et décevables ; et ceux tenant la partie de ceux de Bourgogne maintenoient le contraire.

En après, bref ensuivant, IsabeUe, reme de France, pleine de grand' admiration , et crémeur, le duc d'Aquitaine, son fils, et ses autres enfants, se partirent de Paris, accompagnés de Louis, duc de Bavière, frère à la reine, et s'en allèrent faire leur réûdence au chàtel de Melun. Et tôt après, le roi Charles, qui grand espace avoit été malade , retourna en santé ; devers lequel icelui duc se retrahit, et trouva la manière qu'il fût raccordé et réconcilié avecque lui ; et impètra et aussi obtint lettres scellées du se«l du r»i et signées de sa main , par lesquelles lui étoit pardonné le cas naguère advenu en la personne du duc d'Orléans, dont

moult de grands semeurs et aussi autres sages furent moult émerveillés * .

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