‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 16 sur 100 · III. Sentence. — Alors, M. E., le souverain Juge, por · texte numérisé non relu

III. Sentence. — Alors, M. E., le souverain Juge, por

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non, non, Dieu ne parlera pas de tout cela : il Les félicitera d'avoir été charitables, di ir aimé de

tout leur cœur, d'avoir accompli leurs actions en vue de lui plaire.

Oh ! puissions-nous, M. B., tous être an côté droit, puissions-nous tous entendre résonnerànosoreilles cette douce invitation : Venez, les bénis de mon Père! 0 mon Dieu, gneur Jésus, je vous en conjure et pour moi et pour eux, faites, faites que nous soyons du monde de ces élus, et que nous montions radieux vers vous, heureux quand vous nous direz : Venez, les bénis de mon cœur, possédez le royaume que je vous ai préparé.

Oh ! M. E.,je vous en prie, demandez souvent celte grâce au bon Dieu pour moi, et moijela demanderai aussi pour vous. Hélas l pourquoi fout-il queje vous rapporte une autre

sentence où la sévère justice est aussi grande que tout à L'heure étail grande la niisfMïcorde? Il le faut : je vous dois la vérité. Tenez-vous donc au pied de cette chaire, redoublez d'attention. Imaginez-vous que c'est J.-G. luimême qui va parler et dont la voix va retentir dans ce temple. Se tournant vers La gauche avec un visage enflammé décolère, et néanmoins avec une surabondance de paix el de dignité, il vous dira, à vous (plaise au Seigneur qu'il n'y on ail pas un seul d'entre vous!) : retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel; retirez-vous! Paroles d'éternelle séparation, d'irréconciliable inimitié. Mais, Seigneur, permettez-moi que je vous le demande, vous leur dites de se retirer, de s'en aller; niais, s'ils ne peuvent s'attacher à vous qui êtes le principe et la fin de ce qui existe, où donc voulez-vous qu'ils aillent? In ignem, dans le feu, dans le feu ! et ils y vivront ! Mais, mon Dieu, quand ils y auront passé un certain temps, ah! vous les prendrez en pitié, vous les admettrez dans le lieu de rafraîchissement et de paix : In ignem œternum ! qu'ils aillent au feu éternel, pour y brûler toujours et y souffrir toujours!

Avez-vous entendu ces paroles : Retirez-vous de moi, maudits, el allez dans le feu éternel! Quant à moi, je vous l'avoue, j'oublie tout ce que je viens de vous dire ; je HB pense plus à rien, je n'entends plus rien que ces paroles : Hetirez-vous de moi et allez dans le feu éternel. Alors des anges viendront le fouet à la main, et les chasseront devant eux comme un vil troupeau de bétail. Les malheureux, ils se retournent en arrière et espèrent encore, mais en vain. Arrivés au seuil de l'enfer, c'est alors, dit un qu'ils s'écrieront : Ah ! nous nous

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trompés, nous a

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le Bacremenl de fEuchari vous êtes parmi cette phala amis, chrétiens : adieu, m

tendre mère. Que de fois tu pressant ma tête sur ton cœur : Mon enfai. être damné! Ali! meurs plut . ma bonne u.

vous avez été pieuse, vous avez été un ange de candeur, de pureté et d'innocence : aussi le bon 1 1 pense. Oh! que vous êtes belle, plus belle s je

ne vous ai vue, ma mère ; et moi, votre fils de vos

entrailles, je suis séparé de vous : il y a un anime entre vous et moi, jamais plus je ne vous reverrai, jamais plus je ne vous dirai que je vous aime. Adieu, adieu aussi, ma mère, auguste vierge Marie, sainte mère du Sauveur, si je l'avais voulu ! par vous j'aurais été sauvé, vous êtes le refuge des pauvres pécheurs, la consolatrice des affligés. Je ne l'ai pas voulu : je suis perdu ! adieu ! adieu, rusalem céleste, bonheur éternel, délices du paradis, adieu, adieu pour toujours ! Et ces cris se confondront et ces malheureux.... ô M. E., vous êtes émus.... rouleront d'abîmes en abîmes, et on n'entendra plus que des pleurs et des grincements de dents.

Voilà le jugement dernier, M. E. : vous y jouerez un rôle, vous y serez, nous y serons tous. Mais bénissons Dieu de ce qu'il nous a laissé maîtres de notre sort éter-

nel. Pécheurs, je vous adjure d'y réfléchir, et je vous laisse du haut de cette clin ire ces deux mots : Choisissez entre le bonheur éternel et l'enfer éternel.

Avis pour le deuxième jour de la retraite.

Le deuxième jour de la retraite est le jour de la contrition, du repentir, de l'expiation, de la pénitence. Ce jour-là, penser à la mort, à l'enfer, au ciel, surtout à Notre-Seigneur mourant sur la croix. En vous préparant à l'absolution pour demain, rappelez-vous ce que fit Madeleine, Madeleine la pécheresse, sur le Calvaire. Elle se mil à genoux au pied de la croix; et là, de ses deux bras elle l'entoura, l'embrassa lotit entière, et ses lèvres lui- lient les pieds saignants du Sauveur et buvaient pour ainsi dire son sang divin. Baisez aussi en esprit, avec repentir et amour, les pieds de Jésus votre père, à qui vos péchés ont causé tant de chagrin et de douleurs, et dites là, recueillis, un bon acte de contrition.

Oraisons jaculatoires: Mon Jésus, miséricorde! (50 jours d'indulg.) — Parce, Domine, parce populo tuo. — Seigneur, dites seulement une parole et mon âme sera guérie. — Sacré Cœur de Jésus, ayez pitié de nous ! — Doux cœur de Marie, soyez mon salut !

Lecture : Imitation de J.-C, livre IV, chap. xvi.

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