‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 35 sur 100 · ALLOCUTION DE M^ 'ŒUR FRAYSSINOUS · texte numérisé non relu

ALLOCUTION DE M^ 'ŒUR FRAYSSINOUS

A . i : r li communion

m moment, M. O.S., mains I I

ouvenl ni bien

capables d< ;

de L'amour Le plus tende*

inls : / mun ici L'Agneau ;. voici celui qui effiaa y

péchés du monde. Non, ici une -ine,

une figure sans réalité; ma même J.

el Les m; al adoré dans la crèche, qui attaché à la croix, qui sortit vivant du tombeau, et règne maintenant au plus haut des cieux. Non, ce D pas un simpli e de La . une émanation de la

chair divine du Sauveur, une petite portion >ede

iveur et de son amour ; c'« . lui-même, son corps

et son âme et sa divinité, aussi réellement présent dans l'Eucharistie qu'il l'était sur la terre, qu'il l'est maintenant dans le ciel, assis sur le trône de sa gloire. Je ne veux écouter ici ni mes sens trompeurs ni ma faible raison; Dieu, la vérité même, a parlé, et tout doit fléchir devant sa divine parole. Dans les sentiments d'une foi profonde, prosterné devant vos tabernacles éternels, je vous dirai : 0 mon Dieu, je ne vous vois pas, mais rnon

(1) Conférences et discours inédits.

DE UONSMGNEUH FRAYSSINOUS.

cœur vous adore; j'aime à m'abaisser, à m'anéantir devant votre haute majesl

Ecce, le voici ; mais sous quelle image aime-t-il à se peindre à nous? Hélas ! sur L'autel comme su;- le Calvaire, c'est toujours l'agneau muet, immobile, devant celui qui le dépouille de sa toison; c'est la brebis innocente qui se sans se plaindre. Qu'on l'outrage, qu'on le jllasphème, qu'on renouvelle autour de nos tabernacles tout insultes «1 cides autour de la croix, il

endure el souffre toul ; ; le le silence, et l'autel comme ta croix trône de s;; douceur et de sa miséricorde.

Pour nous, M. E., nous ne serons pas du nombre de ceux çui abusenl de sa bonté el des ah tents que lui ins-

pire sa tendresse, pour le méconnaître et l'outrager. S'il se dépouille «les splendeurs de sa gloire, ce n'est point par faiblesse, c'est par amour; et loin d'insulter à la faiblesse apparente de ce tendre Agneau, nos cœurs seront à lui sans partage; c'est parée que dans l'Eucharistie il es! doux, patient et compatissant, que nous redoublerons pour lui de respect et d'amour.

Voici l'Agneau de Dieu qui effare les péchés du monde, qui tollit peccata mwidi. !1 est vrai que pour le recevoir, nous devons être déjà purifiés de toute tache mortelle. JLes choses saintes sont pour les saints, et malheur au téméraire qui viendrait s'asseoir au banquet sacré sans avoir la robe de justice et de pureté! Mais enfin le Sauveur est ici dans un état de victime; il s'immole pour pous ; il offre encore ses plaies et son sang. Ah ! si nous avons besoin d puissantes, nous sommes ici pla-

»és à la source. S'il esl des fautes légères qui ternissent a beauté de notre âme ; s'il esl des attaches secrètes qui nais ôtent la liberté des enfants de Dieu ; s'il est en nous ux penchants, J.-C. esl ici pour guérir toutes

Inflrmll t« »ui' i le \<

table! le f< u tant qui \

ne du i demandi

donne.

Plein de aliment

direz d<

bouche : h

pas digne que \ rais

j'aurais toujours Le sentiment '1»- mon in ."lie

proportion peut-il y a sesse, entre voire sainteté et m vous ne [ni f û i digne

y attirer! i

meum. Mais j -iir, puisque

qui m'appelez, qui m'invitez, qui me pressez d vous.

nue si tels sont vos sentiments, mes enfants, appro< avec confiance du trône de la miséricorde; vous verrefl s'accomplir le vœu que forn 1 . I que j'exprim

en son nom en vous disant : (

Christi custodiat anitnam tuam in ;e le'

corps de N.-S. J.-G. garde votre âme pour la vie éternelle!

Page 1