DE S. ÉM. LE CARDINAL MERMILLOD
pages le Dieu abaissé dans Le mystère du tabernacle. EL après l'adoration, 1 nd sentiment est le senti-
ment delà foi. 11 ne faut pas lui apporter je ne s;iis quai ■ague sentimentalisme, je o quelles rêveries amollis-
|antes, je ne sais quels contours indécis de convictions Mus indécises encore; il faut lui apporter la réalité de la foi. l'est un mystère de foi : mysterium fldei. Les Mages jadis L'ont bien reconnu sous 1rs voiles de l'enfance ! Ces princes
L'ont adoré dans la faiblesse de sa première heure. Nous, a notre tour, reconnaissons-le, c'est notre Dieu ! « Prenez et mangez, ceci est mon corps; prenez et buvez, ceci est mou sang; la chair que je vous donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. Ma chair est une nourriture, mon iang est un breuvage. » C'est l'acte de foi qu'il faut ici • lisons-le et inclinons-nous en répétant : Credo, Domine, adjuoa incredulitatem mearn.
Après la loi, vous apporterez, mes bien-aimés enfants, le senliin "iit de l'humilité. Qui êtes-vous, pour recevoir Jésus? Qui est-ce qui est digne de le recevoir? Est-ce que les saints en sont dignes? Non, ils n'en sont pas dignes. Esl-ee que les anges en sont dignes? Non, ils n'en sont pas dignes : Dieu voit encore des taches dans la splendeur de nges : In angelis suis reperii pravitatem. Est-ce que sa Mère en est digne? Vous savez bien que l'Eglise chante pie Dieu n'a pas eu horreur de son sein virginal. Personne n'en est digne! Tout ce que nous pouvons faire, c'est de n'en être pas indignes. Et quand le Précurseur, l'homme iustère, l'homme pur et simple, le saluait de loin, que de son doigt il l'indiquait en disant : « C'est l'Agneau de Dieu, i'est l'Agneau de Dieu! alors il s'inclinait en ajoutant : « Je ne suis pas digne.... » Et de quoi, ô le plus pur des infants des hommes, ô vous, L'austère du désert, vous, le porifiédans le sein de votre m quoi n'ètes-vous pas
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suis pas digne : Don L'humilité. Qui rsque ce | il s'y ajoute cette ai confiance. Si nous :
appelle, âme, que nous avons lavé ;
les souillures de notre conscience, nous nous approc avec confiance. 11 n'a pas dil « :
il a dit ei. ur! Le premier mol
sur son berceau, Le cri des anges : Nolit
cere, nolit re. Et lorsqu'il apparait à ses disciples!
c'est toujours : N peur! Lorsqu'il vient le k-ndel
main de sa résurrection dans le Cénacle, où sont rassemblés : « Ne craignez pas, dit-il, n re. »
L'homme a peur de Dieu ; il a peur toujours ! est inquiet! Je le comprends : Dieu est le jug svii et des morts; c'est la majesté infinie. locéan de
bonté et de beauté, mais aus<i de justi< - limites et
sans ri' âges ; Dieu, par const ment, fait peur, mais jetonsnous en lui avec confiance : « N'ayez pas peur: c'est m disait-il. C'est lui! lui, le petil enfant de Bethléem; lui, porté dans les bras du vieillard Siméon ; lui qui s'abritai sur le sein de Marie ; lui qui relevait la femme coup, lui qui donnait le ciel au larron pénitent ; lui qui permettait à Jean de mettre sa tête sur sa poitrine ; lui, touj
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ui! N'ayez pas peur. C'est lui; lui qui bénissait Les petits infants et qui disait à ses apôtres de ne pas les éloigner, lenez donc, Nolite timere! Ah! Ego sum! C'est lui dont ;aint Bernard chantait un jour les tendresses. C'était à la nesse de minuit; ce grand saint, qui a commenté le mysfere de l'Incarnation avec le plus de suavité, eut une vilion : les voiles eucharistiques se déchirèrent, et, tout l'un coup, il vit reniant Jésus en ses bras. Son âme se pndit de tendresse; des lames jaillirent de ses yeux, et )renant le psaume, il le changea. 11 y avait : Magnus Dominus, laudabilis nimis; le Seigneur est grand et on ne aurait le louer assez ; il se mit à chanter : Parvus Doniinis, amabilis nimis! Le Seigneur est petit étonne sau- •ait l'aimer assez. C'est le sentiment de la confiance. Et ;aint François de Sales ajoutait : La mesure de la coniance, c'est de l'avoir sans mesure.
11 faut lui apporter l'amour. 11 est là pour être aimé. Ce l'est plus le grand cri, la clameur étonnante du Sinaï, le 'etentissement de la foudre, l'éclat de l'éclair; ce n'est )lus Moïse mettant sur des lai îles de pierre ce mot : Vous limerez le Seigneur : Diliges Dominum. Ah! oui, c'est icrit, mais c'est écrit dans le tabernacle; c'est écrit avec lu sang; c'est écrit avec la croix, c'est écrit avec l'amour. -rous aimerez le Seigneur Jésus : Diliges Dominum. Ah! 'aimez-vous? Est-ce qu'il n'a pas que le dernier battement le votre cœur? Est-ce qu'il n'a pas que la dernière palpiation de votre sollicitude? L'aimez-vous? Quand, le main, vous vous levez, est-ce qu'il a votre pi Quand, le oir, le sommeil vient reposer vos paupières, est-ce qu'il st encore votre battemenl et votre dernière préoccupaion? Qui est-ce qui aime Jésus? Et je comprends le cri su- •limede ce patriarche de l'Eglise, de ce grand archevêque ; ourant les rues de la cité, il disait : « Seigneur, ur,
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après l'avoir ; :jJ
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témoins : l'A ■
,cun doit être un tém de l'austérité du témoin; ainsi vous, dans \
itiments d'adoration, d'humi
la juif lavoir reçu, \
terez au monde. Porter J.-C. ]
ls no sortaient p -. l'âme enfl
1 cœur ardent"/ Est-ce que sain . saint
3 premiers siècles ne so taient pas de celle cuinmunion eucharistique tout emh l'amour? et il y avait comme des irradiations de J. à travers leur existence. . saint Jean, qui lui rend
moignage : Vidi, testimonium perkibuî ; ainsi, sain' deleine, qui était le type de l'adoration et de la confianc brisant son vase de parfums et essuyant de la soie de s cheveux les divins pieds du Maître, se relève rénal dans l'humilité et dans l'amour, et s'en va le défendre lendemain de sa résurrection; ainsi la Samaritaine, n'avait fait que le rencontrer sur le puits de Jacob, ébranler toute une cité et dire : c Je l'ai vu, je l'ai e