ALLOCUTION D'OUVERTURE
FAR ■OHSKIGRKUB DUQUESNAY, ABCBBVÊQUB DE CAMBRAI
Nolite timere : ecce enim evangelizo vobis gaudium mmgnuni.
Ne craignez point : car je viens vous apporter une nouvelle qui sera pour vous le sujet d'une grande joie. iLuc, n, 10.;
Ne craignez pas, mes petits enfants, je viens vous annoncer une nouvelle qui sera pour vous le sujet d'une grande joie. Ce ne sont pas des promesses éloignées. Depuis longtemps on vous dit : encore quelques mois, encore quelques semaines. Aujourd'hui je viens vous dire :
Le jour d'uni uni \ i laquelle
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prêtre ! que l
celui qui vient évangéliser h répète dune répète La bonne non core, et ce sera pour vous le jour d-- la j niunion, et ce sera le jour «le communi vous tous.
n'est pas lout, M. E., je suis ch N
gneur de vous annoncer une autre nouvelle, aussi, de vous apporter une autre $ use,
incomparable. Ces trois jours qui nous restent sont des jours bénis, des jours favorables, des jours de salut ; ces trois jours, nous allons les passer en prière. Il faut bien le dire, pourtant, étrange condition des grâces divines! elles sont des faveurs ou bien elles sont des châlime: elles donnent la vie ou elles donnent la mort, cornue J sus-Christ leur auteur, qui « a été placé pour la ruine et pour la résurection de plusieurs en Israël. »
Oh ! le solennel instant que celui où s'ouvre dans une paroisse une retraite de première communion : v : nnel pour Dieu qui convie; car lorsque Dieu fait entendre sa voix à un petit enfant, quand il lui dit : « Viens à l'écart, viens en retraite, » c'est toujours pour accomplir sur lui un grand dessein ; solennel pour le prêtre, car. mes pauvres enfants, quand un prêtre sent que Dieu va se servir de lui comme on se sert d'un ouvrier, d'un instrument, il se demande avec anxiété ce que, tout à l'heure.
traversant tout Paris pour venir auprès de vous, je me suis demandé : l'œuvre à laquelle je vais travailler, est-ce une œuvre de miséricorde ou une œuvre de ruine? Jugez, mes enfants, si, en présence de cette alternative, notre zèle, notre charité sacerdotale doivent être émus, s'il nous est possible de renfermer au fond de notre cœur de prêtre les pensées et les sentiments que nous suggère ce moment solennel de l'ouverture de la retraite. Non; et nous allons consacrer ce premier entretien à vous parler de la retraite en elle-même, de sa haute importance, de sa nécessité, des moyens qu'il faut prendre pour en assurer le succès.
Cette première instruction est décisive : si vous sortez d'ici avec la conviction, comprenez bien cela, avec la conviction de l'importance, de la nécessité de la retraite, tout est heureusement fini. Demain, les jours suivants, au commencement de chaque séance, et surtout au moment du sermon, cette conviction se révélera en vous. Dès lors le succès de la parole sainte est assuré. Car, M. E., et croyez un prêtre quia déjà quelque habitude des retraites, car la parole de Dieu, pour réussir, n'a besoin que d'être reçue dans un esprit attentif et dans un cœur docile. L'important, l'essentiel pour vous, ce soir, c'est de sortir d'ici avec cette pensée : oui, cette retraite est pour moi d'une nécessité indispensable.
Je prie le bon Dieu et la divine Vierge, sous le patronage de laquelle je place ces pieux exercices, je les Drie de vouloir bien bénir cette première instruction.
Voici les pensées que je développerai devant vous : 1° Importance de la retraite fondée sur le besoin que vous en avez les uns et les autres, les enfants de la première communion et les enfants qui viennent pour renouveler; en second lieu, merveilleux avantages, grâce incomparable
ALLOCUTIONS DE IMILMILUE CU31MLNION. 2
d'une retrait