AUTRE ALLOCUTION D'APRÈS MONSEIGNEUR DUPANLOUP
Si quelqu'un de ces hommes, trop souvent étrangers à uns fêtes et qu'une religieuse curiosité amène cependant quelquefois dans nos temples, étonné du concours et dba l'appareil qui remplissent en ce moment celle enceinte, étonné peut-être aussi de me voir monter solennellement dans celle chaire à celle heure avancée, me disait :
A quel dessein ces nombreux enfants demeurent-ils assembles autour.de cet autel? Que demandez-vous à ces lieux? Quel est ce sanctuaire J Quel est jard el ces
gommages que vous semblez y apporter? D'où viennent celle pompe el celle joie qui vous environnent? Quel est cet autel et celle image «pie vous semblez entourer de génération et d'amour, et dont La seule présence donne à toute votre fête un éclat si doux et si pur? Quel est ce pontife vénérable dont la majesté sainte et touchante, dont la bénédiction ajoute aux pompes les plus augustes de la religion dont il est le ministre? Enfin, quels sont ces festons et ces guirlandes suspendues, ces arbustes verdoyants, cet encens, ces parfuma et ces fleurs? Quelles sont ce> riantes couleurs, ces chiffres d'or, ces bannières sacrées?....
Je lui répondrais :
C'est aujourd'hui un jour de bonheur, c'est aujourd'hui pour nous une fêle de famille; nous sommes rassemblés autour d'un aulel de Marie, et si vous connaissiez La douceur el la puissance de ce nom béni, vous sauriez ce que demandent ici nos cantiques, et pourquoi nous ne pou-
(1) La Chapelle Saint-Hyacinthe. — Chapelliez, •••lit.. Puis.
von urner d< d] dos 11 ni
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afin que non Dotre tour, îmenl ? Ah ! j< us aimons M
i plaisir à pi ; noua la
tnour, parce que C'( si pour nous u ur,
i pour nous une m ;t La fille bien
•use immortelle de L'Espril - Non, ne ulion à M II une
dévotion vulgaire, el que j'aie besoin pour ejle l'indulgence haul use.
J'entrerai dans (ia-
nisme, je monterai jusqu'aux plus sublimes hauteurs de la foi, pour vous la l'aire comprendn .
C'est à la religion et à la nature, c'est aux Ecritures divinement inspirer aux plus grands docteurs de
l'Eglise catholique, à la raison ...
éclairée par la foi, que je demanderai les enseignements que je vais vous offrir.
Oui, parmi toutes les créatures, il en est une plus bénie, plus privilégiée, plus puissante, plus miséricordieuse que toutes les auli
11 en est une qui fut le plus beau et le plus noble ouvrage de la Toute-Puissance divine, la plus pure et la plus touchante expression de l'infinie miséricorde.
d'après monseigneur DUPANLOUP. 297
Parmi toutes ces créatures dégradées el maudites, il en est une, dont le berceau fui Le germe précieux des espérances du monde, don! la naissance fut la joie des anges, dont le nom fut un signe de paix et de sérénité à la terre, dont le premier sourire charma le ciel, dont le premier regard brilla comme un rayon de l'étoile du matin après une nuit d'orage.
Il en est, une, dont la puissance atteint toutes les extrémités des choses divines et des choses humaines; dont la miséricorde est égale en tendresse à nos besoins les plus extrêmes, égale en profondeur à nos misères.
C'est Marie, Marie notre sœur, comme nous fille d'Adam, de notre nature, denotre race, et voilà pourquoi nous l'aimons; voilà pourquoi c'est pour nous une chose délicieuse que d'épancher nos cœurs à sa louange, et do publier sa gloire dans l'assemblée des saints qui sont nos frères.
Faibles el misérables comme nous le sommes tous, quelle plus douce joie que de savoir qu'il y a dans le ciel une créature de notre race, de notre sang, qui s'intéresse à nous, qui obtient tout de la toute-puissance et de la miséricorde divine.
Oui ! Marie, c'est pour nous une sœur, et nous l'aimons, parce que, comme nous fille d'Adam, elle n'a point partagé avec nous notre funeste héritage ; mais d'ineffables bénédictions de Dion sont venues couronner sa vie, sa naissant el sa mort.
Nous rainions, parce qu'elle est pleine de grâce : gratid plena.
Nous l'aimons, parce que le Seigneur est avec elle : Dom/'nu* tecum.
Nous rainions, parce qu'elle est bénie entre toutes les femmes : benedicta ta in mulïeribus.
Nous l'aillions, parce qu'elle1 a été conçue sans péché,
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ma fille chéri» . fU a : Voua êtes ! œuvres, p
brillante el pure comme las Ire des nuits da: cieux, pu Ichro ui luna! Vous l,( - b mrore,
auront !
C'est l'épouse immortelle de rEsprit-Saint, qui lu cou de son ombre féconde et l'éle va jusqu'à la mate: vine : Spiritus Sa
Que dis-je? le Père céleste Lui-même communiqua à Marie un rayon de sa fécondité infinie, pour L'associer dans le temps a la génération de - i Fils.
Je l'aime surtout parce qu'elle est la mère de J.-C.
Je l'aime parce qu'elle a donné le jour à notre adorable Sauveur.
Je l'aime parce qu'elle a élevé son enfance.
d'après monseigneur dupanloup. 299
Je l'aime parce qu'elle L'a aidé à former ses premiers
pas.
Je L'aime parce qu'elle L'a nourri de son Lait.
le L'aime parce qu'elle a reçu ses premières caresses, et premières larm
.le l'aime parce qu'elle a mis sur ses lèvres ses premièi paroi
Je l'aime enfin parce qu'elle devait écraser la tête du serpenl infernal d'un pied vainqueur.
Marie, c'est aussi pour nous une mère : elle nous a enfantés au Calvaire. El vous savez avec quel déchire™ snl de cœur, ci parmi quelles an- ;ii celle adoption
crée, cel enfantemenl douloureux!
El maintenant, ô Marie, il me faudrait prendre des images dans Les cieux, ou parler le langage enflammé des prophètes pour vous louer dignement ! Car, ô Marie, — 1 Le* grand saint Bernard; M. E., qui va prêter ici ses paroles, — votre nom esl plus doux que la joie la plus pure, plus suave que les parfums Les plus exquis, pins délicieux que l'harmonie dv^ anges, in corde jubilus ; plus doux au cœur Adèle que le rayon de miel aux lèvres du voyageur fatigué, met in lingua; plus secourante ei plus doux au cœur coupable, mais repentant, que la rosée du soir aux feuilles desséchées par le soleil de midi, vos in herba. Vous êtes belle comme L'astre des nuits, et c vous qui ramenez les pas du voyageur égaré; vous êtes éclatante comme l'aurore, aurora consurgens; douce pure comme L'étoile du malin, Stella matutina; et c'est vous qui précédez dans les cœurs le lever du soleil de justice.
Marie, je ne puis suffire à raconter vos amabilités et vos grandeurs, et c'est ma joie de succomber sous tant de gloire ! Mais puisque je parle dans L'assemblée de vos en-
fanl >, qui Boni m
à (! Lre loi
A voire nom Le ci< I
Baille (Ta!
Von ! il n'y a pas humble qui p . i.
liques élevées par La p chiffres d'or, Lea riches bann ; mme Les mod
; votre pauvi
sur Le riva/a
par La main des mai lu fond i t ^ul
atteste votre puissaj ur apai
descendre ici-bas La divine mis lieux Les plus sauvages d< nom el se pai tu habitan
tude célébraient voir s flots du torrent ré] ni à L'envi vos 1
dans les grandes cité fleurir,; le votre
nom, les plus pures et les plus nobl< :i vu la
jeuness ■ cet élan généreux, avi
fiante, avec ce charme inexprimable duiil I l'embellir, je l'ai vue pr votre nom et le bonheur de
célébrer vos fêtes à de brillantes destinées quelquefois, à tous les enchantements du monde peut-èl:
J'ai vu des vieillards, après soixante, quatre-vingts années d'une vie sans foi, sans vertu, se soulever sur la couche de leurs douleurs, se souvenir, à votre nom, du Dieu qui avait béni leur première enfance, et vous apparaissiez à leurs derniers regards comme un signe de sécurité et de paix pour la vie éternelle !....
0 Marie, qui êtes- vous donc? Qiio Vous êtes
d'après monseigneur dupanloup. 301
l'invention la plus touchante de La bonté de Dieu! Je ne saurais mieux dire : Vous êtes le plus doux sourire de sa miséricorde ! 0 Dieu! donnez des yeux à ceux qui n'en ont point, pour voir Marie et comprendre la douce lumière de ce regard maternel; donnez un cœur à ceux qui en manquent pour aimer Marie; et de Marie au Verbe éternel, à la beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, à cette lumière incréée qui guérit Les yeux malades et apaise tout désir de nos âmes, de Marie à Jésus, de la Mère au Fils, Le passage est aisé.
Voilà pourquoi notre confiance en elle est si profonde et si tendre. Voilà pourquoi c'est auprès de Marie que la jeunesse vient chercher un refuge.
(lieux, ouvrez-vous, ouvrez-vous, portes éternelles, et laissez-nous contempler le plus beau et le plus touchant des spectacles.
0 M. E., levez les yeux et voyez : au plus haut des demeures célestes, le Seigneur est assis sur un trône immobile. Eblouis des rayons éternels de gloire qui l'environnent, les séraphins se voilent de leurs ailes et abaissent leur front dans la poussière. Mais quel est ce trône de grâce et d'amour élevé par la miséricorde au pied du premier? Quelle est cette aimable souveraine, entourée d'une pure et suave lumière, et revêtue de la douce majesté qui ne peut convenir qu'à la tendre mère des hommes? Ah! M. E., ne la reconnaissez-vous pas? c'est Marie. Le Très-Haut n'a pas mis dans ses mains l'appareil de la justice et les attributs qui inspirent la terreur; à Marie, il n'a confié que les attraits de la miséricorde, et je la vois sans force pour punir et toute-puissanle pour pardonner!
Courage donc ! le repentir des pécheurs, les vœux de la faiblesse montent jusqu'à son trône par mille routes se-
>lat ion ( ) Marie : le
rmettez à do tendit ! S comparables prh dri se de voire cœur : s
èlea Qolre ce:
Vita, 'f"1
En ce jour, noua voua :
de plus cher ici-bas. Al 'lus
miséricordieux sur noua : M veri
Abaissez-les sur la sainte] Ltholiqu -lui
l;i gloire el la beauté dea
mparable et cèles le, sa force pacii: mo-
deste.
Sur l'Eglise de France, si; s et sur ses •
tic- : conservez-lui son i
Abaissez en ce moment vos r - Les pi < et
les plus miséricordieux - ur tuute cette
famille prosternée à vos pieds....
Bénissez le pasteur rt Le Lroupeau. ! steur:
vous connaissez son in; . ur. sou uement
sans bornes. Bénissez-le, el que votre b» ion so
repos de ses fatigues, la douceur de - et la con-
tion d< ipreuves.
Bénissez ce jeune et vénérable presbytère, uui, bénissez-nous Ions, bénissez notre sacerdoce et ses pe notre ministère el ses amertumes : faites pour cela revivre dans nos cœurs la grâce sacerdotale et les vertus aposloliqu
POUB l\ CONSÉCRATION \ MARIE. 303
Bénissez les fidèles, bénissez les pères, les mères, les enfants. Eh ! n'avons-nous pas Loua besoin de vos bénédictions? ô Marie! Misericord g oculos ad nos convoie.
ALLOCUTION POUR LA CONSECRATION A MARIE pu; i.i p. br] roma w
C'est assez que non membres de J.-G. et les
néri tiers du royaume de Dieu, pour engager Marie, mère
do J.-C, en nuire faveur. Les liaisons i|iie mais avons avec le Fils sonl trop étroites pour ne pas intéresser La Mère et ne pas attirer sur nous ses regards— Mais quand, outre les raisons générales par où Marie se trouve portée a nous protéger et a nous défendre, elle en découvre encore en nous de personnelles, combien doit s'allumer son amour et combien doit-elle redoubler ses soins! Il est, vrai : Marie est la protectrice des hommes et de tous les hommes; mais les princes ont leurs favoris, et la Reine du ciel a ses âmes d'élite, qu'elle aime singulièrement et en (lui elle met ses plus douces complaisances; pourquoi? Parce qu'elle en est singulièrement honorée et singulièrement invoquée. Or, ces âmes si chères, ces Ames privilégiées auprès de la Hère de Dieu et à qui elle réserve ses plus riches dons, qui sera-ce.... si ce n'est pas vous? oui sera-ce, dis-jo. si ce ne sont p:is de jeunes tidèles qui, sensibles ;i sa gloire, s'attachent a elle, s'enrôlent parmi les siens? Elle pense à ceux mêmes qui l'oublient ; et souvent, sans attendre qu'ils viennent a elle, par le mouvement d'une miséricorde qui s'attendrit sur toutes nos misères, elle les prévient. Comment pensera-t-elle i\ ceux qui s'abandonnent avec une confiance toute filiale à sa
conduite; qui i I leur
Luttons, leur source dans louli de leur véritable intérêt, qi ; menl de La vie, l;« sain)
céleste bonheur, tournent pour i L'appellent à Leur aid .une
Leur refuge Le plu et Leur
;• telle est la protestation que de cel autel el dan
allez authentiquemenl déclarer, el pour Marie, el pour vous-mêmes. Voilà reconnaître comme voti iveraini
tronne, comme votre acte de xation el d'une
universelle^ el d'une con el d'une consécration durable plus pour en relever Le prix.
auxquelles je m'arrête, en est-il ui Le qui :.
voir* uemenl un méril