‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 12 sur 77 · OBSERVE-TOI TOI-MÊME · texte numérisé non relu

OBSERVE-TOI TOI-MÊME

L'homélie de saint Basile sur le précepte « Observe tol toi-même » fut sans doute prononcée dans l’église de Césarée, mais on ignore en quelle année , et il n’y a rien dans tout le discours qui puisse fournir à ce sujet la moindre indication.

Les jours où les fidèles se réunissaient dans les églises, et ces réunions avaient lieu régulièrement le vendredi et le dimanche de chaque semaine, un des diacres lisait à l’assemblée un chapitre de l'Ancien ou du Nouveau Testament. Le pasteur expliquait ensuite aux fidèles , le passage de l’Écriture qu'ils venaient d’entendre, et y prenait le texte d’un de ces entretiens familiers que leur simplicité même avait fait nommer des homelies. .

On avait donc lu, suivant l’usage, aux fidèles assemblés uri chapitre des saintes Écritures, le quinzième du livre de Moïse intitulé le Deuféronome , dans lequel le législateur hébreu ordonne au peuple de Dieu l’abolition des dettes chaque septième année, le soin des pauvres et la-consécration des premiers nés des troupeaux. Saint Basile s'empare d’une courte sentence de ce chapitre et en fait le sujet de son discours. Ἡ la commente et la développe avec une merveilleuse abondance. Il en fait ressortir non-seulement l'utilité pratique et morale, mais encore la fécondité au point de vue de la connaissance de Dieu et de soi-même, 1] faut remarquer seulement que saint Basile donne au précepte qu’il développe un sens tout-à-fait général

qu'il n’a pas dans le texte de Moïse, où il πρ s’agit que de l’abolition ΄ des dettes. Voici en effet ce que dit Moïse : « Prenez garde de ne vous point laisser surprendre à cette pensée impie, et de ne pas dire dans votre cœur : La septième armée, qui est l’année de la remise, est proche ; et de ne pas détourner ainsi vos yeux de votre frère qui est pauvre, sans vouloir lui prêter ce qu'il vous demande, de peur qu’il ne crie contre vous au Seigneur et que cela ne vous soit imputé à péché; mais vous lui donnerez ce qu’il désire, et vous n’userez d’aucune finesse lorsqu'il s’agit de le soulager dans sa nécessité, afin que le Seigneur votre Dieu vous bénisse en tout temps et dans toutes les choses que vous entreprendrez. »

L La parole a besoin de calme et de silence pour être comprise : elle doit être claire et brève, comme le précepte qui va fatre le sujet de cet entretien.

Ce qu’il faut surveiller avant tout, c’est la pensée : les fautes que commet le corps peuvent être prévenues ou empêchées de mille manières ; l’action de la pensée , tout au contraire, est rapide et insæisissable.

IL. Les bêtes ont un instinct qui leur fait rechercher ce qui leur est utile et éviter ce qui leur est nuisible; l’homme a la raison pour lui servir de guide, et c’est cette raison qui lut permet de distinguer le bien d’avec le mal, Observons-nous sans relâche , si nous ne voulons tomber dans les piéges que nous tend le démen, notre implacable ennemi.

LL. Observons notre âme, car elle est immortelle, et non pas notre corps, car il est périssable. Gardons-nous de consacrer tous nos soins à la chair et de lui donner sur l'esprit une supériorité qu’elle ne doit poiat avoir.

IV. Le précepte Observe-toi foi-méme s'appiique également à toutes les conditions et à tous les états; seulement tous les hommes n’ont pas à exercer sur eux le même genre de surveillance, Exempies nombreux cités par l’orateur,

V. La méditation constante de ce précepte préservera la jeunesse illusions toujours dangereuses ; elle fera que chacun s'occupe de

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ses péchés et de'ses défauts: au lieu d’avoir l’œil onvert sur les fautes d'autrui; elle dissipera l’orgueil qu’inspirent d'ordinaire la grandeur et la richesse.

VL Le pauvre, au lieu de se laisser aller au découragement, songera aux innombrables bienfaits qu’il a déjà reçus de Dieu dans cette vie et à ceux que lui réserve dans un monde meilleur la promesse de Jésus-Christ. |

VII. La méditation du précepte de Moïse aidera l’homme à dompter sa colère, à calmer les passions qui obscurcissent sa raison , et, en lui faisant ramener ses regards sur lui-même, le conduira à la contemplation du Dieu dont il est l’image.

VI. L’hemme qui observe la merveilleuse structure de son corps ne peut s’empêcher de penser à Dieu et d'admirer sa sagesse et la perfection de ses œuvres.

TOY METAAOY BAZTAEIOY

OMIAIA EL το"

1. Τοῦ λόγου τὴν χρῆσιν δέδώχεν ἡμῖν 6 χτίσας ἡμᾶς θεὺς, ἵνα τὰς βουλὰς τῶν χαρδιῶν ἀλλήλοις ἀποχαλύπτωμεν, χαὶ δίὰ τὸ χοινωνιχὸν τῆς φύσεως ἕκαστος τῷ πλησίον μεταδιδῶμέν, ὥσπερ Ex τινων ταµιείων , τῶν τῆς χαρδίας χρυπτῶν, προφέpovres τὰ βουλεύματα. Ei μὲν γὰρ γυμνη τῇ buy διεζῶμεν, εὐθὺς ἂν ἀπὸ τῶν νοημάτων ἀλλήλοις συνεγινόµεθα * ἐπειδὴ δὲ ὑπὸ παραπετάσµατι τῇ σαρχὶ χαλυπτοµένη ἡμῶν À ψυχὰ τὰς ἐννοίας ἐργάζεται, ῥημάτων δεῖται χαὶ ὀνομάτων πρὸς τὸ

I. Le Dieu qui nous a créés nous a donné l’usage de la parole afin que nous nous découvrions mutuellement les volontés de nos cœurs, et que, grâce à l'instinct sociable de notre nature, nous nous fassions part les uns aux autres, comme de trésors mis en réserve, des sentiments cachés dans nos âmes, et manifestions nos résolutions. Si notre âme était visible, nous serions en rapport les uns avec les autres, sans intermédiaire, par nos pensées mêmes; mais, puisque l'âme qui produit la pensée est enveloppée par le corps comme par mn voile, nous avons besoin d’articulations et de mots pour révéler ce qui se passe au fond de nous. Une fois que notre pensée a trouvé

SAINT BASILE LE GRAND

* HOMÉLIE

SUR LE PRÉCÉEPTE : ’

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