IL. Πρόσεχε σεαντῷ, φησίν, ἝἜκχαστον τῶν ζώων ἔχει οἴχοθεν
ayant représenté le plaisir manifeste en lui-même, il a pratiqué le péché sans-témoins au dedans, ignoré de tous, jusqu’à ce que soit venu celui qui découvre les endroits cachés de l’obscurité, et qui rend-manifestes les volontés des cœurs,
Observe donc De peur que par hasard une pensée cachée dans le cœur de toi ne devienne une impiété, Car celui qui a regardé une femme en vue de désirer a-été-adultère déjà dans le cœur de lui.
C’est-pourquoi les actions du corps sont interceptées par beaucoup de choses ; mais celui qui pèche selon l'intention a le péché rendu-équivalent (aussi prompt) à (que) la rapidité des pensées. Où donc la chute est prompte, la préservation rapide a été donnée à nous, Car il est signifié, Que par hasard une pensée cachée dans le cœur de toi ne devienne pas une impiété.
Mais plutôt revenons au commentement même
. de la parole.
Π. Fais-attention à toi-même, dit-elle.
Chacun des animaux a du dedans (trouve en lui-même)
14 ΟΜΙΛΙΑ EIZ ΤΟ ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΑΥΤΩ.
τὰ δηλητήρια * διώχοντες δὲ τὴν δικαιοσύνην , ὥσπερ xéxeïva
du créateur de toutes choses et trouve en sol les instincts nécessaires à la conservation de son être. On verrait, si l’on examinait attentivement, que la plupart des bêtes ont une aversion innée pour ce qui peut leur nuire, tandis qu’un penchant naturel les porte à jouir de ce qui leur est avantageux. Aussi le Dieu qui nous enseigne nous a donné ce grand commandement, afin que la raison fût pour nous un auxiliaire aussi puissant que la nature l’est pour les bêtes ; que nous accomplissions, grâce à une attention soutelue et à une surveillance continuelle sur nous-mêmes, ce que les animaux sans raison font d'une manière toute machinale ; et que nous fussions les gardiens sévères des instincts que Dieu nous a donnés, évitant le péché comme la brute évite les aliments nuisibles, et recherchant la justice comme elie recherche les herbes nourrissantes. Observe-toi donc,
Καὶ εὗροις àv,
et χαταµάθοις ἐπιμελῶς,
par le Dieu
qui a formé toutes les choses
les instincts
pour la préservation
de sa propre substance,
Et tu trouverais,
si tu examinais soigneusement,
la plupart des animaux sans-raison ayant non-enseignée (d’instinct) l’aversion pour ce qui nuit,
et étant poussés d’un-autre-côté par une certaîne attraction naturelle vers la jouissance
des.choses qui sont-utiles,
C’est pourquoi le Dieu
qui instruit nous
aussi a donné à nous
ce grand précepte,
afin que ceci soit acquis à nous d'après le secours de la raison, qui l'est à ceux-là (aux animaux) d’après la nature,
et que cela, qui est mené-à-bien sans-attention (sans calcul)
aux étres dépourvus-de-raison, soit accompli par nous au-moyen-de l'application,
et de la surveillance continue
des raisonnements (de la raison); et que nous soyons
gardiens exacts (vigilants)
des instinets
donnés à nous par Dieu :
fuyant à la vérité le péché, [raison comme les animaux dépourvus-defuient ceux des aliments
qui sont pernicieux ;
mais recherchant ja justice, comme aussi ceux-là recherchent l'espèce nourrissante de l'herbe.
16 OMIAIA ΕΙΣ TO. IIPOZEXE ΣΕΑΥΤΩ.
Ἐπειδὴ δὲ διπλοῦν τὸ προσέχειν, τὸ μὲν, σωματιχοῖς ὀφθαλμοῖς ἐνατενίζειν τοῖς δρατοῖς, τὸ δὲ, τῇ νοερᾶ τῆς ψυχῆς δυνάµει ἐπιθάλλειν 19 θεώρίᾳ τῶν ἀσωμάτων, ἐὰν μὲν ἐπὶ τῆς τῶν ὀφθαλμῶν ἐνεργείας χεῖσθαι εἴπωμεν τὸ παράγγελµα, εὐθὺς αὐτοῦ τὸ ἀδύνατον ἀπελέγξομεν. Πῶς γὰρ ἄν τις ὅλον ἑαυτὸν τῷ ὀφθαλμῷ καταλάδοι; Οὐδὲ γὰρ αὐτὸς ἐφ᾽ ἑαυτὸν 6 ὀφθαλμὸς χέχρηται τῷ ὁρᾶν, où χορυφῆς ἐφιχνεῖται, οὗ τὰ νῶτα οἶδεν, οὗ πρόσωπα, οὐ τὴν ἐν τῷ βάθει τῶν σπλάγχνων διάθεσιν. Ἀσεθὲς οὖν τὸ λέγειν ἀδύνατα εἶναι τὰ τοῦ Πνεύματος παραγγέλματα.
afin que tu sois capable de distinguer ce qui est pernicieux et ce qui est salutaire.
Mais puisqu'il y a deux sortes d'observation, l’une qui consiste à fixer les yeux du corps sur les objets visibles, l’autre à appliquer les facultés intellectuelles de l’âme à la contemplation des objets immatériels, si nous disons que ce précepte doit s'entendre de la vigilance de l'œil, c’est en démontrer sur-le-champ l'impossibilité. Qui pourrait embrasser du regard sa personne tout entière ? L'œil ne saurait se voir lui-même, il n’apercçoit pas le sommet de la tête, ilne connaît ni le dos ni le visage, il ne découvre pas ce qui se passe au fond de nos entrailles. Or, il serait impie de dire que l’Ésprit saint commande des choses impossibles.
Nous ne pouvons donc appliquer notre précepte qu’à j’activité de l'esprit. Observe-toi toi-même; c’est-à-dire examine-toi de tous les ; côtés. Ne laisse point reposer l'œil de ton âme, fais qu’il veille sans cesse. Tu marches au milieu de piéges. Ton ennemi t'a entouré de |
Fais-attention donc à toi-même, afin que tu sois capable de discerner ce qui nuit de ce qui conserve.
Mais puisque l’action de faire-attention est double, l’une, de fixer-ses-regards sur les choses visibles par les yeux du-corps, l’autre, de s’appliquer par la faculté intelligente de l’âme à la contemplation des objets dépourvus-de-corps, si nous disions le précepte reposer sur l’activité des yeux, aussitôt nous démontrerons Pimpossibilité de lui, Comment en effet quelqu’un pourrait-il embrasser par l'œil lui-même tout-entier ?
Car non plus l’œil n’use de La faculté de voir lui-même sur lui-même, il n’atteint pas le sommet de la téte, il ne connaît pas le dos, ni la face, ni la disposition qui existe dans la profondeur des entrailles.
Il est donc impie de dire les préceptes du saint Esprit être impossibles.
Or il est laissé (il reste) d’entendre le commandement de l’activité selon l'esprit.
Fais-attention donc à toi-même ; c’est-à-dire, examine tbi-même de-tous-les-côtés.
Aie (tiens) l’œil de l’âme sans-sommeil pour la surveillance de toi-même.
Tu marches au milieu de piéges.
18 OMIAIA EIZ TO: ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΑΥΤΩ.
µένοι βρόχοι παρὰ τοῦ ἐχθροῦ πολλαχόθεν χαταπεπήγασι. Πάντα οὖν περισχόπει, Ἵνα σώζῃ ὥσπερ δορχὰς ἐκ βρόχων, καὶ ὥσπερ ὄρνεον ἐκ παγίδοςἳ. “Ἡ μὲν γὰρ δορχὰς ἀνάλωτός ἐστι τοῖς βρόχοις δι᾽ ὀξύτητα τῆς ὁράσεως ᾿ ὅθεν καὶ ἐπώνυμός ἶστι τῆς οἰχείας ὀξυδορχίαςἳ ' τὸ δὲ ὄρνεον κούφῳφ τῷ πτερῷ ὑψηλότερον τῆς ἐπιθουλῆς τῶν ἁγρενόντων, ὅταν προσέχη, γίνεται. Ὅρα οὖν μὴ χείρων φανῆς τῶν ἁλόγων πρὸς τὴν σεαυτοῦ φυλαχήν ' µή ποτε, ταῖς παγίσιν ἁλοὺς, θήραμα γένη τοῦ διαθόλου, ἐζωργημένος ὑπ αὐτοῦ εἷς τὸ ἐκείνου θέληµα 3. πι. Πρόσεχε οὖν σεαυτῷ ' τουτέστι, μήτε τοῖς αοῖς, μήτε τοῖς περὶ σὲ, ἀλλὰ σεαυτῷ: µόνῳ πρόσεχε. "Αλλο γάρ ἆἔσμεν ἡμεῖς αὐτοὶ ", xal ἄλλο τὰ ἡμέτερα, καὶ ἄλλο τὰ περὶ ἡμᾶς. Ημεῖς μὲν οὖν ἔσμεν à ψυχἠ καὶ 6 νοῦς, καθὸ xat εἰχόνα τοῦ
lacets invisibles, Regarde donc teut autour de toi, afin que tu te sauves comme un daim qui échappe au piége ou un oiseau au filet. Le daim ne se laisse pas prendre au piége, parce que sa vue est pénétrante {et c'est même cette qualité qui lui a fait donner sou nom); l'otseau, lorsqu'il est sur ses gardes, se met bientôt, grâce à la rapidité de ses aïles, hors de la portée du chasseur. Tâche de ne pas montrer moins de vigilance que les bêtes pour ta propre conservation; crains de tomber un jour dans les filets du diable et de lui offrir une proie dont il puisse se saisir à son gré. ΠΠ. Observe-toi toi-même , c'est-à-dire non pas ce qui est à toi ni ce qui est autour de toi, mais toi-même, toi seul. Autre chose est l’homme lui-même , autre chose ce qui lui appartient, autre chose encore ce qui est autour de lui. Nous sommes, nous, l'âme et l’esprit, en tant que nous avons été faits à l’image de notre créateur: ce
Περισκόπει οὖν πάντα, ἵναοι own
ὥσπερ δορχὰς Ex βρόχων,
LIT. Πρόσεχε οὖν σεαυτῷ' τοντέστι, πρόσεχε pare τοῖς σοῖς, μήτε τοῖς περὶ σὲ, ἀλλὰ σεαυτῷ µόνῳ.
Des lacets cachés
ont été fixés de-beaucoup-de-côtés par l’ennemi.
Examine donc toutes cheses,
afin que tu sois sauvé
comme une gazelle des lacets,
et comme un oiseau d’un piége.
Car la gazelle
est non-prise dans les lacets à-cause-de la pénétration de sa vue:
d’où (et c’est pourquoi aussi) elleest tirant-son-nom de la vue-pénétrante qui l'ut est propre ;
et l'oiseau, quand il fait-attention devient par son aile légère
plus élevé que l’embûche
de ceux qui chassent.
Veis donc que tu ne paraisses pas iaférieur aux animaux sans-raison pour la préservation de toi-même ; de peur qu’un jour,
pris dans les pièges,
tu deviennes la proie du diable,
ayant été capturé par lui à la volonté de lui.
IT. Fais-attention donc à toi-même ; c'est-à-dire, ne fais-attention ni aux choses tiennes, ni à celles autour de toi, mais à toi-même seul,
: Carnous-mêmes
nous sommesune autre chose, et les choses nôtres
sont une autre chose,
et les choses autour de nous sont une autre chose,
Nous donc nous sommes l’âme et l’esprit,
en ce que nous avons été faits
20 ΟΜΙΛΙΑ EIZ TO‘ IIPOZEXE ΣΒΑΥΤΩ.
κτίσαντος γεγενήµεθα * ἡμέτερον δὲ, τὸ σῶμα, xut ai à” αὐτοῦ αἰσθήσεις * περὶ ἡμᾶς δὲ, χρήματα, τέχναι͵, καὶ ἡ λοιπὴ τοῦ βίου χατασχευή.
Τί οὖν φησιν 6 λόγος; MA τῇ σαρχὶ πρόσεχε, μηδὲ τὸ ταύτης ἀγαθὸν ἐκ παντὸς τρόπου δίωχε' ὑγείαν, χαὶ κάλλος, χαὶ ἡδονῶν ἀπολαύσεις , χαὶ μακροθίωσιν μηδὲ χρήματα καὶ δόξαν χαὶ δυναστείαν θαύμαζε᾽ μηδὲ ὅσα σοι τῆς προσχαίρου ζωῆς τὴν ὑπηρεσίαν πληροῖ, ταῦτα μεγάλα νοµίσας, τῇ περὶ ταῦτα σπουδῃ τῆς προηγουµένης σεαυτοῦ ζωῆς χαταµέλει' ἀλλὰ Πρόσεχε σεαυτῷ + τουτέστι, τῇ ψυχη σου. ἘΤαύτην χαταχόσµει, χαὶ ταύτης ἐπιμελοῦ, ὥστε πάντα μὲν τὸν ἐκ τῆς πονηρίας ἐπιγινόμενον αὑτῇ ῥύπον ἀποικονομεῖσθαι «διὰ τῆς προσοχῆς, πᾶν δὲ τὸ ἀπὸ χαχίας αἴσχος ἀποχαθαίρεσθαι, παντὶ δὲ τῷ ἀρετῆς χάλλει καταχοσμεῖν αὐτὴν χαὶ φαιδρύνειν .
᾿Εξέτασον σεαυτὸν τίς st, γνῶθι σαυτοῦ τὴν φύσιν ΄ ὅτι
qui est à nous, c’est notre corps, ce sont les sensations qu'il nous procure; ce qui est autour de nous, ce sont les biens, les industries, tout ce qui sert à la vie.
Que dit donc le précepte? Ne t’attache pas à la chair, ne t’ingénie pas à rechercher tout ce qui peut lui être bon, santé, beauté, plaisirs, longue vie ; ne convoite ni la fortune, nl la gloire, ni la puissance ; garde-tol de donner trop d'importance à tout ce qui satisfait aux besoins de ta vie temporelle, et d'oublier au milieu de ces soins la vie qui est pour toi la principale; mais Observe-toi toi-même, c'est-à-dire observe ton âme. C’est elle qu'il faut parer, c’est d'elle qu’il faut s'occuper, pour la préserver à force de vigilance des souillures que lui imprimerait le vice, pour la purifier entièrement de l’ignominie du péché, pour l’orner et l'embellir des grâces de la vertu.
Examine ce que tu es, connais ta propre nature : apprends que, si
ὑγείαν, χαὶ κάλλος, χαὶ ἀπολαύσεις ἡδονῶν, χαὶ µαχροδίωσιν;’ μηδὲ θαύμαζε χρήματα xal δόξαν καὶ δυναστείαν μηδὲ, νοµίσας μεγάλα ταῦτα ὅσα πληροῖ σοι τὴν ὑπηρεσίαν τῆς ζωής προσκαίρον, χαταμέλει τῇ σπουδή περὶ ταῦτα τῆς ζωῆςπροηγουμένης σεαντοῦ»
à l’image de celui quinous a créés:
mais ce qui est nôtre est le corps, et les sensations percues par lui:
et ce qui est autour de nous, ce sont les biens, ies arts, et le reste de l'appareil de la vie.
Que dit donc la parole P Ne fais-pas-attention à la chair, et ne poursuis pas de toute façon le bien (les avantages) de celle-ci :
santé, et beauté, et jouissances de plaisirs, et longue-vie ; et n’admire (n’envie) pas les richesses et la gloire et la puissance ni, ayant cru grandes ces choses toutes-celles-qui remplissent à toi le service de la vie temporelle, ne néglige [choses par l’empressement autour de ces la vie principale de toi-même:
mais Fais-attention à toi-même ; c’est-à-dire, à l’âme de toi.
Orne celle-ci, et prends-soin de celie-cf, de manière à éloigner par l'attention toute la souillure qui survient à elle par-suite-de la perversité, et à purifier toute la honte qui vient du vice, mais à orner et à faire-briller elie de toute la beauté qui vient de la vertu.
Examine toi-même pour votr qui tu es,
22 OMIAIA ΕΙΣ TO‘ ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΑΥΤΟ.
Ἡρόσεχε οὖν σεαυτῷ + µήτε τοῖς θνητοῖς ὡς ἀῑδίοις ἔναποµείνης' μήτε τῶν ἀῑδίων ὡς παρερχοµένων χαταφρονήσης. Ὑπερόρα σαρχὸς, παρέρχεται γάρ * ἐπιμελοῦ ψυχῆς, πράγµατος ἀθανάτο. ᾿Επίστηθι μετὰ πάσης ἀχριθείας σεαυτῷ, ἵνα εἶδῃς διανέµειν ἕκατέρῳ τὸ πρόσφορον, σαρχὶ μὲν διατροφὰς χαὶ σχεπάσµατα, buy δὲ δόγµατα εὐσεθείας, ἀγωγὴν ἀστείαν, ἀρετῆς ἄσχησιν, παθῶν ἐπανόρθωσιν ᾽ µήτε ὕπερπιαίνειν τὸ σῶμα, μήτε περὶ τὸν ὄχλον τῶν σαρχῶν ἔσπουδαχέναι. ᾿Επειδὴ γὰρ ᾿Επιθωυμεῖ À σὰρξ χατὰ τοῦ πνεύματος, τὸ
ton corps est mortel, ton Ame est impérissable; que nous avons deux vies, l’une propre à la chair et qui passe promptement, l’autre faite pour l’âme et qui n’admet point de terme.
Observe-toi donc toi-même : ne te donne pas aux choses périssebles comme si elles étaient éternelles, et ne dédaigne pas les choses éternelles comme si elles étaient. éphémères. Méprise la chair, car elle passe; prends soin de l’âme, car elle est immortelle. Veille sur toi avec une extrême attention, afin que tu saches rendre à l’un et à l’autre ce qui leur convient: au corps, la nourriture et les vêtements ; à l’âme, les maximes de piété, la sage doctrine , les pratiques de vertu, l’amendement des passions. Ne sois pas jaloux de donner à ton corps un riche et luxueux embonpoint ; car, puisque la chair a des désirs contraires à ceux de l'esprit, que Fesprit en a de contraires à ceux de la chair, et qu'ils sont opposés l’un à l’autre, prends
à δὲ συγγενλς τῇ buy,
Ὑπερόρα σαρχὸς, παρέρχεται γάρ ἐπιμελοῦ dur, πράγματος ἀθανάτον.
Yuyÿ δὲ δόγματα εὐσεθσίας, ‘
connais la nature de toi-même »
que à la vérité le corps de toi
est mortel,
mais l’âme est immortelle ;
et que la vie de nous
est une vie double :
l’une propre à la chair,
passant vite,
mais l’autre analogue à l’âme,
n’admettant pas
de circonscription (limite).
Fais-attention donc à toi-même ;
et ne t’attache pas
aux choses mortelles
comme s1 elles étaient éternelies ss,
etne méprise pas les choseséternelles
comme st elles étaient passant
Méprise la chair, [(éphémères).
car elle passe;
prends-soin de l’âme,
quiest chose impérissable.
Surveille toi-même
avec une entière exactitude, [l’autre :
afin que tu saches partager à l’un età
ce qui est convenable,
à la chair à la vérité des aliments
et des couvertures (vêtements),
mais à l'âme des maximes de piété,
une conduite sensée,
l'exercice de la vertu,
le redressement des passions ;
ti ne faut ni engraisser-à-l’excès
le corps,
ni être empressé
autour de (pour acquérir) la masse
des chairs.
Car puisque La chair
a-des-désirs contre l'esprit,
et l'esprit contre la chair,
et ces deu choses
24 OMIAIA ΕΙΣ TO‘ ΠΡΟΣΕΣΧΕ ΣΕΑΥΤΩ.
IV. Τὸ αὐτὸ δὲ τοῦτο παράγγελµα, καὶ ἀσθενοῦσι χρήσιµον, xal ἐῤῥωμένοις ἁρμοδιώτατον. ᾿Εν μέν γε ταῖς ἀσθενείαις of Ἰατροὶ τοῖς χάµνουσι παρεγγυῶσι προσέχειν αὐτοὺς ἑαυτοῖς, καὶ
" garde de t’attacher trop fortement à la chair, et de donner la préémineuce au plus vil des deux. Si l’on tient une balance et qu’on mette des poids dans un des plateaux seulement, l’autre bassin devient nécessairement plus léger. Ji en est de même pour le corps et pour l’âme : ia prépondérance de l’un entraine inévitablement l’abaissement de l’autre, Quand le corps est florissant et chargé de chairs, l’esprit devient languissant et sans vigueur pour les fonctions qui lui sont propres ; quand l’âme est bien portante et qu’elle est arrivée par la pratique du bien au développement convenable, la santé du corps dépérit aussitôt.
IV. Ce précepte, en même temps qu’il est salutaire aux malades, couvient parfaitement aussi à quiconque se porte bien. On voit, en effet, que les médecins recommandent toujours aux malades de s’observer eux-mêmes et de ne négliger rien de ce qui peut contribuer à leur guérison. De même le Verbe, qui est le médecin de nos
Ὥσπερ γὰρ ἐν ταῖς ῥοπαῖς τῶν ζυγῶν, ἐὰν καταθαρύνης µίαν πλάστιγγα, ποιήσεις πάντως XOUPOTÉPAV τὴν ἀντικειμένην:
Σώματος μὲν γὰρ εὐπαθοῦντος, χαὶ Bapuvouévou πολυσαρχία, άναγχη τὸν νοῦν εἶναι ἁδρανῆ καὶ ἄτονον πρὸς τὰς ἐνεργείας οἰχείας ” ψυχῆς δὲ εὐεχτούσης xai ὑψουμένης πρὸς τὸ μέγεθος οἰκεῖον διὰ τῆς μελέτης τῶν ἀγαθῶν, ἐστὶν ἑπόμενον τὴν ἕξιν τοῦ σώματος χαταµαραίνεσθαι.
IV. Τοῦτο δὲ παράγγελµχ τὸ αὐτὸ χαὶ χρήσιμον ἀσθενοῦσι, χαὶ ἁρμοδιώτατον ἐῤῥωμένοις, Ἐν pév γε ταῖς ἀσθενεία:ς οἱ ἰατροὶ παρεγγνῶσι τοῖς χάµνουσι προσέχειν αὐτοὺς ἑαντοῖς, καὶ χαταμελεῖν μηδενὸς τῶν ἡχόντων εἷς θεραπείαν.
sont opposées l’une à l’autre vois (prends garde que) jamais t’étant attaché à la chair tu donnes à ce qui est moindre la Prépondérance considérable.
Carcomme danslies inclinaisons des balances, si tu charges un seul plateau, tu rendras absolument plus léger celui placé-de-l'autre-côté ; ainsi aussi pour le corps et l’âme, la supériorité de l’un rend nécessaire l’abaissement de l’autre.
Car le corps étant-en-bon-état, et étant chargé d’embonpoint, ti y a nécessité l'esprit être débile εἰ sans-vigueur pour les fonctions qui lui sont propres ; mais l’âme se-trouvant-bien et étant élevée à la grandeur qui lui est propre par la pratique des choses vertueuses, il est suivant (il s'ensuit que) la constitution du corps dépérir (dépérit).
IV. Or ce précepte le même est etutile à des gens malades, et très-approprié à des gens robustes.
Certes à la vérité dans les maladies les médecins recommandent à ceux qui souffrent d'appliquer eux-mêmes à eux-méet de ne négliger aucune [mes, des choses qui vont(mènent) à la cure.
Et sembiablement aussi
26 ΟΜΙΔΙΑ EIZ ΤΟ: ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΑΥΤΩ.
âmes, guérit par un remède qui semble si petit l’âme devenue malade par le péché. Observe-toi, afin que tu recoives de ce remède salutaire ce qui est nécessaire à ton mal. Si ton péché est grave et accablant , il te faut bien des confessions, des larmes amères, des veilles prolongées, un jeûne soutenu. Si la faute est petite et légère, égales-y le repentir. Seulement observe-toi, pour reconnaître si ton âme est en état de santé ou de maladie. Combien d'hommes contractent à force de négligence des maladies sérieuses, incurables même, et ne savent seulement pas qu’ils sont malades | Le même précepte n’est pas moins utile aux gens bien portants pour les soutenir dans leurs travaux; en sorte qu’il guérit à la fois la maladie οἱ for-
μέγα nai χαλεκόν'
nai τοῖς ἑῤῥωμένοις
“DOTE τὸ αὐτὸ
le médecin des âmes de nous,
le Verbe, guérit
par ce secours
petit
lâme mise-en-mauvais-état
par le péché,
Fais-attention donc à toi-même , afin que tu recoives le secours
qui résulle du traitement (remède)
- aussi en proportion
de la prévarication.
La faute
est grande et pénible :
besoin est à toi
dela confession abondante,
de larmes amères,
de la veille continue,
du jeûne non-interrompu,
La chute
est légère et supportable :
que le repentir aussi y soit égalé.
Seulement fais-attention à toi-même, afin que tu reconnaisses
la bonne santé
et J'état-de-maladie de l’âme.
Car beaucoup, élant-malades grandement et incurablement par suite de l’inattention à-l’excès (excessive),
ne savent pas non pluscela méme, qu’its sont-malades.
Mais l'utilité
retirée de ee commandement
est grande
même pour ceux bien-portants relativement aux actions ;
de sorte que le même
et guérit ceux qui sont malades, et rend-plus-parfaits
etux qui sont-cn-sanéé,
28 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟ’ IIPOZEXE ZEAYTQ.
τελειο. ἝἜκχαστος γὰρ ἡμῶν τῶν μαθητευοµένων τῷ λόγῳ, μιᾶς τινος πράξεώς ἐστιν ὑπηρέτης, τῶν κατὰ τὸ εὐαγγέλιον διατεταγµένων ἡμῖν. Ἐν γὰρ τῇ µεγάλη! οἰκίᾳ +7 ᾿Εχκλησίο ταύτῃ οὗ µόνον σχεύη ἐστὶ παντοδαπὰ, χρυσᾶ χαὶ ἀργυρᾶ καὶ ξύλινα καὶ ὀστράχινα, ἀλλὰ χαὶ τέχναι παντοῖαι. Ἔχει γὰρ 6 οἶχος τοῦ Θεοῦ , ἥτις ἐατὶν Εκκλησία Θεοῦ ζῶντος ", θηρευτὰς ὁδοιπόρους, ἀρχιτέκτονας, οἰκοδόμους, γεωργοὺς, ποιαένας, ἀθλητὰς, στρατιώτας. Πᾶσι τούτοις ἐφαρμόσει τὸ βραχὺ τοῦτο fra, ἑχάστῳ χαὶ ἀχρίδειαν τοῦ ἔργου χαὶ σπουδλν τῆς προαιρέσεως ἐμποιοῦν. ΘἨηρευτὴς εἶ ἀπεσταλμένος ὑπὸ τοῦ Κυρίου τοῦ εἰπόντος * ᾿Ιδοὺ :ἐγὼ ἀποστέλλω πολλοὺς θηρευτὰς , καὶ θηρεύσουσιν αὐτοὺς ἐπάνω παντὸς ὅρους», Πρόσεχε οὖν ἐπιμελῶς, µή πού σε διαφύγη τὸ θήραμα, ἵνα συλλαθόμενος τῷ λόγῳ τῆς ἀληθείας τοὺς ὑπὸ τῆς χαχίας ἀγριωθέντας προσαγάγης τῷ σώζοντι. "Οδοιπόρος εἶ ὁμοίως τῷ εὐχομένῳ, Έὰ
tifie la santé. En effet, chacun de nous, qui sommes ies disciples de la divine parole, exerce quelqu’une de ces occupations dont l'Évangile nous fait une loi. Dans cette grande maison qui se nomme l'Église, il n’y a pas seulement des vases de toute sorte, d'or, d'argent, de bois, de terre, il y a aussi les industries les plus diverses. En effet, la maison de Dieu, qui est l'Église du Dieu vivant, renferme des chasseurs, des voyageurs, des architectes, des maçons, des laboureurs, des bergers, des athlètes, des soldats. Cette courte sentence s'applique à tous également, et inspire à chacun plus d’exactitude au travail, plus de zèle à remplir les devoirs de sa profession. Toi, chasseur, tu es envoyé par le Seigneur qui a dit: « Je leur enverrai beaucoup de chasseurs, qui les poursuivront sur le sommet de toutes les montagnes. » Sois vigilant et attentif pour que ta proie ne t’échappe point, et que, prenant avec la parole de la vérité ceux que le vice a rendus sauvages, tu les amènes vers celui qui {ες sauve. Voyageur, tu ressembles à celui qui s’écrie : « Dirige mes pas. » Observe-
Ὁ γὰρ οἴκος τοῦ Oeoÿ, ῆτις ἐστὶν Ἐκκλησία θεοῦ ζῶντος, .
χαὶ ἀκρίδειαν τοῦ ἔργου χαὶ σπουδὴν τῆς προαιρέσεως, Θηρευτὴς El ἀπεσταλμένος ὑπὸ τοῦ Kupiou τοῦ εἰπόντος Ἰδοὺ ἐγὼ ἀποστέλλω πολλοὺς θηρεντὰς,
Ὁδοιπόρος Et ὁμοίως τῷ εὐχομένῳ,
Car chacun de nous
qui sommes-disciples de la parole, est ministre
d’une occupation quelconque,
de celles enjointes à nous
selon l’Évangile.
Car dans cette grande maison
qui est l'Église, non-seulement sont des vases de-toute-nature,
d’-or et d’-argent
et de-bois et de-terre-cuite, [pèce.
mais encore des métiers de-toute-es- Car la maison de Dieu,
qui est l'Église
du Dieu vivant,
a des chasseurs, des voyageurs,
des architectes, des constructeurs, des cultivateurs, des bergers,
des athlètes, des soldats.
Cette courte sentence
s’adaptera à tous ceux-ci, mettant-en-chacun
et l'exactitude du travail
et le zèle de la profession.
Étant chasseur tu es envoyé
par le Seigneur qui a dit :
Voici-que moi j’envoie
beaucoup de chasseurs,
et ils chasseront eux
en haut de toute montagne.
Fais-attention donc avec-soin,
de peur que peut-être la proie n'échappe à toi,
et afin qu'ayant saisi
avec la parole de la vérité
ceux rendus-sauvages par le vice tu les amènes-à celui qui les sauve.
Toi qui es voyageur
tu es semblablement à celui qui prie,
30 OMIAIA ΕΙΣ το HPOZEXE ΣΕΑΥΤΩ.
τῶν παθῶν τῆς σαρχὸς, ἀνάλαθε πᾶσαν τὴν πανοπλίαν τοῦ : toi, aîn que tu ne t’égares point de ta route, que tu ne t’éloignes ni à droite ni à gauche : suis le grand chemin. Que l'architecte jette et affermisse le fondement de la foi, qui est Jésus-Christ. Que le maçon prenne garde comment il bâtit sur ce fondement ; qu'il n’élève pas un édifice de bois, de foin ou de paille, mals d'or, d'argent, de pierres précieuses. Pour toi, berger, observe-toi afin que tu n’oublies aucun des devoirs de ton état. Que sont donc ces devoirs? Rarmène la brebis égarée , panse la brebis blessée, guéris la brebis malade, Laboureur, creuse un sillon autour du figuier stérile, et déposes-y les engrais qui peuvent l'aider à produire. Soldat , souffre pour l'Évangile, fais une sainte guerre aux esprits pervers et aux passions de la chair; couvre-tot tout entier de l’armure de Dieu; ne t’embar-
HOMÉLIE SUR LE PRÉCEPTE : OBSERVE-TOI TOI-MÊME. 31 Κατεύθννον τὰ διαθήµατά pou. Dirige les pas de moi.
Ὁ roy, πρόσεχε μή τι
las τὸ νοσοῦν.
Fais-attention à toi-même, « afin que tu ne sois pas détourné de La raute,
que tu n’inclines pas à droite
98 à gauche ;
voyage sur la route royale.
Que l'architecte
jette d’une-manière-solide
le fondement de ja foi,
qui est Jésus le Christ.
Que le constructeur-de-maisons regarde [ment ; comment il construit-sur ce fondequ’il n'entasse pas des bois, qu’il n'entasse pas de la paille, qu’il n’entasse pas du chaume, mais de l'or, de l'argent,
des pierres précieuses.
Toi, le berger, fais-attention
de peur que quelqu'un
des soins qui incombent
à la profession-de-berger
ne f’échappe.
Or quels sont ceux-ci?
Ramène la brebis égarée, bandela brebis froissée (blessée), guéris la brebis malade.
Toi, le laboureur, creuse-autour du figuier stérile, et jette-dans {6 sillon
les engrais pour aide (qui aident) de (à) la production-de-fruits.
Toi, le soldat,
souffre-avec (pour) l'Évangile, fais la belle expédition
contre les esprits
de la perversité,
contre les passions de la chair,
ἀνόλαθδε πᾶσαν τὴν πανοπλίον prends toute l’armure-complète
32 OMIAIA EIZ το. IIPOZEXE ΣΕΑΥΤΩ.
Θεοῦ ' μὴ ἐμπλέχου ταῖς τοῦ βίου πραγµατείαις, ἵνα τῷ στρατολογήσαντι ἀρέσῃς. “O ἀθλητὴς, πρόσεχε σεαυτῷ, µή πού τινα παραθῃς τῶν ἀθλητικῶν νόμων . Οὖδεὶς γὰρ στεφανοῦται , ἐὰν μὴ νοµίµως ἀθλήσῃη. Μιμοῦ τὸν Παῦλον, xal τρέχοντα, xal παλαίοντα, χαὶ πυχτεύοντα' xal αὐτὸς, ὥς ἀγαθὸς πύκτης, ἀμετεώριστον ἔχε τὸ τῆς ψυχῆς βλέμμα . Σχέπε τὰ καίρια! τῇ προθολῆ τῶν χειρῶν :ἀτενὲς τὸ ὄμμα πρὸς τὸν ἀντίπαλον ἔστω . Ἐν τοῖς δρόµοις τοῖς ἔμπροσθεν ἐπεκτείνου. Οὕτω τρέχε, ἵνα καταλάθης. Ἔν τῇ πάλη τοῖς ἀοράτοις ἀνταγωνίζου. Τοιοῦτόν σε εἶναι διὰ βίου 6 λόγος βούλεται, μὴ ἀναπεπτωχότα, μηδὲ καθεύδοντα, ἀλλὰ νηφόντως καὶ ἐγρηγορότως ἑαυτοῦ προεστῶτα. V. Ἐπιλείψει µε ἡ ἡμέρα διηγούµενον τά τε ἐπιτηδεύματα 'πῶν συνεργούντων εἰς τὸ εὐαγγέλιον τοῦ Χριστοῦ, χαὶ τὴν
rasse pas dans |65 affaires de cette vie, si tu veux plaire à celui qui t’a appelé sous ses drapeaux. Athlète, observe-toi, afin que tu ne transgresses aucune des lois qui te regardent. Nul n’est couronné s’il n’a combattu selon les lois. Imite saint Paul à la course, à la lutte, au pugilat; que le regard de ton âme, comme celui d’un athlète consommé, soit calme et assuré. Que tes mains étendues protégent ces endroits où une blessure est mortelle ; que ton œil demeure fixé sur ton adversaire. Dans les courses, ne songe qu’à ceux qui te précèdent ; fais en sorte de les atteindre. Dans la lutte, combats les adversaires invisibles, C’est ainsi que la sainte parole veut que tu sois durant ta vie entière, jamais Jlanguissant, jamais endormi, mais toujours sain, toujoufs dispos, attentif à t’observer toimême. ..
V. Le jour ne serait pas assez long, si je voulais énumérer les occupations diverses de ceux qui travaillent à l'Évangile du Christ, et
uñ που
TV νόμων ἀθλητικῶν.