ἀνταγωνίζου τοῖς octo
bd µε διηγούµενον
de Dieu ;
ne t’embarrasse pas
dans les tracas de la vie, [rôlé.
afin que tu plaises à celui qui t’aen- Toi, l’athlète,
fais-attention à toi-méme,
de peur que par hasard
tu ne transgresses quelqu’une
des lois qui-concernent-les-athlètes.
Car aucun n’est couronné,
s’il n’a pas combattu selon-les-lois.
Imite Paul,
et courant, et luttant,
et combattant-au-pugilat ;
et toi-même,
€tomme un bon athlète-au-pugilat, aie le regard de l’âme
bien-posé (calme).
Couvre les parties vitales
par l'avancement des mains ;
que ton œil soit fixe
vers ton adversaire.
Dans les courses
fais-eflort-vers ceux qui sont devant.
Cours ainsi,
afin que tu les atteignes.
Dans la lutte [sibles.
combats-contre lesadversatresinvi- La parole
veut toi être tel pendant toute la vie, ne t’affaissant (ne languissant) pas, ne dormant pas, mais étant-à-la-tête de toi-même avec-sagesse el avec-vigilance.
V. Le jour fera-défaut à moi énuimérant et les occupations ° de ceux qui travaillent-ensemble
εἰς τὸ εὐαγγέλιον τοῦ Χριστοῦ, à l'Évangile du Christ,
34 ΟΜΙΛΙΑ ΕΙΣ TO‘ IIPOZEXE ΣΕΑΥΤΩ.
"Ἡβόσεχε σεαυτῷ * γηφάλιος ἔσοὶ, βουλευτικὸς, τῶν παρόντων φύλαξ, προνοητικὸς τοῦ μέλλοντος. Μὴ τὸ μὲν ἧδη παρὸν διὰ ῥαθυμίας προΐεσο, τῶν δὲ µήτε ὄντων, μήτε ἐσομένων τυχὸν 3, ὣς ἐν χεροὶν ὄντων , τὴν ἀἁπόλαυσιν ὑποτίθεσο. ἨΗ οὐχὶ φύσει ὑπάρχει τὸ ἀῤῥώστημα τοῦτο τοῖς νέοις, χουφότητι γνώμης ἔχειν ἦδη νοµίζειν τὰ ἐλπισθέντας Όταν γάρ ποτε ἠρεμίας λάόωνται, ñ ἡσυχίας νυκτερινῆς ἀναπλάττουσιν ξαυτοῖς φαντασίας ἆνυποστάτους, τῇ έὐχολία τῆς διανοίας ἐπὶ πάντα φερόµενοι * ὑποτιθέμενοι περιφανείας βίου, γάμους λαμπροὺς, εὐπαιδίαν, Ίῆρας βαθὺ, τὰς παρὰ πάντων τιµάς. Elta, μηδαμοῦ στῆναι τῶν ἐλπίδων δυνάµενοι, πρὸς τὰ μέγιστα τῶν ἓν ἀνθρώποις ὑπερφυσῶνται. Οἴκους κτῶνται καλοὺς καὶ μεγάλους * πληρώσαντες τούτους παντοδαπῶν Χειμηλίων, γῆν περιθάλλονται,
montrer quelle est la force de notre précepte, avee quelle convenance il s’applique à tous.
Observe-toi toi-même : sois vigflant, réfléchi ; conserve le présent et songe à l’avenir. Ne laisse pas perdre par nonchalance ce que tu possèdes déjà, et pour les biens que tu n’as pas, que tu n’auras jamais peut-être, ne te figure pas que tu en jouis, que tu les tiens dans tes mains. N'est-ce donc pas une maladie ordinaire aux jeunes gens, dont l'esprit est si léger, de croire qu’ils possèdent déjà ce qui n’est encore qu’une espérance ? Dans leurs moments de repos, ou au milieu du calme de la muit, fis se forgent des visions insensées, et leur pensée mobile se porte sur toute sorte d’objets : ils se représentent une vie pleine d'éclat, un brillant hymen , des enfants dont Hs sont fiers, une longue vieillesse, des honneurs universels. Puis, incapables de s'arrêter dans leurs espérances, ils s’enflent et s'élèvent jusqu'aux biens les plus enviés chez les hommes. lis deviennent les maîtres de grands et beaux palais: ils les remplissent de joyaux de
Πρόσεχε σεαυτῷ' Eco νηφάλιος, βουλεντικὸς, φύλαξ τῶν παρόντων, προνοητικὸς τοῦ μέλλοντος.
γάμους λαμπροὺς, εὐπαιδίαν, Υῆρας Bab,
τὰς τιμὰς παρὰ πάντων. ᾿ Eita δυνάµενοι στῆναι μηδαμοῦ τῶν ἐλπίδων,
τῶν ἐν ἀνθρώποις, Κτῶνται olxouc
et la puissance
du précepte, [facile -
comment il est d’une-application-
à tous. ..
Fais-attention à toi-même :
sois vigilant, réfléchi,
gardien des choses présentes,
prévoyant de l'avenir.
Ne rejette pas par nonchalance
ce qui est-présent déjà,
mais figure-toi (pour te figurer)
la jouissance
des choses et qui ne sont pas,
et qui ne seront pas peut-être,
comme étant dans tes mains,
Ou bien cette infirmité
ne se trouve-t-elle pas par nature
aux jeunes gens,
de croire par légèreté de réflexion
avoir déjà les choses espérées }΄
Car lorsqu'une fois ils.ont trouvé
le calme,
ou la tranquillité de-la-nuit,
ils forment à eux-mêmes
des imaginations sans-fondement,
étant portés vers toutes choses
par la facilité de 14 pensée ;
se supposant des illustrations devie,
des hymens brillants,
une progéniture-de-mérite,
une vieillesse profonde (longue),
les honneurs de la part de tous.
Ensuite ne pouvant s'arrêter
nulle-part de leurs espérances,
ils s’enflent vers les plus grandes
des choses parmi 168 hommes,
Ἡς acquièrent des maisons
belles et grandes;
ayant rempli celles-ci
de joyaux de-toute-sorte,
36 OMIAIA ΕΙΣ TO‘ ΠΡΟΣΕΣΕ ZEAYTQ.
toute sorte ; ils les entourent de terres immenses que leur esprit chimérique découpe dass la création. 18 enferment dans des coffres imaginaires les revenus de ces domaines. À tous ces biens ils ajoutent des troupeaux, une foule innombrable d'esclaves, des magistratures civiles, la suprématie sur une nation, des armées, des guerres, des trophées, la royauté même. Lorsque leur vaine imagination s’est promenée sur tous ces fantômes, ils se figurent, dans l’excès de leur démence , qu’ils jouissent déjà de ces biens espérés, qu'ils les possèdent, qu'ils les touchent du doigt. C’est une infirmité propre à l'âme oisive et indolente, de voir des rêves quand le corps est éveillé.
Pour réprimer cette effervescence de la pensée et ces emportements de l'esprit, pour contenir comme avec un frein cette imagination qui s'égare , l’Écriture nous proclame ce grand et sage pré-
ταῖς ἀποθήχαις TH µαταιότητος
ils s'entourent de terre, aussi-considérable-que la vanité des raisonnements peut en détacher pour eux de la création entière.
De nouveau ils enferment dans les coffres de la vanité les revenus de là (de ces terres;.
Ils ajoutent à ces choses des troupeaux, une multitude de serviteurs qui surpasse tout nombre, des magistratures civiles, des commandements de nations, des charges-de-généraux, des guerres, des trophées, la royauté elle-même.
Ayant abordé toutes ces choses par les imaginations vides (vaines) de la pensée, ils paraissent ἆ eux-mêmes (croient) par la folie à-l’excès (excessive) jouir des choses espérées comme déjà étant-présentes, et se trouvant devant les pieds à eux.
Cette infirmité est propre à une âme oisive et nonchalante, de voir des rêves, le corps étant éveillé.
La sainte parole donc, comprimant cette frivolité de la pensée [ments, et cet échauffement des raisonneet réprimant comme avec un frein l’instabilité de la pensée, commande ce commandement grand et sage:
38 OMIAIA ΕΙΣ TO‘ ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΒΑΥΤΩ.
χαὶ σοφὸν παράγγελµα " Σεαυτῷ , φησὶ , πρόσεχε μὴ ὑποτιθέµενος τὰ ἀνύπαρχτα, ἀλλὰ τὰ παρόντα πρὸς τὸ συμφέρον διατιθέµενος. Οἶμαι δὲ κἀχεῖνο τὸ πάθος ἐξαιροῦντα τῆς συνθείας, ταύτη χρήσασθαι τῇ παραινέσει τὸν νομοθέτην'. Ἐπειδὴ ῥάδιον ἑχάστῳ ἡμῶν πολυπραγμονεῖν τὰ ἀλλότρια À τὰ οἰχεῖα ἑαυτοῦ διασχέπτεσθαι, ἵνα A τοῦτο πάσχωµεν, Tabou, φησὶ, τὰ τοῦ δεῖνος χαχὰ περιεργαζόµενος' μὴ δίδου σχολὴν τοῖς λογισμοῖς τὸ ἀλλότριον ἐξετάζειν ἀῤῥώστημα ' ἀλλὰ σαντῷ πρόσεχε * τουτέστιν, ἐπὶ τὴν οἰχείαν ἔρευναν στρέφε σου τὸ ὄμμα τῆς ψυχῆς . Πολλοὶ γὰρ, κατὰ τὸν λόγον τοῦ Κυρίον, τὸ μὲν χάρφος τὸ ἐν τῷ ὀφθαλμῷ τοῦ ἀδελφοῦ χατανοοῦσι, τὴν δὲ ἐν τῷ οἰχείῳ ὀφθαλμῷ δοχὸν οὐχ ἐμθλέπουαι. Μὴ παύση τοίνυν διαρεννώµενος σεαυτὸν, el σοι χατ᾽ ἐντολὴν 6 βίος πρόεισιν * ἀλλὰ μὴ τὰ ἔζω περισχόπει, el πού τινος μῶμον ἐξευρεῖν
oepte : Observe-toi toi-méme ; ne suppose pas ce qui n’existe point, mais tire de la réalité le parti le plus profitable. Je pense qu’en nous faisant cette recommandation le législateur avait aussi en vue de retrancher un des abus du commerce de Ja vie. Comme chacun de nous est plus porté à s'inquiéter des affaires d’autrui qu’à examiner les siennes propres, pour nous préserver de ce défaut : Cesse, nous dit-il, de t’occuper des vices de tel ou tel ; ne donne pas à ton esprit le loisir de rechercher les infirmités d'autrui; mais observe-toi toi-même, c’est-à-dire anplique à l'étude de toi-même l'œil de ton âme. Beaucoup, selon l'expression du Seigneur, voient une paille dans l’œil de leur frère, et ne voient pas une poutre dans le leur. Ne cesse donc pas de t’examiner toi-même, si tu veux vivre conformément au précepte; ne regarde pas autour de toi pour essayer de découvrir les fautes d'autrui, comme ce Pharisien vain et insolent,
Πρόσε(ε ceaut, φησί:
un ὑποτιθέμενος
Fais-attention à toi même, dit-elle ; ne supposant pas
les choses sans-réalité,
mais disposant les choses présentes en vue de ce qui est-utile.
Et je crois le législateur
χρήσασθαι ταύτῃ τῇ παραινέσει s'être servi de cette exhortation
τὰ οἰκεῖα ÉXUTOU,
aussi enlevant (voulant retrancher) du commerce (de la société)
cette maladie. [nous Puisqu’il est plus facile à chacun de de s'occuper des affaires d’-autrui que de considérer
les affaires propres de lui-même, afin que nous n’éprouvions pas cela, cesse, dit-il,
t'occupant (de l’occuper)
des choses mauvaises d’un tel;
μὴ δίδου σχολὴν τοῖς λογισμοῖς ne donne pas loisir à tes pensées
d'examiner
l'infirmité d’-autrui;
mais fais-attention à toi-même ; c'est-à-dire,
στρέφε τὸ ὄμμα τῆς ψυχῆς σον tourne l'œil de l’âme de toi
vers l'investigation qui f’est propre.
Car beaucoup,
selon la parole du Seigneur, aperçoivent à la vérité la paille
τὸ ἐν τῷ ὀφθαλμῷ τοῦ ἀδελφοῦ, celle dans l’œil de leur frère,
ei που δυνηθείης
mais ne voient pas la poutre dans leur œil propre.
Ne cesse donc pas
recherchant (d'étudier) toi-même, si la vie s’avance à toi
selon le commandement ;
mais n’examine pas
les choses du dehors,
pour voir si peut-être tu pourrais trouver un blâme de quelqu'un, selon (comme) ce Pharisien
40 OMIAIA ΕΙΣ το" ΠΡΟΣΕΧΕ ΣΕΑΥΤΩ.
ὃς εἰστήχει ἑαυτὸν δικαιῶν, καὶ τὸν τελώνην χατευτελίζων ἀλλὰ σεαυτὸν ἀναχρίνων μὴ διαλίπης * µή τι χατὰ τὰς ἐνθυμήσεις ἥμαρτες, µή τι ἡ γλῶσσα παρώλισθε τῆς διανοίας προεχδραμουσα, μὴ ἐν τοῖς ἔργοις τῶν χειρῶν πέπρακταί τι τῶν ἀθουλήτων . Käv εὕρης ἐν τῷ βίῳ σεαυτοῦ πολλὰ τὰ ἁμαρτή-ματα εὑρήσεις δὲ πάντως ἄνθρωπος dv), λέγε τὰ τοῦ τελώνου * Ὅ θΘεὸς, ἱλάσθητί pot τῷ ἁμαρτωλῷ.
y / 3 - à / = δί 59 € MIESOLLEVU) 9 εν χαιρῳ ν γένοιτο τη χαρ ία χατεπα ομµενον, ως
qui, debout dans le temple, se justifiait lui-même et rabaissait le publicain ; mais demande-toi à chaque instant si tu n’as pas péché par la pensée, si ta langue, plus prompte que ton esprit, n’a pas failli, si tu n’as pas commis quelque faute involontaire dans les œuvres de tes mains. Et si tu trouves dans ta vie un grand nombre de péchés, comme tu ne manqueras pas d’en trouver, puisque tu es homme, dis avec le publicain : Mon Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur.
Observe-toi donc. Si ta prospérité est éclatante, si tout le cours de ta vie est heureux, il est utile que cette maxime se présente à ton esprit, comme un sage conseiller qui te rappelle ce que sont les cho$es humaines. Si, au contraire, tu es accablé par ie malheur, il
est bon encore qu'elle retentisse à ton cœur, afin que l'orgucil ne
βαρὺν καὶ ἁλαζόνα, - - À ὃς Elotnuet δικαιῶν ἑαυτὸν,
ἀλλὰ ur διαλίπης ἀναχρίνων σεαυτόν’
Τοῦτο τὸ ῥῆμα παραστήσεταί σοι χρησίµως, χαὶ εὐημεροῦντί ποτε λαμπρῶς, ai παντὸς τοῦ βίου φερομένον χατὰ ῥοῦν, ὥσπερ τις ἀγαθὸς σύμδουλος φέρων ὑπόμνησιν τῶν ἀνθρωπίνων.
insolent et fanfaron, qui se tenait justifiant lui-même, et dépréciant le publicain ; mais ne t’interromps pas interrogeant toi-même :
si tu n’as pas péché en quelque chose en tes pensées, si'ta langue n’a pas glissé (failli) en quelque chose ayant couru-en-ayant de ton idée, si quelqu’une des choses involontaires n’a pas été accomplie dans les œuvres de tes mains.
Et si tu as trouvé dans la vie de toi-même les fautes nombreuses (or tu es trouveras de-toute-facon étant homme), dis les paroles du publicain:
Dieu, sois-propice à moi le pécheur.
Fais-attention donc à toi-méme.
Cette parole se tiepdra-auprès-de toi utilement, et florissant dans-un-temps brillamment, et toute ta vie étant portée selon un cours prospère, comme un bon conseiller apportant ressouvenance des choses humaines.
Et assurément aussi \ elle pourrait être à propos étant répétée au cœur à toi pressé (accablé) par les circonstances, .en sorte que {οἱ et n'être pas élevé par orgueil
42 OMIAIA ΕΙΣ TO‘ ΠΡΟΣΕΧΕ ΣΕΛΥΤΩ.
µήτε τύφῳ πρὸς ἁλαζονείαν ὑπέρογχον ἐπαρθῆναι, μήτε ἀπογνώσει πρὸς ἆγεννη δυσθυµίαν καταπεσεῖν. Ἡλούτῳ κομᾶς, ; καὶ ἐπὶ προγόνοις µέγα φρονεῖς; χαὶ ἐπαγάλλη πατρίδι, χαὶ χάλλει σώματος, χαὶ ταῖς παρὰ πάντων τιμαῖς; Ἡρόσεχε σεαυτῷ, ὅτι θνητὸς et, "Οτι γῆ εἶ, καὶ etc γῆν ἀπελεύση" Περίθλεγαι τοὺς πρὸ σοῦ ἐν ταῖς ὁμοίαις περιφανείαις ἕξετα-
σθέντας. Ποῦ of τὰς πολιτικὰςὃ δυναστείας περιθεθληµένοι; ποῦ οἳ δυσµαχώτατοι ῥήτορες; ποῦ οἱ τὰς πανηγύρεις διατιθέντες; οἱ λαμπροὶ ἵπποτρόφοι», οἱ στρατηγοὶ, οἱ σατράπαι, οἱ τύραννοι; Où πάντα χόνις; où πάντα μῦθος; Οὐκ ἐν ὀλίγοις ὁστέοις τὰ µνηµόσυνα τῆς ζωῆς αὐτῶν; "Εγκυγον τοῖς τάφοις , εἰ δυνήση διακρῖναι τίς 6 οἰκέτης χαὶ τίς 6 δεσπότης, τίς 6 πτωχὸς χαὶ τίς 6 πλούσιος. Διάχρινον, εἴ τίς σοι δύναµις, τὸν δέσµιον ἀπὸ τοῦ βασιλέως, τὸν ἰσχυρὸν ἀπὸ τοῦ ἀσθενοῦς, τὸν
t’enfle pas jusqu’à une excessive insolence et que le découragement πο te jette pas dans un lâche abattement. Es-tu enivré de ta richesse ? es-tu fier de tes aïeux ? es-tu orgueiileux de ta patrie, de La beauté de ton corps, des hommages que te rendent tous les hommes ? Observe-toi, songe que tu es mortel, Que tu es poudre et que tu retourneras en poudre. Vois ceux qui ont joui avant toi des mêmes distinctions. Où sont ces hommes revêtus des magistratures de la cité? où sont ces invincibles orateurs? où sont ces ordonnateurs de fêtes, ces brillants éleveurs de coursiers, ces généraux, ces satrapes, ces tyrans? Tout cela n’est-il pas poussière ? tout cela n'est-il pas un vain nom ? Quelques ossements ne sont-ils pas les seuls moquments qui restent de leur vie ? Penche-toi sur les tombeaux, et distingue, si tu le peux, l'esclave et le maître , le pauvre et le riche. Reconnais, si cela est en ton pouvoir, le prisonnier d’avec le roi, le fort
ὅτι ei θνητὸς,
"Or et γή,
xai ἀπελεύσηῃ els γῆν, Ἱερίόλεφαχι
τοὺς ἐδετασθέντας πρὸ où ἐν ταῖς περιφανείαις ὁμοίαις.
où στρατηγοὶ, οἱ σατράπαι, οἳ τύραννοις
où μῦθος;
Τὰ uvnuéouva τῆς ζωῆς αὐτῶν οὐκ ἐν ὀστέοις
Atéxpivoy,
et τις δύναμµίς σοι,
à une forfanterie excessive,
et ne pas tomber par désespoir
à un découragement sans-noblesse.
Tu es-fier de ta richesse? [leux) et tu penses grandement (es orgueilau-sujet-de fes ancêtres ?
et tu te glorifies de {a patrie,
et de Ja beauté de ton corps,
et des honneurs
qui te sont rendus par tous?
Fais-attention à toi-même, considérant que tn es mortel,
Que tues terre,
et quetu t'en iras en terre.
Examine
ceux qui ont été classés avant toi dans les illustrations semblables, Où sont ceux qui ont été revêtus de magistratures civiles ?
où sont lesorateurs très-invincibles?
où sont ceux qui disposaient
les fêtes ?
les brillants éleveurs-de-coursiers, les généraux, les satrapes,
les tyrans? [poussière ?
Toutes ces choses ne sont-elles pas toutes ces choses
ne sont-elles pasun vain récit ?
Les monuments de la vie d’eux
ne sont-ils pas dans des ossements peu-nombreux ?
Baisse-toi-sur les tombeaux,
pour voir si tu pourras disceruer qui fut l’esclave et qui fut le maître, qui fut le pauvre et qui fut le riche.
Distingue,
si quelque pouvoir en est à toi,
le prisonmer du roi,
le fort du faible,
le beau du laid.
εὐπρεπῆ ἀπὸ τοῦ δυσειδοῦς. Μεμνημένος οὖν τῆς φύσεως , οὐκ ἐπαρθήση ποτέ ' µεμνήση δὲ σαυτοῦ, ἐὰν προσέχης σεαυτῷ. VI. Πάλιν δυσγενής τις εἶ χαὶ ἄδοξος » πτωχὸς ἐχ πτωχῶν , ἀνέστιος, ἄπολις, ἀσθενῆς, τῶν ἐφ᾽ ἡμέραν ἐνδεὴς, τρέµων τοὺς ἐν δυναστεία , πάντας ὑποπτήσσων διὰ ταπεινότητα βίου; Πτωχὸς γὰρ, proiv, oùy ὑφίσταται ἀπειλήνὶ. Mn τοίνυν ἀπογνῷς σεαυτοῦ , μηδ᾽ ὅτι οὐδὲν ζηλωτὸν ἓν τῷ παρόντι σοι πρόσεστι, πᾶσαν ἀγαθὴν ἀποῤῥίψης ἐλπίδα: ἀλλ᾽ ἀνάγαγε σεαυτοῦ τὴν ΨυχἈν πρός τε τὰ ἤδη ὑπηργμένα σοι παρὰ τοῦ Θεοῦ ἀγαθὰ, χαὶ πρὸς τὰ δι ἐπαγγελίας ὕστερον ἀποχείμενα. Πρῶτον μὲν οὖν , ἄνθρωπος εἶ, µόνον τῶν ζώων θεόπλαστον. Ἆρ) οὖκ ἐξαρχεῖ τοῦτο σωφρόνως λογιζομένῳ πρὸς εὐθυμίαν τὴν ἀνωτάτω», τὸ ὑπ αὐτῶν τῶν χειρῶν τοῦ Θεοῦ τοῦ τὰ πάντα συστησαµένου διαπλασθῆναι; ἔπειθ) ὅτι καὶ, κατ’ ei χόνα γενόμενος τοῦ κτίσαντός σε, δύνασαι πρὸς τὴν τῶν ἀγγέλων
d’avec le faible, le beau d’avec le laid. Si tu te souviens de ce qu’est ta nature, tu ne l’enorgueilliras jamais ; or, tu te souviendras de ce que tu es, si tu t’observes toi-même,
VI. Es-tu sans naissance et sans renommée, pauvre parmi les pauvres, sans foyer, sans patrie, faible, privé des choses les plus nécessaires à la vie, tremblant devant ceux qui sont au pouvoir, redoutant tous les autres hommes à cause de l’humilité de ta condition (car le pauvre , dit le sage roi, ne peut résisier aux menaces) ? Eh bien! ne désespère pas de toi-même, et, parce que tu ne possèdes aucun de ces biens qu’on envie, ne rejette pas toute bonne espérance ; reporte ton âme à Ja pensée des bienfaits que Dieu t’a déjà accordés, et de ceux que sa promesse te réserve un jour.
D'abord, tu es homme , et l’homme est le seul animal que Dieu ait faconné de ses mains. N'est-ce pas assez déjà pour t’inspirer la plus haute confiance, si ton esprit est sage, que d’avoir été formé par les propres mains du Dieu qui a ordonné l'univers ? surtout lorsque ta ressemblance avec ton créateur te permet de t’élever par une vie
ne.
Meuvnuévos οὖν τῆς φύσεως,