‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 16 sur 77 · VI. Πάλιν · texte numérisé non relu

VI. Πάλιν

ei τις δυσγενἠὴς

MA τοίνυν ἀπογνῷς σεαντοῦ,

Te souvenant donc de ta nature, tu ne t’enorgueilliras jamais ; or tu te souviendras de toi-même, si tu fais-attention à toi-même.

VI. D’un-autre-côté es-tu quelqu'un de-basse-naissance, et sans-renommée, pauvre entre les pauvres, sans-foyer, sans-ville, sans-force, manquant des choses nécessaires pour chaque jour, redoutant ceux qui sont en puissance, tremblant-devant tous à cause de l’humilité de ta vie?

Car le pauvre, dit Salomon, ne supporte pas la menace.

Ne désespère donc pas detoi-méine, et ne rejette pas toute bonne espérance, parce que nulle chose digne-d'envie n’est à toi dans le présent;

ἀλλά ἀνάγαγετὴν Vuxhvocauroù mais reporte l'âme de toi-même

et vers les biens donnés-précédemment déjà à toi par Dieu,

χαὶ πρὸς τὰ ἀποχείμεναὕστερον et vers ceux réservés plus tard

Πρῶτον μὲν οὖν, el ἄνθρωπος, µόνον τῶν ζώων θεόπλαστον. . :

+, Esé-ce que ceci ne suffit pas

en-vertu-de la promesse.

D'abord donc, tu es homme.

seul desanimaux façonné-par-Dieu.

à un homme réfléchissant sagement pour inspirer une confiance | celle le plus haut (la plus grande), le avoir été façonné

ὑπὸ τῶν χειρῶν αὐτῶν τοῦ Θεοῦ par les mains mêmes du Dieu

ἔπειτα ὅτι χαὶ γενόμενος κατὰ εἰχόνα τοῦ χτίσχντός GE,

qui a formé toutes 66 choses ?

ensuite cect que aussi, ayant été fait à l’image de celui qui a créé toi,

ὁμοτιμίαν δι’ ἀγαθης πολιτείας ἀναδραμεῖν; Wurhv ἔλαθες νοερὰν, δι᾽ ἧς Θεὸν περινοεῖς, τῶν ὄντων τὴν φύσιν λογισαῦῷρ χαθορᾶς, σοφίας δρέπγη χαρπὸν ἤδιστον. Πάντα µέν σοι τὰ χερσαῖα ζῶα, ἥμερά τε χαὶ ἄγρια, πάντα δὲ τὰ ἐν ὕδασι διαιτώµενα , καὶ ὅσα τὸν ἀέρα διαπέταται τοῦτον , δοῦλά ἐστι καὶ ὑποχείρια. OÙ σὺ µέντοι τέχνας ἔξεῦρες , χαὶ πόλεις συνεστήσω., χαὶ ὅσα ἀναγχαῖα , χαὶ ὅσα πρὸς τρυφὴν ἐπενόησας } OÙ βάσιµά σοι τὰ πελάγη διὰ τὸν λόγονϊ; OÙ γῇ χαὶ θάλαττα ὑπηρετεῖ τῷ

vertueuse au rang même des anges? Τα as reçu une âme intelligente, par laquelle tu conçois Dieu, tu te rends compte de la nature des êtres , tu cueilles le fruit le plus doux de la sagesse. Tous les animaux que portent la terre, privés ou sauvages, tous ceux qui vivent dans les eaux, tous ceux qui fendent cet air, sont tes serviteurs et tes esclaves. Nest-ce pas toi qui as inventé les arts, qui as fondé des villes, qui as imaginé tout ce qui sert à tes besoins ou à tes plaisirs? Ne marches-tu pas sur les mers, grâce à ton génie ? La terre et les eaux ne fournissent-elles pas à ta vie? L'air et le ciel et les chœurs des astres ne te montrent-ils pas ieur ordre admirable ? Pourquoi donc t’affliger, si tu ne possèdes pas un coursier au frein d'argent ? N’as-tu pas le soleil qui, dans sa course infatigable , t’éclaire durant tout le jour de son flambeau? Tu n’as pas de candéia

ἐστί σοι δοῦλα nai ὑποχείρια.

tu peux t'élever

par une vertueuse conduite

au même-degré-d’honneur

des( que les anges)?

Tu as reçu une âme intelligente, par laquelle tu conçois Dieu,

tu vois par le raisonnement

la nature des choses qui sont,

tu cueilles un fruit très-agréable

de sagesse.

Tous les animaux de-la-terre,

et doux et sauvages,

et tous ceux qui vivent

dans les eaux,

et tous-ceux-qui volent-à-travers cet air-ci,

sont pour toi esclaves et soumis.

Et toi n’as-tu pas trouvé des arts, et n’as-tu pas formé des villes,

et n'as-tu pas imaginé [res, toutes-les-choses-qui sont nécessaiet toutes-celles-qui sont

en-væw-de plaisir ? .

Les mers

ne sont-elles paspraticables pour toi grâce-à ta raison ?

La terre et la mer

ne subviennent-elles pas

à la vie tienne P

L’air et le ciel

et les chœurs des astres

ne montrent-ils pas à toi l’arrangement d'eux-mêmes ?

Pourquoi donc as-tu-l’âme-humble, parce qu’un chevalau-frein-d'argent n’est pas toi?

Mais tu as le soleil

qui porte à {οἱ le flambeau

pendant tout le jour

par une course très-rapide.

48 OMIAIA ΕΙΣ TO‘ ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΑΥΤΩ.

xal χρυσοῦ λαμπηδόνας, ἀλλὰ σελήνην ἔχεις μυρίῳ σε τῷ παρ) αὐτῆς φωτὶ περιλάµπουσαν. OÙx ἐπιθέθιχας ἁρμάτων χρυσοχολλήτων , ἀλλὰ πόδας ἔχεις, οἰχεῖον ὄγημα χαὶ συμφυὲς σεαυτῷ. Τί οὖν µαχαρίζεις τοὺς τὸ ἁδρὸν βαλάντιον χεχτηµένους, χαὶ ἀλλοτρίων ποδῶν εἲς τὴν µετάθασιν δεοµένους; OÙ καθεύδεις ἐπὶ χλίνης ἐλεφαντίνης, ἀλλ᾽ ἔχεις τὴν ήν πολλῶν ἐλεφάντων τιµιωτέραν,, καὶ γλυχεῖαν ἐπ᾽ αὐτῆς τὴν ἀνάπαυσιν, ταχὺν τὸν ὕπνον χαὶ µερίµνης ἀπηλλαγμένον. OÙ χατάχεισαι ὑπὸ χρυσοῦν ὄροφον, ἀλλ᾽ οὐρανὸν ἔχεις τοῖς ἀῤῥήτοις τῶν ἀστέρων κάλλεσι περιστίλθοντα. Ταῦτα μὲν δὴ τὰ ἀνθρώπινα τὰ δ᾽ ἔτι µείζω. Διὰ σὲ Θεὸς ἐν ἀνθρώποις, Πνεύματος ἁγίου

bres d’or et d’argent, malsla lune te baigne de sa riche lumière. Tu ne montes pas sur des chars d’or, mais tu as des pieds, c’est ta voiture à toi, elle ne te quitte point. Pourquoi donc envies-tu ceux dont la bourse est pleine , et qui, pour se déplacer, ont besoin de pieds qui ne sont pas à eux ? Tu ne dors pas sur un lit d'ivoire, mais tu as la terre, plus précieuse que tout l’ivoire du monde, où tu reposes doucement, où tu trouves un sommeil prompt et exempt de soucis. Tu n’habites pas sous un lambris doré, mais tu as le ciel où resplendit la merveilleuse beauté de tous les astres. Tels sont les biens de cette vie mortelle, et il en est d’autres qui les surpassent : un Dieu vivant parmi les hommes pour l’amour de tol, la répartition des grâces

du saint Esprit, la mort vaincue, l’espoir d’une résurrection, des

El τὴν µετάθασιν ; OÙ χαθεύδεις

Où χατάκεισαι

‘Tu n’as pas des candélabres

d'argent et d’or,

mais tu as la lune

qui brille-autour-de toi

de la lumière infinie qui vient d'elle.

Tu n'es pas monté-sur des chars plaqués-d’or,

mais tu as des pieds, moyen-de-transport qui est propre et naturellement-cohérent

à toi-même,

Pourquoi doné trouves-tu-heureux ceux qui possèdent

la bourse grosse,

et qui ont-besoin de pieds étrangers pour la locomotion ? , Tu ne dors pas

sur un lit d’-ivoire,

mais tu as la terre

qui est plus précieuse

que de nombreux éléphants, et le repos doux

sur elle,

le sommeil prompt

et débarrassé de souci.

Tu ne reposes pas

sous un plafond d’-or ;

mais tu as le ciel

-tout-étincelant

des beautés inexprimables des astres.

Cesbienfaits à la vérité donc sont les bienfaits humains; mais les autres sontencore plus grands.

Pour toi un Dieu parmi les hommes la distribution de l’Esprit saint, la destruction de la mort, l'espoir de la résurrection, des préceptes divins

50 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟ: ΠΡΟΣΕΣΕ ZEAYTQ.

VIL ᾿Εὰν προσέχης σεαυτῷ, ταῦτα χαὶ ἔτι πλείω εὑρήσεις περὶ σεαυτόν ' χαὶ ἀπολαύσεις μὲν τῶν παρόντων, οὗ puxpoψΨυχήαεις δὲ 'πρὺς τὸ ἐνδέον. Πανταγοῦ σοι παριστάµενον τὸ παράγγελµα μεγάλην παρέξεται τὴν βοήθειαν. Οἷον , ὀργή σου τῶν Ἀλογισμῶν κατεκράτησε, καὶ ἐχφέρῃ ὑπὸ θυμοῦ πρός τε ῥήματα ἀπρεπῃ καὶ πράξεις χαλεπὰς χαὶ θᾳηριώδεις ἐὰν προσέχης φεαντῷ, χαταστελεῖς μὲν τὸν θυμὸν ὥσπερ τινὰ πέόλον' ἀπειθῆ χαὶ δυσήνιον, τῇ πληγἩ τοῦ λόγου οἱονεὶ µάστιγι καθαπτόµενος. Κρατήσεις δὲ nal γλὠώσσης, τὰς δὲ χεῖρας οὐκ ἐπαφήσεις τῷ παροξύναντι. Πάλιν ἐπιθυμίαι πονηραὶ , ἐξοιστρῶ-

dal σου τὴν Ψψυχὴν, εἷς ὁρμὰς ἀκρατεῖς καὶ ἀκολάστους

préceptes divins qui rendent ta vie plus parfaite, une route tracée vers Dieu par le respect de ses commandements, un royaume céleste . où tu peux prétendre, des couronnes de justice qui te sunt préparées, si tu consens à travailler pour la vertu.

ΥΠ. Observe-toi, et tu reconnaîtras en toi-même tous ces bienfaits et de plus nombreux encore; tu jouiras des biens qne tu pessèdes , loin de te décourager à la pensée de ceux que tu n'as pas. Toujours présent à ton esprit, ce précepte viendra à ton aide de mille manières. La colère a-t-elle triomphé de ta raison, t’entrainet-elle à des paroles inconvenantes, à des actes violents et dignes d’une bête sauvage ? si tu t'obserres , tu réprimeras ton emportement comme un cowrsier ândocile et rétif, tu Jui feras sentir le fonet de la divine parole. Tu seras maître de ta langue, tu ne porteras pas la main sur celui qui l’a offensé, Que des désirs pervers viennent aiguillonner ton âme ct la jettent dans de fougueux et indomptables

χαὶ πλείω te

Olov, ὀργὴ χατεκράτησε τῶν λογισμῶν σον,

καὶ éxpépn ὑπὸ θυμοῦ πρός τε ῥήματα ἀπρεπὴ χαὶ πράξεις χαλεπὰς

χαὶ θηριώδεις ; du

Κρατήσεις δὲ καὶ γλώσσης, oÙx ἐπαφήσεις δὲ τὰς χεῖρας τῷ παροξύναντι.

Πάλιν ἐπιθνμίαι πονηραὶ, ξοιστρῶσαι τὴν Yuyñv σου, ἐμθάλλουσιν εἰς ὁρμὰς ἀκρατεῖς

perfectionnant la vie de ti,

le voyage vers Dieu

par les commandements,

la royauté des cieux préparée, des couronnes de justice prêtes pour {οί n'ayant pas ful

les peines pour la vertu.

VIT.Si tu fais-attention à totintème, tu trouveras autour de toi-même ces bienfaits ét de plus nombreux envore; | et tu jouiras à la vérité des biens présents, et tu ne seras-point-abattu par-rapport-à ce qui fe manque.

Se présentant à ‘toi partout, ,

le précepte

{e fournira le secours grand.

Par-exemple, la colère a vakiou

les raisonnements (la raison) de toi, ettu es emporté par cetle colère

et à des paroles inconvenantes,

et à des actions violentes

et dignes-d’une-bête-sauvage ?

si tu fais-attention à toi-même,

tu réprimeras la colère

vomme un poulain désobétssæit

et rétif-à-la-bride,

l’atteignant

du coup de la parole divine

comme d’un fouet,

Et tu seras maître aussi de fa langue, et tu ne jetteras pas'tes mains

sur celui qui {4 irrité.

D'un-autre-côté des désirs pervers, rendant-furieuse l’âme de toi,

la jettent dans des élans indomptables etimpossibles-à-réprimer :

si dont

52 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟ». ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΑΥΤΩ.

ἐμθάλλουσιν ΄ ἐὰν οὖν προσέχης σεαυτῷ, χαὶ μνησθῆς ὅτι τοῦτο μέν σοι τὸ παρὸν ἡδὺ εἷς πικρὸν καταντήσει πέρας, χαὶ ὁ νῦν ἐκ τῆς ἡδονῆς ἐγγινόμενος τῷ σώματι ἡμῶν γαργαλισμὸς, οὗτος γεννήσει τὸν ἰοθόλον σκώληκα ἀθάνατα κολάζοντα ἡμᾶς ἐν τῇ γεέννη, καὶ À πύρωσις τῆς σαρχὺὸς µήτηρ γενήσεται τοῦ αἰωνίου πυρὸς, εὖθὺς οἶχήσονται φυγαδευθεῖσαι af ἡδοναὶ, χαὶ θαυμαστή τις ἔνδον γαλήνη περὶ τὴν ψυχἠν καὶ ἡσυχία γενήσεται, οἵον θεραπαινίδων ἀχολάστων θορύθου κατασιγασθέντος δεσποίγης τινὸς σώφρονος παρουσία. .

Ἡρόσεχε τοίνυν σεαυτῷ, χαὶ γνῶθι ὅτι τὸ μὲν λογιχόν ἐστι καὶ νοερὸν τῆς ψυχῆς, τὸ δὲ, παθητιχὸν καὶ ἄλογον. Καὶ τῷ μὲν φύσει τὸ χρατεῖν ὑπάρχει, τοῖς δὲ 1, τὸ ὑπαχούειν τῷ λόγῳ χαὶ χαταπείθεσθαι. My ποτε οὖν ἑάσης ἐξανδραποδισθέντα τὸν

transports ; si tu t’observes , si tu te souviens que cette volupté d’un moment aura une fin bien amère, que ce plaisir qui chatouille nos sens engendrera le ver dont la morsure sans fin fera notre tourment dans la géhenne, que les ardeurs de la chair allumeront le feu éternel, aussitôt les passions seront mises en fuite, et tu sentiras naître ‘dans ton âme un calme profond et délicieux, comme la présence d’une sage | maîtresse fait taire le bruit de servantes indisciplinées.

Nbserve-toi donc, et sache que ton âme est composée de deux parties : l’une raisonnable et intelligente, l’autre déraisonnable et su-— jetie aux passions. L'une est faite pour commander, l'autre pour.

obéir et sa soumettre à la raison. Ne souffre jamais que ton esprit soit

tu fais-attention à toismême,

et si tu te souviens

que ce présent doux à toi

aboutira à une fin amère,

et que le chatouillement

se produisant à présent

dans le corps de nous

par-suite du plaisir,

celui-là engendrera

le ver qui-lance-des-piqûres

châtiant nous éternellement

dans Ja géhenne,

et que l’embrasement de la chair

deviendra mère

du feu éternel,

les plaisirs mis-en-fuite

auront disparu aussitôt,

et un certain calme admirable

et une tranquillité admirable

se fera au dedans autour del’âme,

comme le tumulte

de servantesindisciplinées

ayant été ramené-au-silence

par la présence

de quelque maîtresse-sage, Fais-attention donc à toi-même,

et sache que l’une des parties

de l’âine

est raisonnable et intelligente,

l’autre, passionnée et déraisonnable.

Et à l’une le commander

appartient par nature,

et aux autres (aux passions),

le écouter la raison

et lui obéir. :

Ne laisse donc jamais J’esprit

ayant été réduit-en-servitude devenir esclave des passions ;

et d’un-autre-côté au contraire ne aux passions [permets pas

54 OMIALA ΕΙΣ TO ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΔΥΤΩ.

χειραγωγίαν nai πρὸς τὴν ἔννοιαν τοῦ Θεοῦ. ᾿Εὰν γὰρ προσἔχης σεαυτῷ, oùdèv δεήση ἐκ τῆς τῶν ὅλων χατασχευᾶς τὸν δημιουργὸν ἐξιχνεύειν, ἁλλ᾽ ἐν σεαυτῷ, ofovel μικρῷ τιν χόσμφ!, τὴν μεγάλην κατόψει τοῦ κτίσαντός σε σοφίαν . ᾿Ασώµατον ver τὸν Θεὰν ἐχ, τῆς ἐνυπαρχούσης σοι ψυχῆς ἀσωμάτου, μὴ περιγραφόµενον τόπῳ , ἐπειδὴ οὐδὲ ὁ σὸς νοῦς προηγουμένην3 ἔχει τὴν ἐν τόπῳ διατριϐὴν , ἀλλὰ διὰ τῆς πρὸς τὸ σῶμα συναφείας ἓν τόπῳ γίνεται. ᾿Αόρατον εἶναι τὸν Θεὸν πίστευε, τὴν σεαυτοῦ ψυγὴν ἐννοήσας , ἐπειδὴ καὶ αὐτὴ σωματικοῖς ὀφθαλμοῖς ἅληπτός ἐστιν. Οὖτε γὰρ κέχρωσται, οὔτε ἐσχημάτισται , οὔτε τινὶ σωματικῷ. χαρακτῆρι περιείληπται, ἀλλ᾽ ἐκ τῶν ἐνεργειῶν γνωρίζεται µόνον, Ὥστε pire ἐπὶ Θεοῦ ζητήσης τὴν δι’ ἆφθαλ-

asservi aux passions; ne permets pas que la passion secoue le joug et s’arroge l’empire de l'âme.

Enfin , l’examen attentif de toi-même te conduira naturellemest, et comme par la main, à la pensée même de Dieu. En effet, situ t’observes , tu n’auras pas besoin de chercher dans l’ordre de l’untvers celui qui en est l'arüsan:tu apercevras en toi-même, comme dans un petit monde, la sublime sagesse de celui qui t’a créé. Faistoi d’après l'âme immatérielle qui est en toi l’idée d’un Dieu immatériel qui n’est point enfermé dans un lieu. En effet un séjour déterminé n'est point essentiel à ton esprit; il ne réside dans tel au tel endroit qu’à cause de son union avec le corps. Crois aussi que Dieu est invisible , en songeant à ton âme que les yeux du corps ne peuvent non plus saisir. Elle n’a ni couleur, ni figure, elle n’est pas revêtue d’une forme matérielle , ses actes seuls la font connaître. Ne cherche donc pas à contempler Dieu de tes regards, mais laissant

κατεξαναστῆναι τοῦ À6yau, καὶ περιστῆσαι εἰς ἑαυτὰ vd χράτος της φνχῆς.

Ἐὰν γὰρ. πρασέχας SAUT ».

Née τὸν Θεὸν ἀσώματον ἐκ τῆς φυχῆς ἁσωμάτανἱνυπαρχούσης σοι μὴ περιγραφόµενον té

de se soulever-contre la raison, et de -placer-autour sur elles-mêmes la domination de l'âme.

Et en-un-mot [toi-même la contemplation exacte (attentive) de fourvira. à tai une conduite suffisante ausst vers la pensée: de Dieu.

Car si tu fais-attention à toi-même, tu n’auras-besoin en rien

de rechercher l'artisan

d’après la disposition

des choses universelles,

mais tu. apereswras en toi-même, comme dans un petit monde,

la grandé sagesse

de. celui αἱ. créé tai.

Conçois Dieu sans-corps

d'après l’âme incorporelle

qui se trouve-en toi,

congçois-le non cireonscrit dans.un lieu;

puisque non plus ton esprit

n’a Je séjour dans un lieu comme principal (essentiel), mais se trouve dans un lieu

par la connexion ayec le corps.

Crois Dieu être invisible ,

ayant songé à l’âme de toi-même, puisque aussi elle-arème * est insaisissable

par les yeux du-corps.

Car et elle n’est pas colorée,

et ellen’est pasrevêtue-d’une-figure,

et.elle.n'est pas enfermée [porelle, dans quelque empreinte (forme) cormais est connue seulement

d’après ses actes.

De-sorte-que ne chereirepasnonplus à-propos-de Dieu

56 OMIAIA EIZ ΤΟ» ΠΡΟΣΕΣΕ ΣΕΑΥΤΩ.

μῶν κατανόησιν , ἀλλὰ τῇ διανοίᾳ ἐπιτρέψας τὴν πίστιν, νοητὴν ἔχε τὴν περὶ αὐτοῦ κατάληψιν. Θαύμαζε τὸν τεχνίτην, πῶς τῆς ψυχῆς σου τὴν δύναμιν πρὸς τὸ σῶμα συνέδησεν, ὥς, µέχρι τῶν περάτων αὐτοῦ διϊχνουµένην , τὰ πλεῖστον διεστῶτα µέλη πρὸς µίαν σύμπνοιαν καὶ χοινωνίαν ἄγειν. Σχόπει τίς À ἀπὸ ψυχῆς ἐνδιδομένη τῇ σαρχὶ δύναµις τίς À ἀπὸ σαρχὸς πρὸς ψυχὴν ἐπανιοῦσα συμπάθεια * πῶς δέχεται μὲν τὴν ζωὴν ἐκ τῆς ψυχῆς τὸ σῶμα, δέχεται δὲ ἀλγηδόνας ἀπὸ τοῦ σώματος À ψυχή ΄ ποίας ἀποθήχας τῶν µαθηµάτων ἔχει" διὰ τί οὐκ ἐπισχοτεῖ τῇ γνώσει τῶν προλαθόντων À τῶν ἐπιγινομένων προσθήχη», ἀλλ’ ἀσύγχυτοι χαὶ εὐχρινεῖς af μνῆμαι, οἵον χαλκῇ τινι στήλη τῷ ἡγεμονικῷ τῆς ψυχῆς ἐγχεχαραγμέναι, διαφυλάτ» τονται ' πῶς μὲν, πρὸς τὰ τῆς σαρχὸς ὑπολισθαίνουσα πάθη, τὸ

οἰχεῖον ἀπόλλυσι κάλλος πῶς 88 πάλιν, τὸ ἀπὸ xaxlac αἴσχος

agir la foi dans ta pensée , contente-toi de le voir par les yeux de l'esprit. Admire comment le divin artisan a su lier à ton corps une âme assez puissante pour pénétrer jusqu'aux extrémités et réunir en une harmonie et un accord parfait les membres les plus éloignés j’un de l’autre. Considère quelle force l’âme donne à la chair, et quelle sensibilité la chair communique à l’âme à son tour; comment le corps reçoit la vie de j’âme , tandis que l’âme ne recoit du corps que des douleurs; quels trésors de connaissances elle renferme ; pourquoi, loin que des notions nouvelles nuisent à la clarté des anciennes, les souvenirs se conservent nets et distincts , gravés dans l'intelligence comme sur une colonne d’airain ; comment l'âme, lorsqu’elle se laisse entraîner aux passions de la chair, perd la beauté qui lui est propre ; comment aussi, quand elle s’est purifiée des souil- |

la connaissance par les yeux, Mais ayant confié la foi

à ton imagination,

aie intellectuelle (par la pensée) la perception au sujet de lui.

Admire l’artisan,

comment il a attaché au corps la puissance de l’âme de toi,

- en sorte que elle, pénétrant

jusqu'aux extrémités de lui, amener les membres éloignés le plus à un seul accord

et une seule communauté, Examine quelle est la puissance donnée à la chair par l’âme; [sions quelle est la communauté-d’impresqui remonte de la chair

vers l’âme ;

comment à la vérité le corps

reçoit la vie de l’âme,

mais l’âme

reçoit des souffrances

du corps ;

ποίας ἀποθήκας τῶν µαθηµάτων -quels dépôts des connaissances

dv τινι στήλη χαλκῇ"

elle 8; 9 pour quoi l’addition

. des connaissances qui s'ajoutent

n’obscurcit pas la notion de telles qui ont précédé, mais les souvenirs + sont conservés non-confus et facilement-distincts,

gravés-dans la partie directrice

de l’âme

comme sur une colonne d’-airain ; comment à la vérité elle perd

la beauté qui lui est propre, glissant (se laissant aller)

vers les passions de la chair;

et comment en revanche,

58 OMIAIA ΕΙΣ το” IIROZEXE ΣΕΔΤΦ..

ΥΠΙ, Πρόσεχε, εἰ δοχεῖ σοι, μ.ετὰ τὴν τῆς ψυχῆς θεωρίαν͵, καὶ τῇ τοῦ σώματος κατασχευῇ , καὶ θαύμασον ὅπως πρέπω αὐτὸ χαταγώχιον τῇ λοχικῇ ΨυχἩ ὃ ἀριστοτάχνηςὶ ἐδημιούργησεν . ἜὌρθιον ἔπλασελ µόνον τῶν ζώων τὸν ἄνθρωπον, ἵν᾽ ἐξ αὐτοῦ τοῦ σχήματος εἶδῃς ἅτι ἐκ, τῆς ὤνωθεν αυγγενείας. écriv. ἡ ζωή σου. Τὰ μὲν γὰρ τετράποδα πάντα πρὸς τὴν γῆν βλέπει δ, xai πρὸς τὴν γαστέρα véveuxsv * ἀνθρώπῳ δὲ ἑτοίμη πρὸς αὐρανὺν À ἀνάθλεψις, ὥστε μὴ σχολάζειν γαστρὶ μηδὲ τοῖς ὑπὸ γαστέρα πάθεσιν, ἀλλ᾽ ἅλην ἔχειν τὴν ὁρμΊν πρὸς τὴν ἄνω πορείαν. Ἔπειτα τὴν κεφαλὴν ἐπὶ τῶν ὑψηλοτάτων θεὶς, ἐν αὐτῆ τὰς πλείστου ἀξίας τῶν, αἰσθήσεων χαθιδρύσατο . ᾿ Εχεῖ. ὄψις, καὶ &xoù, χαὶ γεῦσις , καὶ ὄσφρησις, πᾶσαι ἐγγὺς ἀλλήλων. χατιρκι-

lures du vice, elle reprend, grâce à la vertu, sa ressemblance avec celut qui l’a créée.

VIII. Après que tu auras contemplé ton âme, observe, si tu le veux, la disposition de ton corps, et vois avec admiration quel séjour digne d’elle le divin architecte a préparé à l'âme douée de raison. Ἡ a mis l’homme debout , seul de tous les animaux, 48Η que tu voies, d’après ton attitude même, que le souffle qui t’anime n'est pas étranger au ciel. Toutes les bêtes ont les regards attachés à la terre et la tête penchée:vers les parties les moins nobles.de leur être ; le regard de l’homme , au contraire, se porte naturellement au firmament, et au lieu de partager les vils instincts de ia brute, il n’aspire qu’à s'élever vers le ciel. De plus, Dieu a placé la tête sur la partie la plus haute du corps, et il y a établi le siége des sens les plus nobles, C’est là qu'il a mis, et près l'un de l’autre, la vue, l'oule, le goût, l’odurats ethien.queresserrés dans un si petit espace,

VAT. Πρόσεχε, Bone. Got, μετὰ τὴν θεωρίαν τῆς ὑνχῆς, καὶ τῇ χατασκευῇ τοῦ σώματος.

xd θαήµασον ὕπως ὁ ἀριστατέχνης ἐδημιούργησεν αὐτὸ χαφαχώχιον πρέπον τῇ ψυχῆ λογική.

Ἔκλασε τὸν ἄνθρωπον ὅρθιον μόνον τῶν ζώων, ἵνα εἶδῆς Euh ζωή σον ἱστὶν ἐχ τῆς συγγενείας ἄνωθεν., Πάντα μὲν γὰρ τὰ τετράποδα βλέπει πρὸς τὸν γῆν, καὶ νένευχε πρὸς τὴν γαστέρα' AS ἀνάθλεψες πρὸς οὐρανὸν ἑτοίμη ἀνθρώπῳ, ὥστε μὴ σχολάζειν.

s'étant purifiée de la laideur qui résulte du vice, elle revient par la vert; à la ressemblance de celui qui l’a créée.

VIH Faimattention,, si. cela semble-bon à toi après Ja contemplation l’âme, aussi xkla-disposition.du corps, etadmire comment l’excellent-artisan a fait lui:

un lieu-de-séjour convenable pour l’âme raisonnable.

Ἡ a: foemé:l'homme-droit seul des animaux, afin que tu voies d’après l'attitude-afle-mÜme que la vie. de: tai est. (vient) dé l’affinité d’en haut, Car tous les: quadrupädes- (animaux) regardent vers la terre, . | et sont inclinés vers leur ventre ; mais l’élévation-du-regard.

vers le ciel est prête (facile) pour l’homme,

' de manière-à n’avoir-pas-de“loisir

pour le (pour:s'qccuper du).venire, ni pour les (ni. des) passions

sous le (dépendant.du) ventre, mais à avoir son élan entier

vers le voyage d’en haut.

Ensuite ayant placé la tête

sur les parties les plus. hautes,

i] a assis en elle

ceux des sens

dignes du plus grand prit

Là est la vue, et l’oule, at. le goût. et l'odorat,, établis

60 ΟΜΙΛΙΑ ΕΙΣ TO‘ IIPOZEXE ZEAYTQ.

aucun de ces sens ηθ (γουρ]ο les fonctions des autres. Les yeux occupent le point le plus élevé, afin que nulle partie du corps ne puisse leur faire obstacle ; protégés par les sourcils, qui forment une légère proéminence, ils sont forcés par cette saillie qui les domine de regarder droit devant eux. L’oreille à son tour ne présente pas une ouverture directe , mais elle reçoit par un conduit sinueux les sons qui se trouvent dans l’air : et c'est ce qui prouve encore une admirable sagesse, car la voix y pénètre sans obstacle, rendue plus sonore même par: les détours contre lesquels elle vient se heurter, et aucun accident extérieur ne peut empêcher l’exercice.de ce sens. Vois combien ta langue est à la fois délicate et souple , répondant par la variété de ses mouvements à tous les besoins de la parole. Tes dents, organes de la voix, puisqu'elles offrent à la langue un point d'appui et une résistance, servent en même temps , les unes à cou-

Gate τὴν μὲν φωνὴν

tous près les uns des autres.

Et étant resserrés ainsi

autour de (dans) une place petite, chacun ne met obstacle en rien

à l’action de son voisin.

Les yeux à la vérité certes ont occupé le plus haut point-d’observation, de-manière-à-ce-que aucune

des parties du corps [obstacle), courir-au-devant d’eux {ne leur fasse mais étant assis-sous

une petite saillie des sourcils,

ils sont dirigés vers la ligne droite par la proéminence d’en haut (d’au- D’autre-part l’oule [dessus).

n’est pas ouverte en direction droite, mais recoit

par le conduit en-spirale

les sons qui sont dans l'air.

Aussi ceci est de la sagesse

celle très-en-haut (très-supérieure), de sorte que à la vérité la voix traverser sans-empêchement,

ou même résonner davantage, étant brisée par les anfractuosi tés, et aucune

des choses qui surviennent du dehors ne pouvoir être un empêchement

à la sensation.

Étudie

la nature de Ja langue,

comment elle est et tendre

et flexible,

et suffisant

pour tout usage de la parole

par la variété du mouvement.

Les dents,

sont en-même-temps à la vérité organes de la voix,

fournissant à la langue

τροφῆς ὑπηρέται * αἱ μὲν τόµναντες αὐτὴν , αἵ δὲ λεαίνοντες . Kai οὕτω πάντα λογισμῷ ἐπιπορευόμενος τῷ προσήκοντι , καὶ χαταµανθάνων ὀλκὴν, ἀέρος διὰ τοῦ πνεύµονας,. τοῦ .θερμοῦ φυλακὴν ἐπὶ τῆς καρδίας, ὄργανα πέψεὼς, ὀχετοὺς αἵματος, x πάντων τούτων τὴν ἀνεξιχνίασταν ααφίαν τοῦ πακήσαντός ae χατόψαε, ὣς ἂν καὶ αὐτόν'σε εἰπεῖν μετὰ τοῦ προφήτου * ᾿Εθαυμαστώθη ἡ γνῶσίς αου ἐξ ἐμοῦ]. |

κράτος ec τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. ᾽Αμήν.

per, les autres à broyer les aliments. Que si tu examines ainsi successivement et au point de vue convenable toutes les parties. da ton corps , si tu étudies lea poumons qui attirent l'air, le cœur qui-censerve la chaleur de la vie , les organes de la dfgestfon, les canaux où circule le‘sang, partout tu reconnaîtras l’incompréhensihle sagesse du créateur, et tu pourras t’écrier avec le prophète :. Ta science est élevée d’une. manière merveilleuse au-dessus de moi:

Observetoi donc, afin que: tu observes aussi ce Dieu à qui appartient la gloîre et Ix puissance dans les siècles des siècles Ainsi soit-il.

CS

τὴν ἀντέρεισιν ἰσχυρὰν , ὁμ.οῦ δὲ xai ὑπηρέται τροφῆς; οἱ μὲν τένοντες αὐτὴν ο οἱ δὲ λεαίναντες.

Καὶ ἐπιπορευόμενος οὕτω πάντα τῷ λοχισμῷ προσήκοντι͵, xai χαταµανθάνων ὅλχὴν ἀέρος διὰ τοῦ πνεύµονος, φυλαχὴν τοῦ θερμοῦ ἐπὶ τῆς χαρδίαςι ὄργανα πέψεως, ὀχετοὺς αἵματος »

dure.

le (un) point-d’appui solide,

et en-même-temps aussi

ministres de la nourriture;

les unes coupant elle,

les autres /& broyant.

Et parcourant ainsi toutes choses par le ræ#isonnement convenable,

et examinant

l'attraction: de l'air par le poumon, la conservation de la chaleur :

auprès du cœur,

les organes de la digestion,

les conduits du sang, Lses tu apercevras d’après toutes.ces chola sagesse incompréhensible

de celui qui a fait toi,

de manière que aussi toi-même.

pouvoir dire

avec le prophète :

La science de tol [leuse s’est-élevée-d’une-manière-merveilau-dessus de moi.

Fais-attention donc ἆ toi-même, afin que tu fasses-attention à Dieu, à qui est la gloire et la puissance dans les siècles des siècles:

Aäusi-soit-il.

NOTES DE L'HOMÉLIE DE SAINT BASILE

Page 1