DE CÉSAIRE SON FRÈRE
1. Οἴεσθε ἴσως, L Vous croyez peut-être, ὠφίλο:, καὶ ἀδελφοὶ, καὶ πατέρες, Ô amis, et frères, et pères, τὸ γλυκὺ καὶ πρᾶγμα καὶ ὄνομα, et douce chose et doux nom,
λόγους μαχροὺς nai κομψοὺς,
rai σοφίσησθε
moi accepter de-bon-cœur
le discours,
devant jeter des gémissements
et des lamentations
sur celui qui est parti (mort),
ou devant étendre (développer)
des discours longs et pompeux, desquels la plupart sont-contents; et vous vous êtes préparés
les uns [moi comme devant prendre-le-deuil-avec et devant gémir-avec moi,
afin que dans mon malheur
vous pleuriez vos malheurs propres, vous tous-à-qui quelque chose de tel et trompiez [est, ce qui souffre en vous à-propos-de malheurs de-vos-amis ; les autres [votre oule, comme devant donner-un-régal-à et devant être plus charmés;
car vous croyez failoir
nous faire étalage
même de notre infortune, [ces, tels qu'étaient autrefois nos exerctlorsque nous étions
5 | ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.
τἆλλα ἦμεν ἱκανῶς περιττοὶ καὶ τῆς ὅλης!, χαὶ τὰ περὶ λόγος φιλότιμοι, πρὶν ἀναθλέψαι πρὸς τὸν ἀληθη λόγον καὶ ἀνωτάτω, καὶ πάντα δόντες Θεῷ", παρ) οὗ τὰ πάντα, Θεὸν ἀντὶ πάντων λαθεῖν. Μηδαμῶς, μὴ τοῦτο περὶ ἡμῶν ὑπολάθητε, El τι ὑπολαμθάνειν βούλεσθε δεξιόν. Οὔτε γὰρ θρηνήσοµεν τὸν ἀπελθόντ., πλέον À καλῶς ἔχει, OÙ γε μηδὲ τῶν ἄλλων τὰ τοιαῦτα ἀποδεγόµεθα, οὔτε ἐπαινεσόμεθα πέρα τοῦ μέτρου * καίτοι γε ὀῶρον ϱίλον χαὶ οἰχειότατον, εἴπερ τι ἄλλο, τῷ λογίῳ λόγος, καὶ τῷ διαφερόντως ἀγαπήσαντι τοὺς ἐμοὺς λόγους, ἡ εὐφημία" xai ο δῶρον µόνον, ἀλλὰ καὶ χρέος ἁπάντων χρεῶν δικαιότατον' ἀλλ᾽ ὅσον ἀφοσιώσασθαι τὸν περὶ ταῦτα νόµον, χαὶ δαχκρύσαντες
mais alors, trop esclave de la matière, j’aspirais à la gloire de l'éloquence : je n’avais pas encore levé les yeux vers la parole de vérité, k Verbe suprême ; je n’avais pas encore donné tout à Dieu, de qui tout nous vient, pour recevoir Dieu en échange de tout, Ainsi, n’attendez de moi rien de pareil, si vous voulez que vos conjectures solent vraies. Pleurant sur celui qui s’est éloigné de nous, nous ne franchirons pas les bornes, nous qui blâmons chez les autres l'excès de la douleur; nous saurons aussi le Jouer avec mesure : et pourtant quel présent plus cher et plus convenable pour l’homme éloquent que le discours! pour celui qui aima singulièrement ma parole, que l’éloge ? Ce n'est même pas seulement un présent, c’est une dette, et la plus juste de toutes les dettes. Mais quand nous aurons donné à son souvenir σε qu’il faut de larmes et de louanges pour satisfaire à l’usage (usage qui n’est pas étranger à notre sagesse même : car « La mémoire du juste
et suffisamment abondants
en les autres choses de la matière, et ambitieux [cernant les) discours, quant aux choses autour des (conavant d’avoir élevé-les-yeux
vers la parolé vraie
et placée très-haut,
et ayant donné tout à Dieu, :
de qui viennent toutes choses, d’avoir reçu Dieu en-échange-de tout.
Nullement,
ne supposez pas cela sur nous,
si vous voulez [vrai).
supposer quelque chose de droit (de Car et nous ne déplorerons pas celui qui est parti (mort)
plus qu’il n’est bien,
nous qui du moins n’admettons pas des autres
les lamentations telles,
et nous ne le louerons pas
au delà de la mesure ;
et-pourtant certes le discours
est un présent cher
et très-convenable,
si-toutefois quelque autre l’est,
à l'homme instruit (Césaire),
et l’éloge
à celui qui a aimé excellemment mes discours ;
et non-seulement un présent ,
mais aussi une dette la plus juste de toutes les dettes ; mais autant qu'il faut * pour nous acquitter de la coutume concernant ces choses, et ayant pleuré et ayant admiré, -çar ceci n’est pas non plus-en dehors de la sagesse
10 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.
σοφίαςὶ' Μνήμη τε γὰρ δικαίων pet” ἐγχωμίων 3. καὶ, Ent vexp, φησὶ, κατάγαγε ὀάχρυα, καὶ ὡς δεινὰ πάσχων ἕναρξαι θρήνου» ἴσον ἀναλγησίας χωρίζων ἡμᾶς χαὶ ἀμετρίας), τὸ μετὰ τοῦτο ἤδη, τῆς τε ἀνθρωπίνης φύσεως τὴν ἀσθένειαν ἔπι-δείξοµεν, καὶ τοῦ τῆς φυχῆς ἀξιώματος ὑπομνήσομεν, χαὶ τὴν ὀφειλομένην τοῖς ἀλγοῦσι παράχλησιν ἐπιθήσομεν, χαὶ µεταθήσοµεν τὴν λύπην ἀπὸ τῆς σαρχὸς xal τῶν προσκαίρων ἐπὶ τὰ πνεὐματιχὰ καὶ ἀῑδια.
II. Καισαρίῳ πατέρες μὲν, ἵν᾽ ἐντεῦθεν ἄρξωμαι ὅθεν ἡμῖν πρεπωδέστατον, οὓς πάντες γινώσχετε, καὶ ὧν τὴν ἀρετὴν καὶ ὁρῶντες καὶ ἀχούοντες ζηλοῦτέ τε καὶ θαυμάζετε, χαὶ διηγεῖσθε τοῖς ἀγνοοῦσιν, εἴπερ τινές εἶσιν ἀνθρώπων, ἄλλος ἄλλο τι µέρος ἀπολαθόντες' ἐπεὶ u} πάντα τὸν αὐτὸν οἷόν τε, μηδὲ μιᾶς γλὠσ-
sera accompagnée de louanges, » et « Jette des larmes sur le mort, commence à pleurer comme un homme qui a souffert des choses dures, » dit Jérémie, qui veut nous préserver également de l'insensibilité et de l'exagération), nous montrerons alors la faiblesse de la nature humaine; nous rappellerons la nobtesse de l'âme: nous apporterons à ceux qui pleurent les consolations qui leur sont dues, et de la pensée de la chair et des biens temporels, nous élèverons les affligés à celle des biens spirituels et impérissables.
1]. Césaire, pour commencer par où il convient le mieux, Césaire est né de parents que vous connaissez tous; ce que vous voyez, ce que vous entendez, vous fait désirer d'égaler leur vertu; vous l’admirez, vous en parlez vous-mêémes à ceux qui l’ignorent, s’H en est toutefois, et chacun de vous en raconte quelque particularité; car, quelque ardeur et quelque zèle qu'on y mette, il n’est pas possible à un seul homme de tout rapporter, ni à une seule langue de tout dire
καὶ, Katäyaye δάχρνα ἐπὶ νεχρῷ, φησὶ,
τοῦ ἀξιώματος τῆς φνχῆς, χαὶ ἐπιθήσομεν τὴν παράκλησιν ὀφειλομένην τοῖς ἀλγοῦθι, xai µεταθήσοµεν τὴν λύπην ἀπὸ τῆς σαρχὸς
JL. Πατέρες μὲν Καισαρίῳ,
qui bst selon nous (nous convient) :
Car et La mémoire de justes
sera avec (accompagnée d’) éloges :
et, Fais-descendre (verse)des larmes sur le mort, dit Écriture, [bles et comme souffrant des maux terricommence la lamentation; [nous dit-elle, séparant (voulant éloigner) également de l’insensibilité
et du manque-de-mesure —
pour ce qui vienf après ceci aussitôt, et nous montrerons la faiblesse
de la nature humaine,
et nous ferons-souvenir
de la dignité de l’âme,
et nous ajouterons la consolation dug à ceux qui sont-dans-la-peine, et nous ferons-passer notre chagrin de la chair |
et des choses temporelles
aux chosesspirituelles
et immortelles.
IL Des parents furent à Césaire,
afin que je commence de là
d'où {{ est le plus convenable pour que tous vous connaissez, [nous, et desquels
et voyant et entendant raconter
et vous enviez
et vous admirez la vertu,
et vous racontez
à ceux qui l’ignorent, [mes si-toutefois quelques-uns des bomsont l’ignorant,
ayant recueilli [que) particularité; un autre quelque autre (chacun quelpuisqu’t/ n’est pas possible le même raconter toutes choses, etce n’est pas l’œuvre
. d’une-seule langue,
ΠΠ. Πατὴρ μὲν ἐκ τῆς ἀγριελαίου καλῶς ἐγχεντρισθεὶς εἰς τὴν καλλιέλαιον ἓ, χαὶ τοσοῦτον χοινωνήσας τῆς πιότητος, ὥστε xal ἄλλους ἐγχεντρίζειν πιστευθῆναι, καὶ θεραπείαν ἐγχειρισθήναι ψυχῶν, ὑψηλὸς ὑψηλῶς τοῦ λαοῦ τοῦδε προχαθεζόµενος, Ἀαρών τις δεύτερος À Μωῦσῆς, Θεῷ πλησιάζειν ἠξιωμένος, xat θείαν φωνὴν χαρηγεῖν τοῖς ἱσταμένοις πόῤῥωθεν, πρᾶος, ἀόργη -
De tant de titres précieux qu'ils ont à nos louanges (et puisse-t-on ne pas m’accuser d’arrogance si j’exalte ce qui me touche de si près ! }, le plus grand, celui qui les distingue en quelque sorte, c’est la piété. Oui, je parle de ces vénérables têtes blanches que vous voyez, non moins respectables par la vertu que par l’âge ; leurs corps sont épuisés par le temps, mais leurs âmes sont jeunes pour Dieu.
HI. Le père, olivier sauvage changé par la greffe en olivier fertile, devint assez riche de séve pour qu’on le jugeât digne de greffer d’autres arbres à son tour, et qu’on lui confiât la culture des âmes ; élevé au rang suprême de pasteur de ce peuple, comme un autre Aaron ou un autre Moïse, il mérila d'approcher de Dieu et d’être l’interprète de la voix divine auprès de ceux qui se tiennent à distance, doux, sans colère, la sérénité sur ie visage, la flamme dans le cœur, riche de ces vertus qui paraissent au dehors, plus riche en-
(ei A δοχῷ τῷ
xai πολιοὺς,
αἱ δὲ Yuyai νεάζουσι θεῷ.
HT. Πατὴρ μὲν
els τὴν χαλλιέλαιον,
méme si quelqu'un était fortement des plus amis-du-travail
et des zélés; [grandes choses auxquels parents de nombreuses et appartenant
pour une bonne-renommée
(si je ne parais pas à quelqu’un être excessif [propres), en admirant les choses qui me sont une est la plus grande de toutes, et comme quelque autre marquela piété ; [distinctive, je dis ceux-ci, ceux vénérables
et à-tête-blanche,
et non moins respectables
pour leur vertu
que pour leur vieillesse;
desquels à la vérité les corps
sont fatigués par le temps,
* maisles âmes sont-jeunes pour Dieu.
III. Le père à la vérité ayant été greffé bien (avec succès) de l’olivier-sauvage sur le bon-olivier,
"οἱ ayant participé tellement
à la fertilité du bon olivier, que même en greffer d’autres lui avoir été confié,
et une cure d’âmes
lui avoir été mise-en-main, .
haut présidant hautement
à ce peuple-ci,
est un second Aaron
ou un second Moïse, jugé-digne d’approcher Dieu, :
et d’administrer la voix divine à.ceux qui se tiennent de loin, doux, sans-emportement, serein quarit à l’extérieur, brûlant quant au souflle (à l’âme),
14 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.
πλουσιώτερος τὸ κρυπτόµενον,. Τί ἂν ὑμῖν ἀναζωγραφοίην τὸ Ὑινωσχόμενον; Οὐδὲ γὰρ el μακρὸν ἀποτείνοιμεν λόγον, εἴπνιμεν ἄν τι τοσοῦτον, ὅσον ἄξιον, καὶ ὅσον ἕχαστος συνεπίσταταί τε καὶ ἀπαιτεῖ τὸν λόγον ' χαὶ βέλτιον ταῖς ὑπονοίαις συγχω- ᾿ρεῖν 1 ἡ τῷ λόγῳ τὸ πολὺ περιχόπτειν τοῦ θαύματος.
IV. Μήτηρ δὲ ἄνωθεν μὲν καὶ ἐκ προγόνων καθιερωμένη Θεῷ, καὶ κλῆρον ἀναγκαῖον οὐκ sic ἑαυτὴν µόνον, ἀλλὰ καὶ τοὺς ἐξ αὗτῆς χατάγουσα τὴν εὐσέθειαν, ἐξ ἁγίας ἀπαρχῆς dv τως ἅγιον φύραμα 5) τοσοῦτον δὲ αὐτὸ αὐξήσασά τε χαὶ πλεονάσασα, ὥστε ἤδη τισὶ (φθέγξοµαι γὰρ, εἰ καὶ τολμηρὸς 6 λόγος) μηδὲ τὴν τοῦ ἀνδρὸς τελειότητα ἑτέρου τινὸς À ταύτης ἔργον γενέσθαι πιστευθΏναί τε καὶ ῥηθῆναι, καὶ (à τοῦ θαύματος) ἆθλον εὐσεθείας δοθῆναι μείζονα καὶ τελεωτέραν εὐσέθειαν. Φιλόπαιδες ἄμφω χαὶ φιλόχριστοι, τὸ παραδοξότατον, μᾶλλον
core de celles qui demeurent cachées. Mais pourquoi vous dépeindre celui que vous connaissez ? En vain je m'étendrais en iongs discours, jamals je ne pourrais dite ce qu’il mérite, ce que chacun de vous saït et attend de ma parole; mieux vaut laisser ce soin à vos pensées que d’affaiblir par mon langage tant de merveilles,
IV. La mère, consacrée à Dieu dès longtemps et depuis des générations, reçut la piété comme un héritage nécessaire qui devait se transmettre non-seulement à elle, mais à ses enfants, comme un saint gâteau formé de saintes prémices ; et elle augmenta et accrut à tel point cet héritage, que plusieurs (je le dirai, # audacieuse que soit cette parole) crurent et dirent que la perfection de son époux était son ouvtage, et (0 merveille!} la récompense de sa piété fut une piété plus grande et plus accomplie, Tous deux aimalent leurs enfants et le Christ; mais, ce qui est bien
Οὐδὲ γὰρ el ἀποτείνοιμεν λόγον μακρὸν,
τὸ πολὺ τοῦ θαύματος, IV. Μήτηρ δὲ
abondanten ce qui paraît au dehors, plosriche
en ce qui est caché au dedans.
Pourquoi peindrais-je à vous
ce qui vous est connu ?
Car pas même si nous étendions
un discours long, | {si-grand nous ne dirions quelque chose d’ausque ce quiest digne (en proportion), et que ce que chacun et sait
et réclame (attend) du discours ;
et {7 est meilleur
de m'en remettre à vos pensées
que de retrancher par la parole
la plus grande partie du merveil- IV. Et la mère [leux.
consacrée à Dieu d’en haut (dèslong-
et depuis ses ancêtres, {temps}
et faisant-descendre 3
non sur elle-même seulement,
mais aussi sur ceux nés d'elle-même,
la piété,
héritage nécessaire,
véritablement saint gâteau
formé de prémices saïntes ;
et ayant augmenté lui
et l’ayant multiplié tellement,
que déjà (car je Le dirai,
même si la parole est audacieuse)
et avoir été cru
et avoir été dit par quelqué&-uns
pas même la perfection de son mari
avoir été l’ouvrage de quelque autre
qué de celle-ci,
et (6 prodige)
une piété plus grande
et plus parfaite . [s@ piété.
lui avoir été donnée comme prix de
Tous-deux aimant-leurs-enfants
et aimant-le-Christ,
16 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ K4IZAPION.
δὲ φιλόχριατοι πλέον À φιλόπαιδες, Οἷς γε καὶ τῶν τέχνων µία τις ἁπόλαυσις ἦν, τὸ ἀπὸ Χριστοῦ χαὶ γνωρίζεσθαι χαὶ ὀνομάζεσθαι, χαὶ els εὐπαιδίας ὄρος, À ἀρετὴ, καὶ À πρὸς τὸ χρεῖττον οἰχείωσις. Ἐὔσπλαγχνοι, συμπαθεῖς, ἁρπάζοντες τὰ πολλά σητῶν, καὶ λῃηστῶν, καὶ τοῦ χοσµοχράτορος!, ἐκ τῆς παροικίας εἷς τὴν κατοιχίαν µετασκευαζόμενοι, καὶ χληρον µέγιστον τοῖς παισὶ τὴν ἐχεῖθεν λαμπρότητα θησαυρίζοντες. Οὕτω τοι χαὶ sic λιπαρὸν ἔφθασαν γἢρας", ὁμότιμοι χαὶ τὴν ἀρετὴν καὶ τὸν ἡλι-
rare, ils aimaient le Christ plus que leurs enfants. La seule jouissance qu’ils retirassent de ceux-ci était qu’ils fussent connus et nommés selon le Christ, et ils faisaient uniquement consister Je bonheur des parents dans la vertu des enfants et dahs leur amour du blen. Compatissants, miséricordieux, enlevant tout ce qu’ils pouvaient aux vers, aux voleurs et au dominateur du monde, ils quittaient cet établissement passager pour une demeure plus durable, et amassaient à leurs enfants le plus précieux des héritages, la gloire de leur vertu. C’est ainsi qu'ils parvinrent à une heureuse vieillesse, égaux en mérite et en âge, pleins de jours, aussi bien de ces jours qui passent que de ceux qui demeurent; et, si l’un ou l’autre n’occupait pas le premier rang sur la terre, c'est que le mérite de l’un ne permettait pas la prééminence de l'autre ; enfin fls ont accompli en tout la mesure du bonheur, jusqu’à cette dernière épreuve, ou, si l’on aime mleux, ce dernier coup de la Providence, En voici le sens, selon moi : c'est
Of γε
ele γῆρας λιπαρὸν,
πλὴν ταύτης τῆς τελευταίας, Site Yo λέγειν δοκιµασία-, ὥς τις ἂν οἱηθείη,
Eire οἰκονομίας.
chosé très-extraordinaire, mais plutôt aimant-le-Christ plus qu’aimant-leurs-enfants.
Eux pour qui du moins etune seule jouissance
des enfants était,
ces enfants et être connus
et être nommés d’après le Christ,
et une seule fin
du bonheur-en-enfants,
la vertu,
et l’union à ce qui est préférable.
Miséricordieux, compatissants,
enlevant la plupart des choses
aux vers et aux voleurs,
et au dominateur-du-monde, émigrant '
de l’établissement-passager
dans l’établissement-définitif,
et amassant à leurs enfants
comme l'héritage le plus grand l'éclat tiré de là (de leur vertu).
Ainsi donc et ils sont arrivés
à une vieillesse brillante (heureuse), égaux et par la vertu
et par l’âge.
εί pleins de jours,
également et de ceux qui restent | et de ceux qui cessent, [rang l’un-et-l’autre n’ayant pas le premier de (parmi) ceux qui sont sur la terre, à cela près que ils étaient empéchés l’un par l’autre d'arriver au premier-rang ;
et ils ont rempli la mesure
de tout bonheur,
excepté cette dernière;
soit qu’il faille dire épreuve, comme quelqu'un pourrait croire, soit mesure de la Providence.
18 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.
κονοµίας'. Ἡ δέ ἐστο, ὥς ὃ ἐμὸς λόγος, τὸν σφαλερώτερο τῶν παίδων δι ἡλιχίαν προπέµψαντες", οὕτως ἧδη χαταλῦσαι τὸν βίον ἐν ἀσφαλείᾳ, καὶ πρὸς τὰ ἄνω πανοικεσία µετατεθῆναι. V. Καὶ ταῦτα διῆλθον, οὗ τούτους ἐγχωμιάσαι βουλόμενος, οὐδὲ ἀγνοῶν ὅτι μόλις dv τις τῆς ἀξίας ἐφίχοιτο, καὶ ὅλην ὑπόθεσιν λόγου τὸν τούτων ἔπαινον ἑνστησάμενος, ἀλλ᾽ ἵν ἔπιδείξαιµι ἐχ πατέρων ὀφειλομένην Καισαρίῳ τὴν ἀρετὴν, χαὶ μὴ θαυμάζητε μηδὲ ἀπιστῆτε, el, τοιούτων τυχὼν γεννητόρων, τοιούτων ἑαυτὸν παρέσχεν ἐπαίνων ἄξιον * ἀλλὰ τούναντίον, el πρὸς ἕτέρους εἶδε, τῶν οἰχείων χαὶ τῶν ἐγγύθεν dueλήσας ὑποδειγμάτων. Τὰ μὲν δὺ πρῶτα τοιαῦτα, οἷα τεροσΏχεν εἶναι τοῖς ὄντως εὖ γεγονόσι, xal καλῶς βιώσεσθαι µέλλουσιν.
qu'après avoir envoyé devant eux celui de leurs enfants que son ἀδε exposait le plus à faillir, ils pourront désormais terminer leur vie en toute sécurité, et se transporter avec tous les leurs dans la demeure d'en haut.
V. J'ai insisté là-dessus, non que j'aie voulu entreprendre leur éloge, ni que j'ignore combien il serait difficile de le faire dignement, lors même qu’on y consacrerait un discours tout entier ; mon dessein était de montrer qu'avec de tels parents la vertu devait se trouver en Césaire, et qu’il ne faut pas que vous voyiez rien d’étonnant ni d'in croyable, si, avec une pareille naissance, il s’est rendu digne de ps reilles louanges, mais qu'il faudrait vous étonner plutôt s’il avait pris modèle sur d'autres, dédaignant les exemples qu'il avait près de lui, dans sa famille, Ses commencements furent donc teis qu’il convenait à un homme bien né et qui devait mener une vie honorable. Mais, sans parler de ses avantages extérieurs, de sa beauté, de sa haute εἰ” ture, de sa grâce en toutes choses, de la parfaite harmonie de sa per
“H bé ἐστιν, ὡς ὁ ἐμὸς λόγος, προπέμψαντες τὸν τῶν παίδων σφαλερώτερον διὰ Hama καταλῦσαι ἤδη οὕτω τὸν βίον à ἀσφαλείᾳ, χαὶ μετατεθᾶναι πανοικεσίᾳ πρὸς τὰ ἄνω.
4 dide πρὸς ἑτέρους , ἀμελήσας κ
va τὴν χάριν τοῦ ἀγδρὸς,
Or celle-ci est, {pense), comme est mon langage (à ce que je ayant reconduit au tombeau celui de leurs enfants lee, plus sujet-à-faillir à-cause-de son de terminer désormais ainsi leur vie en sécurité, [maison οἱ d'être transportés avec-toute-leurvers les choses d’en haut.
V. Etj'ai parcouru "ces choses, non pas voulant louer ceux-ci, ni ignorant que quelqu'un, même ayant établi comme sujet entier de discours l'éloge de ceux-d, atteindrait avec peine à leur valeur, mais afin que je fisse-voir la vertu [étre en Césaire) due à Césaire (que la vertu devait par-suite-de ses parents, et que vous ne vous étonniez pas et ne soyez-pas-incrédules, si, ayant rencontré de tels parents, 1 a présenté lui-même digne de telles louanges; [niex, mals qu'au contraire vous vous étons'il avait regardé vers d’autres, ayant négligé les exemples domestiques et ceux d'auprès de lui.
A la vérité donc les premiers comfurent tels, [mencements qu’il convenait eux être à ceux réellement nés bien et devant vivre honorablement.
Mais afin que je retranche Les choses qui se trouvent au milieu beauté et grandeur [(vulgaires), et la grâce de l’homme
20 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.
VI. Ὑπὸ δὴ τοιούτοις ἦθεσι τραφέντες χαὶ παιδευθέντες, καὶ τοῖς ἐνταῦθα µαθήµασιν : Ἱκανῶς ἑνασχηθέντες, ἓν οἷς ἐκεῖvos τάχει τε χαὶ µεγέθει φύσεως οὐδ' ἂν εἴποι τις ὅσον ὑπὲρ τοὺς πολλοὺς ἦν (ὦ πῶς ἀδακρυτὶ τὴν τούτων παρέλθω μνήμη», καὶ un µε ἀφιλόσοφον ἐλέγξη τὸ πάθος παρὰ τὴν ὑπόσχεσιν ;), SAN ἐπειδή γε ἀποδημίας καιρὸς ἑδόχει, καὶ τότε πρῶτον ax ἀλλήλων ἐσχίσθημεν, ἐγὼ μὲν τοῖς κατὰ Παλαιστίνην ἐγκατα» μείνας παιδευτηρίοις, ἀνθοῦσι τότε, κατὰ ῥητοριχῆς ἔρωτα, à δὲ
sonne (il ne nous appartient pas de vanter ces qualités, que d'autres cependant jugent assez importantes), je poursuivral mon récit, et viendrai à ce qu’il me serait difficile de taire, quand même je le voudrais.
VI. Nourris et élevés dans de tels principes, quand nous nous fùmes suffisamment exercés dans les sciences que l’on enseigne ici, et l'on ne saurait dire combien Césaire était au-dessus de tous les autres par la rapidité et l’élévation de son intelligence (ah ! comment ne pas verser des larmes à ces souvenirs ? comment empêcher l'émotion de . démentir cette résignation que j'ai promise °); enfin, quand vint le moment de quitter notre pays, pour la première fois nous nous 9έρ2râmes l’un de l’autre : mei, épris de l’art oratoire, je m'arrétai dans des écoles de la Palestine, florissantes à cette époque ; pour lui, il se
Er θαυμάζειν τὰ τοιαῦτα μηδὲ πρὸς ἡμῶν,
εἰ καὶ φαίνεται où μικρὰ τοῖς ἆλλοις, η βαδιοῦμαι
VI. Τραφέντες δὴ tai παιδευθέντες, ὑπὸ τοιούτοις ἤθεσι, rai ἑνασκηθέντες ἱκανῶς τοῖς µαβήµασιν ἐνταῦθα, ἐν οἷς τις οὐδὲ ἂν εἶποι ὅσον ἐκεῖνος.
ἂν ὑπὲρ τοὺς πολλοὺς vu se χαὶ µεγέθει φύσεως, dr παρέλθω ἀδακρυτὶ Fi µήµην τούτων, aa τὸ πάθος μὴ ἐλέγξο µε.
ἀφιλόσοφον παρὰ τὴν ὑπόσχεσιν;---- OX ἐπειδή γε ααφὸς ἀποδημίας
et,
ral τότε πρῶτον.
en toutes choses, et une bonne-harmonie comme dans les sons, parce que admirer les avantages tels n’est pas non plus du-devoir-de nous, si même ils paraissent non petits aux autres, 19 m'avancerai vers les points du discours qui sont à-la-suite et qu'i n’est facile de laisser-de-côté pas même à moi le voulant.
VI, Ayant été nourris donc οἱ ayant été formés sous (dans) de telles mœurs, et ayant été exercés suffisamment dans les connaissances d'ici, dans lesquelles quelqu'un ne pourrait combien celui-là (Césaire) [pas dire était au-dessus de La plupart et par la rapidité et par la grandeur de s nature (son —oh! comment [intelligence), passerais-je sans-larmes la mémoire de ces choses, et le malheur ne convaincralt-il pas moi d’être sans-résignation contrairement à ma promesse? — mais après donc que du moins le temps de l’expatriation paraissait étre venu, aussi alors pour la première fois nous fûmes séparés l’un de l'autre, moi à la vérité étant resté dans les écoles en Palestine, florissantes alors, par amour de la rhétorique, et lui ayant occupé
τὴν Ἀλεξάνδρου πόλιν καταλαθὼν, παντοίας παιδεύσεως xai τότε χαὶ νῦν οὖσάν τε καὶ δοχοῦσαν ἐργαστήριον. Τί πρῶτον, À τί µέγιστον εἴπω τῶν ἐχείνου καλῶν 1; τί δὲ παρεὶς, μὴ τῷ µε- Υΐίστῳ ζημιώσω τὸν λόγον; Τίς μὲν ἐχείνου διδασκάλοις πιστότερος) τίς δὲ ἥλιξι προσφιλέστερος; τίς μὲν μᾶλλον -ἀπέφυγε τὴν τῶν μοχθηρῶν ἑταιρίαν καὶ ὁμιλίαν; τίς δὲ τῇ τῶν βελτίστων ἑαυτὸν προσέθηχε πλεῖον, ἄλλοις τε, καὶ τῶν ἐχ τῆς πατρίδος τοῖς εὐδοχιμωτάτοις χαὶ γνωριµωτάτοις; εἰδὼς οὐδὲ τοῦτο Φέρειν μικρὺν εἷς ἀρετὴν À καχίαν, τὰς συνουσίας. Ἔν ὧν, τίς μὲν ἄρχουσιν ἐκείνου τιµιώτερος; τίς δὲ τῇ πόλει πάση, χαίτοι γε διὰ τὸ μέγεθος πάντων ἐγκρυπτομένων, À ἐπὶ σωφρο” σύνῃ γνωριμώτερος, À ἐπὶ συνέσει περιφανέστερος)
VIE. Ποῖον μὲν εἶδος οὐκ ἐπῆλθε παιδεύσεως; μᾶλλον δὲ ποῖον, ὥς οὐδὲ µόνον ἕτδρος; Tiv δὲ παρῆκεν ἐγγὺς αυτοῦ γε-
rendit dans la ville d'Alexandre, qui passait alors οἱ qui passe encore avec raison aujourd’hul pour le laboratoire de toutes les sciences. Que rappellerai-je d’abord ou que dirai-je de plus grand à sa louange? Que puis-je omettre sans faire perdre à mon discours son plus bel ornement ? Qui fut plus attaché que lui à ses maitres? Qui fut plus cher à ceux de son âge? Qui évita avec plus de soin la société et ls compagnie des méchants? Qui rechercha davantage l'amitié des plus vertueux, tant parmi les étrangers que parmi les plus connus et les mieux renommés de ses compatriotes? car il n’ignorait pas combien les liaisons ont d'influence, soit pour la vertu soit pour le vice. Aussi, qui fut plus estimé que lui des magistrats, et, dans cette ville {mense où tous vivent ignorés, qui fut plus connu de tous pour sa ssgesse, ou plus célèbre pour son intelligence ?
VI. Quelle science n’a-t-il pas abordée, ou plutôt laquelle n’a-tpas étudiés avec une ardeur que d’autres ne mettent pas à une étude unique P Α qui permit-il d'approcher tant soit peu de lui, je ne dis
Τίς μὲν πιστότερος ἐχείνου διδασκάλοις ; 5 τίς δὲ προσφιλέστερος LUTTE τίς μὲν ἀπέφυγε μᾶλλον τὴν ἑταιρίαν χαὶ ὁμιλίαν τῶν μοχθηρῶν ; τς δὲ προσέθηκε πλεῖον ἑαυτὸν τῇ τῶν βελτίστων, ἄλλοις τε, χαϊτοῖς εὐδοχιμωτάτοις ααὶ γνωριμωτάτοις τῶν ἐκ τῆς πατρίδος:
ὑδὼς οὐδὲ τοῦτο ) TAG συνουσίας, φέρειν μικρὸν εἰς ἀρετὴν ἠχαχίαν, Ἐξ ὄν, τίς μὲν τιµιώτερος ἐχείνου έρχουσι; τίς δὲ 7 Ὑνωριμώτερος ἐπὶ σωφροσύνη, À περιφανέστερος ἐπὶ σννέσει, πάσῃ τῇ πόλει, χαΐτοιγεπάντων ἐγκρνπτομένων διὰ τὸ μέγεθος; AL Ποῖον μὲν εἶδος παιδεύσεως οὐκ ἐπῆλθε:
la ville d'Alexandre (Alexandrie) ; et étant et paraissant étre
et maintenant et aujourd’hui
up atelier
d'instruction de-toute-sorte.
Laquelle dirais-je la première,
ou laquelle dirais-je la plus grande des belles qualités de lui ?
et. laquelle ayant omise
ne lèserai-je pas mon discours
de la plus grande ? , Qui à la vérité fut plus fidèle que lui à ses maîtres ? [me-âge ?
et qui fut plus cher à ceux-du-mequi à la vérité évita davantage
la camaraderie et fréquentation
des pervers?
et qui appliqua plus lui-même
à la fréquentation des meilleurs, et à d’autres,
etaux mieux-renommés
et aux plus connus
de ceux originaires de sa patrie ?
sachant pas même cela, les liaisons, porter peu à la vertu ou au vice.
Par-suite desquelles choses,
qui à la vérité fut plus honoré que lui des magistrats ?
et qui fut ou plus comu
pour sa sagesse,
ouplusillustre pour sonintelligence, pour toute la ville, [chés-dans elle quoique assurément tous étant caà-cause-de sa grandeur ?
VII. Quelle forme de science n’a-t-il pas abordée? [dée et plutôt laquelle n’a-t-1l pas aborcomme un autre n’aborde pas même une seule ?
Et à qui a-t-il permis
νέσθαι, καὶ κατὰ μικρὸν, μὴ ὅτι τῶν καθ᾽ ἑαυτὸν χαὶ τῆς αὖτῆς ἡλικίας, ἀλλὰ xal τῶν πρεσθυτέρων καὶ παλαιοτέρων ἐν τοῖς µαθήµασι, χαὶ πάντα ὣς ἓν ἐξασχήσας, καὶ ἀντὶ πάντων ἕχαστον, τοὺς μὲν πτηνοὺς τὴν φύσιν φιλοπονίᾳ νικήσας, τοὺς δὲ γενναίους τὴν ἄσχησιν διανοίας ὀξύτητι, μᾶλλον δὲ τάχει μὲν τοὺς ταχεῖς, σπουδῃ δὲ τοὺς φιλοπόνους ὑπερθαλὼν, χαὶ τοὺς χατ᾽ ἄμφω δεξιοὺς ἀμφοτέροις; Γεωμετρίας µέν γε χαὶ ἆστρονοµίας καὶ τῆς ἐπικινδύνου. τοῖς ἄλλοις παιδεύσεως, ὅσον χρήσιμον ἐκλεξάμενος (τοῦτο δὲ ἦν, ἐκ τῆς τῶν οὐρανίων εὐαρμοστίας καὶ τάξεως τὸν δημιουργὸν θαυμάσαι), ὅσον βλαθερὸν ταύτης διέφυγεν, où τῇ φορᾷ τῶν ἄστρων διδοὺς τὰ ὄντα χαὶ τὰ γινό-
μενα, ὣς of τὴν ὁμόδουλον ξαυτοῖς χτίσιν ἐπανιστάντες τῷ
pas parmi ceux de san âge, mais même parmi de plus âgéset de plus anciens que lui dans l’étude P Car il s’était adonné à toutes les sciences comme on s’adonne à une seule, et à chacune d'elles comme s’il eût négligé toutes les. autres, surpassant par un travail assidu les intelligences les plus promptes et par la pénétration de son génie les esprits les plus laborieux, ou plutôt l’emportant par la vivacité sur les plus vifs, par l’application sur les plus appliqués, et par l’une et l’autre sur ceux qui brillaient par ces deux qualités. Prenant de la géométrie, de l'astronomie, et de ces sciences dangereuses pour d’autres, tout ce qu’elles ont d'utile, c’est-à-dire cette connaissance de l’harmonie et de l’ordre des cieux qui fait qu’on en admire l’artisan, il évitait tout ce qu’elles renferment de nuisible, n’attribuant pas au
cours des astres ce qui est et ce qui arrive, comme ceux qui dres-
Pa «ια
rai τῆς αὐτῆς ἡλιχίας, ἀλλὰ καὶ τῶν πρεσθυτέρων καὶ παλαιοτέρων
d’être près (d'approcher) de lui, même à petite distance,
je ne dis pas que (non-seulement ) de ceux en-ressemblance-avec luiet du même âge, [même mais aussi de ceux plus âgés
et plus anciens
dans les études,
ayant exercé (cultivé)
et toutes les sciences
comme s’il n’en eût cultivé qu’une, etayant cultivé chacune [toutes comme s’il l’eût cultivée au-lieu-de ayant vaincu
par son amour-du-travail
ceux ailés (prompts) par le naturel, et par la pénétration de sa pensée ceux excellents par l’exercice,
et plutôt ayant surpassé
les rapides par sa rapidité,
et les laborieux par son application, et ceux qui étaient adroits (réussisen. les deux choses [saient) par l’une-et-l’autre qualité?
Ayant recueilli à la vérité assurément de la géométrie et de l’astronomie, et de la (toute) science
périlleuse pour les autres tout-ce-qui était utile
or ceci était
d’admirer l'artisan
d’après la bonne-harmonie
et l’ordre des choses célestes),
il évita
tout ce qui était nuisible de celle-ci, ne donnant (n’attribuant) pas
à la marche des astres
les choses qui sont
et les choses qui se produisent, comme ceux qui élèvent
26 + ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.
χτίσαντι, Θεῷ δὲ χαὶ τἄλλα πάντα, ὥσπερ εἰχὸς, ἀνατιθεις, καὶ τὴν τούτων κίνησιν. Ἀριθμῶν δὲ xal λογισμῶν χαὶ τῆς θαυμασίας ἰατριχῆς, ὅση τὰ περὶ φύσεις χαὶ χράσεις χαὶ τὰς ἀρχὰς τῶν νοσημάτων φιλοσοφεῖ, ὥστε ταῖς ῥίζαις ἀναιρουμέναις συνεκκόπτειν καὶ τὰ βλαστήµατα, τίς οὕτως ἀμαθὴς À Φιλόνειχος, ὡς ἐχείνῳ δοῦναι τὰ δεύτερα, χαὶ un ἀγαπᾶν ei per” ἐχεῖνον εὐθὺς ἀριθμοῖτο, τὸ πρεσθεῖον ἐν τοῖς δευτέροις φερόµενος; Καὶ ταῦτα οὗ λόγος ἐστν ἀμάρτυρος, ἀλλ' ἑώα τε où λῆξις" καὶ ἑσπέριος, χαὶ ὅσην ἐχεῖνος ἐππλθεν ὕστερον, ἐπίσηµοι στῆλαι τῆς ἐκείνου παιδεύσεως, | ΥΠ. Ἐπεὶ δὲ πᾶσαν ἀρετήν τε καὶ µάθησιν, ὥσπερ µεγάλη φορτὶς παντοδαπὴν ἐμπορίαν, εἷς µίαν τὴν ἑαυτοῦ Ψυχτν
| sent contre le Créateur la créature esclave comme eux, mais reportant à Dieu avec toutes choses, selon qu'il est juste, le mouvement des corps célestes. Quant aux nombres, au calcul et à cette admirable partie de la médecine qui étudie les natures, les tempéraments et les principes des maladies, afin de couper le mal dans ses racines, qui eût été assez ignorant ou assez jaloux pour ne pas lui accorder le premier rang et se contenter de venir en seconde ligne occuper la première place immédiatement après lui? Et ce ne sont pas là des paroles qui manquent de témoignages : les contrées de l’orient et du couchant, et toutes celles qu’il parcourut plus tard, sont comme autant de colonnes qui publient son savoir d’une manière éclatante. VIII, Quand, après avoir réuni dans son âme, comme dans un vaisseau chargé de marchandises de toute sorte, toutes les vertus et toutes les connaissances, il repartit pour sa ville natale, afin de faire
ἀλλὰ ὁμοῦ Anis τε ἑῴα
ΥΗΙ. Ἐπεὶ δὲ σνλλεξάµενος εἰς µίαν τὴν ψυχἠν ἑαντοῦ πᾶσαν ἀρετήν τε χαὶ µάθησιν, ὥσπερ µεγάλη φορτὶς ἐμπορίαν παντοδαπὴν, ἐστέλλετο els τὴν πόλιν ἑαυτοῦ,
contre celui qui a créé [mer, la créature esclave-comme eux-mémais rapportant à Dieu, comme εἶ est raisonnable, et toutes les autres choses, ftres).
et le mouvement de ceux-ci {des as- Mais qui edt été tellement ignorant ou ami-de-la-dispute (jaloux), que de donner à celui-là le second rang des (pour les) nombres et des (pour les) calculs, [rir, et de (pour) l’admirable art de-guétout-celui-qui s’occupe autour (au sujet) des natures et des tempéraments et des principes des maladies, de-manière-à retrancher aussi les rejetons avec les racines enlevées, et de ne pas se contenter s’il était compté aussitôt après lui remportant la préséance [rang) ?
partni les seconds (ceux du second Et ces choses ne sont pas un discours sans-témoins, mais en-même-temps et la contrée et celle d’-occident, [d’-orient et toute contrée que celui-là a abordée plus tard, sont des colonnes insignes de la science de celui-là.
VHI. Mais après que ayant réuni dans la seule âme de lui-même et toute vertu et toute connaissance, [port comme un grand vaisseau de-transréunitune cargaison de-toute-sorte il mit-à-la-voile pour la ville de lui-même .
ἄλλοις µεταδοίη τῶν χαλῶν ἀγωγίμων τῆς ἑαυτοῦ παιδεύσεως, ἐνταῦθά τι καὶ συνηνέχθη πρᾶγμα θαυμάσιον οὐδὲν δὲ οἷον (καὶ γὰρ ἐμέ γε µάλιστα πάντων εὐφραίνει τοῦτο μνημονευθὲν, καὶ ὑμᾶς ἂν ἡδίους ποιήσειεν) ἐν βραχεῖ διηγήσασθαι. Ἠύχετο μὲν ἡ µήτηρ εὐχὴν µητρικήν τινα καὶ φιλόπαιδα, ὥσπερ ἐξ- «έπεμψεν ἀμφοτέρους, οὕτω χαὶ σὺν ἀλλήλοις ἐπανελθόντας ἰδεῖν. Ἑυνωρὶς γὰρ ἐδοχοῦμέν τις, καὶ ei μὴ τοῖς ἄλλοις, μητρί y” οὖν, εὐχῆς καὶ θέας ἀξία σὺν ἀλλήλοις δρώμενοι, À νῦν xaχῶς ὑπὸ τοῦ φθόνου" διαλυθεῖσα + Θεοῦ δὲ οὕτω κινήσαντος, & ἀχούει δικαίας εὐχῆς, καὶ φίλτρον Tu γονέων εἷς παῖδας εὖγνώµονας, ἐξ οὐδεμιᾶς ἐπινοίας, οὐδὲ συνθήµατος, ὃ μὲν ἀπὸ τῆς Αλεξανδρείας, 6 δὲ ἀπὸ τῆς Ἑλλάδος", κατὰ τὸν αὐτὸν χρόνον εἷς τὴν αὐτὴν πόλιν, 6 μὲν ἀπὸ γῆς, 6 δὲ ἀπὸ θαλάσσης,
part aux autres des trésors de science qu’il rapportait avec lui, il arriva une circonstance merveilleuse que je ne puis m'empêcher de rappeler en peu de mots, car ce souvenir a pour mol un charmeinexprimable, et peut-être vous causera-t-il quelque plaisir. Notre mère avait formé un souhait bien digne d’une mère, et d’une mère qui aimait ses enfants : elle nous avait vus partir en même temps, elle désirait nous voir revenir ensemble ; car nous étions, sinon pour les autres, du moins aux yeux de notre mère, un couple digne qu’on souhaîtât de le voir réuni, couple aujourd'hui séparé par un sort funeste. Dieu ménagea cet événement, lui qui entend la juste prière, lui qui honore l’affection que porteut les parents à des enfants vertueux, et,
sans y avoir songé, sans avoir rien concerté, nous arrivâmesen même
temps dans la même ville, l’un d'Alexandrie, l’autre de la Grèce, l'un
ὡς ἂν µεταδοίη καὶ τοῖς ἄλλοις afin qu’il donnât-part aussi aux au-
καὶ el μὴ τοῖς ἄλλοις, µητρί γε οὖν,
ἀξία εὐχῆς xal θέας, ὁρώμενοι σὺν ἀλλήλοις,
els παῖδας εὐγνώμονας,
des belles cargaisons
de l’instruction de lui-même, alors aussi
un fait étonnant
arriva ;
mais rien n'est tel
(et en effet ceci rappelé réjouit moi da moins
le plus de tous,
et pourrait faire vous plus charmés) que de {6 racouter en un court récit.
La (notre) mère à la vérité souhaitait (formait)
un certain souhait de-mère
et d’attachement-pour-ses-enfants, comme elle nous avait envoyés-autous les deux, [dehors ainsi de nous voir revenus
aussi l’un avec l’autre.
Car nous paraissions [aux autres, méme si nous ne le paraissions pas à notre mère du moins donc,
un certain couple
digne desouhait et de contemplation, étant vus l’un avec l’autre,
ce couple maintenant désuni misérablement .
par l’envie (le démon); [ainsi, mais Dieu ayant ma (disposé) la chose Dieu qui entend un souhait juste, et qui honore l'amour de parents pour des enfants aux-nobles-pensées, par-suite-d'aucune intention,
ni d'aucun concert, ù
l’un venant d'Alexandrie,
l’autre de la Grèce,
dans le même.temps
nous descendimes dans la même ville, l'un de (venant par) terre,
[tres
30 EHTAIOZ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.
κατήραµεν. Ἡ πόλις δὲ ἦν τὸ Βυζάντιον, ἡ νῦν πρ)καθεζοµένη τῆς Εὐρώπης πόλις] ἐν ñ τοσοῦτον Καισάριος χλέος οὐ πολλοῦ χρόνου διελθόντος ἠνέγχατο, ὥστε δηµοσίας τιμὰς αὐτῷ, καὶ γάµον τῶν εὐδοχίμων, καὶ τῆς συγκλήτου βουλῆς µετουσίαν προτεθῆναι, χαὶ πρὸς βασιλέα πρεσθείαν σταλῆναι τὸν µέγαν 3 ἀπὸ χοινοῦ δόγματος, τὴν πρώτην πόλιν τῷ πρώτῳ λογίων κοαμηθῆναί τε καὶ τιμηθῆναι, el τι µέλον αὐτῷ τοῦ πρώτην dr θῶς εἶναι, καὶ τῆς ἐπωνυμίας ἀξίαν , , χαὶ τοῦτο προστεθῆναι πᾶσι τοῖς ὑπὲρ αὐτῆς διηγήµασι», τὸ Καισαρίῳ χαλλωπίζεσθαι καὶ ἰατρῷ καὶ οἰκήτορι, χαίτοι γε, μετὰ τῆς ἄλλης λαμπρότητος, πολλοῖς χαὶ µεγάλοις εὐθηνουμένην ἀνδράσι, χατά τε φιλοσοφίαν χατά τε τὴν ἄλλην παίδευσιν. Ἀλλὰ τοῦτο μὲν ἴχανῶς. Tôre δ) οὖν τὸ γενόµενον τοῖς μὲν ἄλλοις συντυχία τις ἔξοξεν
par terre, l’autre par mer. Cette ville était Byzance, aujourd’hui la σαΡρ]tale de l’Europe ; Césaire y eut bientôt acquis assez de gloire pour qu'on lui offrit des dignités, un hymen illustre, une place au sénat, et une ambassade fut même envoyée à l’empereur, en vertu d’un décret public, pour lui demander d'accorder, comme un honneur et un ornement, le premier des savants à la première ville de l'empire, s’il avait à cœur que cette ville fût en effet la première, qu’elle méritat son nom, et qu’elle pôût, avec tant de titres de gloire qu'elle avait déjà, s’enorgueillir de compter Césaire parmi ses médecins et ses ha” bitants; et pourtant, outre ses autres illustrations, Byzance était riche en hommes distingués, tant dans la philosophle que dans les autres sciences, Mais c’est assez sur ce sujet. Notre réunion d'alors parut à la plupart une circonstance étrange et fortuite, comme le ha-
ἐν ᾗ Καισάριος, χρόνου οὐ πολλοῦ διελθόντος, hvéyrato χλέας τοσοῦτον, ὥστε τιμὰς δηµοσίας, χαὶ γάµον τῶν εὐδοχίμων, καὶ μετονσίαν
l’autre de (par) mer.
Or cette ville était Byzance,
la ville qui est-à-la-tête .
de l'Europe maintenant ;
dans laquelle Césaire , [passé, un temps non considérable s'étant remporta une renommée si-grande , que des honneurs publics ,
et un hymen des (entre les) illustres, et association '
au conseil convoqué (au sénat)
avoir été proposés à lui,
et une députation avoir été envoyée
"vers le roi (l’empereur) le grand
par-suite-d’un décret
commun (public),
pour demander la première ville
et étre ornée et étre honorée
du premier des savants,
s'il était souci en quelque chose
à lui (à l’empereur)
du elle être (qu'elle fût) véritablement la première ville,
etdigne deson surnom de métropole, et demander ceci avoir été ajouté aux sujets de récits sur elle,
elle se vanter de Césaire
et comme médecin
et comme habitant,
quoique assurément,
avec (outre) son autre éclat, étant-abondante
en nombreux et grands hommes
et dans la philosophie
” et dans le reste-de la science.
Mais ceci a été dit suffisamment.
ο Mais ce qui donc est arrivé alors
parut aux autres à la vérité une certaine coïncidence sans-raison et sans-cause ,
32 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.
IX. Φέρε μηδὲ τοῦτο τῶν Καισαρίου καλῶν παρέλθωμµεν, ὃ τοῖς μὲν ἄλλοις ἴσως μικρὸν χαὶ οὐδὲ µνήµης ἄξιον, ἐμοὶ δὲ καὶ τότε χαὶ νῦν µέγιστον ἔδοξεν, εἴπερ τῶν ἐπαινετῶν À φιλαδελφία, καὶ où παύσομαι τιθεὶς ἐν πρώτοις, ὁσάχις ἂν τὰ ἐχείνου ἐκδιηγῶμαι. Κατεῖχε μὲν αὐτὸν αἷς εἶπον τιμαῖς ἡ πόλις, καὶ οὖδ ἂν El τι γένοιτο µεθήσειν ἔφασχεν ' ἐγὼ δὲ ἀνθέλκων ἴσχυσα, 6 πάντα Καισαρίῳ πολὺς καὶ τίμιος, χαὶ τοῖς γονεῦσι τὴν εὐχὴν πληρῶσαι, χαὶ τῇ πατρίδι τὸ χρέος, καὶ ἐμαυτῷ τὸν
sard en amène tant dans la vie humaine ; mais les personnes pieuses y reconnurent d’une manière évidente l’action de parents pieux, réunissant leurs enfants, par terre et par mer, pour jouir de l’accomplissement de ieur vœu.
IX. Mais n'oublions pas non plus une des belles actions de Césaire, que d’autres peut-être trouveront petite et peu digne de mémoire, mais qui m’a toujours paru très-grande, si toutefois l'amour fraternel mérite qu'on le loue, et que je ne cesserai point de placer en première ligne toutes les fois que je parlerai de lui, Byzance voulait le retenir par les honneurs dont j’ai parlé, et protestait que, quoi qu’il arrivât, elle ne le laisserait point partir; mais je l’emportai, moi que Césaire aimait et respectait en toutes choses, et qui le pressais, au contraire, de satisfaire au vœu de ses parents, de payer sa dette à sa patrie et de contenter mon désir ; je l’eus pour compagnon dans ce voyage, et il me préféra, non-seulement à des villes et à des