XVI. Ce présent-funèbre
est à toi, Césaire, de la part de moi;
ceux-ci sont les prémices
de mes discôurs,
lesquels ayant blamés souvent
secachant (de ce qu'ils secachaient),
tu devais mettre-à-nu(au jour)
pour toi-même. [moï;
Celui-là est l'ornement de-la-part-de
etlepluscher à toi detout ornement,
60 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.
περιῤῥέοντα καὶ μαλακὰ νήματα, οἷς οὐδὲ περιὼν ἔχαιρες κατὰ τοὺς πολλοὺς, ἀρετῇ μόνη χοσμούμενος, οὐδὲ λίνου διαφανοῦς ὑφάσματα , οὐδὲ μύρων πολυτίµων ἐπιχύσεις, À ταῖς (υναικωνίτισιν ἀπεπέμπου χαὶ πρότερον, xal ὧν ἡμέρα µία λύει τὴν εὐωδίαν, οὐδ) ἄλλο τι τῶν μιχρῶν καὶ τοῖς μιχροῖς τιµίων, ἃ πάντα κατέχρυψεν ἂν σήµερον 6 πιχρὸς λίθος οὗτος μετὰ τοῦ καλοῦ σώματος. Ἐῤῥέτωσάν ' por χαὶ ἀγῶνες Ἑλληνικχοὶ χαὶ μῦθοι, δι’ ὧν ἔφηθοι δυστυχεῖς ἐτιμήθησαν, μικρὰ μικρῶν ἆγωνισµάτων προτιθέντες τὰ ἔπαθλα ΄ καὶ ὅσα διὰ χοῶν τε καὶ ἀπαργμάτων, À στεμµάτων τε χαὶ ἀνθέων νεοδρέπτων , ἀφοσιοῦνται τοὺς ἀπελθόντας ἀνθρώπους, vou πατρίῳ μᾶλλον καὶ ἀλογία πάθους λόγῳ δουλεύοντες. Τὸ δὲ ἐμὸν δὗρον, λόγος, ὃ
τάχα χαὶ 6 µέλλων ὑπολήψεται χρόνος el χινούµενον, χαὶ oùx
de soie dont tu n’étais pas fier, comme le sont tant d'autres, content d’être paré de ta seule vertu; ni ces tissus de lin transparen!; ni ces essences précieuses que tu laissas toujours aux gynécées, et dont une seule journée dissipe le parfum ; ni aucun de ces petits ornements qui n’ont de prix que pour les petites âmes, et que ce marbre amer recouvrirait aujourd'hui avet ton beau corps. Lalssons aut gentils ces combats et ces fables, ces vains honneurs rendus à une jeunesse malheureuse, à qui l’on proposait de misérables prix pour de misérables luttes ; laissons-leur ces libations et ces prémices, ces guirlandes et ces fleurs nouvelles, ces tributs qu'ils payent à leurs morts non par raison, mais parce qu'ils sont esclaves des coutumes de ieurs pères et de la démence de leur douleur. Mon présent, à moi, est un discours que les temps à venir recueilleront peut-être, οἱ
οἶδα sb,
je Le sais bien,
non des tissus de soie flottant-autour du corps
et moelleux, [dant ta vie) desquels pas même survivant { pentu te réjouissais
selon (comme) la plupart,
étant orné de ta vertu seule,
οὐδὲ ὑφάαματα λίνου διαφανοῦς, ni des trames de lin transparent,
ni des effusions de parfums de-grand-prix, . Que aussi précédemment [néeées,
ἀπεπέμπον ταῖς γυναικωνίτισιν, tu renvoyais (abandonnais) aux gy- ΄
et dont un seul jour
dissipe le bon-parfum,
pi quelque autre des choses petites et précieuses pour les petits,
que cette pierre amère
aurait recouvertes toutes aujourd'hui
avec ton beau corps. [εποἱ) Qu’ils s’en aillent pour moi (loin de
“xai ἀγῶγες καὶ μῦθοι Ἑλληνικοὶ, etles combats et les fables des-gen-
par lesquels [tils, des jeunes-gens malheureux
ont été honorés,
proposant petits
τὰ ἔπαθλα μικρῶν ἀγωνισμάτων. les prix de petites luttes;
et toutes les choses en lesquelles
ils s’acquittent [(morts) envers les hommes qui sont partis
par et des libations et des prémices,
ou et des guiriandes et des fieurs,
étant-esclaves
de la loi (coutume) paternelle
et de la déraison de l’affliction
plutôt que de la raison.
Mais mon présent est ce discours,
présent que peut-être aussi
le temps à-venir
RL
62 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ KAIZAPION.
ἐῶν εἷς τὸ παντελὲς ἀπελθεῖν τὸν ἐνθένδε µεταχωρήσαντα, qu-
XVII. Τὰ μὲν οὖν παρ ἡμῶν τοιαῦτα. Ei δὲ μιχρὰ χαὶ τῆς ἀξίας ἑλάττω, χαὶ θ:ῷ φίλον τὸ χατὰ δύναμιν. Καὶ τὰ μὲν ἆποδεδώχαµεν, τὰ δὲ δώσομεν, τὰς δύ ἔτους προσφέροντες τιµάς τε καὶ µνήµας, οἵ γε τῷ Blu περιλειπόµενοι. Σὺ δὲ ἡμῖν οὗ ρανοὺς ἐμθατεύοις, ὦ θεία χαὶ ἱερὰ κεφαλὴ, χαὶ ἐν χόλποις Ἄθραὰμ ', οἵτινες SA οὗτοί εἶσιν, ἀναπαύσαιο, καὶ ἀγγέλων ἐποπτεύοις χο” ρείαν, καὶ µαχαρίων ἀνδρῶν δόξας τε χαὶ λαμπρότητας” μᾶλλον δὲ συγχορεύοις καὶ συναγάλλοιο πάντα διαγελῶν τὰ vide ἀφ᾿ ὄψους, τούς τε καλουµένους πλούτους καὶ τὰς ἐῤῥιμμένας ἀξίας,
qui, transmis d’âge en âge, ne laissera point périr toutentier celui qui a quitté cette terre, mais rendra présent à l’oreille et à la ménoire des hommes celui que nous honorons, et montrera plus vivante que sur un tableau l’image de ceiul que nous regrettons. XVIL Telles sont nos offrandes. Si elles ont peu de valeur, si elles sont irnidignes de Césaire, qu'importe ? ce que l’on fait selon ses forces est agréable à Dieu. À ces hommages que nous te rendons nous en ajouterons d’autres encore, en renouvelant chaque année ces honneurs et. en rappelant ta mémoire, nous qui rettons sur cette terre. Puisses-tu entrer dans le ciel, Ô divine et sainte tête! puisses-tu reposer dans le sein d'Abraham , quoi que nous devions entendre par ces mots! puisses-tu voir le chœur des anges, la gloire et la splendeur des bienheureux ! ou plutôt puisses-tu partager leurs chants et leur allégresse, prenant en pitié du haut des cieux les choses d’ici-bas, ce qu’on appelle les richesses, le néant
al ἀκοαῖς καὶ ψυχαῖς.
τὴν εἰκόνα τοῦ ποθουµένον, XVIL Τὰ μὲν οὖν παρὰ ἡμῶν
sobre.
ai Δάττω τῆς ἀξίας,
ai αἷλον Ge.
res
τάςτιμάς τε καὶ pv
da ἔτονς, ..
recuelllera se mouvant toujours, et ne permettant pas celui qui a émigré d'ici être parti (mort) Jusqu'au poin£ complet (tout entier), mais conservant toujours etaux oreilles et aux âmes celui honoré par ce discours, et présentant plus manifeste que des tableaux l'image de celui regretté.
XVIL. Donc les offrandes de nous sont telles, Mais si elles sont petites et moindres quele mérite de Césaire, ce qu'on fait selon sa force aussi est agréable à Dieu.
Et nous avons donné une partie, et nous donnerons l'autre partie, apportant [ions et les honneurs et les commémoraannée par année, nous, ceux du moins laissés à la vie.
Mais toi ΄ [cieux, pulsses-tu entrer à nous dans les ὁ divine et sainte tête, et puisses-tu reposer dans le sein d'Abraham, quel que soit donc ce sein, et puisses-tu contempler le chœur des anges, et les gloires οἱ les clartés
.des hommes bienheureux ;
et plutôt - [eur puisses-tu former-des-chœurs-avecet puisses-tu te réjouir-avec eux,
te rlant depuis la hauteur
de toutes leschoses d'icl, [richesses, et des appelées (de ce qu'on sppelle) et des dignités jetées-bas (abjectes)
64 | ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ KAIZAPION.
καὶ τὴν τοῦ βίου τούτου περιφορὰν, καὶ τὴν ὥσπερ ἐν νυκτοµαχίᾳ σύγχυσίν τε χαὶ ἄγνοιαν, βασιλεῖ τῷ µεγάλῳ παριστάµενος, καὶ τοῦ ἐχεῖθεν φωτὸς πληρούμενος * οὗ μικρὰν ἀποῤῥοὴν ἐντεθεν δεξάµενοι, ὅσον ἐν ἐσόπτροις φαντάζεαθαι χαὶ αἰνίγμασιν ', αὐτῃ τῃ πηγῇ τοῦ καλοῦ μετὰ ταῦτα ἐντύχοιμεν, χαθαρῷ vo χαθαρὰν τὴν ἀλήθειαν ἑποπτεύοντες, καὶ τοῦτον μισθὸν εὗρίσχοιµεν τῆς περὶ τὸ χαλὸν ἐνταῦθα φιλοπονίας, τὴν τελεωτέραν ἐχεῖσε τοῦ καλοῦ µετουσίαν καὶ θεωρίαν ' ὅπερ δὴ τῆς ἡμετέρας τέλος µυσταγωγίας βίθλοι τε καὶ ψυχαὶ θεολόγοι θεσπίζουσν. XVIII, Τί λοιπὸν ἔτι; Tv ἐκ λόγου θεραπείαν τοῖς ἀλγοῖσι προσενεγχεῖν. Μέγα δὲ τοῖς πενθοῦσι τὸ παρὰ τῶν συναλγούν-
des dignités, les honneurs mensongers, les illusions des sens, les “ägitations de cette vie, ce désordre et cette ignorance comparables à un combat dans 69 ténèbres! Assis aux côtés du roi des rois, puisses-tu être inondé de cette lumière dont nous ne recevons ici qu'un faible rayon! nous la voyons comme dans un miroir et dans des énigmes, mais plaise à Dieu qu’un jour nous nous trouvions à la source même du beau, contemplant avec l'esprit pur la pure vérité, et que nous recevions dans le ciel, en récompense de nos efforts pour arriver à la vertu sur cette terre, la possession plus parfaite et la contemplation du bien! car c’est là ce terme de notre initiation que prophétisent les saints livres et les âmes inspirées de Dieu.
XVIII. Que me reste-t-il encore, sinon d'essayer de guérir par la parole ceux qui sont affligés ? C’est un remède puissant pour ceux qui pleurent que les larmes qu’on verse avec eux, et ceux qui ont la méme part que nous au malheur sont plus capables de consoler 205
οὗ δεξάµενοι ἐντεῦθεν tuspäv ἀποῤῥοὴν,
ΧΥΠΙ. TE λοιπὸν ἔτι;
et des honneurs mensongers,
et de l'égarement
au moyen des sens,
et de l'agitation
de cette vie,
et de la confusion et de l'ignorance
comme dans un combat-de-nuit,
te tenant-auprès
du grand rol,
et étant rempli
de la lumière de là;
de laquelle ayant reçu d'ici
une petite émanation,
autant qu'il en faut '
Pour nous-en-faire-une-idée
dans des miroirs et des énigmes,
puissions-nous aborder après cela
la source même du beau,
contemplant
la vérité pure
avec ün pur esprit,
et puissions-nous trouver ce salaire
de notre amour-du-travail ie
au sujet du beau,
la participation au beau
et la contemplation du beau
plus parfaite IA;
lequel terme donc
de notre initiation .
etieslivres saints [phétisent.
et les âmes inspirées-par-Dieu pro- ΥΠ. Quoi est restant encore?
C’est d'appliquer
à ceux qui sont-afligés
la guérison qué résulie de la parole.
Or le remède
venant de ceux affligés-avec eux
est grand (puissant)
pour ceux qui sont-dans-le-deuil ;
‘et ceux qui ont la pari égake
εἰς παραμυθίαν τοῖς πάσχουσι. Μάλιστα μὲν οὖν πρὸς τοιούτους ἐστὶν ἡμῖν 6 λόγος, ὑπὲρ ὧν αἰσχυνοίμην ἂν, el ua, καθάπερ ἆλλου παντὸς τῶν καλῶν, οὕτω χαὶ χαρτερίας τὰ πρῶτα φέροιντο. Καὶ γὰρ εἰ φιλόπαιδες πάντων μᾶλλον, ἀλλὰ καὶ πάντων pal λον φιλόσοφοι! καὶ φιλόχριστοι, καὶ τὴν ἐντεῦθεν µετάθασιν dx πλείονος αὗτοί τε µελετήσαντες καὶ τοὺς ἐξ αὐτῶν διδάξαντες, μᾶλλον δὲ τὸν βίον ὅλον µελέτην λύσεως ἆ ἐνστησάμενοι. Εἰ δὲ ἔτι τὸ πάθος ἐπισχοτεῖ τοῖς λογισμοῖς, καὶ, χαθάπερ λήµη τις τὸν ὀφθαλμὸν ὑπελθοῦσα , καθαρῶς συνιδεῖν οὐκ ἐδ τὸ δέον, φέρε, δέξασθε παράκλησιν of πρεσθύτεροι τοῦ νέου, χαὶ τῦ
souffrances. Je parle surtout à ces parents pour qui je rougirais, s'ils ne se montraient pas supérieurs par la patience comme ils le sont par toute autre vertu. Îls l’emportaient sur tous en tendresse pour leurs enfants, mais ils l’emportaient aussi en sagesse et en amour pour ie Christ ; plus que tous ils ont médité et appris à leurs fils à méditer sur le passage de cette vie dans un autre monde, ou plutôt ils ont fait de leur vie entière une méditation de la mort. Que si la douleur obscurcit votre raison et rend vos yeux assez malades pour ne pas distinguer clairement le devoir, allons, recevez les consolations que le jeune homme adresse aux vieillards, le fils aux parents, celui
qui devrait attendreles avis de personnes de cet âge à ceux qui en ont
Et δὶ τὸ πάθος
ban
du malheur
sont (peuvent) davantage
pour consolation
à ceux qui souffrent,
Le discours doncest à nous [telles, surtout s'adressant à des personnes pour lesquelles je rougirais,
si elles ne remportaient pas
le premier rang
aussi de (pour) la patience
ainsi, comme elles le remportent de (pour) toute autre des belles cho.
Et en effet es.
si elles sontaimant-leurs-enfants plus que tous,
mais elles sont aussi plus que tous amles-de-la-sagesse-chrétienne
et amies-du-Christ,
et s'étant exercées elles-mêmes d’une plus grande quantité (plus que au passage [d'autres) d'ici dans une autre vie
et l'ayant appris à ceux nés d'elles, et plutôt
ayant établi la vie entière
comme exercice (préparation)
de (4) la dissolution de cette vie.
Mais οἱ Ίο malheur {ments, obscurcit encore leurs raisonne+ et, comme une certaine chassie qui est entrée dans l'œll,
ne leur permet pas
de voir purement
ce qui est-nécessaire
allons, vous qui étes plus âgés recevez une consolation du jeune, et vous les patents
une consolation de l'enfant,
et une consolation
de celui qui devait être ayerth
68 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.
ὀφείλοντος, οἱ πολλοὺς νουθετήσαντες, καὶ τῷ πολλῷ χρόνῳ τὴν ἐμπειρίαν συλλέξαντες. Θανμάσητε δὲ μηδὲν, el νέος νουθετῶ γέροντας ' καὶ τοῦτο ὑμέτερον, εἴ τι πολιᾶς ἄμεινον συνορᾶν ἔχω. Πόσον ἔτι βιωσόµεθα χρόνον, ὦ τίµιαι πολιαὶ χαὶ θεῷ πλησιάζουσαι; πόσον ἐνταῦθα χαχοπαθήσοµεν; Οὐδὲ ὁ πᾶς dvθρώπων βίος μακρὸς, ὡς τῇ θείᾳ φύσει καὶ ἀτελευτήτῳ παραθαλεῖν, μὴ ὅτι τὸ τῆς ζωῆς λείψανον, καὶ À λύσις, ὡς ἂν εἴποιμε, τῆς ἀνθρωπίνης πνοῆς, καὶ τοῦ προσχαίρου βίου τὰ τελευταῖα. Πόσον ἡμᾶς ἔφθη Καισάριος» πόσον ἔτι τὸν ἀπελθόντα πενθήσομεν; Οὐ πρὸς τὴν αὐτὴν ςἐπειγόμεθα µονήν; où τὸν αὐτὸν ὑποδυσόµεθα λίθον αὐτίκα; οὐχ À αὐτὴ χόνις μετὰ μικρὸν ἐσόμεθα;
averti tant d’autres, οἱ qui dans une longue carrière ont amassé une telle expérience. Ne vous étonnez point si, jeune comme jele suis, je conseille votre vieillesse ; αἱ 19 puis voir mieux qu’une tête blanche, c'est aussi à vous que je le dois. Combien de temps vivrons-nous er core, têtes vénérées et qui approchez déjà de Dieu ? Combien de temps avons-nous à souffrir ici? La vie des hommes, prise tout entière, n'est même pas longue, si on la compare à la nature divine εἰ immortelle ; qu'est-ce donc que ce reste de vie, que ce souffle qui va s’éteindre, que ces derniers Instants de notre existence temporelle? De combien Césaire nous a-t-il devancés ? Combien de temps encore pleurerons-nous son départ ? N’aHons-nous pas à grands pas vers L même demeure ? ne devons-nous pas dans un moment nous coucher sous la même pierre ? Ne serons-nous pas bientôt une même cendre? Que gagnerons-nous à ce peu de jours qui nous restent, sinon quel-
παρὰ τῶν τηλικούτων, οἱ νονθετήσαντες modo,
el νέος νουθετῶ γέροντας:
el ἔχω συνορᾶν, τι
xa πλησιάζουσαι Θεῷ ; πόσον
χαχοπαθήσοµεν ἐνταῦθα ; Ὁ βίος πᾶς ἀνθρώπων οὐδὲ Laxpès,
rai ἡ λύσις,
par ceux d’un-tekâgé, {tres, vous qui avez averti beaucoup d’auet qui avez amassé l'expérience par le long temps.
Et ne vous étonnez en rien, siétant jeune j’avertis des vieillards; aussi ceci est vôtre (vous est dû), si j'ai à (si je puis) voir quelque chose mieux qu’une téte blanche.
Combien-de temps
vivrons-nous encore,
6 tétes blanches vénérées
et qui approchez de Dieu?
combien-de temps souffrirons-nous ici ?
La vie tout-entière des hommes n’est même pas longue,
pour la comparer à la nature divine et qui-ne-finit-pas,
je ne dis pas seulement que
ce reste de la vie n’est pas long, et cette dissolution,
comme nous pourrions dire,
du souffle de-l’homme, et ces derniers moments de la vie temporelle.
. De combien-dea temps Césaire
a-t-il devancé nous?
combien-de temps encore pleurerons-nous celui qui est parti?
Ne nous pressons-nous pas
vers le même séjour ?
n'entrerons-NOUS pas
sous la même pierre tout-à-l’heure ?
πο serons-nous pas la même cendre après un temps petit (court) ?
ne gagnerons-nous pas
autant seulement
ἐν ταύταις ταῖς ἡμέραις μικραῖς, dans ces jours petits (courts),
: 70 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ, πλείω καχὰ, τὰ μὲν ἱδόντες, τὰ δὲ παθόντες, τὰ δὲ καὶ πράξαντες ἴσως, λειτουργῆσαι τῷ τῆς φύσεως νόµῳ τὴν χοινὴν εἰσφορὰν καὶ ἀσάλευτον, καὶ τοῖς μὲν ἐπαπελθεῖν, τῶν δὲ προαπελθεῖν, καὶ τοὺς μὲν κλαῦσαι, ὑπὸ δὲ τῶν θρηνηθῆναι, καὶ map” ἄλλων ἀντιλαθεῖν ὃν προεισηνέγκαµεν ἄλλοις τῶν δακρύων ἔρανον : ΧΙΧ. Τοιοῦτος 6 βίος ἡμῶν, ἀδελφοὶ, τῶν ζώντων πρόσκαιρα + τοιοῦτο τὸ ἐπὶ γῆς παίγνιον * οὖχ ὄντας γενέσθαι, χαὶ γενοµένους ἀναλυθῆναι. Ὄναρ ἐσμὲν 3 οὐχ ἱστάμενον, φάσμα τι μή κρατούµενον, πτῆσις ὀρνέου παρερχοµένου, ναῦς ἐπὶ θαλάσσης ἴχνος οὐκ ἔχουσα, χόνις, ἀτμὶς, ἑωθινὴ δρόσος, ἄνθος χαιρῷ φυόµενον χαὶ χαιρῷ λυόμενον, Ἄνθρωπος, ὡσεὶ χόρτος αἱ
ques maux de plus à voir, à souffrir, peut-être même à faire, avast d’acquitter envers la loi de la nature Ja dette commune et inévitable? de partir après ceux-ci et avant ceux-là, de pleurer les uns € d’être pleurés par les autres, enfin de recevoir de ceux-ci le tribut de larmes que nous avons payé à ceux-là P
XIX. Telle est l'existence, mes frères, pour nous qui vivons de cette vie temporelle; telle est la scène du monde: sortir du néant et naltre, naître et périr. Que sommes-nous ? un songe inconstant, un fantôme insaisissable, le vol de l'oiseau qui passe, le vaisseau qui fend la mer sans laisser de trace, une poussière, une vapeur, une rosée du mabs, une fleur qui naît en un moment et meurt en un moment. Le jour de l’homme passe comme l’herbe ; il est comme la fleur des champs
qui fleurit pour un peu de temps. Voilà ce que dit si sagement k
Boov χαχὰ πλείω,
Ἆτῆσις ὀρνέου παρερχοµένου, vads ἐπὶ θαλάσσης
7 I que après des maux plusnombreux, ayant vu à la vérité ceux-ci,
et ayant souffert ceux-là,
et ayant fait aussi peut-être ceux-là, de payer
à la. loi de la nature
le tribut commun
et immuable,
et de nous en aller aptès ceux-ci, maïsde nous en aller-avant ceux-là, et de pleurer à la vérité ceux-ei,
mais d’être pleurés par ceux-là,
et de recevoir-en-retour
de-la-part d’autres
cette aumône des larmes [demment que nous avons apportée - précé-
à d’autres?
ΧΙΧ. Telle est la vie de nous, mes frères, porelles ;
de nous qui vivons des choses tem-
’ tel est le jeu sur terre :
n'étant pas naître,
et étant nés être dissous (mourir).
Nous sommes un songe
qui ne se tient pas (inconstant), un fantôme
qui n’est pas saisi (insaisissable),
le vol d’un oiseau qui passe, | un vaisseau sur mer
n’ayant (ne laissant) pas de trace, une poussière, une vapeur,
une rosée du-matin,
une fleur qui pousse en un moment et qui se défait en un moment.
L'homme,
les jours de lui sont comme l’herbe, comme la fleur du champ,
ainsi il fleurira ;
a thédité et dit bien
le divin David
ὁ θεῖος Δαθὶδ περὶ τῆς ἀσθενείας ἡμῶν ἐφιλοσόφησεν * καὶ ἐν ἐχείνοις πάλιν τοῖς ῥήμασι * Tv ὁλιγότητα τῶν ἡμερῶν µου ἀνάγγειλόν por! ' χαὶ παλαιστῶν µέτρον τὰς ἀνθρωπίνας μέρας ὀρίζεταιἳ. Τί δ’ ἂν εἴποις πρὸς Ἱερεμίαν 5, ὃς καὶ τῇ μητρὶ µέμφεται τῆς, γεννήσεως ἀλγῶν, καὶ ταῦτα ἐπ ἀλλοτρίοις πταίσµασι; Πάντα εἶδον, φησὶν ὃ Ἐκκλησιαστὴς", πάντα ἐπῆλθον λογισμῷ τὰ ἀνθρώπινα, πλοῦτον, τρυφὴν, δυναστείαν, δόξαν τὴν ἄστατον, σοφίαν τὴν ὑποφεύγουσαν πλέον À χρατουµένην, πάλυ τρυφὴν , σοφίαν πάλιν, ἐπὶ τὰ αὐτὰ πολλάχις ἀναχυκλούμενος, γαστρὸς ἡδονὰς, παραδείσους, πλήθος οἰχετῶν, πληθος χτηµάτων, οἰνοχόους καὶ οἰνοχόας, ἄδοντας καὶ ἀδούσας, ὅπλα, δορυφόρους, ἔθνη προσπίπτοντα, φόρους συλλεγοµένους, ὀφρῦν βασιλείας, ὅσα
divin David en parlant de notre faiblesse ; et ailleurs encore il s’éerie: Fais-moi connaître, Seigneur, le petit nombre de mes jours; puis il compare à un palme la mesure des jours de homme. Et Jérémie, témoin des fautes d’autrul, ne reproche-t-il pas à sa mère les douleurs de son enfantement P J'ai tout vu, dit l’Ecclésiaste, ma pensée a parcouru toutes les choses humaines, la richesse, les plaisirs, la puissance, cette gloire inconstante, cette sagesse fugitive qui ne # laisse point saisir, puis encore les plaisirs et encore la sagesse, revenant souvent aux mêmes objets, les jouissances de la bonne chère, les jardins, ces serviteurs innombrables, ces possessions immenses, Ces hommes et ces femmes qui versent le vin, ces chanteurs et ces chanteuses, ces armes, ces satellites, ces nations qui se prosternent, ces tributs qu’on amasse, ce faste de la royauté, tous ces biens nécessaires à la vie ou superflus dont la somme m'élève au-dessus de
ἐν ἑωΐνοις τοῖς ῥήμασιν Ἀνάγγελόν pou
mob ὁ Ἐκκλησιαστὴς, Ἰπῆλθον λογισμῷ,
πλοῦτον, τρυφὴν, δνναστείαν, av τὴν ἄστατον,
pou συλλεγοµένους,
au-sujet-de la faiblesse de nous + et de nouveau dans ces paroles :
Annonce (révèle)-moi le petit-aombre des jours de moi:
et il définit les jours de-l'homme une mesure de palmes, Et que dirals-tu à Jérémie, qui étant-affligé même reproche à sa mère Venfantement, et cela au-sujet-de fautes d’-autrui ?
J'ai vu toutes choses, dit l'Ecclésiaste, j'ai abordé par le raisonnement toutes les choses humaines, la richesse, le plaisir, la puissance, la gloire celle instable, la sagesse celle qui fuit plus qu'elle n’est saisie, de nouveau le plaisir, la sagesse de nouveau, revenant-en-cercle souvent vers les mêmes choses, les joüissances du ventre, 168 parcs, la multitude des serviteurs, la multitude des possessions, les échansons et les femmes-qui-versent-le-vin, les chanteurs et les chanteuses, les armes, les satellites, les nations qui se prosternent, les tributs qui se rassemblent, le sourcil (faste) de la royauté, toutes les choses superfues de la vie.
toutes celles qui font partie des choses nécessaires, par lesquelles je suis venu
74 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION. βασιλεῖς τοὺς ἔμπροσθεν, χαὶ τί ἐπὶ πᾶσι τούτοις; Πάντα µαταιότης µαταιοτήτων, τὰ πάντα µαταιότης, καὶ προαίρεσις πνεύματος 1, εἴτ᾽ οὖν ὁρμή τις ψυχῆς ἀλόγιστος, καὶ περισπααμὸς ἀνθρώπου, τοῦτο χατακριθέντος, ἴσως ἐκ τοῦ Taka πτώματος ᾶ ἀλλὰ , Τέλος λόγου, φησὶ, τὸ πᾶν ἄχουε, τὸν Θεόν φοθοῦ», ᾿Ενταῦθα τῆς ἀπορίας ἵσταται * χαὶ τοῦτό σοι µόνον τῆς ἐνταῦθα ζωῆς τὸ κέρδος, ὁδηγηθῆναι διὰ τῆς ταραχΏς τῶν ὁρωμένων καὶ σαλευοµένων ἐπὶ τὰ ἑστῶτα καὶ μὴ κινούμενα. XX. MA τοίνυν πενθῶμεν Καισάριον, οἵων ἀπηλλάγη καχῶν εἰδότες, ἀλλ’ ἡμᾶς αὐτοὺς, οἷοις ὑπελείφθημεν, χαὶ οἷα θησαυρίσοµεν, εἰ μὴ γνησίως Θεῷ προσθέµενοι, καὶ παραδραµόντες τὰ παρατρέχοντα, πρὸς τὴν ἄνω ζωὴν ἐπειγοίμεθα, ἔτι ὑπὲρ γῆς ὄντες, χαταλιπόντες τὴν γῆν, καὶ τῷ πνεύµατι φέροντι πρὸς
tous les rois mes prédécesseurs ; et que dit-il après cette énuméretion ? Tout est vanité des vanités; tout n’est que vanhté etaffliction d’esprit, c’est-à-dire un emportement irréfléchi de l’âme, un égarementauquel l’homme est condamné, sans doute en punition de l’ancienne chute ; mais Écoute, dit-il, la fin de tout ce discours, crains Dies. Voilà où il s'arrête dans ses perplexités ; et c’est le seul avantage que tu puisses retirer de ta vie ici-bas, que le désordre de ces objets visibles et sans cesse agités t’élève à la pensée des choses stables qui ne s’ébranient jamais.
XX. Ne pleurons pas sur Césaire, puisque nous savons de ques maux il a été affranchi ; pleurons sur nous-mêmes, en songeant à queiles peines nous sommes encore réservés οί au trésor de douleursque nous amasserons, si nous ne voulons nous attacher sincèrement à Dieu, passer indifférents à côté des biens qui passent, nous empresser vers la vie céleste, quitter ia terre pendant notre séjour même sur k terre, et suivre saus arrière-pensée l'esprit qui nous porte vers les
καὶ περισπασμὸς ἀνθρώπον, χαταχριθέντος τοῦτο, laws ἐκ τοῦ πτώματος παλαιοῦ: