‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 49 sur 77 · XX. MA πενθῶμεν τοίνυν · texte numérisé non relu

XX. MA πενθῶμεν τοίνυν

Καισάριον, εδότες οἵων χαχῶν ἀπηλλάγη, ἀλλά ἡμᾶς αὐτοὺς, ofotg ὑπελείφθημεν, καὶ οἷα θησαυρίσοµεν, ἑ μὴ προσθέµενοι pou θεῷ, χαὶ παραδραµόντες τὰ παρατρέχοντα, ἐπειχοίμεθα πρὸς τὴν ζωὴν ἄνω, ὄντες ἔτι ὑπὲρ γῆς, χαταλιπόντες τὴν γῆν, καὶ ἀχολουθήσαντες γνησίως τῷ πνεύµατι φέροντι

au-dessus de tous les rois

ceux d’auparavant,

et que dit-il

au-sujet-de toutes ces choses ? Tout est vanité des vanités,

le tout est vanité,

etaffiction d'esprit,

soit donc un certain éjan de l’âme irréfléchi,,

et un égarement de l’homme, condamné à cela, [cienne peut-être par-suite-de la chute anmais Le tout écoute (écoutez tous), la fin de ce discours, (dit-il, crains (craignez) Dieu.

Π s'arrête là de la perplexité ;

et ce gain seul est à toi

de la vie d'ici,

d’être conduit par le trouble

des choses qui se voient

et qui sont agitées

vers celles qui restent-immobiles etqui ne sont pas ébranlées.

XX. Ne pleurons donc pas Césaire, [rassé, sachant de quels maux il a été débarmais pleurons-nous nous-mêmes,

” sachant à quels maux

nous avons été laissés,

et quels maux nous amasserons, .

à moins que nous étant attachés sincèrement à Dieu,

et ayant passé-rapidement-devant les choses qui passent-rapidement, nous nous hâtions vers la vie d'en haut,

étant encore sur terre,

ayant abandonné la terre,

et ayant suivi sincèrement

le soufile qui nous porte

76 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.

ψύχοις, καὶ χοῦφα τοῖς ἀνδρικοῖς τὴν διάνοιαν. Σχοπῶμεν Ge

Où φοδήσει τινάς΄ ἀλλ οὐδὲ δείσει βαρὺν δεσπότηνι πολλάχις τὸν οὐδὲ ἄρχεσθαι ἄξιον. OÙ συνάξει πλοῦτον ' ἀλλ᾽ οὐδὲ ὑπόψεται Φθόνον, À ψυχὴν ζημιωθήσεται χαχῶς συνάγων, καὶ τοσοῦτον dei προσλαμθάνειν ζητῶν, ὅσον ἐχτήσατο. Τ οιαύτη γὰρ À τοῦ πλου: τεῖν νόσος, ὅρον τοῦ δεῖσθαι πλείονος οὐχ ἔχουσα, ἀλλὰ τὸ rom Get δίψους ἔτι ποιουµένη φάρµακον. Οὐκ ἐπιδείξεται λόγους

ἀλλ ὑπὸ λόγων γε θαυµασθήσεται. OÙ φιλοσοφήσει τὰ Ἱππο-

κράτους χαὶ [αληνοῦ 1, καὶ τῶν ἀντιθέτων ἐκείνοις ἆλλ᾽ oùc:

choses d’en haut. Ces pensées, qui affligent les petites âmes, sou! légères aux cœurs généreux. Réfléchissons donc ensemble. Césaire ne commandera plus; mais il n’aura plus d’ordres à recevoir. Îl ne sera plus craint; mais il ne redoutera plus la tyrannie d’un maitre souvent indigne même d’obéir. Il n’amassera plus de richesses ; mais il ne craindra pas l'envie, il ne risquera pas son âme en s’enrichissant par des moyens coupables et en cherchant sans cesse à doubler s fortune. Car telle est la maladie attachée à la richesse, que ses désirs ne connaissent point de hornes, et que c’est toujours en buvant qu'elle veut guérir sa fièvre et sa soif. {1 ne fera plus parade de 500 éloquence ; mais les autres le vanteront dans leurs discours. Îl 2e méditera plus les écrits d'Hippocrate, de Galien et de leurs adversaires ; mais il ne luttera plus contre les maiadies, il ne trouvera plus des chagrins personnels dans les infortunes d'autrui Il ne démor-

πρὸς τὰ ἄνω. γοΓΦ]ε5 choses d'en haut.

Ταῦτα καὶ ἀλγεινὰ Ces pensées sont et douloureuses τοῖς ὀλιγοψύχοις, pour ceux qui-ont-peu-d'âme ,

χαὶ κοῦφα etlégères {pensée τοῖς ἀνδρικοῖς τὴν διάνοια. pour ceux qui sont virils dans la Σκοπῶμεν δὲ οὕτως, Mais examinons ainsi, *

Καισάριος οὐκ ἄρξει" Césaire ne commandera pas; ἀλλὰ οὐδὲ ἀρχθήσεται mais il ne sera pas non plus commpùç Go. + + par d'autres. [mandé Où φοδήσει τινάς: Il n'épouvantera pag quelques-uns ; ἀλλὰ οὐδὲ δείσει mais ilne craindra pas non plus δεσπότην βαρὺν, un maître pesant (despotique), πολλάκις souvent

τὸν οὐδὲ ἄξιον celui.qui n’est pas même digne ἄρχεσθαι. d’être commandé (d’être esclave).

Où συνάξει πλοῦτον- 11 n'amassera pas de richesse ; ἀλλὰ οὐδὲ ὑπόψεται mais il ne cralndra pas non plus φθόνον, l'envie, [ame À ζημιωθήσεται ψυχὴν ou sera (et ne sera pas) lésé en son συνάγων κακῶς, en amassant mal,

καὶ ζητῶν ἀεὶ et en cherchant toujours προσλαμθάνειν à ajouter-à ce qu’il possède τοσοῦτον ὅσον ἐκτήσατο. autant qu’il a acquis.

Τοιαύτη γὰρ À νόσος Car telle est la maladie

τοῦ πλοντεῖν, du étre-riche,

oùx ἔχουσα ὅρον n'ayant pas de terme

τοῦ δεῖσθαι πλείονος, du avoir-besoin de plus,

ἀλλὰ ἔτι ποιουµένη ἀεὶ mais encore faisant toujours

τὸ ποτὸν du breuvage

géphaxoy δίψους.- un remède de la soif.

Oùx ἐπιδείξεται λόγους", Ἡ ne fera-pas-montre-de discours ; ἀλλἀθανμασθήσεται ὑπὸ λόγων. mais il sera admiré par les discour Où φιλοσοφήσει Ἡ ne méditera pas lien τὰ Ἱπποκράτους καὶ Γαληνοῦ, 165 systèmes d'Hippocrate et de Gaxai τῶν ἀντιθέτων ἐκείνοις etde ceux opposés âceux-là; [plus ἀλλὰ οὐδὲ χακοπαθήσει maisil ne souffrira-pas-de-maur ΠΟ)! νόσοις, par les maladies,

παρπούµενος λύπας ἰδίας recueillant des chagrins personnel ἐπὶ συμφοραῖς ἀλλοτρίαις. ausujet-de-malheurs d'autrul.

Οὐκ ἀποδείξει Ἡ πο démontrera pas

78 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.

καρπούµενος", Οὐκ ἀποδείξει τὰ Εὐχλείδου, καὶ Πτολεμαίου, καὶ Ἡρωνος". ἀλλ᾽ οὐδὲ ἀλγήσει τοῖς ἀπαιδεύτοις Φυσῶσι μείζονα. OÙ καλλωπιεῖται τοῖς Πλάτωνος, χαὶ Ἀριστοτέλους, χαὶ Πύῤῥωνος”, χαὶ Δημοχρίτοις δή τισι͵, καὶ Ἡρακλείτοις, καὶ Ἀναξαγόραις, Κλεάνθαις τε, χαὶ ᾿Επιχούροις, χαὶ oùx οἷὸ' οἴστισι τῶν ἐκ τῆς σεμνῆς Στοᾶς χαὶ Ἀχαδημίας! - ἀλλ οὐδὲ φροντίσει ὅπως διαλύσῃ τούτων τὰς πιθανότητας». Τί µε δεῖ μνημονεύειν τῶν ἄλλων; Ἀλλὰ ταῦτα δὴ τὰ τίµια πᾶσι καὶ περιθρηνήσει τούτους, À θρηνηθήσεται ὑπὸ τούτων, À χαταλιπὼν ἄλλοις, À χαταλειφθεὶς συμφορᾶς ὑπόμνημα. Où χληρονομέσει χρημάτων + ἀλλὰ κληρονοµηθήσεται bp’ ὧν χρησιμώτατον», xai

trera plus les systèmes d’Euclide, de Ptolémée et d'Héron; mais i n’aura plus à souffrir de ces ignorants bouffis de leur prétendu savoir. 1] ne se parera plus des doctrines de Platon, d’Aristote, de Pyrrhon, d’un Démocrite, d’un Héraclite, d’un Anaxagore, d’un Cléanthe, d’un Épicure, et de je ne sais quels sages de l’auguste Portique et de l’Académie ; mais il ne se tourmentera plus pour réfuter leurs s0phismes. Ai-je besoin d'examiner tout en détail ? Voyons seulement ces avantages si précieux, si désirables aux yeux de la fouie : ji] n'avra ni compagne ni enfants; mais il ne les pleurera pas, il ne sera pas pleuré par eux ; il ne laissera point aux autres, il ne restera pas lui-même pour eux un témoignage d’infortune. Il ne fera pas ἀορῦlents héritages ; nrais il aura les meilleurs des héritiers, ceux qu'il a choisis lui-même afin de s’élcigner riche de cette terre, emportant

τὰ Εὐχλείδου | les systèmes d’Euclide,

χαὶ Πτολεμαίου, καὶ Ἡρωνος et de Ptolémée, et d’'Héron;

ἀλλὰ οὐδὲ ἀλγήσει mais il ne sera pas affligé non plus

τοῖς ἀπαιδεύτοις par ces gens ignorants[(trop vains).

φυσῶσι μείζονα. soufflant des souffles plus grands

Où χαλλωπιεῖται | Il ne se parera pas |

τοῖς Πλάτωνος, des doctrines de Platon,

xai Ἀριστοτέλους, et d’Aristote,

χαὶ Πύῤῥωνος, et de Pyrrhon,

χαὶ δή τισι Δημοχρίτοις, et donc de certains Démocrites,

χαὶ Ἡρακλείτοις, et d'Héraclites,

χαὶ Ἀναξαγόραις, et d’Anaxagores,

Κλεάνθαις τε, καὶ Ἐπιχούροις, et de Cléanthes, et d’Épicures,

χαὶ οὐχ οἶδα ototiot et je ne sais desquels

τῶν ἐχ τῆς σεμνῆς Στοᾶς de ceux de l’auguste Portique

χαὶ Ἀχαδημίας” ο 1ο εί delAcadémie;

ἀλλὰ οὐδὲ φροντίσει mais il πε prendra-pas-souci non plus

ὅπως διαλύσῃ pour voir comment il dissiperait

τὰς πιθανότητας les vraisemblances (sophismes)

τούτων. de ceux-ci.

Τί δεῖ µε En quoi faut-il moi

Μνημονεύειν τῶν ἄλλων; faire-mention des autres choses?

ANG ταῦτα δὴ | Mais je rappellerai celles-ci donc

τὰ τίµια πᾶσι - celles précieuses pour tous

καὶ περισπούδαστα᾽ et très-recherchées :

οὐ παραστήσεται YAUETAV , il n’acquerra pas une épouse,

οὐ παῖδας * il n'acquerra pas des enfants ;

ἀλλὰ οὐδὸ θρηνήσει τούτους, mais il ne pleurera pas non plus

Ἡ θρηνηθήσεται | ou (et) ne sera pas pleuré [ceux-ci,

ὑπὸ τούτων, par ceux-ci,

À καταλιπὼν ἄλλοις ou ayant laissé à d’autres

ὑπόμνημα συμφορᾶς, un monument d’infortune, {tel.

À χαταλειφθείς. ou ayant été laissé à eux comme

Οὐ κληρονομήσει χρημάτων Il ne sera-pas-héritier de biens;

ἀλλὰ κληρονοµηθήσεται mais il sera hérité par ceux

ὑπὸ ὧν par lesquels

χρησιμώτατον, il est le plus utile qu’il soit hérité, καὶ ὧν αὐτὸς et par lesquels lui-même

ἠβέλησεν, a voulu étre hérité,

ἵνα µεταναστῇ ἐνθένδε πλούσιος , afin qu'il émigrât d’iciriche,

— qd —

καρπούμενος1. Οὐκ ἀποδείξει τὰ Εὐχλείδω, κα) $ καὶ “Hpuvos®- ἀλλ’ οὐδὲ ἀλγήσει τοῖς ér 4 |

μείζονα, Où καλλωπιεῖται τοῖς Πλάτωνος

MC ἀπιοι τῶν dx sh crie Σνας EL grorion ὅπως δαλύσῃ τούτων Τ. ἴ μνημονεύειν τῶν ἄλλων; ANA ?

AT σπούδαστα- οὗ παραστήσετο/), { auf τς θρηνήσει τούτους, À mi 7 courir ve ἄλλοις, À καταλειφθεὶς σί αεκαὶ λέγειν χρὴ, θανἁρημάτων: ἀλλὰ mp aus, καὶ Deux χωρεῖ ro ὧν αὐτὸς ἠθθλησεν, 1. μωτήριον χαλεπὺν vis

générosité! ὁ consolation nouvelle ! ὁ <nts qui ajoutent encore à ce dont Elle à Affomesse digne d'être connue de tous, et ν s'est dissipée par ce noble et saint engagement d'un Démoer 4son fils, d'offrir ses richesses comme un présent d'un Épieu ,, l'honneur de ce fls, de n’en rien laisser à ceux qui ls l'Académi é phismes /jai-ce Pas assez de tant de motifs de consolation? J'ajorcesav rmède plus efficace encore. Je crois à cette parole de nes # que toute âme pure et pieuse, lorsqu'elle 8 rompu pour sé ΠΠ μμ! les liens qui la retiennent au corps, mise ausstttes rl jon el en présence du blen qui lui est réservé, soit qu'elle æ 1 Fons qu'elle se dégage des ténèbres qui l'avenglalent, ou quelque ἔ "1 min cette délivrance , est inondée d’une ineffable allégreme, FT fière et joyeuse vers son Seigneur, et, s'échappant de cet

trera plus les systè n'aura plus à sou’ Il ne se parera

D | | OGE ÆUNÈBRE DE CÉSAIRE. 81

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αν λνθεῖσα ο. ματος συνδεδεµένου av ’ ἐνθένδε,

“ λαγη NS ἄποιλ η μὲν εὐθὺς

: à θεωρίᾷ 05 πκαλοῦ µένοντος αὐτὴν, Ge τοῦ ἐπισκοτοῦντος δν ακαθαρθέντος ) ñ ἀπεοτεθέντοςν οὖκ οἶδα ὅ τι καὶ χρὴ λέγειν, LA at Les ἡδονὴν θανµασίαν, καὶ ἀγάλλεται»

κοιὶ χωρεῖ few | πρὸς τὸν Δεσπότην ἑαντης,

emportant toutes choses

avec lui-même.

0 générosité !

4 consolation nouvelle !

andeur-d’âme

* qui ajoutent ἆ ce don !

ntendue {ion [de tous), ie (d’être entendue 1hère est anéantie Se belle et sainte, -out à son fils, se de celui-là

ne don funéraire pour celui-là, . rien n’être laissé à ceux qui s’y étaient attendus.

XXI. Ces choses ne sont-elles pas encore suflisantes pour la consolation ?

J’appliquerai le remède plus grand.

Je crois aux discours des sages, que toute âme et belle (vertueuse) etamie-de-Dieu, après que déliée . du corps attaché-avec elle elle s’est éloignée d'ici, . s'étant trouvée aussitôt dans la perception et la contemplation du bien qui attend elle, comme ce qui l’obscurcissait ayant été enlevé-par-la-purification, ou ayant été déposé, ou je ne sais pas ce qu'aussi il faut dire, se réjouit d’un certain plaisir admirable, et est-fière, et va joyeuse vers ke Maître d'elle-même,

82 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.

βίον ἀποφνγοῦσα, χαὶ τὰς περιχειµένας ἀποσεισαμένη πέδας, ὑφ καὶ τὸ συγγενὲς σαρχίον ἀπολαθοῦσα, ᾧ τὰ ἐχεῖθεν συνεφιλοσόφησε, παρὰ τῆς καὶ δούσης καὶ πιστευθείσης γῆς, τρόπον ὃν οἶδεν 6 ταῦτα συνδήσας χαὶ διαλύσας Θεὸς, τούτῳ συγχληρονομεῖ τῆς ἐχεῖθεν δόξης’ καὶ καθάπερ τῶν μοχθηρῶν αὐτοῦ µετέσχε διὰ τὴν συμφυΐαν, οὕτω καὶ τῶν τερπνῶν ἑαυτῆς µεταδίδωσαιν, ὅλον εἰς ἑαυτὴν ἀναλώσασα, χαὶ γενοµένη σὺν τούτῳ Êv, xai πνεῦμα, χαὶ vous, xal θεὸς, χαταποθέντος ὑπὸ τῆς ζωης τοῦ θνητοῦ.τε χαὶ ῥέοντος. Ἄχουε γοῦν οἷα περὶ συµπήξεως ὁστῶν τε καὶ νεύρων φιλοσοφεῖται τῷ θείῳ Ἰεζεχιὴλ', ὅσα μετ) ἐχεῖνον

vie terrestre comme d’une prison odieuse, secouant les entraves qui enchatnaient ses ailes, goûte cette pure félicité que son imagination seule avait connue. Bientôt elle reprend cette chair sa compagne, avec laquelle elle méditait jadis sur les choses d’en haut (comment se fera cette réunion, c’est ce que saitle Dieu qui a fait et rompu leur première alliance ); elle associe à la gloire céleste ce corps que la terre lui avait donné et dont elle avait confié je dépôt à la terre : de même que pendant leur première union elle a participé aux souffrances de la chair, elle fait participer la chair à son bonheur, elle se l’assimile tout entière, elle ne fait qu'un avec elle, esprit, intelligence, Dieu même, parce que la vie absorbe la substance mortelle et périssable, Écoutez donc ce que nous dit ie divin Ézéchiel sur la réunion des os et des nerfs, ce que dit après lui le divin Paul sur cette mai-

ἀποφνυγοῦσα τὸν βίον ἐνταῦθα ayant fui la vie qu’on mène ici ὥσπερ τι δεσμώτηριον χαλεπὸν, comme une prison pénible,

et ayant secoué

les entraves placées-autour d’eile, par lesquelles l’aile de la pensée était tirée-en-bas (appesantie),

et recueille

la félicité mise-en-réserve pour elle, comme elle la recueillait déjà

par l'imagination;

et un peu plus tard

ayant recouvré . :

de la terre et qui [ανά donnée

et qui l'avait reçue-en-dépôt

la chair née-avec elle,

avec laquelle elle a médité

les choses de là (du ciel),

de la manière que sait le Dieu

qui a réuni

et qui a séparé ces éléments,

elle hérite-avec celle-ci

de la gloire de là (du ciel);

et comme elle (l’âme) a participé aux choses mauvaises d’elle (de ja à cause de la cohésion, [chair) ainsi aussi elle lui donne-une-part des choses agréables d’elle-même, l'ayant épuisée (absorbée) tout-enen elle-même, | [tière et étant devenue une seule chose avec celle-ci,

et soufile, et esprit, et dieu,

la substance mortelle et fragile ayant été absorbée par la vie.

Écoute donc

quelles choses sont dites-sagement par le divin Ézéchiel

sur la réunion et des 05

et des nerfs,

combien de choses

84 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.

τῷ θείῳ Ἠαύλῳ περὶ σχηνώµατος ἐπιγείου", καὶ οἰχίας ἆχειροποιήτου y τοῦ μὲν καταλυθησοµένου, τῆς δὲ ἀποχειμένης à οὐρανοῖς' καὶ τὴν μὲν ἀπὸ τοῦ σώματος ἐχδημίαν ἐνδημίαν πρὸς τὸν Κύριον εἶναι φάσχοντος3, τὴν δὲ σὺν τούτῳ ζωὴν ὡς ἐχδημίαν ὀδυρομένου, καὶ διὰ τοῦτο ποθοῦντος χαὶ σπεύδοντος τὴν ἀνάλυσιν". TE μικροψυχῶ περὶ τὰς ἐλπίδας; τί γίνομαι πρόσχαιρος; Ἄναµένω τὴν τοῦ ἀρχαγγέλου φωνὴν, τὴν ἐσχάτην σάλπιγγα,, τὸν οὐρανοῦ μετασχηματισμὸν, τὴν γῆς µεταποίησιν, τὴν τῶν στοιχείων ἐλευθερίαν, τὴν χόσµου παντὸς ἀναχαίνιαιν. Τότε Καισάριον αὐτὸν ὄψομαι, µηχέτι ἐκδημοῦντα, µηκέτι φερόμενον, µηχέτι πενθούµενον, μηχέτ᾽ ἐλεούμενον, λαμπρὸν, ἔνδοξον, ὀψηλὸν, οἷός pot χαὶ κατ᾽ ὄναρ ὤφθης πολλάχις, © φίλτατε ἀδελson de terre et sur cette habitation qui n’est point faite de main d'homme, l’une qui doit se dissoudre, l’autre qui est réservée dans les cieux ; il affirme que l’âme qui s’éloigne du corps entreprend un voyage vers le Seigneur, il déplore cette vie commune avec le corps comme un exil, et il aspire avec ardeur au moment de la séparation. Mais pourquoi m’arrêter à ces vaines espérances ? Pourquoi m'attacher au temps ? J'attends la voix de l’archange, la trompette dernière, la transformation du ciel, la métamorphose de la terre, l’affranchissement des éléments, le renouvellement du monde entier. Alors je verrai Césaire lui-même, non plus exilé de sa patrie, ni porté dans ce cercueil, au milieu des regrets et des larmes, mais rayonnant, glorieux, assis au haut des cieux, tel que tu t'es présenté souvent à

moi dans mes songes, 0 le plus aimé et le plus tendre des frères, 50:

τῷ θείῳ Map

οἷος ὤφθης por

sont dites sagement après celui-là par le divin Paul

sur la demeure terrestre,

et la maison

non-falte-par-la-main de l'homme, l’une devant être dissoute,

l’autre étant mise-en-réserve

dans les cleux; ,

et écoute saint Paul disant

le départ

loin du corps

êtreun voyage vers le Seigneur,

et déplorant

la vie avec celui-ci (le corps) comme un exil,

et pour cela

désirant et bâtant

la séparation.

Pourquoi ai-je-'me-petite au-sujet des espérances ?

pourquoi [A une courte vie) ?

deviens-je temporaire (m'attaché-je J'attends

la voix de l’archange ,

la dernière trompette,

la transformation du ciel,

la métamorphose de la terre,

la liberté (séparation) des éléments, le renouvellement de l’universentier.

Alors je verrai Césaire lui-même, non plus exilé,

non plus porté au tombeau,

non plus pleuré,

non plus objet-de-pitié,

mais resplendissant, glorieux , élevé,

tel que tu as été vu par moi

aussi en songe souvent,

© le plus cher des frères paur noi et le plus attaché-à-ton-frère,

86 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ KAIZAPION.

φῶν ἐμοὶ xat φιλαδελφότατε, εἴτε τοῦ βούλεσθαι τοῦτο ἆνατυποῦντος, etre τῆς ἀληθείας.

XXIL Nuvi δὴ ἀφεὶς τοὺς θρήνους εἷς ἐμαυτὸν βλέψω, μή τι θρήνων ἄξιον λάθω φέρων, χαὶ τὰ ἐμαυτοῦ περισχέψοµαι. Vic ἀνθρώπων ( µέτεισι γὰρ πρὸς ὑμᾶς ὁ λόγος), ἕως πότε βαρυχάρδιοι ! χαὶ παχγεῖς τὴν διάνοιαν ; ἵνα τί ἀγαπᾶτε µαταιότητα, καὶ ζητεῖτε ψεῦδος, μέγα τι τὸν ἐνταῦθα βίον καὶ τὰς ὀλίγας ταν: τας ἡμέρας πολλὰς ὑπολάμόάνοντες, καὶ τὴν διάζευξιν ταύτην. τὴν ἀσπαστὴν xal ἠδεῖαν, ὡς δή τι βαρὺ χαὶ φρικῶδες ἀποστρεφόμενοι; Où γνωσόµεθα ἡμᾶς αὐτούς ; οὐ τὰ φαινόμενα ῥίψομεν, οὗ πρὸς τὰ νοούµενα βλέψομεν; Oùx, el τι καὶ λυπεῖσθαι γρ;

τοὐναντίον ἀνιασόμεθα Th παροικία μηχυνομένη ? (κατὰ τὸν θεῖον

que je te visse réellement ou qu'un vif désir de te revoir m’apportät cette illusion.

XXII. Mais, laissant de côté les regrets, je tournerai mes regards sur moi-même ; je chercherai si, sans le savoir, je ne porte rien er moi qui mérite mes larmes. Fils des hommes, car c’est à vous que j'arrive, Jusqu’à quand aurez-vous le cœur appesanti et l'intelligence épaisse ? Pourquoi aimez-vous la vanité et recherchez-vous le mensonge? pourquoi vous figurez-vous que cette vie terrestre a du pris. que ces jourssi courts ont de la durée, et vous détournez-vous de cette séparation si douce et si désirable comme d’un ohjet plein d'épouvante et d’horreur ? Ne saurons-nous pas nous connaître ? Ne rejetterons-nous pas ce qui paraît à nos sens ? ne regarderons-nous ps ce qui brille à notre intelligence ? Et, s’il faut nous affliger, ne pleurérons-nous pas sur cetexil qui se prolonge (comme le divin David.

site τοῦ βούλεσθαι ἀνατυποῦντος τοῦτο, εἴτε τῆς ἀληθείας.

XXII. Nuvi δὴ ἀφεὶς τοὺς θρήνους βλέφω εἰς ἐμαντὸν, μὴ λάθω φέρων τὶ ἄξιον θρήνων, καὶ περισχέψοµαι τὰ ἐμαυτοῦ.

Y'ioi ἀνθρώπων (ὁ γὰρ λόγος µέτεισι πρὸς ὑμᾶς), ἕως πότε Bapuxépôtot χαὶ παχεῖς τὴν διανοίαν:

ἵνα τί ἀγαπᾶτε µαταιότητα, καὶ ζητεῖτε ψεῦδος, ὑπολαμθάνοντες τὸν βίον ἐνταῦθα τὶ μέγα καὶ ταύτας τὰς ἡμέρας ὀλίγας πολλὰς, καὶ ἀποστρεφόμενοι ταύτην τὴν διάζευξιν, τὴν ἀσπαστὴν καὶ ἡδεῖαν, ὡς δή τι βαρὺ χαὶ φρικῶδες; OÙ γνωσόµεθα ἡμᾶς αὐτούς; οὐ ῥίψομεν τὰ φαινόμενα:

où βλέψομεν πρὸς τὰ νοούµενα; Εἰ χρὴ καὶ λυπεῖσθαί τι, οὑχ ἀνιασόμεθα τὸ ἐναντίον τῇ παροιχίᾳ

soit le vouloir (le désir de te voir) formant cela (cette vision), soit la vérité,

XXII. Maintenant donc ayant laissé-de-côté les lamentations je regarderai vers moi-même, de peur que [perçoive pas) je n’échappe à moi-méme (ne m’aportant (que je porte) en mot quelque chose de digne de lamenet j'examinerai [tations, les choses de moi-même.

Fiis des hommes (car le discours passera à vous), jusqu’à quand serez-vous ayant-un-cœur appesanti et épais en l'esprit ?

afin que quoi arrive (pourquoi) aimez-vous la vanité, et cherchez-vous le mensonge, présumant la vie d’ici être quelque chose de grand et ces jours en-petit-nombre étre nombreux, et vous détournant de cette séparation, celle aimable et douce, [lourd comme donc de quelque chose de et d'effrayant? [mêmes?

Nenous connaïltrons-nous pas nousne rejetterons-nous pas les choses qui paraissent aux sens ?

ne regarderons-nous pas vers celles conçues-par-l'esprit ?

S'il faut aussi s’affliger de quelque chose, ne nous chagrinerons-nous pas au contraire de notre séjour-passager

88 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.

Δαθὶδ, σχηνώµατα σχοτασμοῦ , καὶ τόπον χαχώσεως, χαὶ Din βυθοῦ, καὶ σχιὰν θανάτου τὰ τῇδε ἀπαχαλοῦντα), ὅτι βραδύνοµεν ἐν τοῖς τάφοις οἷς περιφέρομεν!, ὅτι ὥς ἄνθρωποι ἀποθνήσχομεν τὸν τῆς ἁμαρτίας θάνατον, θεοὶ γεγονότες» Τοῦτον ἐγὼ φοθοῦμαι τὸν φόδον, τούτῳ xal νύχτωρ καὶ μεθ) ἡμέραν σύνειμι, χαὶ oùx ἐδ µε ἀναπνεϊν ἡ ἐκεῖθεν δόξα, καὶ τὰ ἐχεῖσε διχαιωτήρια * ὧν τῆς μὲν ἐφίεμαι, µέχρι καὶ τοῦ δύνασθαι λέγειν, Ἐχλείπει εἰς τὸ σωτήριόν σου À ψυχή µου3. τὰ δὲ φρίττω xal ἁποστρέφομαι. διαφθαρὲν παντελῶς οἰχήσεται, ἀλλὰ μὴ τὸ τοῦ Θεοῦ πλάσμα τὸ ἔνδοξον (ἔνδοξον γὰρ κατορθοῦν , ὥσπερ ἄτιμον ἁμαρτάνον ). ἐν ᾧ λόγος, νόμος, ἐλπὶς, τὴν αὐτὴν τοῖς ἀλόγοις ἀτιμίαν κατα-

qui appelle ce monde une maison de ténèbres, un lieu de doujeur, une vase épaisse et l'ombre de la mort), sur cet exil durant lequel nousres tons enfermés dans ces tombeaux que nous portons avec nous, etnous mourons de la mort du péché, nous qui sommes formés d’une substance divine ? Voilà la crainte qui m’épouvante, qui m'’assiége le jour et la nuit; la pensée de la gloire future et du tribunal céleste ne me permet pas de respirer ; je désire l’une au point de pouvoir m'écrkr aussi : « Mon âme est tombée en défaillance dans l’attente de ton 58” cours salutaire ; » l’autre me fait frissonner et me remplit de terreur. Je ne crains pas que ee corps, tombant en dissolution et en pour sière, soit entièrement anéanti, mais que la giorieuse créature de Dieu (glorieuse quand elle suit le droit chemin, infâme quand εκ s’égare), dans laquelle résident la raison, la loi, l'espérance, soit

μέχρι καὶ τοῦ δύνασθαι λέγειν, CH Ψνχή pou

Où δέδοικα δὲ ἐκεῖνο,

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