ELA
se prolongeant {conformément au divin David,
qui appelle les choses d'ici
des tentes de ténèbres,
et un lieu de souffrance,
οἱ une fange de bas-fond,
et une ombre de mort), ο [temps) parceque nous tardons (restons longdans les tombeaux
que nous portons-de-tous- côtés, parce que en-tant-qu'hommes nous mourons
de la mort du péché,
étant nés dieux (de nature divine) 5 Mol je suis épouvanté
de cette épouvante,
je suis-avec cette épouvante
et nuitamment et pendant le jour, et la gloire de là-bas
οἱ les tribunaux qué sont là-bas ne laissent pas moi respirer; desquelles choses je désire l’une jusqu’à même pouvoir dire,
L'âme de moi
défaille [lutaire de toi; vers le (dans l'attente du) secours-samais je redoute les autres
et je m'en détourne.
Mais je ne crains pas cela,
que ce corps
ayant été dissous et corrompu à moi s'en aille tout à fait,
mais que la créature de Dieu
celle glorleuse
car. elle est glorieuse agissant-droitement,
comme elle est méprisable tombant-dans-le-péché),
dans laquelle sont la raison , la loi, l'espérance,
. XXII. Εἴθε νεχρώσαιμι τὰ µέλη τὰ ἐπὶ τῆς γῆς : elle πάντα τῷ πνεύµατι δαπανήσαιµι, τὴν στενὴν καὶ ὀλίγοις βατὴν ὁδεύσας, μὴ τὴν πλατεῖαν καὶ ἄνετον ὣς τά γε μετὰ τοῦτο λαμπρὰ καὶ μεγάλα, χαὶ μείζων χατὰ τὴν ἀξίαν ἐλπίς. Τί dom ἄνθρωπος, ὅτι µιμνήσκη atout; Τί τὸ χαινὸν τοῦτο περὶ dpi µυστήριον ; Μικρός εἶμι χαὶ μέγας, ταπεινὸς καὶ ὑψηλὸς, θνητὶς κόσμου, ταῦτα μετὰ τοῦ Θεοῦ ' ἐχεῖνα μετὰ τῆς σαρχὸς, ταῦτα μετὰ τοῦ πνεύματος. Ἀριστῷ συνταφῆναί µε δεῖ, Χριστῷ συναναστῆναι, συγχληρονομῆσαι Χριστῷ, υἱὸν γενέσθαι Θεοῦ, deu αὐτόν. Ορᾶτε roi προϊὼν ἀνήγαγεν ἡμᾶς 6 λόγος. Μικροῦ χαὶ
condamnée à la même ignominie que les bêtes, au même néant après le trépas; et puisse cette punition étre celle des méchants dignes du feu de l’enfer !
XXIIT. Ah ! puissé-je mortifier les membres de l’homme terrestre. Puissé-je absorber tout en l'esprit, et marcher dans cette voie étroite où peu s'engagent, et non dans la voie large et facile ! car les récompenses sont glorieuses et grandes, et l'espérance est au-dessus de notre mérite, Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de Jui ? Quel est ce nouveau mystère en moi? Je suis petit et grand. humble et élevé, mortel et immortel, terrestre et céleste à la fois. De ces attributs, les uns me sont communs avec ce bas monde, les autres avec Dieu; les uns avec la chair, les autres avec l'esprit. 1] faut que je sois enseveli avec le Christ, que je ressuscite avec le Christ, queje sois héritier avec le Christ, que je devienne fils de Dieu, Dieu même. Voyez jusqu'où dans sa marche nous a élevés ce discours. Peu 50
TE τοῦτο τὸ καινὸν µυστήριον
Et μικρὸς καὶ µέγας,
se µε
Τενέσθαι vlèv Θεοῦ, θεὸν αὐτόν,
ne soit condamnée à la même igno-
que les étres sans-raison, … [minle et ne soit rien de plus après la séparation; [cela arrire
comme plaise-à-Dieu du moins que aux hommes pervers, οι dignes du feu de là-bas.
XXII. Plaise-à-Dieu-quejemortifie mes membres ceux sur la terre!
plaise-à-Dieu-que je dépense (absorbe) tout par l'esprit, ayant chemié par la voie étroite et praticable à de peu-nombreux, non par la voie large et accessible-à-tous!
carles choses du moins après cela sont brillantes et grandes, et l'espoir est plus grand que selon notre mérite.
Qu'est-ce que l'homme,
que iu te souviens de lui?
Qu'est ce nouveau mystère autour-de (en) moi?
Je suis petit et grand,
humble et élevé,
mortel et immortel,
terrestre et céleste.
Ces qualités-là me sont communes avec le monde d'en bas, celles-ci avec Dieu ;
celles-là avec La chair,
celles-ci avec l'esprit.
11 faut moi
être enseveli-avec le Christ, ressusciter-avec le Christ, hériter-avec le Christ,
devenir fils de Dieu, dieu même Vous voyez où en s'avançant
le discours a falt-remonter nous
χάριν ὁμολογῶ τῷ πάθει, ᾧ τοιαῦτα ἐφιλοσόφησα, xal δι) ὃ μᾶλλον ἐραστὴς ἐγενόμην τῆς ἐνθένδε ἁπαναστάσεως. Τοῦτο ἡμῖν τὸ µέγα µυστήριον βούλεται ' τοῦτο ἡμῖν 6 ἐνανθρωπήσας δι σώσηται τὴν εἰχόνα, καὶ ἀναπλάσῃ τὸν ἄνθρωπον, ἵνα γενώμεθα ὅσαπέρ ἐστιν αὐτὸς, ἵνα µηχέτι ὠμεν' ἄῤῥεν καὶ OU, βάρδαρος, Σχύθης, δοῦλος, ἐλεύθερος, τὰ τῆς σαρχὸς γνωρίσματα " µόνον δὲ φέρωμεν ἓν ἡμῖν αὐτοῖς τὸν θεῖον χαραχτῆρα, παρ οὗ χαὶ εἷς " ὃν γεγόναµεν, τοσοῦτον ἀπ᾿ αὐτοῦ µορφωθέντες καὶ τυπωθέντες, ὥστε χαὶ ἀπὸ μόνου γινώσχεσθαι.
XXIV. Καὶ εἴημέν γε ὅπερ ἐλπίζομεν, κατὰ τὴν µεγάλη Θεοῦ τοῦ µεγαλοδώρου φιλανθρωπίαν, ὃς μικρὰ αἰτῶν μεγάλα
faut que je ne rende grâce au malheur qui πια inspiré ces réflexions et qui πια fait désirer pius ardemmient de quitter cette terre. C'est là ce que nous apprend ce grand mystère; c’est là ce que nous enseigne un Dieu qui s’est fait homme et pauvre pour nous, afin de relever la chair, de sauver son image, de renouveler l’homme, pour que nous ne soyons tous qu’un en Jésus-Christ, qui a été tout en nous avec la perfection qu’il possède, pour qu’il n’y ait plus parmi nous ti homme, ni femme, ni barbare, ni scythe, ni esclave, ni libre, car ce sont là les distinctions de la chair, ‘nais que nous portions se εή nous le caractère divin par qui et pour qui nous sommes nés, « que sa forme et son empreinte suffisent pour nous faire reconnaitre.
XXIV. Puissions-nous être ce que nous espérons, grâce à la bonté infinie de ce Dieu généreux qui demande peu pour accorder beat-
Μικροῦ καὶ De peu s’en faut même
ὀμολογῶ χάριν j'avoue devoir reconnaissance
τῷ πάθει, au malheur, [ment
ᾧ ἐφιλοσόφησα par lequel j'ai médité-chrétienne-
τοιαῦτα, ° de telles choses,
vai διὰ ὃ ἐγενόμην et par lequel je suis devenu
μᾶλλον ἐραστὴς plus désireux
τῆς ἐπαναστάσεως ἐνθένδι. de l'émigration d'ici.
Τὸ µέγα µνστήριον Le grand mystère
βούλεται τοῦτὸ ἡμῖν - veut ceci à nous;
τοῦτο ἡμῖν ὁ θεὸς c'est ce que veut à nous le Dieu
ἐνανθρωπήσας καὶ πτωχεύσας qui s’est fait-homme et a été-pauvre
δὰ ἡμᾶς, pour nous,
ἵνα ἀναστήσῃ τὴν σάρκα, fn qu'il relevât la chair,
χαὶ ἀνασώσηται τὴν εἰκόνα, et sauvât son image,
παὶ ἀναπλάσῃ τὸν ἄνθρωπον, et reformât (renouvelât) l’homme,
Va οἱ πάντες γενώμεθα ἓν afin que tous nous devenions un-seul
ἐν Χριστῷ, en Jésus-Christ, [corps
Τενομένῳ ἐν πᾶσιν ἡμῖν qui est devenu en nous tous
τελείως Ÿ d'une-manière-parfaite
τὰ πάντα ὅσαπέρ ἐστιν αὐτὸς, tout ce qu'il est lui-même,
ἵνα µηχέτι ὤμεν afin que nous ne soyons plus
ἆφῥεν καὶ θῆλυ, mâle et femelle,
βάρδαρος, Σκύθης, barbare, scythe,
δοῦλος, ἐλεύθερος, esclave, libre,
τὰ γνωρίσματα τῆς σαρχός” les distinctions de la chair;
φέρωμεν δὲ µόνον mais que nous portions seul
ἐν ἡμῖν αὐτοῖς en nous-mêmes
τὸν χαρακτῆρα θεῖον, le caractère divin,
παρὰ οὗ καὶ els ὃν γεγόναµεν, par quiet pour qui nous sommes nés,
μορφωβέντες ayant été formés
καὶ τυπωθέντες ἀπὸ αὐτοῦ et ayant été empreints par lui
τοσοῦτονι, tellement, [eonnus
ὥστε καὶ γινώσκεσθαι que -aussi nous être {nous soyons)
ἀπὸ pévou. d'après lui seul, [moins ΧΧΙΥ. Καὶ εἴημέν ve ΧΧΙΥ. Et puissions-nous être du
ὅπερ ἐλπίζομεν, ce que nous espérons,
Χατὰ τὴν μεγάλην φιλανθρωπίαν selon la grande humanité
τοῦ Θεοῦ μεγαλοδώρου, du Dieu qui-fait-de-grands-présents,
ἔςαἰτῶν μικρὰ {qui demandant οσο
94 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.
χαρίζεται νῦν τε χαὶ εἷς τὸν ἔπειτα χρόνον τοῖς γνησίως αὐτὸν ἀγαπῶσι' πάντα στέγοντες, πάντα ὑπομένοντες" διὰ τὴν εἷς αὐτὸν ἀγάπην τε καὶ ἐλπίδα, ἐπὶ πᾶσιν εὐχαριστοῦντες, δεξιοῖς τε ὅμοίως xal ἀριστεροῖς, ἡδέσι λέγω καὶ ἀνιαροῖς, ἐπειδὴ καὶ ταῦτα σωτηρίας ὅπλα πολλάκχις οἶδεν ὁ λόγος, αὐτῷ παραχατατιθέµενοι τὰς ἡμετέρας ψυχὰς, τὰς τῶν προκαταλυόντων, ὥσπερ ἐν ὁδῷ κοινῃ τῶν ἑτοιμοτέρων" ὃ δὴ καὶ αὐτοὶ ποιήσαντες, "ἐνταῦθα τοῦ λόγου λήξωμεν, ἀλλὰ καὶ ὁμεῖς τῶν δακρύων, ἐπὶ τὸν τάφον ἤδη σπεύδὀντες τὸν ὑμέτερον, ὃν δῶρον παρ ὑμῶν ἔχει Καισάριος λυπηρόν τε χαὶ µόνιμον, γονεῦσι μὲν έτοιμα” σθέντα χαὶ γήρᾳ χατὰ χαιρὸὺν, παιδὶ δὲ χαὶ νεότητι δωρηθέντα παρὰ τὸ εἶκὸς, καὶ oùx ἀπειχὸς τῷ διέποντι τὰ ἡμέτερα. Ὦ
coup, et maintenant et dans le temps à venir, à ceux qui l'aiment sincèrement ! supportant tout, souffrant tout par amour pour jui et par espérance en lui, rendant grâce de toutes choses, des biens comme des maux, des joies comme des douieurs, car l'Écriture nous dit plus d'une fois que ce sont là aussi des instruments de notre saint. lui confiant nos âmes et celles de ces voyageurs plus empressés qui arrivent avant nous au terme du voyage commun. Faisons ainsi, et mettons fin, moi à ce discours, vous à ces larmes ; marchons vers ce tombeau qui est le vôtre, triste monument que Césaire a reçu de vous ; préparé pour la vieillesse des parents, comme il semblait πᾶturel, il est consacré à la jeunesse du fils contre toute attente, mais il a plu ainsi au Dieu qui règle nos destinées. O maître et auteur de toutes choses, et particulièrement de cette créature, 6 Dieu des ο”
vivre
ἓν ὁδῷ nou *
CA Δέσποτα
en accorde de grandes
et maintenant
et pour le temps ensuite
à ceux qui aiment lul sincèrement , supportant tout,
endurant tout,
par et amour envers lui
et espérance en lui, rendant-grâce
au-sujet-de toutes choses,
-etde-droite (heureuses) parelllement
et de-gauche (malheureuses), 39 dis(veux dire) agréables
et aflligeantes,
puisque l’Écriture sainte
sait (cite) souvent
aussi ces instruments de salut, remettant à lui
nos âmes, [nous la vie, celles de ceux qui finissent - avant commeles voyageurs plus empressés dans un voyage commun ;
ce que done aussi
nous-mêmes ayant fait,
cessons ici le discours,
mals aussi vous 06450 les larmes, vous avançänt déjà {mille), vers le tombeau vôtre (de votre falequel Césaire a de vous
comme présent et triste et durable, préparé à la vérité pour les parenis et pour la vieillesse à propos,
mais accordé à l'enfant
et à la Jeunesse
contre ce qui est naturel,
et qui n'est pas peu-naturel [nôtres pour celui qui règle les destinées 0 mattre
et auteur de toutes choses et principalement