‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 66 sur 77 · IV. Ἐπειδὴ γὰρ · texte numérisé non relu

IV. Ἐπειδὴ γὰρ

ἐξηλθε τῆς πόλεως, χαταλιπὼν πάντας ἐν τοσαύτῃ ἀθυμία, ἔπασχε πολλῷ δεινότερα HO, τῶν ὄντων ἐν τοῖς δεινοῖς αὐτοῖς.

et comment il avait chassé (dissipé) sa colère tout-entière : [bué en rien) « Nous n'avons apporté rien (contrià!la chose, mais le roi lui-même, Dieu ayant amolli Je cœur de lui, et a relâché (banui) toute sa colère avant nos paroles, et a dissipé son courroux, et s’entretenant sur les choses qui ont eu-lieu, il racontait toutes les choses qui‘sont arrivées sans colère ainsi, [tragé.»

comme quelque autre ayant été ou- Mais Dieu a produit au milieu (révéle) ces choses, que celui-ci a cachées par humilité.

Or quelles sont ces choses ?

ayant ramené le discours un peu plus haut je les raconterai à vous.

IV. Car après que il fut sorti de la ville, ayant laissé tous dans un si-grand découragement, ilsouffrait [que nous, des choses beaucoup plus terribles qui étions dans les dangers mêmes.

Car d’abord s’étant rencontré.

au milieu-de la route avec ceux envoyés par le roi pour la recherche des choses qui s’étaient faîtes, etayant appris de ceux-là les choses ponr lesquelles ils étaient envoyés, et récapitulant les maux

24 ΟΜΙΔΙΑ EIZ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ #AABIANOY.

δεινὰ, τοὺς θορύθους, τὰς ταραχὰς, τὴν puyhv, τὸν φόθον, τὴν ἀγωνίαν, τοὺς χινδύνους, πηγὰς ἠφίει δακρύων, τῶν σπλάγχνων αὐτῷ διαχοπτοµένων. Τοῖς γὰρ πατράσιν ἔθος πολλῷ μεῖζον ἀλγεῖν, ὅταν μηδὲ παρεῖναι δύνωνται χαχουµένοις τοῖς ἑαυτῶν παισίν " ὃ δή καὶ 6 φιλοστοργότατος οὗτος ἔπασχεν, οὗ τὰ xataληψόμενα ἡμᾶς δεινὰ θρηνῶν .µόνον, ἀλλὰ χαὶ τὸ πόῤῥω ταῦτα πασχόντων ἡμῶν εἶναι ' πλὴν ἀλλὰ χαὶ τοῦτο ὑπὲρ τῆς ἡμετέρας ἐγίνετο σωτηρίας. Ἐπειδὴ γὰρ ἔμαθε ταῦτα παρ ἐχείνων, Gepµοτέρας ἠφίει πηγὰς δακρύων, καὶ μετὰ πλείονος δεήσεως πρὸς τὸν Θεὸν χατέφευγε, καὶ τὰς νύχτας dünvos διῆγε παραχαλῶν καὶ τῇ πόλει παραγενέσθαι ταῦτα πασχούση, χαὶ τοῦ βασιλέως πραοτέραν ποιῆσαι τὴν διάνοιαν.

troubles, tumulte, fuite, épouvante, angoisses, dangers, il versait des ruisseaux de larmes et sentait ses entrailles déchirées: car les pères s’afiligent encore bien dayantage, lorsqu'ils ne peuvent assister aux souffrances de leurs enfants. Tel était aussi le sentiment de οὲ père si tendre ; il pleurait doublement, et parce qu’il voyait les maux qui allaient nous accabler, et parce qu’il se trouvait loin de nous au moment du malheur; mais cette peine même conspirait à notre salut. Car, lorsqu'il eut entendu les envoyés de l’empereur, il versa des larmes plus amères, et se jeta dans les bras de Dieu avec de plus abondantes prières, passant des nuits sans sommeil à le supplier d’assister la ville dans ses souffrances et d’adoucir les résolutions du prince.

V. Quand ii fut arrivé dans la grande ville et qu’il eut pénétré dans le palais, il se tint debout loin de l’empereur, muet et pleurant, la tête baissée et le front voilé, comme s’il eût été lui-même

hotes πηγὰς δακρύων,

χαὶ Our ye τὰς νύκτας ἆθπνος

χαὶ παβραγενέσθαι τῇ mode

devant saisir la ville,

les troubles, les tumultes,

la fuite, l’'épouvante,

l’angoisse, les périls,

il lâchait des sources de larmes,

les entrailles

étant déchirées à lui.

Car coutume est aux pères {ment, de s’affliger beaucoup plus graudelorsqu'ils ne peuvent même pas

être-auprès desenfants d'eux-mêmes

étant-malheureux ;

chose que donc aussi

ce pére très-tendre

souffrait,

ne déplorant pas seulement

les maux qui devaient saisir nous, mals aussi ceci, lui être loin

de nous souffrant ces maux; [lieu

"excepté toutefois que aussi ceci avait-

pour notre salut.

Car après qu'il eut appris ces choses de ceux-là (des envoyés), il lâchaît des sources plus chaudes de larmes, ; et se réfugiait vers Dieu avec supplication plus grande, et passait les nuits privé-de-soimtuell conjurant Dieu et d'assister la ville souffrant ces maux, et de faire (rendre) plus douce l'intention du roi.

V. Mais dès qu'il eut atteint cette grande ville et qu’il fut entré dans le palais du-roi, il se tenait loin du roi, sans-voix, pleurant,

χύπτων κάτω, ἐγχαλνπτόμενος, balssant-la-tête en bas, se voilant,

Page 1