‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 67 sur 77 · ΟΜΙΔΙΑ ELZ THIN ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΡΒΙΑΝΟΥ · texte numérisé non relu

ΟΜΙΔΙΑ ELZ THIN ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΡΒΙΑΝΟΥ

ὧν 6 πάντα ἐργασάμενος ἐκεῖνα. Ἐποίει χαὶ τοῦτο, τῷ σχήµατι, τῷ βλέμματι, τοῖς θρήνοις πρότερον ἐπισπάσασθαι βουλόμενος αὐτὸν εἷς ἔλεον, καὶ τότε ἄρξασθαι τῆς ὑπὲρ ἡμῶν ἀπολοχίας. Μία γὰρ τοῖς ἁμαρτάνουσι ἀπολείπεται συγγνώμη”, τὸ στγᾶν, xat μηδὲν ὑπὲρ τῶν γεγενηµένων φθέγγεσθαι. Ἐθούλετο γὰρ δὴ πάθος vo μὲν ἐξενεγκεῖν, τὸ δὲ εἰσενεγχεῖν, ἐχθαλεῖν μὲν ον θυμὸν, εἰσαγαγεῖν δὲ ἀθυμίαν 5, ἵνα οὕτω προοδοποιῄση “τοῖς τῆς ἀπολογίας ῥήμασιν, ὅπερ οὖν καὶ ἐγένετο. Καὶ χαθάπερ Μωῦσῆς, εἷς τὸ ὄρος ἀναθὰς, τοῦ λαοῦ προσχεχρουχότος, deux εἰστήχει αὐτὸς, ἕως 6 Θεὺς αὐτὸν ἐξεχαλέσατο εἰπὼν « ‘Age; με, χαὶ ἐξαλείψφω τὸν λαὸν τοῦτον ὃ’ » οὕτω χαὶ οὗτος ἐποίησεν. Ἰδὼν τοίνυν αὐτὸν 6 βασιλεὺς δαχρύοντα καὶ κάτω πύπτοντα, προσῇλθεν αὐτὸς, χαὶ ὅπερ ἔπαθε διὰ τῶν δαχρύων τοῦ Ἱερέως, τοῦσο ἐδοίκνυ διὰ τῶν ῥημάτων τῶν πρὸς αὐτόν. OÙ γὰρ θυµονµένου οὐδὲ ἀγανακτόῦντος ἦσαν οί λόγοι, ἀλλ᾽ ἄλγοῦντος - eùx

l’auteur de tous les déserdres. 1 voulait par son atti:ude, par =s regards, par ses pémissements., faire incliner d'xhord le princes vs la pitié, avant de lui parler pour'nous. Car il ne reste aux cousehls qu’une seule chance d'obtenir leur pardon, c'est de se taire et & ne pas ouvrir la bouche pour leur défense. Il désirait donc tout ὰ fois faire sortir un sentiment de l'âme de l'empereur et Ie remplacer par un autre, bannir la colère et ramener le calme, afin de préparer les voies au langage de l'apologie: et ce fut en effet ce qui arrisa. Comme Msïse., lorsque le peuple ent péché, se rendit sur le mcetagne et se tint muet jusqu'à ce que Dieu parie le premier et lui ét: « Laisse-moi faire, et j'exterminerai ce peuple : » ainsi @t note évêque. |

L'empereur, le voyant pleurer et baisser les yeux vers Ja terre, s'avança ie premier, et fit bien voir par son langage les sentiments que lui inspirajent les larmes dn prêtre. Ses discours.ne iémeigoaient ni la colère ni l’indignation, mais. la tristesse, ni l'emportemest,

Mic γὰρ συγγνώμη ἀπολείπεται τοῖς ἁμαρτάνουσι, τὸ σιγᾷν, καὶ φθέγγεσθαι μηδὲν ὑπὸρ τῶν γαγενημόνων.

koi καθάπερ Μωῦσῆς, του λαοῦ προσκεχρονκότος, ἀναδὰς εἷς τὸ ὄρος, εἱατήριει αὐτὸς “ἄφωνος, ἕως ὁ θεὸς ἐξεκαλέσατο αὐτὸν εἰπὼν « Ἂφες µε, καὶ Etes τοῦτον τὸν λαόν.»

Ὁ βασιλεὺς τοίνυν ἰδῶν αὐτὸν δακρύοντα καὶ χόπηρνσα mére, προσῆλθεν αὐτὸς, χαὶ ὅπερ ἔκαθε ὑνὰ τν δακρύων τοῦ Ἱερξως, ἐδείχιω φοᾶτο διὰ τῶν ῥημότων τῶνπρὴςαύὐτόν.

comme étant lui-même celui ayant fait toutes ces choses-ià.

Il faisait aussi ceci, voulant par l'attitude, par le regard, par les gémissements.

aitirer d’abord lui {lerol) à la pitié, et alors commencer l'apologie pour nous. {don Car un seul moyen d'obtenir Le parest laissé à ceux qui pèchent, se taire, et ne dire rien en-faveur-des choses quiont eu-lieu.

Car il voulait donc faire-sortir un sentiment, et en faire-entrer un autre, chasser le courroux, et introduire Fabsence-de-courroux, afin qu'ainsi il ouvrit-la-route-d'a..

aux paroles de l’apologie : [vance ce qui donc aussi eut-Fien.

Et comme Moïse, le peuple ayant péché, étant monté sur la montagne, se tenait lui-même sans-voix, jusqu’à ce que Dieu provoqua lui ayant dit « Laisse-moi, et j'effacerai ce peuples »

ainsi aussi celui-ci fit.

Le roi donc ayant vu lui pleurant

‘et baïssant-la-tête en bas:

s'approcha lui-enême,

et ce qu'il éprouvait

par Îles larmes du prêtre,

il montrait cela

par Les paroles adrarades. à ini.

Car ses discours étaient

non d’un homme irrité

mi d'en homme indigné,

28 OMIAIA ΕΙΣ.ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ #AABIANOY.

ὀργιζομένου, SAN ἀθυμοῦντος, καὶ περιοδυγίᾳ κατεχομένου μᾶλλον ᾿ χαὶ ὅτι τῶτό ἐστιν ἀληθὲς, αὐτὰ τὰ ῥήματα ἀκούσαντες εἴσεσθε,. OÙ γὰρ etre * «Τί ποτε τοῦτό ἐστιν ; Ὑπὲρ ἀνθρώπων μιαρῶν καὶ παμμιάρων, χαὶ οὓς οὔτε ζην ἔδει, πρεσθείαν ἥχεις χοµίζων, τῶν τυράννων], τῶν νεωτεροποιῶν, τῶν πάσης ἀξίων χολάσεως; » Ἁλλὰ πάντα ταῦτα ἀφεὶς τὰ ῥήματα, ἀπολογίαν συγέθηκεν ἐντροπῆς γέµουσαν καὶ βαρύτητος, χαὶ τὰς ξαυτοῦ χατέλεγεν εὐεργεσίας, ὅσας παρὰ πάντα τὸν χαιρὸν τῆς βασιλείας τὴν πόλιν ἡμῶν εὐηογέτησε, καὶ ἐφ᾽ ἑχάστῳ ? ἔλεγε᾽ « Ἐαὔτά µε ἀντ᾽ ἐχείνων παθεῖν ἔδει; Ποίων ἀδιχημάτων µε ταύτην ἐπράξαντο δίκην» TE μικρὸν À μέγα ἐγχαλεῖν ἔχοντες, οὐχ εἷς ἐμὲ µόνον, ἀλλὰ χαὶ εἷς τοὺς ἀπελθόνταςὃ ἐνύθρισαν ; Οὐκ Apres τὸν θυμὸν

στῆναι µέχρι τῶν ζώντων ἀλλ’ ei μὴ χαὶ τοὺς ταφέντας χαθ-

mais le calme, ou plutôt une profonde douleur. Vous reconnaitre, car voici ses paroles mêmes, que c’est bien là la vérité. I] ne s’écria point : « Eh! quoi, tu viens auprès de moi comme l’ambassadeur de ces infâmes scélérats indignes même de vivre, de ces rebelles, de ces séditieux qui méritent tous les châtiments ? » Loin de tenir un tel langage, il ft entendre une apologie pleine de douceur et de majesté ; il rappelait tous les bienfaits dont il a comblé notre vil pendant toute la durée de son règne, et à chacun de ces souvenirs il ajoutait : « Était-ce là le prix que je devais en recevoir ? De quelle injustice ont-ils voulu tirer vengeance? Qu’ont-ils à me reprocher de sérieux ou de frivole, pour qu'ils aient outragé non pas moi seolement, mais même ceux qui ne sont plus? 1 ne leur a pas sut de déchaîner leur colère contre les vivants; s’ils n'avaient pas insuké

Où γὰρ eine”

ANS ἀφεὶς

tv πόλιν ἡμῶν

Oùx Ίρχει

mais d’un homme afiligé;

non d’un homme étant-en-colère, mais d'un homme élant-sans-colère, et étant possédé plutôt

par un chagrin-excessif ;

et ayant entendu ces paroles mêmes vous saurez que ceci est vral.

Car il ne dit pas :

« Quoi enfin est cecl 5

Tu viens apportant une ambassade pour des hommes scéiérats ettout-à-fait-scélérats, [pas vivre, et qu’il ne faltait (qui ne devraient) ces usurpateurs,

ces révolutionnaires,

ceux dignes de tout châtiment? » Mais ayant laissé-de-côté

toutes ces paroles,

il forma une apologie

pleine d'émotion

et de gravité,

et il énumérait

” Îles bienfaits de lui-même,

tous ceux en lesquels il a fait-du-bien à la ville de nous

pendant tout le temps

de son règne,

et après chaque chose il disait :

« Fallait-il moi éprouver ces choses en-échange-de celies-là ?

De quels actes-injustes

ont-ils tiré de moi cette vengeance ?

Quoi de petit ou de grand

ayant à me reprocher, [mol, ont-ils fait-outrage pas seulement à mais aussi

à ceux qui sont partis (morts)?

Il ne suffisait pas

leur colère [ment aux) vivants; s'arrêter jusqu'aux (s'étendre seule-

υθρίσαιεν, οὐδὲν ἐνόμισαν νεανιχὸν ποιεῖν. ᾿Ἡδικήχαμεν ἡμεῖς, ὣς αὐτοὶ νοµίζορυσιν.' οὐκοῖν τῶν νεχρῶν φείσασθαι ἔδοι εν οὐδὲν ἠδικηχότων + οὗ γὰρ δὴ χἀχείνοις ταῦτα ἐγχαλεῖν εἶχον. Οὐχὶ ταύτην πάντων προύθηχα τὴν πόλω del, καὶ τῆς ἐνεγύσης ! ποθεινοτέραν εἶναι ἐνόμιζον, καὶ εὐχῆς µοι δεηνεκοῦς ἔργον ἦν τὴν πόλιν ἐχείνην ἰδεῖν,. καὶ τοῦτον ἐποιαύμην ὄρχον πρὸς πάντας; »

VL Ἐνταῦθα πυιρὸν ἀνοιμώζας 6 ἱερεὺς, καὶ θερµότερα | ἀφεὶς δάχρυα, οὐχέτι λονκὸν. ἐσίχα' ἑώρα γὰρ τὴν τοῦ βασιλέως ἀπολογίαν μείζονα ποιοῦσαν τὴν χατηγορίαν ἡμῶν. ἆλλᾶ στενάξας χάτωθεν βαρὺ καὶ ntepéve *

« Ὁμολογοῦμεν, prolv, ὦ βσιλεῦ, καὶ οὐχ ἂν ἀρνηθείημεν τὸν ἔρωτα τοῦνον, ἂν περὶ τὴν πατρίδα ἐπεδώξω τὸν ἡμετέραν, καὶ διὰ τοῦτο μάλιστα θρηνοῦμεν, ὅτι τὴν οὕτω φιλουρένην

aussi ceux qui sont dans le tombeau, ils auraient cru ne pas mostirer amses d’audace. Nous les-avons offensés, ils le croient. du meice : ils devaient donc épargner des morts qui ne leur ont fait aueem mai, et à qui ils ne pouvaient adresser les mêmes reproches qu'à 20i N'ai-je pas toujours préféré cette ville à toutes les autres? Ne m'at-elle: pas été plus chère que colle même qui.rm’a vu.naîlse ? N'exprimais-je pas sans cesse le vers de voir votre cité, et n'arais-je pas en face de tous fait le serment de là visiter ? »

VI. Alors le prêtre, poussant un amer gémissement et versant des larmes brûlantes, ne. garda plus le silence; car il vogait que Fapelogie de l’empereur aggravait encore notse crime; il scupise ane du fond du cœur avec une profonde tristesse, et dit :

« Oui, prince, nous connaissons cette tendresse que tu as toujours maaifestée pour motre ville. nous ne saurions la nier; aussi, ος qui nous affige le plus, c'est que les démons aient jtd us regenè d'envie

BOMÉBLE SUR LE RETOUR DE FLAWEN, 31

ἀλλὰ ei μὴ χαθυθρίσαινεν χαὶ τοὺς ταφέντας, ἐνόμισαν ποιεῖν οὐδὲν νεανιχόν.

Οὐχὶ προύθηχα ἀεὶ ταύτην τὴν πόλω πάντων, καὶ ἑνόμιζον εἶναι ποθεινοτέραν τῆς ἐνεγχούσης αὐτῆς, καὶ ἣν pot ἔργον εὐχῆς διηνεχοῦς ἰδεῖν ἐχείνην τὴν πόλιν, καὶ ἐποιούμην ναῦταν ὅρχον πρὸς πάντας; »

VI. Ἐνταῦθα ὁ Ἱερεὺς ἀνοιμώξας πιχρὸνι καὶ ἀφεὶς δάκρνα θερµότερα, οὐπέτε ἐσίχα λοιπόν’ ἑώρα γὰρ τὴν ἀπολογίαν τοῦ βασιλέως ROSES τὴν χακηγορίαν ἡμῶν ‘ ἀλλὰ στενάξας χάτωθεν μον χαὶ πικρόν.᾿ « Ὁμολογοῦμεν, φησὶν, à βασιλεῦ, |

mais 919. n’avaient pas outragé aussi ceux ensevelis; ils ont (auraient) ere ne faire rien de juvénile (bardi).

Nous avons été-injustes, comme eux-mêmes le enoient ; donc il fallait épargner les morts.

qui n’ont été-injustes en rien; car donc ils n'avaient pas à reprocher ceci aussi à ceux-là N'ai-je pas préféré toujours cette ville à toutes les autres, et ne croyais-je pas elle être plus désirable (elle-même, que celle qui m'a porté (vu naître) et n’était-ce pus à moi l’œuvre d’un sauhait continuel de voir cette ville-là, et ne faisais-je pas.ce serment vis-à-vis de tous P »

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