EN FAVEUR DE L'EUNUQUE EUTROPE
Act κά, μάλιστα δὲ νῦν εὔχαιρον εἰπεῖν Ματαιότης µαταιοτήτων ι τὰ πάντα µαταιότης, Ποῦ νῦν ἡ λαμπρὰ περιθολἠ τῆς ὑπατείας :
ποῦ ol στέφανοι καὶ τὰ παρακείάσµατα; ποῦ ὃ θόῤνθος τής πόλεως, καὶ αἱ εὐφημίαι ἐν ἱπποδρομίαις, καὶ αἳ χολακεῖαι ἐῶν θεα τῶν» | Πάντα butyx οἴχεται καὶ ἄνεμος Ἀνεύσας ἀθρδὸν κατέδαλε μὲν τὰ φύλλα, ἔδειξε δὲ ἡμῖν τὸ δένδρον γυμνόν, καὶ σαλευόµενον λοιπὸν ἀπὸ τῆς ῥίδης αὐτῆς" τοιαύτη γὰρ γέγονεν À προφθολὴ τοῦ πνεύματος
Toujours à la vérité, mais surtout maintenant il est bien-à-propos de dire :
Vanité des vanités, toutes choses sont vanité.
Où est maintenant le brillant costume du consulat ?
et où sont les éclatants flambeaux ?
et où les applaudissements, et les danses , et les banquets, et les jeux-solennels ὃ où sont les couronnes et les tentures Ÿ où est le bruit de la ville, et les acclamations dans les courses-de-chevaux, et les flatteries des spectateurs ?
Toutes ces choses s’en vont; et un vent qui a εουβ]ό d’une-façgon-soudaine a abattu les feuilles, et a montré à nous l'arbre nu, et agité dans le reste depuis la racine même ; car telle a été l’approche-impétuense du souflle, que menacer de l’arracher
4 OMIAIA ΕΙΣ ΕΥΤΡΟΙΠΟΝ.
τοῦ δένδρου τὰ νεῦρα. Ποῦ νῦν οἱ πεπλασμένοι φίλοι; ποὺ τὰ συμπόσια καὶ τὰ δεῖπνα; ποῦ ὃ τῶν παρασίτων ἐσμός, καὶ à δι ὅλης ἡμέρας ἐγχεόμενος ἄχρατος, χαὶ af ποιχίλαι τῶν µαγείρων τέχναι, χαὶ οἱ τῆς δυναστείας θεραπευταί, of πάντα πρὸς χάριν ποιοῦντες καὶ λέγοντες; Νὺξ ἦν πάντα ἐχεῖνα καὶ ὄναρ, χαὶ ἡμέρας γενομένης ἠφανίσθη" ἄνθη ἦν ἑαρινά, καὶ παρελθόντος τοῦ ἔαρος ἅπαντα κατεμαράνθη” σκιὰ ἦν, χαὶ παρέδραµε΄ καπνὸς ἦν, καὶ διελύθη” πομφόλυγες ἦσαν ,’ καὶ διεῤῥάγησαν: ἀράχνη ἦν , καὶ διεσπάαθη. Διὸ ταύτην τὴν πνευματιχὴν fret ἐπάδομεν συνεχῶς ἐπιλέγοντες » Ματαιότης µαταιοτήτων, τὰ πάντα µαταιότης. Ταύτην γὰρ τὴν ῥῆσιν χαὶ ἐν τοίχοις » καὶ ἐν
Où sont les faux amis, et l’orgie des festins , et ces essaims de parasites, et ces flots de vin répandus tout le jour, et ces raflinements de bonne chère, et ces complaisants du pouvoir, dont toutes les actions , toutes les paroles sollicitent la faveur ? Tout cela n'était que ténèbres, que songes : le jour est venu, et tout s’est dissipé ; c'étaient des fleurs de printemps, le printemps a passé, et toutes se sont flétries; c'était une ombre, elle s’est enfuie; c'était une fumée, elle s'est évanouie ; c’étaient des bulles légères, elles se sont crevées; c'était une toile fragile, elle s’est déchirée. Nous ne pouvons donc nous lasser de répéter sans cesse cette parole de l'Esprit saint: Vanité des vanités, tout est vanité, Cette parole, il faut l'écrire partout, sur nos murailles, sur nos vêtements, sur les places , sur nos
maisons, sur les chemins, sur nos portes, dans nos vestibules, et
AY χαπνός,
Δεῖ Jap ταύτην τὴν ῥῆσιν ἐγγεγράφθαι συνεχῶς
même radicalement,
et avoir ébranlé
les nerfs même de l'arbre.
Où sont maintenant
les amis simulés ?
où sont les banquets et les festins ?
où est l’essaim des parasites,
et le vin sans-mélange
versé pendant le jour entier,
et les arts divers
des cuisiniers,
et les courtisans du pouvoir,
ceux qui font et qui disent {plaire) ?
toutes choses en vue de plaisir (pour Toutes ces choses
étaient nuit et songe,
et le jour s'étant fait
elles se sont évanouies ;
c'étaient des fleurs printaniéres,
et le printemps ayant passé
toutes elles se sont flétries ;
c'était une ombre,
et elle a passé-en-courant ;
c'était une fumée,
ct elle a été dissipée ;
v'étaient des bulles,
et elles ont été crevées ;
c'était une toile-d’araignée,
et elle a été déchirée.
C’est pourquoi nous répétons
cette parole de-l'esprit-saint redisant continuellement :
Vanité des vanités,
toutes choses sont vanité.
Car il faut cette parole
être inscrite d’une-maniére-continue et sur les murs, et sur les habits, et sur la place-publique,
et sur la maison, et sur les chemins, et sur les portes,
Οὐκ ἔλεγόν σαι συνεχῶς, ὅτι δραπέτης ἐστὶν ὁ πλοῦτος: Σὺ à ἡμῶν οὖκ ἠνείχου. Oùx ἔλεγόν σοι, ὅτι ἀγνώμων ἐστὶν οἰχέτης; Σν δὲ οὐχ. ἐθούλοῳ πείθεσθαι. ᾿[δοὺ Ex τῶν πραγμάτων ἴδειξεν ἡ πεῖρα, ὅτι οὗ δραπέτης µόνον ᾳ οὐδὲ ἀγνώμων, ἀλλὰ καὶ ἄνδροφόνος: οὗτος γάρ σε τρέµειν γῶν καὶ δεδοικέναι παρεσχεύασεν. Oùx ἔλεγόν σοι, ἠνίκα συνεχῶς ἐπετίμας µοι λέγοντι τἀληθη, ὅτι ἐγώ σε φιλῶ μᾶλλον τῶν κολακευόντων; ἐγὼ 8 ἐλέγχων πλέον
surtout gravons-la dans nos cœurs, pour la méditer éternellement. Oui, puisque la plupart des hommes prennent pour des vérités tous ces mensonges, tous 06968 masques hypocrites, on devrait chaque jour, à chaque repas, matin et soir, dans les entretiens, se redire les uns aux autres ces mots : Vanité des vanités, tout est vanité.
Ne te disais-je pas sans cesse que la richesse est fugitive ® Mais te ne m'écoutais pas. Ne te disais-je pas que c’est un serviteur ingrat ? Mais tu ne voulais pas me croire. Et voilà que l'expérience {4 montré qu'elle n’est pas seulement fugitive et ingrate, mais homicide; car c’est elle qui te fait pâlir, qui te fait trembler aujourd’hui. Ne te disais-je pas, lorsque tu me reprochais si souvent de te faire entendre la vérité, que je t'aimais plus que tes courtisans, que mes censures te marquaient plus d’attachement que leurs flatteries 5 N’ajoutais-je pas
et dans les vestibules,
et avant toutes choses
dans la conscience de chacun, et il faut méditer elle dans-tout le temps.
Puisque la tromperie des choses, et les masques,
et l'hypocrisie,
semblent être vérité
chez les nombreux,
il faudrait chacun
à chaque jour
et à diner, et à souper,
et dans les conversations, redire cette parole à celui qui est auprès, et l'entendre de-celui qui est auprès, que Vanité des vanités, toutes choses sont vanité.
Ne disais-je pas à toi sans-cesse, que la richesse est fugitive P Mais toi tu ne supportais pas nous.
Ne disais-je pas à toi, qu’elle est un serviteur ingratP Mais toi tu ne voulais pas croire.
Voici que l’expérience fa montré d’après les choses, qu'elle n’est pas seulement fugitive, ni ingrate, mais encore homicide ; | car elle a préparé toi trembler maintenänt et craindre.
Ne disais-je pas à toi, quand tureprochais sans-cesse à moi disant les choses vraies, que moi j’aime toi plus que ceux qui {9 flattent ?
que moi celui qui ?’accuse je m'intéresse plus à toi que ceux qui te font-plaisir ?
κήδοµαι τῶν χαριζοµένων; OÙ προςετίθην τοῖς ῥήμασι τούτοις, ὅτι ᾿Ἀξιοπιστότερα τραύματα Φίλων ὑπὲρ ἔχούσια φιλήματα ἐχθρῶνλ; Εἰ τῶν ἐμῶν ἠνείχου τραυμάτων, οὖκ ἄν σοι τὰ φιλήpara ἐκείνων τὸν θάνατον τοῦτον ἔτεχον τὰ γὰρ ἐμὰ τραύματα ὑγείαν ἐργάζεται, τὰ δὲ ἐχείνων φιλήματα νόσον ἀνίατον χατεσχεύασε. Ποῦ νῦν of οἰνοχόοι; ποῦ δὲ of σοθοῦντες ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς, καὶ µυρία παρὰ πᾶσιν ἐγκώμια λέγοντες; Ἑδραπέτευσαν, ἠρνήσαντο τὴν φιλίαν, ἀσφάλειαν, ἑαυτοῖς διὰ τῆς σῆς ἀγωνίας πορίζουσιν. AA οὐχ ἡμεῖς οὕτως, ἀλλὰ καὶ τότε δυςχεραίνοντός σου οὖκ ἀπεπηδῶμεν , καὶ νῦν πεσόντα περιστέλλομεν χαὶ θεραπεύομεν. Καὶ ἡ μὲν πολεμηθεῖσα ἐχκλησία παρὰ aoû τοὺς κόλπους ἥπλωσε χαὶ ὑπεδέξατο" τὰ δὲ θεραπευθέντα θέατρα, ὑπὲρ ὧν πολλάχις πρὸς ἡμᾶς ἠγανάκτεις, προὔδωχε xat ἀἁπώλεσεν.
qu’un ami qui frappe vaut mieux qu’un ennemi qui embrasse ? Si tu avais enduré mes coups, leurs caresses n’auraient point enfanté pour toi la mort; car mes blessures ramènent la santé, et leurs embrassements ont engendré un mal incurable. Que sont devenus tes échansons ? que sont devenus ceux qui écartaient Ία foule sur ton passage, et qui chantaient partout tes louanges P Ms se sont enfuis, ils ont renié ton amitié, ils cherchent leur sécurité dans tes angoisses. Nous ne sommes pas ainsi : nous ne nous sommes point retirés devant ta colère, et maintenant que tu es tombé, nous t’entourons . nous te protégeons. L'Église, que tu as combattue, t'ouvre son sein et t'y reçoit; les théâtres que tu favorisais, et qui tant de fois nous ont attiré tes emportements, l'ont trahi et t'ont perdu. Cependant nous ne nous lassions point de te le dire : Que fais-tu P tu te déchalnes
Où προςετίθην τούτοις τοῖς ῥήμασιν, ὅτι τραύματα φίλων ἀξιοπιστότερα
Ei ἠνείχου τῶν ἐμῶν τραυμάτων,
Ἀλλὰ ὅμως οὐκ ἐπαυσάμεθα λέγοντες et °
N’ajoutais-je pas
à ces paroles,
que des blessures d'amis
sont plus dignes-de-confiance
que des embrassements volontaires d’ennemis ?
Si tu avais supporté mes blessures, les embrassements de ceux-là n'auraient pas enfanté à toi
cette mort;
car mes blessures
produisent la santé,
mais les embrassements de ceux-là ont préparé une maladie incurable.
Où sont maintenant les échansons ?
et où sont ceux quiécartaientla foule sur la place,
et qui disaient près de tous dix-mille éloges de toi?
Ïls ont fui-en-courant,
ils ont nié leur amitié,
ils procurent à eux-mêmes sécurité par ton angoisse.
Mais non pas nous ainsi,
mais même alors
nous nenousélancions-pas-oin de toi qui étais-en-colère,
et maintenant nous entourons
et nous soignons {oi tombé.
Et l'Église
combattue par toi
a ouvert son sein
et t'a recueilli;
mais les théâtres favorisés par toi, pour lesquels souvent
tu te fâchais contre nous,
£’ont abandonné et font perdu.
Mais pourtant nous n'avons pas cessé disant toujours :
pourquoi fais-tu ces choses ?
10 OMIAIA EIZ EYTPOIHON,
θαχχεύεις τὴν ἐκχλησίαν , καὶ κατὰ xpnuvüv σαυτὸν φέρεις’ χαὶ παρέτρεχες ἅπαντα. Kat αἱ μὲν ἵπποδρομίαι, τὰν πλοῦτον ον σὸν ἀναλώσασαι, τὸ ξίφος ἠχόνησαν ' ἡ δὲ ἐκχλησία, À τῆς δργῆς τῆς σῆς ἀπολαύσασα τῆς ἀκαίρου, πανταχοῦ περιτρέχει, τῶν δικτύων σε ἐξαρκάσαι βουλομένη.
Καὶ ταῦτα λέγω νῦν, οὐκ ἐπεμθαίνων τῷ χειµένῳᾳ ἀλλὰ τοὺς ἑστῶτας ἀσφαλεστέρους ποιῆσαι βουλόμενος" οὐκ ἀναξαίνων τὰ Een τοῦ τετρωµένου, ἀλλὰ τοὺς µηδέπω τετρωµένους ἓν ὃγείᾳ διατηρῆσαι ἀσφαλεῖ' où καταποντίζων τὸν κλυδωγιζόµ.ενον, ἀλλὰ τοὺς ἐξ οὐρίας πλέοντας παιδεύων, ὥςτε μὴ γενέσθαι ὑποθρυχίους. Πῶς ὃ) ἂν τοῦτο γένοιτοι Εἰ τὰς μεταθολὰς τῶν ἀνθρωτίνωι ἐννοώμεθα: πραγμάτων. Καὶ γὰρ οὗτος εἶ ἔδεισε µεταθολήν, οὐκ ἂν ὑπέμεινε µεταθολήν: ἀλλ᾽ ἐπείπερ οὗτος οὔτε οἴκοθεν 3, οὔτε
contre l’Église, et te précipites dans l’ablme ; mais rien ne pouvait l'arrêter. Les cirques, qui ont dévoré tes richesses, qnt aiguisé le glaive ; et l’Église, après avair tant soulfert de ta culère imprudente, court et s'empresse pour t’arracher au piége.
Je ne dis pas ceci pour mettre sous mes pieds celui qui est tombé, mais pour garantir de la chute ceux qui restent debout; je ne veux pas faire saigner les plaies du blessé, mais rendre inaltérable le santé de ceux qui sont encore sans blessure ; je ne veux pas abhmer dans les flots le malheureux qui se noie, mais enseigner ceux que le vent favorise, et les préserver du naufrage. Comment y répssir? C’est en se pénétrant de l'instabilité des choses humaines. S'il avait su la craindre, il n'en aurait pas été victime; mais puisqu'il n'a ou ni trouver la sagesse en lui-même ni l’apprendre des autres, vous du moins , vous qui vous enflez de vos richesses, songez à profiter
ἠχόνησαν τὸ sipos” ἡ δὲ ἐχκλησία, ἡ ἁπολαύσασα
Et ἐννοώμεθα τὰς μεταθολὰς τῶν πραγμάτων ἀνθρωπνων.
Καὶ γὰρ οὗτος, εἰ ἔδεισε µεταθολήν, ax ἂν ὑπέμεινε μετἀθολήν * ἀλλὰ ἐπείπερ οὗτος ἐγένετο βελτίων οὔτε οἴκοθεν οὔτε παρὰ ἑτέρων, ὑμεῖς γοῦν, où κομῶντες τῷ πλαύτῳ,
tu te déchaines contre l'Église, et tu portes toi-même du haut en bas des précipices ; ettucourais-au-delà de toutes choses.
Et les courses-de-chevaux, ayant consumé la richesse de-toi, ont aiguisé l'épée; mais l'Église, elle qui a joui de la colère de-toi intempestive, court de tous côtés, voulant retirer toi des filets.
Et je dis maintenant ces choses, non pas marchant-sur celui qui est étend, mais voulant | faire plus garantis-de-chute
- ceux qui.se tiennent debout ;
non pas rouvrant-en-déchirant
les plaies du blessé,
mais voulant conserver
dans une santé sans-risques
ceux non encore blessés ;
non pas enfonçant-dans-la-mer celui qui est agité-par-les-flots, mais instruisant ceux qui naviguent avec un souffle favorable, fgés.
de manière à ne pas devenir submer- Mais comment cela se ferait-il ?
Si nous sougeons aux changements des choses humaines.
Et en eflet celui-ci,
s’il avait craint un changement, n'aurait pas supporté de changement; mais puisque celui-ci
n’est devenu meilleur
ni de-son-propre-fonds
ni par d’autres,
vous du moins, qui êtes-orgueilleux de la richesse,
de son malheur ; car rien n’est moins sûr que les choses humaines. De quelque façon qu’on veuille exprimer le peu qu’elles sont, on restera toujours au-dessous de la vérité ; on a beau lés appeler fumée, paille légère , songe, fleurs printanières , ou chercher encore quelque autre nom; elles sont si périssables, et plus néant que le néant même. 1] paraît bien par cet exemple, qu’outre leur peu de valeur elles sont encore entourées d’abimes. Qui s’est élevé plus haut que lui? N’a-t-il pas été le plus riche des hommes ? N’a-t-il pas monté au faite même des honneurs? Tout le monde n'a-t-il pas craint, tremblé devant lui? Mais voilà qu’il est devenu et plus malheureux qu'un captif, et plus misérable qu’un esclave, et plus dépourvu de tout que le pauvre consumé par la faim, voyant chaque jour des glaives aiguisés contre lui, et un gouffre, et des bourreaux, et l'appareil de sa mort; il ne sait même pas s’il a jamais joui de cette ancienne
xal οὐδαμινώτερα
καὶ ἐνδεέστερος τῶν πτωχῶν τηκθµένων Au,
tirez-profit
du malheur de celui-ci ;
car rien n'est plus faible
que les choses humaines.
C’est pourquoi | [dire quelque nom que quelqu'un puisse du peu-de-valeur d'elles, frité; il dira des choses moindres que la vémême s’il nomme elles
une fumée,
même s’il les nomme un fétu,
même s’i/ les nomme un songe, même si des fleurs printanières, même si un autre nom quelconque , tellement elles sont périssables,
et plus nulles
que celles qui ne sont rien.
Mais il est évident d’ici
qu'avec le néant ellesontencorel'escarpementgrand.
Car qui est devenu
plus élevé que celui-ci ?
n’a-t-il pas dépassé par la richesse toute la terre habitée ?
n'a-t-il pas monté
vers les sommets même
des dignités ?
tous ne craignäient-ils pas
et ne redoutaient-ils pas lui?
Mais voici qu'il est devenu
et plus misérable
que ceux-qui-tont-dans-les-liens et plus digne-de-compassion
que les esclaves-de-la-maison,
et plus indigent que les pauvres qui se consument de faim,
voyant à chaque jour
des glaives aiguisés,
et un gouffre, et des bourreaux, etla conduite à Ja mort;
14 ΟΜΙΑΙΑ ΕΙΣ EYTPOHION.
οὐδὲ et ποτε γέγονεν ἐπὶ τῆς ἡδονῆς οἶδεν ἐχείνης, οὐδὲ abri αἰσθάνεται τῆς ἀκτῖνος' ἀλλ᾽ ἓν µεσημθρίᾳ µέσῃ , καθάπερ ἓν πυχνοτάτη νυχτί, περιεστοιχισµένος, οὕτω τὰς ὄψεις πεπκήρωται. Μᾶλλον δὲ ὅσα ἂν φιλονειχήσωμεν , οὗ δινησόµεθα τῷ λόγῳ παραστῆσαι τὸ πάθος, ὅπερ ὑπομένειν αὐτὸν εἰκός, χαθ᾽ ἑχάστην ὥραν ἀποτέμνεσθαι πραςδοχῶντα'. AAA γὰρ Ti δεῖ τῶν λόγων rap’ ἡμῶν, αὐτοῦ ταῦτα χαθάπερ ἐν εἶχόνι σαφῶς ὑπογράφαντος ἡμῖν; Th γὰρ πρατεραία, ὅτε ἐπ᾽ αὐτὸν ἦλθον ἐκ τῶν βασιλυκόν αὐλῶν, πρὸς βέαν ἀφελχύσαι βουλόμενοι, χαὶ τοῖς σχεύεσι προςέδραµε τοῖς ἱεροῖς, πύξινον ἦν αὐτοῦ τὸ πρόςωπον nel νανῦν νεχρωθέντος ἅπαξ αὐδὲν ἆμεινον διαχείµενον, χτάπος ἂξ τῶν ὀδόντων, χαὶ πἀταγός, καὶ τρόµος τοῦ παντὸς σώματος , καὶ φωνὴ διαχοπτοµένἈ, χαὶ γλῶττα διαλυοµένη, καὶ σχΏμα τοιῶτον, olov εἰχὸς τὴν λιθίνην ἔχειν ψυχήν. Καὶ ταῦτα λέγω, oùx
fortune ; que dis-je? ses yeux ne voient plus la lumière, et 5 milieu du jour, plongé dans une nuit épaisse, emprisonné dans ces murs, il a perdu la vue. Mais non, malgré tous mea efforts, je ne pourrai vous faire voir dans ces paroles les souffrances de celui qui s’attend à toute heure à être mis ea pièces. Eh! qu’est-il besoin ici de discours, puisqu'il vous a présenté lui-même un tableau vivant de ses tortures ? Hier, lorsque les soldats du palais vinrènt pour l'entraîner de vive force, lorsqu'il courut se réfugier près des vases sacrés , s0n visage était livide, et il conserve maintenant encore toute la pâleur d’un cadavre; ses dents s’entre-choquaient violemment, tout son corps tremblait, sa τοῖς était entrecoupée, sa langue parslysée, et tout en lui montrait assez que son âme était deveane de
ἀλλὰ ἓν pion µεσηµθρία, καθάπερ ἐν νυχτὶ πυχνοτάτηι περιεστοιχισµένος, πεπόρωται εὗτω τὰς ὄψεις.
ὥσπερ ἐν eixôvt ;
Th γὰρ προτεραία,
καὶ ravis Διαχθίμενον οὐδὲν ἄμεινον
et il ne sait pas même
s’il a jamais été
dans cette jouissance-là,
et il ne sent pas
le rayon méme de la lumière:
mais dans le milieu du midi, comme dans une nuit très-épaissæ:
entouré-de-murailles,
il a été mutilé ainsi des yeux.
Mais plutôt
combien que nous nous efforcions, nous ne pourrons pas
présenter par le discours
la souffrance, qu’il est vraisemblable lui endurer,
s’attendant à chaque heure
à être déchiré.
Mais en effet en quai est-il-besoig des discours de la part de nous, lui ayant dépeint clairement
ces choses à nous
comme dans un tableau ?
Car le jour précédent,
quand ils vinrent vers lui
de la cour du-roi,
voulant Fentrainer par forse,
et qu’il courut-auprès":
des vases sacrés,
le visage de lui
était livide,
et maintenant disposé
en rien mieux
que celui d’un homme mort une-fuis; et un choc '
et un claquement des dents,
et un tremblement de tout le çorps, et une voix entrecoupée,
et une langue paralysée,
et une apparence telle,
qu’il est naturel
ὀνειδίζων, οὐδὲ ἐπεμθαίνων αὐτοῦ τῇ συμφορᾶ, ἆλλα τὴν ὑμετέpav διάνοιαν µαλάξαι βουλόµενος, χαὶ εἷς ἔλεον ἐπισπάσασθαι, καὶ πεῖσαι ἀρχεσθῆναι τῇ τιμωρία τῇ γεγενηµένῃ.
Ἐπειδὴ γάρ εἷσι πολλοὶ παρ ἡμῖν ἀπάνθρωποι, ὥςτε ὁμοίως χαὶ ἡμῖν ἐγχαλεῖν, ὅτι αὐτὸν ἐδεξάμεθα τῷ βήµατι, τὸ ἄστοργον αὐτῶν τοῖς διηγήµασι µαλάξαι βουλόμενος, ἐχπομπεύω τὰ τούτου πάθη. Τίνος γὰρ ἕνεχεν ἀγαναχτεῖς, εἶπέ pot, ἀγαπητέ: Ὅτι, φησίν, εἷς ἐχχλησίαν χατέφυγεν 6 πολεµήσας αὐτὴν διηνεκῶς. Διὰ τοῦτο μὲν οὖν μάλιστα δοξάζειν ἐχρῆν τὸν (Θεόν, ὅτι ἀφῆχεν αὐτὸν ἐν τοσαύτη καταστῆναι ἀνάγχη, ὥςτε καὶ Th δύναμιν τῆς Ἐκκλησίας καὶ τὴν φιλανθρωπίαν μαθεῖν τὴν δύναµιν μέν, do” ὧν τοσαύτην ὑπέμεινε μεταθολὴν ἐκ τῶν πρὸς ἐκείνην πολέμων: τὴν φιλανθρωπίαν δέ, ἐξ ὧν πολεμηθεῖσα νῶν τὴν ἀαπίδα προθάλλεται, χαὶ ὑπὸ τὰς πτέρυγας ἐδέξατο τὰς αὐ-
pierre. Et je parle ainsi, non pour l’outrager ni pour insulter à son malheur, mais pour toucher vos âmes, pour les entrainer à la pitié, et pour que vous restiez satisfaits de la punition qu’il a déjà subie. Je sais qu'il est parmi nous des cœurs assez inhumains pour me blâmer de l'avoir accueilli au pied de l'autel ; c’est pour fléchir leur dureté par cette peinture que j'expose ici ses souffrances. Mon frère, je vous prie, pourquoi vous irriter ? C’est parce que, dit-il, celui qui sans relâche a combattu l’Église , a trouvé en elle un refuge. Mais au contraire , voici une grande occasion de glorifier Dieu qui a permis qu’il tombât dans une telle extrémité pour apprendre à connaitre la puissance et la bonté de l’Église : sa puissance , car ce sont ses luttes contre elle qui lui ont préparé une si grande catastrophe ; sa bonté, car malgré ses outrages, maintenant elle le couvre de son
ὁμοίως rai ἡμῖν,
tiré µοι, ἀγαπητέ;
/άᾳιο de-pierre avoir.
Et je dis ces choses, non pas Outrageant, ni marchant-sur (foulant aux pieds \ le malheur de lui, mais voulant adoucir votre pensée, et vous entraîner à la pitié, et vous persuader d’être satisfails de la punition qui a eu lieu.
Car puisque de nombreux sont parmi nous inhumains au point de blâmer semblablement aussi nous, parce que nous avons reçu lui sur la marche de l'autel, voulant adoucir par les expositions le dur {la dureté) d'eux, je dévoile les souffrances de celui-ci.
Car pour quoi te fâches-tu, dis-moi, mon cher?
Parce que, dit-il, il s’est réfugié dans l’Église celui qui a fait-la-guerre à elle continuellement.
Pour ceci donc surtout il fallait glorifier Dieu, parce qu'il a permis lui {sité, se trouver dans une si grande nécesau point d’avoir appris et la puissance de l’Église et son humanité; sa puissance, d’après ce qu’il a supporté un si grand changement par suite de ses guerres contre elle ; et son humanité, de ce qu'ayant été combattue par lui maintenant elle met-au-devant de lui
18 OMIAIA ΕΙΣ EYTPOIIION.
τῆς, χαὶ ἐν ἀσφαλεία πάσῃ χατέατησεν, οὗ µνησιχαχήσασα ὑπὲρ τῶν ἔμπροσθεν οὔδενός, ἀλλὰ τοὺς κόλπους αὐτῷ μετὰ πολλῆς ἁπλώσασα τῆς Φιλοστοργίας. Τοῦτο γὰρ τροπαίου παντὺς λαμπβρότερον, τοῦτο νίχη περιφανής, τοῦτο Ἕλληνας, ἐντρέπει, τοῦτο χαὶ Ιουδαίους χαταισχύνει, τοῦτο φαιδρὸν αὐτῆς τὸ πρόςωπον δείχνυσιν, ὅτι τὸν πολέμιον αἰχμάλωτον λαθοῦσα, φείδεται, χαὶ πάντων αὐτὸν ἐν ἐρημίᾳ παριδόντων , μόνη, καθάπερ µήτηρ φιλόστοργος, ὑπὸ τὰ παραπετάσµατα αὐτῆς ἔχρυψε, καὶ πρὸς βασιλιχὴν ὀργὴν ἕότη, πρὸς δήµου θυµόν, καὶ πρὸς µῖσος dpéρητον’ τοῦτο τῷ θυσιαστηρίῳ χόσµος. Ποῖος χόσµος, φησί, τὸ τὸν ἐναγη χαὶ πλεονέχτην χαὶ ἅρπαγα ἅπτεσθαι τοῦ θυσιαστηplou ; Μὴ λέγε ταῦτα" ἐπειδὴ καὶ ἡ πόρνη ἤψατο τῶν ποδῶν τοῦ Χριστοῦ”, ἡ σφόδρα ἑναγὴς καὶ ἀχάθαρτος: χαὶ οὐχ ἦν ἔγχλημα
bouclier, elle l’a reçu sous ses propres ailes, elle l’a mis à l'abri de tout danger, elle n’a pas voulu se souvenir de sa conduite passée , et lui a ouvert son sein avec une inépuisable tendresse. C’est là le plus beau des trophées, la plus éclatante des victoires ; l'Église confond les Gentils , elle couvre les Juifs de honte, elle montre sa face resplendissante de lumière, elle qui, maîtresse de son ennemi, l'épargne, et quand tout le laisse dans l’abandon, seule, comme une tendre mère, le cache dans son sanctuaire , s’interpose entre la colère du roi, entre l’indignation du peuple et les transports de sa fureur : voilà ce qui honore l’autel. Quel honneur, dites-vous , qu’on anathème, qu'un avide ravisseur vienne embrasser l’autel P Ah ! ne parlez pas ainsi, vous qui savez que la prostituée , la prostituée maudite et impure, a baisé les pieds du Christ ; et loin d’en faire à Jésus un
Ma λέγε ταῦτα
son bouclier,
et l’a reçu sous les ailes
celles d’elle-même ,'
et J'a placé
en toute sûreté,
ne s'étant pas souvenue-du-mal
sur aucune des choses d’auperayant,
mais ayant ouvert à lui son sein
CS
‘ avec la tendresse grande.
Car ceci est plus brillant que tout trophée,
ceciestunevictoiremanifesteaudoin, ceci retourne les Grecs (les Gentils),
ceci couvre-de-honte même les Juifs,
ceci montre resplendissante la face d'elle,
qu'ayant pris
son ennemi prisonnier-de-guerre ,
elle l'épargne, et tous ayant vu-de-travers lui dans l’abandon, seule,
[fants,
comme yue mère qui-aime-ses-en-
elle l’a caché
sous les voiles d'elle-même, et s’est tenue-debout
contre la colère royale, contre le courraux du peuple,
et contre une haine insupportable :
ceci est un ornement
pour l'autel.
Quel ornement est-ce, dit-il, le maudit et cupide
et ravisseur
‘toucher l’autel ?
Ne dis pas ces choses ; puisque méme la prostituée a touché les pieds du Christ,
ἡ σφόδρα ἑναγὴς καὶ ἀκάθαρτος la fort maudite et impure;
τὸν καθαρὸν ἔθλαπτεν ἡ ἀκάθαρτος, ἀλλὰ τὴν ἐναγῃ πόρνην ὁ . καθαρὸς χαὶ ἅμωμος διὰ τῆς ἀφῆς καθαρὰν εἱργάσατο. Μη δὲ μνησικχαχήσῃς, © ἄνθρωπε: ἐχείνου οἰχέται ἐσμὲν τοῦ ἑσταυρωµένου χαὶ λέγοντος” Ἄφες αὗτοῖς, οὗ χὰρ οἴδασι τί ποιοῦσιν ’. AN ἀπετείχισε, φησί, τὴν ἐνταῦθα καταφυγὴν γράµμασι καὶ νόµοις διαφόροις. Ἀλλ᾽ ἰδοὺ διὰ τῶν ἔργων ἔμαθεν ὅπερ ἐποίησε, χαὶ τὸν νόµον ἔλυσε πρῶτος αὐτὸς δι᾿ ὧν ἐποίησε, χαὶ γέγονε τῆς οἰχουμένης θέατρον, χαὶ σιγῶν ἐντεῦθεν ἀφίησι φωνήν, ἅπασι παραινῶν' μὴ ποιεῖτε τοιαῦτα, ἵνα μὴ πάθητε τοιαῦτα. A:ôaσχαλος ἀνεφάνη διὰ τῆς συμφορᾶς, χαὶ λαμπηδόνα μεγάλην ἀφίησι τὸ θυσιαστήριον, νῦν φοθερὸν μάλιστα χαὶ ἐκ τούτου φαινόµενον , ὅτι τὸν λέοντα δεδεµένον ἔχει" ἐπεὶ χαὶ βασιλικἩ εἰχόνι
μέγας yévorro χόσµος, οὐχ ὅταν ἐπὶ τοῦ θρόνου κάθηται πορφυ-
sujet de reproche, on le jugea digne d’admiration et des plus grandes louanges ; l'inpureté de cette femme ne souillait pas la pureté de Jésus , mais l’attouchement de l’homme sans tache purifiait la prostituée maudite. Ne te souviens donc pas des offenses, ὁ homme ; nous sommes les serviteurs de celui qui disait sur sa croix : Pardonneleur, car ils ne savent ce qu'ils font. Get asile, dites-vous , il a voulu le détruire par ses lois et ses décrets. Mais voilà que la conjoncture lui a appris ce qu’il avait fait ; lui-même a le premier violé sa propre loi, il a été en spectacle à toute la terre, son silence même parle et dit à tous : Ne faites pas comme moi, pour ne pas être malheureux comme moi. Oui, son malheur lui donne droit de nous faire des leçons, et l’autel maintenant est entouré de gloire, maintenant surtout il paraît redoutable , qu'il tient le lion enchainé. C'est ainsi que l’image de nos rois se montre grande à nos yeux, non pas lorsqu'ils sont assis sur le trône , entourés seulement de la pourpre et ceints
HOMÉLIE EN
τοῦ ἐστανρωμένου καὶ λέγοντος Ages αὐτοῖς,
ἵνα ph πάθητε