‹ Choix de fables et historiettesChapitre 42 sur 58 · LE CALIFE ELMAHDI ET LE BÉDOUIN · texte numérisé non relu

LE CALIFE ELMAHDI ET LE BÉDOUIN

dit à Elmahdi : « Certes, si je vous en versais un quatrième verre, vous prétendriez être l'Apôtre de Dieu, sur qui soient le salut et les bénédictions ! »

Elmahdi se mit à rire aux éclats , et voici que des cavaliers, reconnaissant les traces du calife, environnèrent la tente et se rangèrent auprès de lui; puis vinrent les hauts personnages, les généraux et les soldats. La frayeur alors s'empara du cœur du Bédouin, qui reconnut aussitôt que son hôte était véritablement le calife Elmahdi. Ce dernier se retourna, et, voyant que le Bédouin tremblait de peur, il sourit en lui disant : « On ne te fera point de mal; ne crains rien. » Et, à l'instant même, il lui fit donner une gratification et un vêtement.

IBRAHIM, III. s DE SOLEÏMAIN 159

XMII

lhrahini. IUn de âolcïnian

Lorsque le souverain pouvoir tomba entre les mains des Abbassides, tous les Omayyades s'empressèrent, dit-on, de se cacher. Au nombre de ces derniers était Ibrahim, fils de Soleïman (1), fils d'Abd elmélik. Cet bomme, malgré sa jeunesse, était doué d'un grand savoir et d'une parfaite éducation, ce qui fit réclamer en sa faveur un sauf- conduit à Abou'labbas essaffah, qui le lui accorda et le combla d'bonneurs, en lui disant : « Attacbe-toi à ma cour, d

Un jour, entre autres, Abou'labbas essaffab l'ayant prié de lui raconter ce qui lui était arrivé en cliercbant à se soustraire à la vue des étrangers, Ibrabim répondit : « Très -volontiers, prince des croyants. Je me tenais cacbé à Hirat (2), dans une maison située sur un grand cbemin qui mène au désert; et, un jour que

(1) Voyez, au sujet de Soleïman et de son père, notes 1 et 2, p. 74.

(2) Ancienne ville de l'Irak Arabique, située à deux lieues de Koufat.

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