A DUBOS I
le remplirois avec plaisir le reste de ce papier, si ma santé me le permettent; mais il faut que ie vous dise, Monsieur, que depuis près d'un an je suis persécuté d'une toux et d'une fluxion sur la poitrine, qui m'ont déjà fort abatu. Le travail de l'étude se joignant à cela, je serois bientôt à bas; c'est pourquoi je me reposerois entièrement, si ie ne me croiois obligé de répliquer à Mr. Jaquelot 6). C'est à quoi i'emploie les forces qui me restent. le n'écris point à mon parent; si vous en avez l'occasion, ie vous prie de lui dire qu'il ne s'étonne pas de mon silence, et que, lors que i'aurai achevé ma réplique, ie serai ponctuel à lui donner de mes nouvelles. Je suis, Monsieur, etc.
A Rotterdam le 1. déc. 1706.
Le mauvais état de ma santé ') et la nécessité où je me trouve, nonobstant cela, de corriger des épreuves et de fournir aux Imprimeurs de la copie pour la réplique, que ie fais au Sr Jaquelot 2), est cause, Monsieur, que ie ne vous écris que très peu de lignes pour vous prier d'agréer cet exemplaire du 4e tome de la Réponse au Provincial. Le sieur de Lorne *) est arrivé depuis quelque tems; ie ne sai s'il a aporté les livres que i'attendois par son retour.