‹ Choix de la correspondance inédite de Pierre Baye, 1670-1706Chapitre 53 sur 77 · A. LETTRES DE PIERRE BAYLE · texte numérisé non relu

A. LETTRES DE PIERRE BAYLE

Cette lettre traite du passage de P. Bayle au catholicisme Le 19 mars 1669 il avait abjuré la religion protestante, mais déjà le 21 août 1670 il y retourna à Mazères, en la présence de son frère Jacob et d'autres parents. Comp. la lettre, qu'il écrivit à son frère le 1 5 avril 1670 (Nouv. Lettr. I, 1).

Vincent Minutoli était professeur de langue grecque, histoire et éloquence à Genève depuis 1675; il avait été pasteur à Middelbourg 1664—68 et mourut en 171 0. B. avait gagné son amitié pendant le séjour qu'il fit à Coppet. Dans la collection imprimée des lettres de B., il y a plusieurs adressées à cet ami, fort longues, presque de petits traités.

0 Comp. B. à son père le 1 juillet 1672 (Nouv. Lettr. I, 66 sqq.).

— 2) Cl. 0. Fine de B., mort en 1675, aumônier royal, a publié des ouvrages historiques illustrés. Sur le sonnet comp. la lettre de Bayle à son père du 1 juillet 1672 (Nouv. Lettr. I, 64 sq.). — 3) Louis XIV avait commencé au printemps de 1672 la guerre contre la Hollande; le 12 juin l'armée française traversa le Rhin, et les provinces d'Utrecht (20 juin), de Gueldres et d'Over-Yssel se rendirent aussitôt. Les Hollandais n'opposèrent aucune résistance vigoureuse aux armes du roi de France, avant que le prince Guillaume d'Orange se fût mis à la tête de leurs troupes (le 2 juillet il était devenu stathouder). — 4) On avait commis, le 22 juin, un attentat à la vie du grand-pensionnaire; ce n'est que le 20 août, que lui et son frère furent assassinés.

— 5) La bataille navale entre la flotte hollandaise, commandée par

Ruyter et celle des Anglais et des Français, commandée par !e duc d'York, près de Harwich le 28 mai, doit être regardée plutôt comme une victoire pour les alliés. — 6) David Constant de Rébecque, 1638 — 1733, professeur de théologie à Lausanne, avait connu Bayle à Coppet, où il était pasteur de 1662 jusqu'à 1674.

0 Village dans le dép. de la Manche, arrond. Saint-Lô, environ 500 habitants. B. vivait quelque temps dans L. comme instituteur du fils d'un marchand rouennais. — 2) La citation complète: Pollio amat nostram, quamvis est rustica, Musam. (y. 84). — 3) Cité librement d'après le dernier vers de la 9me satire du Ier livre d'Horace (serval? it au lieu de servavit). — 4) L'affaire entre les Français sous les ordres de Condé et les alliés, c'est-à-dire les Impériaux, Espagnols et Hollandais, resta indécise (août 1674). Voir aussi les Nouv. Lettr. de B., I, [21. — 5) Dans cette bataille, le 16 juin 1674, Turenne remporta la victoire sur le duc Charles de Lorraine. — 6) Chap. 3. — 7) Hor. Od. IV, 9, 26 — 29. — 8) Les Français conquirent en mai 1674 la ville de B., occupée par les Espagnols, après un siège de neuf jours, et la conquête de toute la Franche-Comté ne dura que six semaines. — 9) Les Turcs assiégeaient cette île de 1645 jusqu'à 1669, et les Vénitiens furent enfin obligés à la rendre. — !0) Le célèbre surintendant des finances; il existe un grand ouvrage en beaucoup de volumes touchant son procès. — >0 Argument qu'on proposait contre une thèse (Littré). — ,2) La longueur et la cérémonialité excessives des disputations en Espagne étaient proverbiales. — n) L'anecdote est racontée, par exemple, dans le voyage d'Espagne de la comtesse d'Aulnoy. — •4) Cicéron, Cat. mai. IV, p. il. — '5) Considérations politiques sur les coups d'état, Rome 1639, par Gabriel Naudé, le premier bibliothécaire de la Bibliothèque Mazarine (1600—53). — l6^ V- 89 sq. — '7) La chresme philosophale des questions encyclopédiques de Pantagruel, supplément du roman de Rabelais. Celle-ci est la première question. — 18) y. 15 sqq. — '9) Citation de Boileau, Sat. I, 4—5 et I, 77— 78 (avec quelques changements). — 20) C'était chez Gryphius, que l'édition d'Hippocrate de Rabelais fut publiée, et afin de dédommager le libraire de la perte occasionnée par cette édition, le romancier donnai au public son chef d'oeuvre. — 2I) Ce dominicain était professeur de] théologie à Toulouse; il mourut en 1676, âgé de 70 ans. — 22) Célèbre jésuite savant, mort en 1663. Ses oeuvres complètes, Lyon 1 665, j en 19 vol. avec un vol. supplém., Cracovie 1669. — 23) V. 11 — 12. — 24) V. 159 sqq. — 25) Barbe de Cilia, diffamée pour sa vie libidineuse, j L'anecdote touchant elle est racontée par Bayle dans le Dict. hist.

s. v. Barbe. — 2é) V. 217 sqq. — 27) Proverbes de Salomon, chap. 6, v. 6. — 28) Cette vieille traduction d'Horace, que B. loue si fort, vit le jour à Paris 1588. — 29) Ebert dit incorrectement, que la série des livres intitulés »Délices de la France« avaient leur origine en Hollande, et que le premier en date est de 1697. — î°) Ceci est une allusion à un endroit des satires d'Horace, livr. I, sat. 2. — 3') Charles Gustave W., maréchal de camp suédois (1613 — 76). — 32) Aulu-Gelle I, 1 d'après un ouvrage perdu de Pythagore. — 33) V. 38 sq.; v. 60 sqq

— 34) V. 117 sqq. — 35) V. 104. — 36) Comp. Useni Epicurea. — 37) V. 36. — 38) V. 86 sq. — 39) V. 42 sqq. — 4°) Hor. Sat. II, 2, 38

— 41) V. 14 sqq.; v. 20 sqq. — 42) Sénèque, de tranquill. animi, 11, 8

— 43) V. 68 sq. — 44) Comp. Wiener, Realworterbuch s. v. Steinigung

— 45) V. 30 sq. o: v. 330 sq.; a. III, se. I, dans l'édition de Fleckeisen

— 46) Je ne sais pas dire, quel auteur ancien rapporte cette anecdote

— 47) V. 25 sq. — 48) V. 7 (Horace a Videsne et après le v. 10 un point d'interrogation). — 49) V. 2 sq. — 5°) V. 736 sqq. — 5') Hor Sat. II, 5, 8. — 52) Dans les Oeuvres de La Mothe le Vayer, I, 233 55) V. 77 sq. — 54) V. 219 sqq. — 55) V. 49 sqq. — 56) V. 3 sq. — 57) V. 19 sq. — 58) Comp. Ste.-Beuve, Tabl. de la poésie franc, au XVI s. Paris 1869 (p. 400 sq.) — 59) Voir la 9me satire du ier livre d'Horace

— 60) Hor. Ep. I, 11, 10. — 6l) V. 197 sq. — é2) J'ai consulté en vain des philologues sur la source de cette histoire. — 63) Voir la note :6 de la première lettre de Jac. Bayle. — 64) Cité librement d'après Hor. Od. I, 1, 4 sq. (il y a evitate). — 65) B. s'est trompé dans cette opinion, et il l'a corrigée dans le Dict. hist., art. Poquelin, rem. G. — éé) Dans l'Art poétique, chant Ier, Boileau se moque du genre burlesque et du »Typhon« de Scarron. Cependant, la querelle du frère de Despréaux, Gilles, avec le poëte burlesque a fait encore plus de bruit. — é7) Voir Sarasin: Oeuvres, Paris 1656. (Pellisson: Discours sur les Oeuvres de M. Sarasin, p. 40 sq.). — 68) 'Ecti^oôvt^toi d: »frappés de la foudre«, aussi »privés de la raison« (Sophocle). — é9) B. parle de l'effet, que firent sur l'abbé C. les attaques de Molière, dans les »Réponses aux questions d'un provincial«, chap. 29 (Oeuvr. div. III, 553). — 70) Des Maizeaux dit seulement, que B. revint à Rouen au commencement de l'hiver; dans le mois de mars 1675 il partit pour Paris. — 7') Polybe XII, 17 sqq., d'autres éditions XII, 6. — 72) Menschmi, a. II, se. 1, v. 22 sq. — 73) L'anecdote est racontée par Valère Maxime IV, 1.

0 II semble, que la longue lettre précédente à Minutoli a été également perdue, et que le brouillon seulement en a été conservé. —

2) V. 92 sqq. — î) Sans doute comme proposant à Genève (Basn. de vint ministre en 1676). La citation dégénères animos etc. est tirée de Virgile, Enéide IV, 13. — 4) Louis de Blanc de B. , mort en 1675, pasteur et professeur de théol. à Sedan. (Voir le Dict. de Bayle). — ï) Hor. Od. I, 24, 19 sq. — 6) V. 12 sq. — 7) V. 215 sq. — 8) Ovide, Métam. VII, 20 sq. — 9) Lucain, Phars. X, 407. — |0) Ce livre, en trois volumes, parut à Lyon en 1674. Sur son auteur, Samuel Chappuzeau, voir ma note à sa lettre dans ce recueil. — »«) L'anecdote se trouve dans les Apophtegmata Graeca d'Etienne, édition de 1568, p. 629. — '2) V. 18 sqq. {alter honores au lieu de Pallas honores). — '?) Tannegui le F., 161 5 — 72, philologue, père de Mme Dacier; il avait de la réputation comme éditeur et traducteur.

— '4) V. 3 sqq. — »5) Se trouve dans le Discours de l'histoire (La Mothe le Vayer, Oeuvres I, 225 — 78). — l6) Juvénal, I, 49 — "50. — •7) Le livre fut publié en 1670; le P. René R., jésuite (162 1 — 87), est connu notamment comme poète latin. — l8) Thomas Farnaby, 1575 — 1647, grammairien anglais, a donné, parmi d'autres ouvrages, des annotations à Juvénal. — '9) Hor. Sat. II, i, 78 sq. (Trebatï au lieu de Banagi).

0 Diodore, VIII, 23 et Athénée, XII, 15, p. 5 18 d, d'après Timée.

— 2) Perse, Sat. 3, 80. — 3) Philippe de Cospéan ou Caspéan, 1568 — 1646, évêque de Lisieux. prédicateur célèbre. (Voir les »Mémoires des gens de lettres célèbres« par l'abbé Costar).

Jean George G., allemand de naissance (Gràfe), 1632 — 1703, grand philologue, surtout latiniste, professeur d'histoire à Utrecht depuis 1661. Son oeuvre principale est le »Thesaurus Antiquitatum Romanarum« (Utr. 1694). Une très grande partie de sa correspondance manuscrite existe dans la Bibliothèque royale de Copenhague (comp. l'introduction).

0 »Un de mes amis, grand humaniste« (B., Dict. hist. s. v. Archilochus R. J.). — 2) 0: les Nouvelles de la Rép. des Lettres. —

3) Comp. le journal de B., mars 1685, Livr. nouv. no. IV, et juin de la même année, L. n. no. IX. Le médailliste Rainssant dit plaisamment sur cette querelle entre Hardouin et Vaillant, dans une lettre adressée à B. (Bibl. roy.): »Celuy-cy [Vaillant] entend très bien les médailles; et à vous dire, le Jésuite n'y entend rien, mais d'ailleurs il est sçauant en beaucoup d'autres choses. Le mal est qu'il veut passer pour s'entendre en tout. Vous sçauez ce que Quintilien [XII, 11, 24, très

librement cité] dit de Cornélius Celsus: Di^nus — — — librorum, qui omnia scisse credatur. Voilà le Père Hardouin tout tel qu'il est. Mais Celse auoit d'habiles affranchis qui luy faisoient des mémoires, et le Jésuite dérobe les mémoires à des personnes libres et exemptes de sa jurisdiction«.

0 Le P. François Vavasseur, jésuite, mort en 1681 à l'âge de 76 ans, avait de la renommée comme versificateur latin. (Comp. le journal de B., sept. 1684, art. 4, et plusieurs autres endroits).

0 Voir mes notes des lettres de D. Larroque, p. 427, n. 4. — 3) Pierre A., comp. ses lettres à B. dans ce recueil.

0 Publié en 1685, cinq volumes in-40, »in usum Delphini«; récensé dans les Nouv. de la Rép. d. Lettr., mai 1685, art. 9. — 2) Jean-Paul de la Roque, abbé, rédacteur du Journal des Savants 1675 — 87. — 3) Sur les catalogues des messes de Leipsic et de Francfort comp. Petzholdt, Bibliotheca bibliographica, p. 282 sqq. — 4) Origenes »de oratione« (d: nsoi èv%7Jç) Oxf. Theatr. Sheldon. 1686; récension dans le journal de B., juin 1686, art. 8. — 5) Sans doute Michel J., pasteur à Blois, plus tard à Utrecht, mort en 1705.

0 Publié en 1678 par Jacques Thomasius, 1622 — 84, professeur de philosophie à Leipsic. — 2) Paul B., 1639 — 1706, professeur de l'histoire sacrée à Utrecht, gendre de Henri Basnage (père de Jacques Basnage et H. Basn. de Beauval).

0 3: Vita P. Mrodh, Paris 1675; comp. le Dict. de B. s. v. Ayrault. — 2) Théodore G., mort à l'âge de 22 ans, fils du célèbre savant, avait commencé à donner des annotations à Callimache; son père publia l'édition de ce poëte, et on le soupçonna d'avoir rédigé lui-même toutes les notes (pia fraus). Spanheim avait aussi pris part dans cette édition qui parut en 1697.

0 II mourut le 23 juillet 1692. — 2) 1607 — 78, savante dame allemande, attachée au piétisme dans ses dernières années; ses opuscules

parurent à Leyde 1648. Ce qui est raconté ici d'elle se réfère sans doute à Novella, fille de Jean Andréa, professeur de jurisprudence à Bologne. — ?) Théologien réformé célèbre, 1616 — 70, professeur et ministre successivement à Genève, Middelbourg, Amsterdam et Paris.

— 4) C'est le savant Jean Scheffer, natif de Strasbourg, qui vivait en Suède pendant le règne de Christine. — 5) Le livre est de Jean Albert Portner. — François G., 1575 — 1655, philologue.

0 Sans doute quelques feuillets du Dict. hist. — 2) Ce jésuite est nommé plusieurs fois dans les lettres de D. Larroque (comp. celles-ci), et dans la Bibliothèque royale il y a cinq lettres de lui adressées à Bayle. — ?) On ne sait pas avec certitude, si le »testament« de Bothwell, la déclaration, qu'il fit au roi de Danemark Frédéric II, sur son lit de mort, est une fiction ou non. Le fait a été rapporté par Robert Turner, mais F. Schiern, historien danois, n'y croit pas, en raisonnant ainsi: Si un tel document existait véritablement en Danemark après la mort de Bothwell, Jacques I, le fils de la reine Marie, l'aurait sans aucun doute rapporté en Ecosse lors de son voyage à Copenhague. (Schiern, Nyere hist. Studier o: Nouvelles études historiques, Copenhague 1875, I, 479 sqq.). — 4) Peut-être François C, jésuite catalan, missionnaire, mort en 1660 (Jôcher, Gelehrtenlexicon). — 5) Jul., p. 268, 16; 294, 10; 385, 16; 433, 5, dans l'édition de Hertlein (Teubner). — 6) Babylas, martyre, évêque d'Antiochie, mort en 251. — Sur Philippe voir le Dict. de Bayle, art. Babylas. — 7) Voir les lettres de Du Rondel no. XXXVII. — 8) Par P. Burman, Utrecht 1694. — 9) Basnage a écrit contre Bossuet: »Examen des méthodes proposées par M. M. de l'assemblée du clergé de France en l'année 1682, pour la réunion des Protestants avec l'Église romaine«, Cologne [Rotterdam] 1682; et »Réponse à M. l'évêque de Meaux sur sa lettre pastorale«, Cologne 1686.

— 1Q) Comp. p. 442.

') Renier Leers, libraire d'Amsterdam, éditeur du Dictionnaire de Bayle. — 2) Claude Nicaise, abbé, savant et épistolographe, surnommé »le facteur du Parnasse«, (1623 — 1701). — 3) Nicolas B. , 1567— 1623, auteur de »l'Histoire des grands chemins de l'Empire romain« (1622), qui fut traduite en latin par Hennin et publiée dans le iome volume du »Thes. ant. rom.« de Graevius. (Voir Caillemer, Lettres de | div. sav. à l'abbé Nicaise, 1885, p. 168). — 4) Antoine T., 1632—1715,! auteur d'ouvrages historiques et théologiques; il avait quitté la PVance après la révocation de l'édit de Nantes, et mcurut à Berlin comme

historiographe du roi de Prusse. — 5) Chappuzeau ne réussit jamais à faire paraître son Dictionnaire (comp. le recueil cité, publ. par Caillemer, p. 71, aussi la note de la p. 277).

0 Nicolas H., physicien hollandais (1656 — 1725). — 2) Le 22 juin 1673 un grand orage causa beaucoup de dégâts dans la ville d'Utrecht (Zedler: Grosses Universal-Lexicon, vol. 51, col. 1059). Halma, dans le Tooneel der Nederlanden II, 276, parle aussi d'un orage, qui détruisit à peu près l'église de St. Jacques d'Utrecht en 1674. — 3) Sans doute Is-sur-Tille. — 4) Ce traité vit le jour très peu avant la mort de N., le 16 nov. 1695 (comp. le Dict. de B. s. v. Nicole). — 5) Cette édition parut à Utrecht en 1697. Il en a été parlé dans la lettre no. XI. — 6) »Marqu. Gudii et viror. doctor. ad eundem epistolae«, éd. P. Burman, Utrecht 1697. — Gude, 1635—89, était bibliothécaire du duc d'Holstein-Gottorp; une partie de sa correspondance originale existe dans la Bibl. royale.

0 Adrien B., 1653 ou 54 — 1712 (?), personnage assez original; il a écrit plusieurs livres indécents et mourut fou. La Bibl. royale possède des manuscrits de cet auteur. »Pour ce Beverland, qui a écrit un livre bien sale du péché originel, il a quitté le service chez Mr. Vossius, demeurant à cette heure chez un Mylord«. (D. Cluver à Bayle le 5/is oct. 1685). Comp. les lettres de D. Larroque dans ce recueil no. IX. — 2-3) Voir, dans ce recueil, les lettres de D. Larroque (p. 312 et 426), sur Dodwell et Bernard.

P. des R., avocat au Parlement, fils de François P., qui mourut en 1691. (Dict. de B.).

0 Jean-Baptiste S., né en 1630, mort le 5 août 1697, poëte latin, connu par sa bizarrerie. »I1 venoit de publier un bel Éloge de cette Province, et il sembloit qu'il préféroit Dijon à Paris, mais ce n'est que, parce qu'il lui en revenoit quelques pièces de vin qui lui eust coûté trop cher, s'il en eût voulu acheter à Paris«. Cette remarque malicieuse est tirée d'une lettre du bibliothécaire Simon de Valhébertà Bayle, du 19 août 1697, dans la Bibl. royale. Comp. ce recueil, passim. — 2) L'abbé F., c. 1640 — 1709, avait été jeté, en 1696, dans la prison de St. -Lazare, parce qu'il avait émis des opinions hétérodoxes touchant la Trinité; comp. M. Tamizey de Larroque dans la Revue des questions hist., avril 1878. — 3) François H., jurisconsulte réformé, 1524 — 90;

une partie de sa correspondance et de celle de J. Hotman fut publiée en 1700 à Amsterdam par J.W. vanMeel ou Milius. — 4) Etienne B., historien, 1630 — 1718. — 5) François J., mort en 1705, avocat au Conseil d'État, fut exilé de Paris à Vierzon après la révocation de l'édit de Nantes. Il était un des correspondants littéraires de Bayle. Le fils François Michel J. est mieux connu comme littérateur. (Haag, La France protestante). — <=) Antoine G., le célèbre orientaliste, premier traducteur des Mille et une nuits, 1646— 17 15. — 7) Sans doute Louis F., avocat au Parlement de Paris, 1645 — 99; il avait de la réputation comme auteur de livres de théologie. — 8) Peut-être Daniel Larroque ou son frère. — 9) Sans doute le P. De la Ville, professeur à Nantes. »J'ai bien sçeu que le p. de la Ville, qui est allé enseigner les Mathématiques à Nantes, devoit voir M. de la Roque en passant par Saumur; mais je n'ai point appris qui ni lui ni le prisonnier en aient rien fait sçavoir ici«. (F. Janiçon à Bayle, 1696, Bibl. roy.).

Jean-Baptiste D., 1670 — 1742, abbé, diplomate et littérateur, secrétaire de l'Académie Française, auteur de plusieurs ouvrages d'esthétique et d'histoire; ses »Réflexions critiques sur la poésie et la peinturée; ont été traduites en danois, par exemple. Comp. ses lettres à Bayle dans ce recueil.

0 Cette version est faite par de la Croix. Comp. ci-après B. à *** 24 juin 1697 dans les Oeuvres div. et Dubos à B. le 19 août 1697 dans le recueil présent. — 2) Plénipotentiaire anglais aux négociations de la paix de Rijswijck; son érudition était fort appréciée par B.; voir la lettre citée. — ?) La traduction de la »Vie de Tamerlan« par Chefereddin Ali; elle ne vit le jour qu'en 1722, à Paris. — Franc. Pétis de la C. (Franc, le jeune), 1653— 171 3, traducteur de »Mille et un jours«. — 4) Il semble, que Galland n'a pas publié en 1697 d'autres livres que la Bibliothèque Orientale de M.d'Herbelot. — 5) Charles P., 1628 — 1703, le célèbre biographe et auteur de contes de fées, antagoniste de Boileau dans la querelle des Anciens et des Modernes. Lé manuscrit de Colletet, dont il est fait mention ici, fut détruit en 1871 avec la Bibliothèque du Louvre; on n'en avait publié que des fragments. — 6) Guillaume C, 1598— 1659, poète. — 7) Je n'ai pas pu trouver l'endroit des »Ménagiana«, et je pense, que Bayle s'est mal souvenu de ce passage. — 8) Ch. Perrault, Adam ou la création de l'homme, sa chute et sa réparation. Poème chrétien, Paris 1697. — 9) Le P. Louis H., 1640 — c. 1700, missionnaire dans l'Amérique; il a écrit ses voyages. Sa description de Louisiane fut publiée en 1683 et en 1697;

1698 il donna deux autres récits. — 10) Nicolas T., 1629 — 1706, archéologue. — ") Auguste le Fort, électeur de Saxe, passa au catholicisme, lorsqu'il fut élu roi de Pologne en 1697. — 12^ Ces Pa" rôles célèbres furent prononcées à Rheims, lorsque Clovis s'était converti après le combat contre les Allemands, l'an 496. — »?) Comp. Dubos à B. 19 août 1697. — '4) »Notes sur le Nouveau Testament« par David Martin, 1639 — 1721, ministre dans le Languedoc, plus tard pasteur de l'église française à Utrecht à partir de 1686. — l5) Gregorio Leti, milanois, embrassa le protestantisme, vivait pendant quelques années dans la Suisse et ensuite en Angleterre et en Hollande, historien (1630 — 1701). Son »Philippe II« parut en 1679. Quant au livre sur les loteries, voir les Oeuvres div. de B. IV, lettre à Le Clerc du 30 sept. 1697. Leti et Le Clerc croyaient, que B. était l'auteur d'une critique assez sévère sur cet ouvrage. — l6) Jean L., comp. ses lettres dans ce recueil. — '7) Le véritable titre du livre de Cuper est: »Historia trium Gordianorum«, Deventer 1696, dirigé contre l'abbé Dubos. — 18) d : P. D. Huet. — '9) Le P. Antoine P., auteur théologique, 1624 — 99. — 20) Le premier des deux livres de Dom François L., bénédictin, fut publié en 1694 — 98, le second à Paris 1694. — 21) »Flores oratorice«, 1695. Antoine M. vivait dans la dernière moitié du i6me siècle; il était secrétaire papal. — 22) Jean Malala, chroniqueur byzantin du i6me siècle; sa chronique fut publiée à Oxford 1691 par Edm. Ghilmead. Richard Bentley, le grand philologue anglais, 1662 — 1742; le livre sur Ésope etc. vit le jour en 1697. — 2?) L'édition était-due à J. Potter, Oxford 1697. (Theatr. Sheld.) — M) Cette édition d'Oxford est mentionnée dans celle de Schneider. — 25) Lugd. Bat. 1697. — 26) »Cogitationes sup. quatuor priora capita Geneseos«. Mercurius van H., 16 18 — 99, fils du célèbre médecin, original, auteur de plusieurs ouvrages curieux.

0 Bernard de La M., 1648 — 1 72 1 , poëte (des »Noëls« en dialecte bourguignon), éditeur des »Ménagiana«. Il y a quelques lettres adressées à lui dans les Oeuvres div. de B. Pour ce qui est de la traduction versifiée de Bandello faite par La M., comp. B. à La M. le 8 juillet et 19 août 1697 (dans les Oeuvres div.) et l'article, qui traite de ce conteur italien dans le Dict. hist. Je ne sais pas, si elle a été jamais publiée. — 2) Sans doute »Réflexions sur un imprimé qui a pour titre: Jugement du public et particulièrement de M. l'abbé Renaudot sur le Dictionaire critique du Sr. Bayle [par Jurieu]«, daté du 17 sept. 1697, et réimprimé parmi les lettres dans le 4me vol. des Oeuvres div.

0 Hyacinthe S., 1617 — 87, devint évêque d'Albi en 1676. — 2) Dans la page citée de son livre, Le Clerc parle de l'inpartialité de Polybe, à l'occasion du récit de l'ambassade de Lycortas. Ses termes sont: »C'est ainsi que Polybe parle de son protecteur et de son père. Il n'en use pas autrement, lorsqu'il s'agit de personnes qu'il n'aimait pas. Il dit leurs vertus avec autant de désintéressement que leurs vices; parce que son unique plaisir était de dire la Vérité«. — 3) Le livre de Mariana »De régis institutione« ou avec le titre complet »De rege et régis institutione«, publié en 1599, fut brûlé par le bourreau à Paris 1610 après l'assassinat de Henri IV. — Juan M., 1537 — '624, jésuite, célèbre historien espagnol. — 4) J. Guignard, jésuite, complice dans la conspiration contre Henri IV, mourut à l'échafaut 1595. — 5) Antonio Santarelli, jésuite, 1569 — 1649, professeur à Rome. Son traité »De haeresi, schismate etc., et de potestate romani pontificis in his delictis puniendis«, Rome 1625, excita une grande indignation contre les jésuites en France. — 6) Robert B., 1542 — 1621, cardinal, bibliothécaire du Vatican, a écrit »De potestate summi Pontificis in rébus temporalibus« 16 10. — 7) Il faut lire ici Barclay au lieu de Daulai (l'écriture de Bayle dans ses dernières lettres est très difficile à déchiffrer). C'était contre Guillaume Bardai, auteur du livre »De potestate Papae«, Londres 1609, que Bellarmin publia l'écrit mentionné dans la note précédente. Comp. Gardiner: History of England, 1603 — 16, I, p. 278 sqq. — Deran, il faut lire Becan d: Martinus Becanus (Verbeeck), qui prit part à la dispute entre Bellarmin et Jacques I. — 8) Francisco S., 1548 — 1617, professeur espagnol. — 9) Emmanuel S., jésuite portugais, mort en 1596. — 10) Gregorio de Valencia, jésuite espagnol (155 1 — 1603), vivait le plus de temps en Allemagne. — ■0 Léonard Leys, 1554 — 1623, flamand, renommé comme casuiste. — 12J S., jésuite flamand (1561 — 1629), écrivit son livre sous le nom supposé de Charius Bonarscius. — '?) Pierre C. (1564 — 1629 ou 26), était le confesseur de Henri IV et plus tard de Louis XIII; le roi Henri suivit son conseil de rappeler les jésuites. — >4) Jean F. (1497 — 1558), médecin de grande célébrité, était né à Clermont, dépt. de l'Oise. — ■5) François des Camps était pendant quelques années grand-vicaire chez l'archevêque Serroni; il mourut en 1723 et s'occupait d'études numismatiques. Comp. le Dict. de Bayle, art. Serroni, rem. A.

0 Henri Basnage de Beauval, frère de Jacques B., 1656 — 17 10, littérateur, rédacteur de »l'Histoire des ouvrages des Savants« (1687 —

1709). — 2) Sur la dispute de V. et de D. voir le Dict. de Bayie s. v. Marests. — î) L'auteur de ce livre s'appelait Juan de Santa Maria, et ne doit pas être confondu avec le célèbre Juan Mariana. »Cujus mihi materiam suppeditavit Johannes Marianus Hispanus egregio de Republ. Christiana vernacula sua conscripto et Régi suo Philippo III sacrato libro, anno 161 5«. (J. V. Andréas, Seleniana Augustalia, 1649 p. J93). »De formatore Johanne Mariano aliud nobis non constat, nisi quod habeatur pro viro gravissimi judicii, quem etiam vernacula sua Historiam universalem scripsisse dicunt, quae tamen istius loci in paucorum manibus erit.« (Ibid., p. 449).

') Antonio M. (1623 — 1714), bibliothécaire à Florence, original et savant. — 2) Ce La Feuille a publié à Amsterdam deux livres d'emblèmes, initiales ornées etc. 1693 et 1698. (Haag, La France protestante, ire édit.). — 3) Daniel H. (1580 — 1655), professeur à Leyde; son édition de Théocrite parut pour la première fois en 160}.

0 Les Mémoires des Trévoux, journal publié parles jésuites, d'abord à T., à partir de 1701, ensuite à Paris, jusqu'à 1780. — 2) Le marquis de P., de la famille de Brulart de Sillery était en 1682 gouverneur à Huningue (Broglie, Dom Jean Mabillon, I, 292). — 3) Jean de la C. (1655 — 1723), académicien et poëte médiocre, fut envoyé comme ambassadeur de Louis XIV à la Suisse, était secrétaire du prince de Conti et a écrit »Lettres d'un Suisse à un Français sur les intérêts des Princes de la guerre présente de i7oo«. — 4) Le livret est peut-être »Lettre à M*** sur les campagnes de M. de Vendôme en Italie«, Paris 1706. — En 1706 les Français essayèrent vainement de prendre Turin. — 5) Ce livre parut à Cologne 1706. Berriat-St.-Prix (dans son édition des Oeuvres de Boileau avec la vie du poëte) dit, que c'est un »récit de ce démêlé accompagné de diverses pièces dont la plupart ont été désavouées par Boileau«; cependant il n'est pas sans valeur, quand on le lit avec discernement. — é) La réponse de B. à Jaquelot fut publiée après la mort du philosophe, Rotterdam 1707; elle porte le titre d'Entretiens de Maxime et de Thémiste, comme la réponse de B. à Le Clerc.

0 Cette lettre est écrite environ trois semaines avant la mort de B.; il mourut le 28 déc. — 2) C'est-à-dire le 4me vol. de la »Réponse aux questions d'un Provincial«; il y en a six au total, dont les deux

derniers virent le jour après la mort de l'auteur. L'avis au lecteur, qui sert d'introduction, est daté le 25 nov. 1706. — ?) Plutôt De | Lorme. Comp. p. 308.

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