‹ Choix de la correspondance inédite de Pierre Baye, 1670-1706Chapitre 54 sur 77 · B. LETTRES ECRITES A PIERRE BAYLE · texte numérisé non relu

B. LETTRES ECRITES A PIERRE BAYLE

Le célèbre auteur du »Traité de la vérité de la religion chrétienne^ (1658 — 1727), ministre réformé à Berlin, plus tard en Angleterre.

0 C'est le Panégyrique de l'électeur Frédéric-Guillaume de Brandebourg, publié en 1684, récensé avec beaucoup de louanges dans la Nouv. de la Rép. des L., avril 1684, Catal. de livr. nouv. no. XVI. — 2) La princesse Elisabeth Henriette de Hesse, morte en 1683, femme du prince héréditaire Frédéric, plus tard roi de Prusse sous le nom de Frédéric I. — 3) Gabriel D., qui avait été marin dans sa jeunesse, était deuxième pasteur de l'église réformée de Berlin à partir de 1684;, c'était un personnage vain et difficile à traiter.

0 Jean de la Placette, 1639 — 1718, »le Nicole des Protestants«, ministre de l'église française à Copenhague depuis 1686. — 2) Citation modifiée de Cicéron, ad Atticum VIII, 3. — ?) A. était béarnais. — 4) François comte de R. Feuquières, ambassadeur de Louis XIV chez l'électeur, qui avait de l'estime pour lui. Erman et Reclam (Mémoires pour servir à l'histoire des réfugiés français dans les états du Roi de Prusse, Berlin 1782 sqq. , I, 148) racontent un trait de sa probité et tolérance à l'occasion d'un sermon d'Abbadie, prêché à Berlin 1682. — Quant au professorat offert à A., aucun de ses biographes n'en parle, pas même Nicéron; les biographies qui existent d'Abbadie sont en général très peu détaillées (observation de Chaufepié dans sa continuation du Dict. de Bayle). — 5) Charlotte Amélie, reine de Danemark; sur l'intérêt qu'elle montrait aux calvinistes, voir entre autres M. Rôrdam dans les »Ny kirkehistoriske Samlinger« 0: nouvelles collections pour servir à l'histoire de l'église danoise, 1881 — 82. — 6) C'est le grand orateur protestant Jean Claude, dont il s'agit ici. (Comp. Erman et Reclam III, 361 sqq.). — 7) François de Gaultier Saint-

Blancard était le chef des protestants en Languedoc comme pasteur à Montpellier; il quitta la France en 1683 pour la Suisse et entra dans le service de Guillaume III d'Orange, qui l'employa dans quelques négociations politiques. G. tâcha de faire former une alliance entre les princes protestants, et il fut alors envoyé par son seigneur à Berlin, où il plut tellement à l'électeur, que celui-ci le garda auprès de lui en qualité de ministre de l'église de la cour. Les négociations cessèrent après l'avènement au trône de Jacques II, mais G. se fixa à Berlin, où l'influence qu'il exerçait auprès de l'électeur vint à profiter beaucoup à ses compatriotes réfugiés. (Comp. Erman et Reclam, op. cit.).

Pierre A. (1641 — 17 17), théologien de beaucoup de mérite. Après avoir exercé le ministère à l'église réformée de Charenton, il sortit de sa patrie après la révocation de l'édit de Nantes et demeura jusqu'à sa mort en Angleterre, où il s'acclimatisa tout-à-fait.

0 Sans doute le grand Condé. — 2) Bien que François Bernier fût médecin comme Jean Bernier »de Blois« (mort en 1698), on l'appelait • le philosophe pour le distinguer de son homonyme. — 3) Melchisédech T. (1620 — 92), oncle du célèbre voyageur Jean T. (1633 — 67), auteur de descriptions de voyages, comme son neveu; il était aussi diplomate et bibliophile. »Lorsque je vis, il y a huit jours, m.rTheuenot, il me remerciât fort du plaisir que vous luy auez fait à ma prière, et ne manquera pas sans doute à vous le témoigner luy-mesme. En suite de quoy il me parla à peu près en ces termes: // faut M.r que vous mandiez à mJ B., qu'il fasse encore quelque chose de plus considérable que ce qu'il a fait déjà, quoy que ce soit beaucoup. Comme je n'entendois pas bien ces paroles, je leur donnay en moy-mesme un double sens, dont l'vn estoit celuy-cy, qu'il falloit que vous vous fissiez Cath., et l'autre, que vous deuiez trauailler à quelque autre ouurage: et feignant de ne donner à ses parolles que le dernier sens, je luy répondis qu'il estoit bien mal aisé, que vous puissiez vous employer en mesme tems à d'autres choses, que vostre trauail demandoit bien vn homme tout entier, et que j'estois mesme surpris que vous peussiez seul y fournir. Comme il vit que je n'auois pas compris sa pensée, il me l'expliqua plus clairement, en me disant qu'il falloit, que vous vous employassiez à augmenter et enrichir la bibliothèque du Roy de tout ce, que vous croiriez digne d'y estre porté du pays où vous estes, soit livres, soit manuscrits, et particulièrement des manuscrits: sur quoy il m'allégua pour vous y encourager, que Mr. Grevieus d'Utrecht ayant

fait quelque chose de cette nature, le Roy luy a fait présent depuis peu de 6000 ÏÏ et d'vne médaille d'or«. (Lettre anonyme de Paris à B., sans doute de Franc. Janiçon, 18 mai 1685, Bibl. roy.). — 4) Adrien A. (1630—91), mathématicien et physicien. — 5) Comp. les expressions de M. dans ses lettres à B. dans ce recueil. — 6) Voir, sur Arnauld, les Nouv. de la Rép. des Lettr., avril 1684, art. 2. — 7) Peut-être Fabrice de la B., ministre de Campen (dans la province d'Over-Yssel), depuis 1674; il résigna en 171 2 et mourut en 1727; ou Nicole de la B., mentionné en 16S5 parmi les pasteurs et proposants sans emploi; il demeurait alors à Amsterdam.

0 Probablement le »Gazophilacium linguse Persarum«, Amsterd. 1684, du P. Ange de la Brosse, connu par ses disputes littéraires; le livre est récensé dans le journal de B., mars 1684, art. 7. — 2) :>: Frémont d'Ablancourt. — 3) d: Daniel de Larroque. — 4) Minot, Traité de la nature et des causes de la fièvre, Paris 1684, récensé dans les N. de la R. de L., novembre 1684, art. 5; B. ne dit point, que cet article est fait par un autre que lui-même. — 5) Jean Lyserus, 1631—84, au teur de »Polygamia triumphatrix«, par Théophilus Alethaeus, Lund en Scanie 1684; comp. la récension de B. dans son journal, avril 1685 art. 1 et 2, avec la citation d'une lettre de Masius, pasteur de la lé gation danoise à Paris. J-B. de Rocolles écrit à B. le 17 mai 1685 (Bibl. roy.) touchant Lyserus, »le pauvre infortuné polygamiste er idée«: »Vous sçaurez, que dans le temps que ie faisois mon séiour i Amsterdam, sortant un iour de la Bibliothèque publique, led. Lyseru; m'aborda en allemand; je luy fis comprendre que ie parlois Latin; notre connoissance alla si avant, que m'ayant visité plusieurs fois ie le visitt malade logé à un Enseigne, si bien m'en souvient, dite Harlinkerke . . Je luy porté des confitures itérative et il en vint chercher vn samed; au soir et allarma ma compagne, comme s'il eust esté un spectre. I estoit en une espèce de galatas près des tuiles fort pauvrement, e toutes les fois que j'allois ches luy, son hoste et hostesse ouvroit [su les yeux, comme l'on dit, comme des salières, et dressoient les oreilles croyant que je venois luy apporter de l'argent, payer ou répondre pou

luy Il ne me cacha pas son nom de Jean Lyserus, et qu'il avoi

son frère aîné sur-intendant de l'Église de Magdebourg Il m-

semble qu'il me dit, qu'il prenoit le nom de Ludolphus ou Lambertus« — 6) François T. des Réaux, abbé, 1620—93, était de l'Académie partir de 1651, traducteur de Plutarque. L'abbé Paul T. (le jeune; 1642— 1712, était aussi de l'Académie. — 7) C'est dans le numéro d juillet 1684, art. 8, que B. parle de l'admission de Boileau à l'Académie

dans des termes, qui pourraient bien choquer ce docte corps. La récension du livre de l'académicien Charpentier »De l'excellence de la langue franc. « se trouve dans le numéro d'août, art. 7. — 8) L'abrégé de Gassendi par Bernier n'a pas été récensé, que je sache, dans le journal de B. ; la première édition est de 1678 et le livre fut augmenté d'un appendice en 1682. — 9) Jean Christophe W., 1633 — 1705, »ein Polyhistor« vJocher), c'est l'auteur du livre fameux sur la ville de Nuremberg. — I0) Christian K. von Rosenroth, 1636 — 89, chancelier du comte palatin de Sulzbach, s'occupait notamment d'études cabbalistiques.

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