‹ Choix de la correspondance inédite de Pierre Baye, 1670-1706Chapitre 55 sur 77 · AMELOT DE LA HOUSSAYE · texte numérisé non relu

AMELOT DE LA HOUSSAYE

Amelot de la H. (Nicolas), 1634 — 1 706, diplomate, traducteur et historien.

0 Perrot d'A., 1606 — 64, académicien, connu par ses traductions élégantes mais peu correctes, » i es belles infidèles« (Ménage); oncle de Frémont d'A., 1625 — 93, diplomate, plus tard (étant réfugié) historiographe du roi Guillaume III. B. fait mention du livre dans son journal, décembre 1686, Livres nouv. III. — 2) R., le lexicographe. — 3) Bien qu'Ebert, Niceron et Barbier disent, que F. d'A. est l'auteur du livre, il ne semble pas l'être. Dans une lettre adressée à Bayle le 12 nov. 1686 (Bibl. roy.) il s'exprime ainsi: il avait entendu, que l'on écrivait un livre sous le titre de Perrot d'A. vengé etc.; ensuite il l'avait lu en feuilles et il prie B. de le recenser. — 4) L'historien de Don Carlos et de la Conjuration de Venise. La lettre contre la traduction, faite par Amelot, de l'Histoire du concile de Trient par Fra Paolo Sarpi est imprimée avec des omissions et sans nom d'auteur dans les Nouv. de la Rép. des Lettr., octobre 1685, Livres nouv. VI. Comp. Saint Real, Oeuvres, la Haye 1722, V, p. 212. — Les paroles de »convaincu de ne pas parler français etc.« alludent au titre complet du livre mentionné. — 5) Peut-être »La Morale de Tacite, De la Flatterie^ publié en 1686; dans la préface il attaqua d'Abl. et provoqua le pamphlet nommé ci-dessus. — 6) Cette traduction parut pour la première fois à Paris 1690.

Charles A., 1659 — 171 5, fils du ministre protestant David A., qui avait du renom comme orateur; après la Révocation il se retira avec son père à Berlin, où l'électeur lui montra beaucoup d'affection.

Comme auteur, il est connu particulièrement par son »Histoire de l'établissement des Français réfugiés dans le Brandebourg«, Berlin 1690.

0 Sans doute Adrien, fils du pasteur Jean D. ; il avait été ministre à Charenton jusqu'en 1674, déposa son ministère à cause d'infirmité et mourut à Zurich 1690. Comp. le Dict. de B., art. Daillé, rem. F,

— 2) De la famille bien connue d'imprimeurs du Roi. — ?) Jurieu a écrit contre Maimbourg »Histoire du Calvinisme et du Papisme mis en parallèle«, Rotterd. 1682. Les écrits de B. contre cet historien jésuite sont intitulés «Critique générale de l'histoire du Calvinisme« et »Nouvelles lettres critiques sur l'histoire du Calvinisme«. Outre ces deux auteurs, Pierre de la Conseillère avait le dessein d'attaquer M. »Mais il faut que je vous dise une chose qui me rafroidit un peu sur le sujet du Luthéranisme, c'est qu'ayant écrit et fait écrire en Saxe,, sur tout à Wittenberg pour apprendre quelque chose sur le sujet de Luther, on m'a fait sçavoir qu'un des premiers ministres du Duc de Saxe-Gotha, dont même on me marque le nom, est bien avancé dans cet ouvrage, et que pour y réussir à ia satisfaction de ses lecteurs,, il a esté luy-même sur les lieux et a tiré des registres et monuments publics non imprimés tout ce qui peut servir à confondre le P. Maimbourg et qu'enfin comme il sçait parfaitement bien la langue Françoise,, c'est celle dont il se servira pour la composition de son ouvrage; après cela, Monsieur, vous me l'avouerez sans doute, c'est à moy à rengainer«. (La Cons. à B. , Hambourg 29 juillet v. st. 1684; BibL roy.). Cependant, à l'instigation de B., La C. commença l'entreprise de défendre le Luthéranisme contre M., mais je ne sais s'il parvint à finir son écrit (le même à B., 2 septembre v. st. 1684). — 4) Le récit de la négociation de Ch. A. avec Louvois n'est pas conforme avec celui qui se trouve dans Erman et Reclam II, 12 et dans la biographie de David A, faite par son fils. — Ancillon le père avait été pasteur à Metz, comp. l'article sur lui dans le Dict. de B. — 5) Frédéric Casimir, comte de Hanau, mort en 1 685, succédé par Philippe Reinhard, son neveu, mort en 1712 (Hùbner). — é) Le frère cadet de Ch. A. »fut gratifié d'une pension, et entretenu à l'Académie de Francfort sur l'Oder et enfin Ministre ordinaire de la capitale« (Dict. de B. s. v. Ancillon); Francfort sur l'Oder était le lieu d'études habituel des jeunes Français réfugiés dans le Brandebourg. — 7) Ouvrage considérable, qui fit beaucoup de bruit; il parut en 3 voll.; les lettres du premier volume sont datées de 1686, celles du 2me de 1687, celles du 3me de 1687 au plus tard,

— 8) «Exhortations à la repentance, ou lettres à l'Église de ***« (1686) par Jacques Basnage.

:) Le comte Alexandre de D., 1661 — 1728, maréchal et ministre d'État du roi de Prusse. — 2) Paul F., pasteur à Metz, mourut en 1669. Quant à la dispute entre B. et Ch. A. touchant un portrait gravé de F., voir Fart. Ferri dans le Dict. de B. rem. G, et, dans la correspondance imprimée de B., ses lettres à Charles A. du 2 mai 1699, 21 sept. 1700, 28 déc. 1701 et 20 févr. 1702. — î) Sur les Éloges de T. voir Nouv. de la Rép. des Lettr., oct. 1684. — 4) 1658 — 1735, de Metz, magistrat de justice à Berlin, éditeur de plusieurs anciens écrivains français, un des correspondants de B. — 5) d: le comte Othon Magnus de Dônhoff, mort en 1717, gendre du comte Alex, de Dohna, gouverneur à Memel. — é) Eberhard de Danckelmann, chef d'une famille puissante à la cour de Berlin, mort en 1721; il avait été l'instituteur du prince Frédéric, lorsqu'il fut disgracié en 1698 et mis en prison à Peitz (ville de Brandebourg, 3500 habitants), d'où il sortit en 1707.

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