‹ Choix de lettres d'Eugene Burnouf, 1825-1852. Suivi d'une bibliographieChapitre 11 sur 86 · Voyez l'Appendice, n*» IV · texte numérisé non relu

Voyez l'Appendice, n*» IV

sition possible. Quant à moi, je me suis mis hors de cause, bien décidé à ne te rien dire et à faire absolument comme tu voudras, bien persuadé que tu seras convaincue que les dangers et les embarras d'une rechute n'affligeraient personne plus profondément que moi.

Je vais tout disposer pour pouvoir partir samedi, et non dimanche. Tu me verras quelques heures plus tôt, et ton bon petit cœur n'en sera pas fâché.

J'ai reçu un deuxième spécimen de l'Agnipourâna. Je dois probablement recevoir une feuille samedi ; je l'emporterai avec moi si je vais te trouver. Lafont a repris le caractère sanscrit, et je lui ai signé 37 poinçons gravés d'une manière parfaite. Le pah est de même complètement fini, et Macagni m'a apporté ce matin les cinq vers du Mahâvansa dont j'ai besoin dans mon article, lequel, de cette façon, sera dans le numéro d'avril^. Le pâli est venu très bien et très lisible. Je te montrerai ce spécimen.

Tu vois, mon cher cœur, que je ne manque pas d'occupation. J'ai fini complètement hier, mardi, le texte des six sujets de l'Inde française ; mais je n'ai encore rien reçu de l'imprimerie, ce qui me tourmente un peu. Je suis allé chez la colorieuse, pour voir quelques sujets ; il y en avait deux : le portrait et un droguiste. Je n'ai pas vu du tout qu'il y ait, dans les lithographies, ce mieux dont parle M. Géringer^ chaque fois qu'il me voit. Le droguiste n'est pas trop

1. « E. Burnouf : Lettre à M. le rédacteur du Journal asiatique sur l'alphabet tamoul. » {Nouveau Journal asiatique, avril et octobre 1828, t. I, p. 257-290; t. II, p. 241-277.)

Page 1