‹ Choix de lettres d'Eugene Burnouf, 1825-1852. Suivi d'une bibliographieChapitre 22 sur 86 · LU · texte numérisé non relu

LU

A M. Ghr. JjASSEn, à Bonn.

Paris, 19 janvier 1835.

Monsieur et cher ami.

En m'acquittant auprès de M. de Schlegel d'un devoir, je ne puis oublier que j'en ai un à remplir à

votre égard. Je ne veux pas laisser écouler le mois de janvier sans répondre à votre excellente lettre de la fin de novembre dernier, laquelle est pleine de choses si convenables sur un homme que je regretterai toujours *. Vous me donnez en même temps deux indications dont Tune m'était connue et dont l'autre m'a jusqu'à présent échappé. Je commence par celle qui m'était connue, JSabânazdista. Je n'ai sur ce personnage d'autre renseignement que celui que donne Golebrooke comme tiré du Rig-véda, et cela est bien maigre; mais tel que cela est, et quoique j'aie vainement cherché le texte même dans notre pauvre copie télinga de la Bibliothèque royale, je me suis servi du rapprochement vers la fin du premier chapitre du Yaçna.

Puisque j'en suis sur le zend, veuillez dire à M. Windischmann que j'ai fait droit à ses critiques aussi justes que bienveillantes (car il aurait pu être plus sévère, et par exemple M. Benary ne serait pas si doux), et j'ai communiqué son opinion sur dâ = dhâ, dans une note ad hoc pour renoncer à la mienne. C'est véritablement un homme extrêmement ingénieux, et, ce qui n'est pas indifférent pour nous autres Français, d'un esprit parfaitement clair. Je crois qu'il y a là de l'influence de l'esprit de M. de Schlegel, car toute l'École de Bonn écrit d'une manière intelligible; mais à Berlin qui peut se reconnaître dans les articles de certains

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