Libraire à Londres
lequel ne sert pas à grand'chose. Cependant, à force de travailler l'utile, le commode et le confort, comme ils disent, ils en tirent quelquefois du beau, témoin leurs maisons qui sont singulièrement jolies en dedans, et fort maussades en dehors. Mais au diable la digression, j'aurai toujours le temps de vous dire cela !
Or Straker me descend près de la Banque, chez Rothschild, qui me donne un bon pourLombard-street, où sont les tonnes d'or, où est la Banque d'Angleterre, qu'un Bifteck, me montrant du doigt, nommait d'un air solennel : « The Bank of England, » ce qui voulait certainement dire « la Banque du Monde. » J'ai rempU l'ellipse en bon anglais, s'entend en langue anglaise, et je me suis fait un ami de Bifteck. Coquins de Français, sont -ils flatteurs! J'ai touché mes 1 08 livres avec une joie indicible, et j'en ai donné surle-champ vingt-huit à Straker ; c'est à peu près tout, car il a vendu depuis un Yaçna.
De retour à mon logis en cabriolet, je me suis hâté de prendre un morceau, et avec le même Straker je suis allé à la Compagnie des Indes pour y chercher Rosen, que nous croyions y trouver. J'y ai vu Brockhaus, un Allemand qui m'a envoyé un livre, et qui m'en a adressé depuis un autre petit que tu recevras. A la Compagnie je n'ai vu aucun Bifteck; mais j'ai jeté un coup d'œil d'extase sur la bibliothèque de Colebrooke et sur les manuscrits zends; j'avais envie de rester. Et le fameux feu de charbon de terre ! Quelle cheminée! Les cheminées pour une autre fois. Or Brockhaus m'a donné un mot pour Lenz, l'infortuné Lenz^, qu'on ne connaît pas à Berlin, lequel est