Voy. l'Appendice, n" XXVII, note
tueux à ma tante, et recevez pour vous l'assurance de nos respects.
Votre neveu dévoué,
A M. L. DE Raynal, premier avocat général, à Bourges''.
[Mars 1846.] Mon cher ami.
Je trouve vos reproches si légitimes, quelque sensibles qu'ils puissent m' être, que je ne veux pas laisser passer la journée sans vous répondre.
J'avais appris le malheur cruel qui vous avait frappé^ ; mais la lettre qui me l'annonçait était venue beaucoup trop tard pour que je pusse aller vous serrer la main. A ce moment d'ailleurs, la santé de ma femme, atteinte d'une gastrite aiguë, me donnait de vives inquiétudes. Vingt fois j'ai songé à vous écrire, soit à Paris, soit à Bourges, et vingt fois j'en ai été empêché par ces soucis cruels qui, en vous ôtant le sommeil, ne vous laissent pas pour cela plus de temps. Ma femme, tirée de ce danger, en gardera longtemps peut-être les traces. Au moment où je vous écris, je
1. M. Louis de Raynal, depuis procureur général à la Cour de cassation. — En 1887, sans même savoir que nous cherchions à recueillir la correspondance d'Eugène Burnouf, il avait bien voulu nous envoyer la copie de deux lettres de son ami.