D'après la minute
d'un blâme, même mérité, des ouvrages qu'il n'approuve pas, soit en tout, soit en partie.
Quant à l'examen que vous me priez de faire de votre mémoire, ma position dans la Commission du prix Volney m'interdit formellement de m'y livrer. On ne comprendrait pas comment, après avoir pris part au travail de cette Commission, j'irais en appeler de son jugement auprès d'un tiers, et, comme vous le désirez, auprès du public. Si un membre d'une commission littéraire a des devoirs envers ceux qui consentent à se soumettre passagèrement à son jugement, il n'en a pas de moins stricts à l'égard de ses confrères ; car ceux-ci ont le droit de compter sur sa discrétion et sur son empressement à soumettre son jugement à celui de la majorité. Les décisions des corps sont rendues publiques sous la responsabilité des membres qui les composent ; nul de ceux qui y ont concouru ne peut décliner la part qui lui revient dans cette responsabilité.
Permettez-moi donc. Monsieur, de ne pas vous en dire davantage, et veuillez ne pas insister sur une demande qui me placerait dans une situation que je ne pourrais accepter. En fait de découvertes littéraires, c'est seulement au public que les inventeurs peuvent demander la revision des arrêts rendus par les corps savants.
Agréez, etc.