Voyez le post-scriptum de cette lettre
mon volume, un correctif pour les choses, ou complètement erronées, ou inexactes et faibles, que j'ai dites sur les sujets que vous y traitez.
Je n'ai pas encore pu me procurer le journal où se trouve votre mémoire sur l'origine des Hindous. M. Letronne, auquel je m'adresserai d'après votre indication, a été ou malade ou absent de l'Académie pendant ces derniers temps ; mais je compte trouver le journal en communication chez Galignani, aussitôt que j'en aurai le titre exact et le numéro, que je ne puis retrouver, parce que j'ai malheureusement égaré votre lettre où il en était parlé. Quoique le Journal asiatique soit dans des mains peu brahmaniques, votre nom, je l'espère, trouvera grâce devant Mohammed, et je ne désespère pas de faire de ce mémoire une annonce pour ce recueil.
Veuillez, Monsieur, me permettre de profiter de cette occasion pour vous offrir les vœux sincères que je fais pour le renouvellement d'une année heureuse pour vous, et pour vous faire agréer l'hommage des sentiments respectueux avec lesquels j'ai l'honneur d'être
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Eugène Burnouf.
P. S. — Au moment de fermer cette lettre, je m'aperçois que je n'ai que le deuxième article, celui des Luisades. L'autre Calendrier est celui de 1830, où il y a un article de Ritter; c'est ce qui m'a trompé. Je n'ai donc pas l'article de 1 8^9, et, si vous en avez un exemplaire libre, vous pouvez être convaincu de toute la reconnaissance avec laquelle il sera reçu de moi.
A M. A.-G. DE SCHLEGEL, à Bonn.
Paris, 10 août 1836.
Je prends la liberté de vous adresser la nouvelle assurance de mon respect par M. Régnier ^ un des professeurs les plus habiles de Paris, qui doit passer quelques jours à Bonn . Je ne doute pas que M. Régnier, qui est parent de M. Vindischmann, n'ait auprès de vous de plus dignes introducteurs que moi. Mais je n'ai pas voulu qu'il passât par Bonn sans pouvoir vous renouveler l'expression de mes sentiments d'admiration.
Nous avons appris qu'une portion considérable de la seconde édition de votre Bhâgavad-gîta avait paru ou était sur le point de paraître. Ce sera un nouveau service rendu par vous à la littérature indienne, pour laquelle ont déjà tant fait vos bonnes et belles éditions du Ramâyana et de l'Hitopadeça. M. Régnier a lu avec moi le Bhâgavad-gîta, et, depuis, il a étudié avec soin le premier volume de l'édition de Manou de Calcutta, qui contient le commentaire. Il possède parfaitement la grammaire, et il sera bientôt en état de rendre, par quelque publication, des services aux études dont vous êtes presque le fondateur sur le continent.
J'ai eu l'honneur de remettre au libraire Heideloff, pour vous être transmis, un exemplaire d'un Mémoire
1. M. Adolphe Régnier, depuis membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, né en 1804, mort en 1884.
sur quelques inscriptions cunéiformes que j'avais promis depuis quelques années, et que j'ai fait paraître au commencement de juin dernier. Je suppose que vous pouvez ne pas l'avoir encore reçu. Quand il vous parviendra, il aura besoin de votre bienveillante indulgence. Quelque imparfait que soit ce commencement de déchiffrement des écritures cunéiformes, je n'ai pas voulu négliger de vous en adresser un exemplaire comme un hommage des sentiments que je n'ai cessé de professer pour vous, et de l'admiration qu'inspirent à tous les amis des lettres indiennes les immenses services que vous leur avez rendus.
Veuillez, Monsieur, croire à ces assurances sincères et agréer l'hommage empressé de mon respectueux dévouement.
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Eugène Burnouf.
A M. A.-G. DE SCHLEGEL, à Bonn.
Paris, ce 17 avril 1839.
Monsieur et illustre ami.
Je ne veux pas tarder plus longtemps à vous adresser mes remerciements pour le beau présent que vous avez bien voulu me faire transmettre par M. le D'^ Gildemeister. Je n'ai pas encore pu lire la totalité de votre traduction^, mais ce que j'en connais déjà m'a
1, La traduction latine du Ramàyana.