‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 161 sur 547 · Stylo de palais · texte numérisé non relu

Stylo de palais

-' Jeaii-F'hi lippe Fyot de la M.irclie, lils d'un condisciple de Voltaire, mort en iTii.

r.. nithard de Huffey (1706-

'î', pri'-sident à la Chambre des i{>tes de Dijon, membre de I ». ulémie do la "tànic ville.

i. Il y meltait plus d'entôtcmcnt quft d'avarice.

5. «apperonnier de Gauffcronl (lOyi-ITti»)), horloger, pnis fournisseur des sels du Valais. Il était grand amateur do livres, et résiliait prés de Genève. Il fut lié aussi avtc J«ua Jacques noiiKsoau.

d'ailleurs pour être heureux. Lisez souvent la lettre de M. Haller*, elle est très sage.

Vous voyez, monsieur, que je suis encore assez de vos amis pour faire en marge ^ de votre lettre une réponse longue et détaillée, à une lettre qui n'en méritait point. Tenez-vous pour dit de ne m'écrire plus ni sur cette matière, ni surtout de ce ton.

Je vous fais, Monsieur, le souhait de Perse.

Mens sana in cor pore sano*.

ilLEXIS PIRON'

Piron fut intarissable en saillies. C'est là le fondement de s.i gloire. Sa verve ne languit jamais; rien n'abattit sa gaieté, et sa malice ne fut jamais bien méchante. Il eut souvent de \ esprit, et parfois dans une épigramme, dans une clianson, un peu plus que de l'esprit, une sorte de fantaisie qui louche à la poésie, pour retomber, il est vrai, bien vite dans le calembour. Du reste il n'a laissé aucune œuvre qui dépasse le médiocre. Celles de ses lettres qui ont été imprimées, sont en somme d'un mince intérêt. L'esprit s'y noie souvent dans le fatras : ce brillant causeur esi un bavard , ses mots plaisants sont en partie éteints ou ternis, et il n'y a pas une idée sérieuse où l'on puisse se raccrocher. Tout est superficiel, et l'on se lasse vite de toutes ces saillies qui ne fournissent rien à l'intelligence et à la raison.

1. Albert de Ilaller (1708-1777), savant et poêle suisse. Il cultiva surtout la botanique, l'analoniie, et la j)liysiologic. En poésie, son clicf-ii'œuvie est le poème sur les AlfK's (1729). Voltaire luj ayant dénoncé le libraire Grasset, Haller lui répondit, le 17 Wvriw 1759, une leure fort duie, où il lui

faisait la leçon sur son caractère, cause de tous ses malheurs.

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