‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 177 sur 547 · VoUaire commentait Corneille · texte numérisé non relu

VoUaire commentait Corneille

II fit ceUe traduction, pour qu'on pût comparer la pièce de Shakespeare à Cin7ia. Il a un système de version littérale, au moyen duquel on rendrait ridicule n'importe quel

écrivain. Ilacine n'y résisterait pas, si on le rendait en anglais de la même façon.

2. Le mot, eu soi. n'a rien de plus ridicule que les Seigneur et Madame de nos tragédies.

Irès-médiocrement l'anglais ; je n'ai point l'original sous les yeux; la présomption est pour vous à tous égards; et moi-même tout le premier je parierais pour vous contre moi : mais comme l'anglais et le français sont deux langues fivantes, et dans lesquelles, par conséquent, on connaît parfaitement ce qui est bas ou noble, propre ou impropre, sérieux ou familier, il est très important que dans votre traduction vous ayez conservé partout le caractère de l'original dans chaque phrase, afin que les Anglais ne vous reprochent pas ou d'ignorer la valeur des expressions dans leur langue, ou d'avoir défiguré leur idole, pour ne pa& dire leur magot.

- ATHAUE.

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