AC MÊME
Paris, il décembre 1769
Je vous dois, mon cher et illustre maître, des remercie- .Tiens pour la tragédie des Giièhres^, que j'ai reçue il y a quelque temps de votre part. Je souhaiterais fort que cette pièce pût être représentée, elle achèverait peut-être, sur les esprits des Welches*, l'ouvrage que la tragédie de Mahomet* avait déjà commencé, celui d'inspirer l'horreur de l'intolérance et du fanatisme; mais trop de gens, mon cher philosophe, sont intéressés à empêcher le progrès de la raison.
Quant à la préface de cette tragédie, je suis depuis long temps entièrement de votre avis sur Athalie*. J'ai toujours regardé cette pièce comme un chef-d'œuvre de versification