MtUiomet, jouée eu 17i
4. Voltaire, dans le Discours qui pi'écède sa tragédie des Guèbres.
critiquait vivement la tragédie d'Athalie : tout en rendant lionimage au génie poétique de Raci>ie, il se prononçait pour Vlhaliecoiiire Jo«d.
comme une très belle tragédie de collège*. Je n'y trouve 111 action ni intérêt; on ne s'y soucie de personne, ni ci'Alhalie qui est une méchante carogne, ni de Joad qui est un prêtre insolent, séditieux et fanatique, ni de Joas même que Racine a eu la maladresse' de faire entrevoir en deux endroits, comme un méchant garnement futur. Je suis persuadé que les idées de religion dont nous sommes imbus dès l'enfance contribuent, sans que nous nous en apercevions, au peu d'intérêt qui soutient cette pièce^; et que si on changeait les noms, et que Joad fût un prêtre de Jupiter ou d'Isis, et Alhalie une reine de Perse ou d'Egypte, cette pièce serait bien froide au théâtre*. D'ailleurs, à quoi, sert toute cette prophétie de Joad, qu'à faire languir l'action qui n'est déjà pas trop animée»? Je crois en général, et je vais peut-être dire un blasphème, que c'est plutôt l'art de la versification, que celui du théâtre, qu'il faut apprendre chez Racine». J'en connais à qui je donnerais un plus g^rand d'éloge, mais ils n'ont pas l'honneur d'être morts
U Correspondance de Diderot est peut-être, après son si ul chef-dœuvre complet, le Neveu de Rameau, son plus brillant et plus intéressant ouvrage, celui où il a semé le plus de pages dignes d'un grand écrivain, et qui le recommande plus à la posicrite. Cela devait être : cette nature que M. Faguet a si bien dépeinte dans «es Étude* littéraires sur le xvm* siècle, inca-
1. Jamais l'esprit de parti ii's plus f;ius«io le jugement d'un hoiniiic Dalfiiibcrl uc. comprend rien, ninis absolument riiMi, à la lr;i;,'édie
1 1 Italie.
1 V. tle prétendue nial.-tdrcsse t;>i une des pin? jrrnnilps beautés de la 4i»i*ui
3. d'Ile <lécouverte ! C'est en cela que lonsislc lapoé-ie du sujol.
i. Mauvais raisonnement