‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 410 sur 547 · Klle épous;i :3lilo · texte numérisé non relu

Klle épous;i :3lilo

.le la Marck, grai»«l d'K*|i3;:no, qui avait ru d'un jMviiiier innri.ige utio iillc, di! laquelle iinquit ie célêlire ami de Mirabeuu (cf. p. 649. i). i).

5i0 LETTRES DD DIX-HUITIEME SIÈCLE.

ivTii* quelque chose du siècle de Louis XIV. Elle a naturellement dans ses pensées et dans son style une convenance, une tenue qui la distinguent facilement dans ce siècle de laisser-aller, où chacun semble se piquer de n'avoir ni le ton ni l'esprit de sa Situation. Protectrice de P'alissot, elle ne se laisse pas séduire i la philosophie de son temps ; ell» ne s'associe pas aux espérances de réformation sociale, et Turgvit lui /^araît un brouillon chimérique qui désorganise l'État. Mais elli; regrette la décadence de la monarchie; le mépris indigné que lui inspire Louis XV se changé pour Louis XVI en pitié méprisante. Et ainsi tout en haussant les épaules aux conversations politiques des jeunes femmes, cette vieille femme, qui dans son enfance a entendu les survivants du grand règne, partage à sa façon, les désirs généreux de la dernière génération du siècle ; elle a comme les autres son rêve patriotique de restauration des mœurs et de relèvement de la majesté royale dans une France délivrée de ses misères et de ses vices. Elle partagea avec Mmes de Brionne, d'Egraont et de Boufflers l'amitié du roi de Suède, jalouse parfois de l'influence de cette dernière et de la confiance qu'elle (»l)lon;iit.

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