C'est, on le voit. 1:1 j i. Taclicrio : le n
mes favorites de Coilc. I iJ.'iiis Liltré.
c'est bien le meilleur lot. Laissez roupiller* les autres dans le bel esprit. Fortifiez le vôtre par des connaissances; étendez-le par l'étude des anciens. Partout ailleurs on vous abuse. J'ai songé à cela trop tard; ou plutôt l'état très étroit où j'ai été dans' ma jeunesse m'a empêché d'y songer. L'honneur me commandait de penser à un état utile pour n'être à charge à personne. J'étais pauvre, je n'ai pu me hvrer à mes goûts; au contraire, il m'a fallu les contrarier pour tirer quelques plumes des ailes de la fortune (quoique je ne sache pas qu'elle en ait), pour arriver à l'indépendance, qui fut toujours le seul but de mes désirs, et que j'ai obtenue sans savoir comment. Mais je vous répéterai bien que ce n'est pas par une aisance que je n'ai point méritée que je tiens ce bien de tous les biens : l'indépendance ! Mais cet accès d'égoïsme qui vient de me prendre ne doit pas me faire oublier ce que je voulais vous dire. La suite de mon homélie sur les belleslettres, c'est que si je vous prêche en faveur des anciens et vais jusqu'à vous ordonner d'apprendre le grec à fond, vu votre mémoire, je vous défends expressément d'apprendre l'anglais *. Les anciens vous donneront un goût exquis, les Anglais un détestable. Car, qu'arrive-t-il quand on s'est donné la peine d'apprendre une langue? notre amour nous la fait épouser : c'est Pygmahon amoureux de la statue. On ne lit, on ne veut lire que de l'anglais; et c'est un moyen infaillible de se corrompre le goût.