Qui devenait à la mode
dans
5. Où Collé avait nue rnaiTon qu'il vendit précisément jdus lard à Marinonlel.
cnARLES COLLfl.
Hls, quoiqu'il y ait longtemps que j'aie abandonnf^ cette partie et l'administration des royaumes et des républiques à messieurs de la philosophie moderne, et notamment au divin et soporatif Marmontel, prédicateur très somnifère de l'humanité, dans ses sermons sur BélUaire et les IncatK Quant à la littérature que vous joignei à la politique, j'espère bien que nous nous en donnerons jusqu'aux gardes. Je vous tiendrai le poignard sous la gorj^e pour apprendre le grec. Je vous exalterai Homère, surtout dan» sa langue. Je lui égalerai Virgile, si je peux; mais c'est bien de la besogne. Il faut pourtant avoir l'équité de juger VEnéide par ce qu'elle est et parce qu'elle serait devenue si Virgile eût vécu. Je vous dirai, et je vous dis d'avance, que la traduction qu'en fait M. l'abbé Delille ■ ne sera jamais qu'une traduction. Ce sera l'estampe morte d'un tableau plem de vie. Je n'estime point celle qu'il a faite des Giorgiques, c'est une image enluminée. M. l'abbé a trop d'esprit; il en a voulu donner à Virgile, dont les beautés simples et mâles sont bien au-dessus de l'esprit, et qui a dédaigné et les antithèses, et les oppositions, et toutes ce* drogues de prétendus ornemens qui défigurent le style. D'ailleurs, ce gentil bagatellier n'écrit point de l'âme. Je n'en veux d'autre preuve que son morceau d'Orphée et d'Eurydice. Je plains bien cette pauvre femme d'être tombée entre les mains d'un traduct^-r cMir.«..^l <*».,!..„. oni Ah ! Miseram Eurydicem * '
1. Béltmtre (1767), et les lnca$ (1777) sont deux déclamation» médiocres contre l'intolérance.
i. GetU traduction de tEnéidi .
«t mléneure à mJU dM Béurgiqut* (1767), fort bien jufée par Collé