s.-» Lettre au général (di\l i affreux Utmbeau : tolli I
en piiscn, et son Vieuj-Cordelivt .
2. Kn allant à Caeliaii. pelil village au sud de Paris, où M** Duplessis avait une maisoti de campagne, ils avaient remarqué une poule, qui, ayant perdu son coq.
sélait réfugiée dans un arbre, s'aj:ilai* Pt criait.
en tii- 4. 1:
de l'iniiitoii' faut lire Irs
Vis pour mon Horace, parle-lui de moi, je ne le baiserai plus, il ne dira plus : adi, adi, ilrteme rappellera plus par ses pleurs quand j'allais^ à la Convention. Aii ! ma chère Lucile, avais-je raison de te le dire tant de fois : Que ne suis-je avec toi dans une cabane ignoré et pauvre?
iMalgré mon supplice, je crois qu'il y a un Dieu. Mon sang eiracera mes fautes, les faiblesses de l'humanité; et ce que j'ai eu de bon, mes vertus, mon amour delà patrie, sans doute ce Dieu le récompensera. Je te reverrai dans l'Élysée, ô Lucile, ô Annette^. Bon et sensible comme je l'étais, la mort qui me délivre de la vue de tant de crimes, est-elle un si grand malheur'? Adieu, Loulou; adieu, mon bon soutien; adieu, nia vie mon âme, ma dignité sur la terre. Je te laisse de bons amis, tout ce qu'il y a d'hommes vertueux et humains. Adieu, Lucile, ma Lucile î ma chère Lucile! Adieu, Horace, Annette, Adèle*! dis adieu à ton père, au mien, à ma mère, à ma famille. Je vois, sens fuir devant moi le rivage de la vie, je vois encore Lucile, je la vois ma bien-aimée! Oui, te voilà! mes mains liées t'embrassent, mon cœur palpite encore pour toi, et ma tête séparée ouvre encore ses yeux mourans sur Lucile»
• Ton Camuxe.
19 germinal.