UN ELOGE DE LA LITTERATURE ANGLAISE ET DE SHAKESPEARE
21 Mars l'80;
. Les relations des Eiats-Unîs, les avantages de leur consul ion, de leur commerce', etc.. répandront dans toute» les parties du monde le besoin d'.ipprcndre leur langue. QiiNnt au plaisir de la cultiver... Abl Monsieur, « si les ouvrages de pure imagination font encore plus de prosélytes qm» ccut de philosophie, de physique, de haute morale, etc..* » q-irtle langue doit être cultivée autant que ^angl«l^ tous?
C'est le peuple de l'Europe qui a l'imagin^itiuD la plu> fuiie, la plus sensible, les romans les plus intMress.-mts. le» plus variés, et le théâtre, sinon le plus cliàtie, peut-être le plus attachant.
Vous avex appris l'italien pour l'Arioste, le Tasse, Métastase, Goldoni, etc.... Vous êtes â la fois un safe et un homme de go'.it. et vous n'avez point appris l'anglais, je Dt* dis pa« pour Locke, Newton et tant d'autres, mais pour sor Milton. sublime dans ses beautés. étonn:int dans, ses écarts naémes. fr:«i» et touchant comme Homère dans ses détails et ses descnpiiuns, vrai poète épique à qui nous n avons rien A comparer; moins ond peut-être que l'inépuisable Ariotte, moins legtilter f|iie
1. Philibert Varcone de Fenilie, o* i Ihjon Il7:.0-17y4). receTeurde»
'Aiilc- 'û l'éleclioii de Bre-se. »groe ei sylviculteur, membre de ociété d'émulation de Bourg-eo- !!re>8e. Roland avait ftil lire à celte société le '20 avril 1789 un int'moire déjà communiqué par lui «n 1785 aux Académies de ViUerranche et de Rouen, où il concluait, coolrairement la célèbre LHscours de Rivarol qui avait paru l'annoo précédente, que l'anglais serait nii jour la lan:;ue universelle. Fenilie avait fait des objections à Roland ; elles
donnrni occstioo i Mtct f-' --• d'es|>rimer ton a^imtniiioD •ia«le |>our le» 'cHtain* ' Cette lettre qui e»! un docomeui (wul 4 fait intère»«anl i^ur la diBution du ifoùt <l£ la liiK'nture ang'» ' France au iviii* «iècls • SU: i pour la première foi» par M. !• en 1902.
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