Paroles éTideninipnl eslraitM des objections de Fenilie
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ie Tasse, et peut-être aussi plus grand qu'eux deux. Vous ne l'avez point appris pour son Thomson, ce chantre aimable des € Saisons », majestueux et riche comme la nature qu'il peint, ligne de «asseoir au pied du trône de son Créateur, dont le soulfle divin semble l'avoir inspiré. Heureux agriculteur, vous foulez avec complaisance les champs cultivés par vos soins; Virgile à la main, vous vous appliquez à vous-même le fortunatos ntmtwm, et vous n'avez jamais fixé vos yeux attendri! sur les vers de Thomson I... Et Pope, si sage et si brillant, n'a pas porté dans votre âme avec la douceur de son chant, celle de sa doctrine, dans ces moments où l'âme la plus paisible soupire secrètement sur les peines de la viel Et l'ingénieux Dryden, le piquant Congrive^ le voluptueux Rochesler, n'ontils jamais rappelé le sourire sur vos lèvres? Mais comment n'avei-vous pas cherché à connaître Shakespeare, dont, après des* siècles, et malgré toutes nos perfections tant vantées, les Anglais sont toujours enthousiastes? Comment n'avez- vous pas été curieux de savoir sur quoi étaient fondés l'admiration, l'enchantement, les transports d'une nation éclairée pour un auteur qui s'avise de négliger les trois unités, de faire mourir bien des gens sur la scène, de rapprocher les tableaux de la ne commune et des actions les plus relevées, précisément comme elles le sont dans la nature, et de n'avoir en rien d'autre maître, d'autre loi, qu'elle et son génie!
Voyez donc, je vous prie, dans Othello, ce qui manque à Orosmane* pour nous faire passer, avec plus de terreur, dans toutes les gradations de la jalousie. Comparez, si vous avez le courage, l'ombre de Ninu» ' à celle d'Hamlet. Examinez comme notre Ducis a refroidi Lear, en l'ajustant à la française, et en ie redressant suivant les règles d'Aristote, pi-écisément comme nos grand'mères nous mettaient les pieds sur des planchettes entre des liteaux, pour nous les faire tourner en dehors, ou des colliers de fer pour nous obliger de nous tenir droits. Contemplez ces charmants caractères de femmes, si délicatement tracés par le pinceau de Shakespeare, sa tendre Cordelia, l'ingénue Desdemona, l'infortunée Ophélia; concevez, si vous le pouvez, comment le même homme a pu réunir tant de grâce
1. Ne faudrail-il pns lire : drnr Slmkosi.curc , dans quel lointain
B>cil»s? Mais p(Hit-(!ln! M™» liolitiid moyen îi'^c.
ne s;iit-elle que conlii'-ônicnl, à un 2. Le liéios de Zaïre.
ou deux siècles jnès^ qumd a vécu 5. Daus Sémirninis.
APPENDICE
'i tint de force; comment il a su Taire pâlir d eirioi. ti. s émotions les plus douce», porter au comble ratlf li.enl et la terreur, les faire suivre ou précéder de plnlusoi.nie ou de jfaieté. Appelez, si tous voulez, ses compositions irums- 'rueuses...; mais vous les relirez vingt fois, et loin de faire, uiuie beaucoup de nos littérateurs, un critiie i toute une .!ion d'avoir du plaisir, vous en prendrez avec elle, quoi l'en puissent dire tous nos Le Bossu', depuis Aristote qu'ils îonl jusqu'au dernier cuistre de collège qui l'entend nommer =: le connaître.
I s non, laissez les folies du théâtre; recueillez-vous dam romans, douces fictions dont les inies sensibles s'alimontmt ; inde chimérique où elles se jettent pour y trouver, hr-.;i' elles malheureuses, d autres belles àraes à diérir et à pi Oh, pour le coup. Monsieur, il faat bien que vous , l'Italie; car je n'imagine pas que l'insipide L'Aiari", avec ses •ottes aventures et ses personna^'es plus sots encore, puisse vous y arrêter deux minutes! Eh bien, où irez-vous? Courir les grands hasards avec nos preux chevaliers, ou sillonner le fleuve de Tendre parmi nos langoureux céladons*: car je n'imagine pas que la métaphysique de nos niodemea romanciers vous plaise davantage que la mauvaise compagnie que plusieurs d'entre eux nous donnent*? Vous me nommerez Julie*, et je vous répondrai que je la relis tous les ans; mais j'oserai dire, malgré tout, mon respect et mon amour pour celui de nos écrivains à qui je donne la préférence parce qu'il me rend contente de moi et m'apprend à me toli-rer en me d toujours l'envie d'être meilleure et l'espiianc de le i j'oserai dire que ce n'est pas comme roman que la Juin' eii
L'autear de ce Traité du me épique, 1675, qui garda tnnl iiorité pendant tout le iviii«
le.
-'. Chiari (1720-1:88} auteur de comédies et de romans.
3. Le fleuve de Tendre nous renvoie à la Clc'lie de M"* de Scudéry, et Céladon à i'Aslrée de (l'Crfé : mais M"« Roland vise tout le genre, et non pas ces deux ouvrages en particulier. — freux
ek*9atiêrê fak alliuiea mi i umant de chevalerie, rèimprlini* «t rajeonis par TretMn et p«r la Bihli^ ihique éê$ Romam.
L Méfaphynque «i»e proheblement Martvaoi; et mauram ccmm> pttgnte doit ktra r>oar Mano» l.feaut^ pt our Crr billon
fils ou < . Rf>»lil de U
Bretonne.