‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 73 sur 547 · CONSEILS LITTÉRAIRES ET JUGEMENT SUR BOILEAU · texte numérisé non relu

CONSEILS LITTÉRAIRES ET JUGEMENT SUR BOILEAU

▲ MONSIKUR HELViTICS*.

A Bruxelles, ce 20 juin 1741.

Je me gronde bien de ma paresse, mon cher et aimable ami; mais j'ai été si mdignement occupé de piose depuis un mois', que j'osais à peine vous parler de vers. Mon imagination s'appesantit dans des études qui sont à la poésie ce ijue des garde-meubles sombres et poudreux sont à une salle de bal bien éclairée. Il faut secouer la poussière pour vous répondre. Vous m'avez écrit, mon charmant ami, une lettre vjù je reconnais votre génie. Vous ne trouvez point Boileau assez fort; il n'y rien de sublime, son imagination n'est point brillante, j'en conviens avec vous; aussi il me semble i\u'il ne passe pas pour un poète sublime, mais il a bien lit ce qu'il pouvait et ce qu'il voulait faire. Il a mis la raiitii en vers harmonieux; il est clair, conséquent, facile,

1. Voltaire est cosmopolite. I 3. T)ujours pomr !«• i»roch àt

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